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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 27 décembre 2009

BONNES FETES A TOUS



A l'occasion du temps des fêtes, rien n'est plus agréable que de festoyer avec ceux qu'on aime.
Beaucoup de bonheur, de douceur et de sérénité pour la Nouvelle Année, ainsi que la réalisation des projets les plus chers !!

Reprise du blog le 05 janvier.




Noublions pas,
Partout dans le monde nos militaires sont présents pour défendre la paix.
Plus de 30.000 militaires français sont actuellement loin de chez eux, de leur famille et de leurs proches amis.

Que ce soit en Afghanistan, au Liban, en Côte d’Ivoire, au Kosovo, au Tchad, au large de la Somalie, à bord des navires de la Marine nationale, ils veillent sur notre sécurité et défendent les intérêts de notre pays, parfois au péril de leur vie, comme cela a été le cas pour 21 d’entre eux en 2009.

Notre pensée, toujours forte à des soldats éloignés de chez eux et de leur pays, et en particulier, pour les familles endeuillées.

À ces familles dont c’est le premier Noël et du Nouvelle An, privé du mari, du compagnon, du père, du frère ou du fils tombé, nous disons notre compassion, et notre plus sincère affection.

Et à l’occasion des fêtes de fin d’année, pour témoigner votre soutien et votre sympathie à l’égard de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi le métier difficile des armes pour servir les autres et leur pays, vous êtes invités à déposer un message sur ce Blog.

Merci pour eux !

La réforme du renseignement français est terminée

Sur la base des recommandations issues du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, le renseignement français a été réorganisé. Ainsi, la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Renseignements généraux – deux services placés sous l’autorité du ministère de l’Intérieur – ont fusionné pour former une nouvelle structure : la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Mais le principal axe de cette réforme est désormais la gestion des affaires de renseignement et de contre-espionnage depuis l’Elysée. En effet, après la nomination, en août 2008, du diplomate Bernard Bajolet à la tête d’une équipe chargée de coordonner les activités des différents services depuis la présidence de la République, le Conseil des ministres du 23 décembre a adopté un décret selon lequel le Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN) devient le Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN).

Ce nouvel organisme, qui, comme l’ancien, relève du Premier ministre, a de nouvelles missions. Selon le texte, il devra « définir les orientations » et « fixer les priorités » en matière de programmation militaire, d’opérations extérieures, de dissuasion et aussi de renseignement et de contre-terrorisme. En formation plénière, le CDSN sera présidé par le chef de l’Etat et réunira le chef du gouvernement et les ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Economie et du Budget.

Le CDSN aura deux structures spécialisées : le Conseil national du renseignement (CNR), qui remplace le Comité interministériel du renseignement (CIR), qui jusque là dépendait de Matignon, et le Conseil des armements nucléaires. Le premier sera chargé de fixer « les orientations stratégiques et les priorités » des services de renseignement français, aussi bien civils (DCRI) que militaire (DGSE, DRM, DPSD) et de planifier leurs « moyens humains et techniques ».

Enfin, une « Académie du renseignement » sera créée. Cette dernière sera chargé de la formation initiale des futurs agents.

samedi 26 décembre 2009

Les armes saisies en Thaïlande étaient destinées à l’Iran



L’affaire des armes d’origine nord-coréenne saisies le 12 décembre à bord d’un Ilyouchine-76 lors d’une escale à Bangkok révèle ses secrets au fur et à mesure que l’enquête progresse.

Officiellement, l’avion, immatriculé en Géorgie et loué par une société, devait se poser en Thaïlande pour se ravitailler en carburant avant de se rendre au Sri-Lanka où il devait livrer, selon son livre de bord, du matériel de forage pétrolier et rejoindre ensuite l’Ukraine.

Seulement, sur la base de renseignements transmis par un satellite espion américain, les autorités thaïlandaises se sont intéressées d’un plus près à la cargaison de l’appareil, d’où la découverte de 35 tonnes d’armes en provenance de la Corée du Nord. A priori, et même si l’équipage aurait pu trouver un autre point de chute plus accueillant – comme la Birmanie par exemple – il ne semble donc pas qu’il y ait eu une intervention particulière pour le contraindre à se poser sur l’aéroport de Don Mueang.

Quant à l’Ilyouchine, il aurait servi à Viktor Bout, un autre trafiquant d’armes notoire, arrêté en mars 2008 avec le concours d’agents américains et actuellement sous les verrous en Thaïlande, tout comme ses cinq membres d’équipage, constitué par quatre Kazakhs et un Biélorusse. « Ces appareils sont comme des bandes d’oiseaux migrateurs. Ils passent d’une firme à l’autre parce que la première firme a été fermée ou identifiée dans un rapport des Nations unies » a affirmé Hugh Griffiths, un expert en trafic d’armes.

Reste la nature des 145 caisses d’armement trouvées dans les soutes de l’avion et leur destination finale. Selon un officiel du gouvernement thaïlandais, des pièces détachées de missiles balistiques nord-coréens Taepodong-2 figureraient dans l’inventaire dressé par les experts, ce qui laisse à penser que la cargaison de l’Ilyouchine était destinée à l’Iran.

En effet, les missiles Shehab-5 et 6 iraniens ressemblent beaucoup au Taeopodong-2, qui a une portée théorique de 6.700 km mais dont le dernier essai, réalisé en avril dernier par Pyongyang n’a pas été très concluant, l’engin s’étant abîmé en mer après avoir parcouru 3.000 km. Pour Dennis Blair, le chef du renseignement américain – qui a fournit les informations à Bangkok pour l’inspection de l’Ilyouchine – il ne fait aucun doute que la destination de ces armes et autres matériels militaires était l’Iran. C’est en tout les cas ce qu’il a affirmé au Washington Post, le 18 décembre.

Par ailleurs, le Wall Street Journal, dans son édition du 21 décembre, s’est intéressé à la société qui a loué l’avion inspecté par les autorités thaïlandaises et cette enquête montre la complexité des circuits des trafiquants d’armes. Ainsi, l’appareil bel et bien enregistré au nom de Air West, une compagnie géorgienne. Cette dernière l’aurait loué, le 5 novembre, à la société SP Trading, enregistrée en Nouvelle-Zélande, qui l’a ensuite reloué à une autre compagnie, basée cette fois à Hong Kong mais dont la maison mère est située aux Iles Vierges britanniques. Selon des chercheurs cités par le quotidien économique, l’Ilyouchine appartiendrait en fait à Overseas Cargo FZE, une société basée aux Emirats arabes unis, là même où un cargo rempli d’armes nord-coréennes avait été saisi l’été dernier.

mercredi 23 décembre 2009

Commande de 53 véhicules à haute mobilité



Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense a annoncé la commande de 53 véhicules à haute mobilité (VHM), destinés à l’armée de Terre. Il s’agit d’une première tranche d’un marché notifié le 18 décembre 2009 par la Direction générale de l’armement (DGA) à la société suédoise Hägglunds AB (groupe BAE Systems). Il prévoit à terme la livraison de 129 VHM.

Véhicule blindé chenillé de 7,60 m de long, le VHM est constitué de 2 parties articulées lui permettant de s’affranchir des irrégularités du terrain. Il dispose d’une capacité d’emport dépassant 5 tonnes. Le VHM sera décliné en 3 versions : « transport de troupes », « poste de commandement » et « logistique ». La version « transport de troupes » pourra embarquer jusqu’à 12 combattants, avec leur armement individuel et collectif, les radios et les systèmes d’information opérationnels. Chaque VHM sera doté, selon les versions, d’un armement d’appui de 12,7 mm ou d’autodéfense de 7,62 mm.

Le VHM répond au besoin de l’armée de Terre de disposer d’une capacité d’intervention en terrain difficile (zone montagneuse, accidentée, boisée, …) ou sur sol très peu porteur (neige, sable, marécages…), ainsi qu’en milieu aquatique (capacité amphibie). Sa mobilité exceptionnelle lui permet de contourner des itinéraires potentiellement piégés et d’acheminer des unités dans des zones inaccessibles pour des véhicules à roues. Les VHM offrent aux soldats embarqués une protection contre un vaste éventail de menaces, munitions de petit calibre, roquettes d’infanterie (RPG), mines et engins explosifs improvisés.

Trois véhicules de présérie subiront dès fin 2010 les essais de qualification dans différents centres de la DGA et de l’armée de Terre. Les livraisons de série s’échelonneront de 2011 à fin 2014 pour constituer à terme un groupement tactique interarmes (GTIA) complet, à dominante « terrain difficile ».

lundi 21 décembre 2009

L’association Solidarité Défense



Chaque année l’association Solidarité Défense de l’Amiral (2S) Jacques LANXADE organise au mois de novembre une opération de confection de colis pour le Noël des troupes alors en OPEX (opération extérieure). Association civile et non militaire – contrairement à “Terre fraternité” par exemple -, Solidarité Défense exprime, par ce genre de manifestation, ce que devrait être la nature profonde du lien entre l’Armée et la Nation. À savoir que l’initiative de la solidarité à l’égard de nos soldats ne doit pas venir du milieu militaire (1), mais avant tout de la société civile.

Entreprise remarquable, l’action de Solidarité Défense en partenariat avec l’Éducation nationale a, jusqu’à présent, essentiellement consisté en une opération de “Dessins de Noël” réalisée avec les écoles primaires. Ainsi, depuis plusieurs années des dessins d’écoliers sont glissés dans les colis destinés aux soldats. Cette initiative ne dépassait cependant pas l’enseignement primaire, et elle restait peu connue - voire non relayée du tout - dans l’enseignement secondaire. Or, chaque année l’association manque de bénévoles pour confectionner des centaines de cartons à l'approche de Noël.

Les choses commencent cependant à changer. Dès l’année dernière un collège avait déjà fait intervenir une classe de 3e pour venir en aide aux bénévoles de Solidarité Défense. Aujourd’hui, ce fut au tour du Lycée Galilée de Combs-la-Ville de relayer cette opération de soutien aux troupes, devenant ainsi le premier lycée de France à participer à l’action “Colis de Noël pour nos soldats”. 60 élèves de deux classes de 2nde et 6 accompagnateurs sont ainsi venus, ce lundi 16 novembre, accomplir un geste de solidarité, de civisme et de patriotisme, dont nous ne pouvons qu’espérer qu’il sera reconduit, et qu’il montrera la voie à d’autres lycées et collèges.

Pourquoi la Direction générale de l’armement se modernise-t-elle ?


Bruno Delor, adjoint
« Modernisation » du Délégué général pour l’armement

Dans le cadre d'un objectif qui nous est fixé, d’un effectif de 10.000 personnes en 2014, nous avons tout d’abord pour objectif d’améliorer nos compétences en matière de management de projet, d’expertise technique, financière et d’achat, au profit de la satisfaction de nos clients, à savoir les forces armées. Nous devons ensuite être capables de nous adapter encore plus rapidement aux priorités du moment comme protéger nos soldats contre les IED (engins explosifs improvisés, ndlr) ou gérer le volet Défense du plan de relance gouvernemental.

Comment allez-vous procéder ?

Notre projet de modernisation comprend deux volets. Nous allons redéployer nos activités techniques et les implantations du service de la qualité sur un nombre réduit d’emprises. Le second volet consiste à rationaliser les fonctions de soutien en les mutualisant à l’échelle du ministère et en simplifiant les processus. Les effectifs des métiers d’expertise technique vont augmenter de 4% alors que ceux de l’ensemble de la DGA diminuent de 24%.

En quoi la DGA fait-elle appel aux techniques de l’entreprise ?

Concernant la simplification de nos processus, nous avons la chance de nous appuyer sur une démarche robuste et structurée puisque nous sommes, depuis 2006, certifiés ISO 9001 pour l’ensemble de nos activités. La norme correspond aux meilleures pratiques de tout organisme ayant à fournir un résultat et fournit une base pour simplifier les procédures, par exemple pour la gestion du personnel. Notre certification est actuellement en cours de renouvellement.

Le site internet Ixarm pour les industriels et les PME/PMI

Lire l’article d’Armées d’aujourd’hui sur la modernisation de la DGA

La réforme du dispositif territorial en marche

L’année 2010 marque une nouvelle étape dans la réorganisation du dispositif territorial de la Défense qui constitue un volet indispensable de la modernisation de notre outil militaire. La réforme passe par la création des bases de défense (BdD). Hervé Morin vient de tirer les premiers enseignements de cette expérimentation qui « s’avèrent pertinents ».Créées en janvier 2009, les BdD expérimentales soutiennent 50 000 personnes.

Ces résultats ont confirmé que cette mutualisation permet de réelles économies. De plus, la qualité du soutien apporté aux forces n’a pas été remise en cause et ce dispositif s’est donc montré compatible avec les opérations extérieures. La réussite de l’expérimentation conduit à accélérer le calendrier global : « nous envisagions qu’elles soient totalement opérationnelles en 2014 et j’ai décidé [de leur] généralisation début 2011 », a conclut Hervé Morin. Dès 2010, 7 bases pilotes viendront s’ajouter aux 11 bases expérimentales créées cette année.

Par ailleurs, la première étape des restructurations s’est déroulée cet été conformément aux annonces faites et en étroite coopération avec les collectivités territoriales. Le président de la République s’est rendu début octobre en Moselle pour faire un premier bilan de l’accompagnement des territoires concernés. Nicolas Sarkozy a rappelé la nécessité de recentrer les militaires sur leur cœur de métier, c’est-à-dire garantir « la sécurité des Français et la défense de nos intérêts » plutôt que d’en faire un outil « d’aménagement du territoire ».

Cinq contrats de site (CRSD) ont été signés avant la fermeture ou le transfert des sites concernés. Les CRSD, destinés aux territoires en difficulté sur le plan économique, bénéficient d’une enveloppe de 225 millions d’euros et sont complétés par les plans locaux de redynamisation (PLR) pour les sites moins touchés. Dans le même temps, tous les outils permettant à long terme l’accompagnement local sont mis en place. Au total, l’État apporte 320 millions d’euros pour soutenir l’économie des territoires impactés. Deux tiers, soit 213 millions, proviennent du ministère de la Défense grâce au Fonds de restructuration de la Défense (FRED).

En 2010, le ministère de la Défense déploiera également l’ensemble des outils d’accompagnement nécessaires.

Des militaires « français » musulmans refusent de partir en Afghanistan




Difficile de garder le « secret défense » dans les rangs militaires pour un cas comme ça : Des engagés volontaires de l’armée dite française auraient exprimé leur refus « pour raisons confessionnelles » de partir en OPEX (Opérations extérieures) en Afghanistan.
L’unité concernée de l’Armée de Terre serait le 1er RI de Sarrebourg, régiment pourtant réputé de haut niveau. L’affaire a fait grand bruit dans les couloirs de l’état-major de l’Armée de Terre (EMAT), au point que le service communication a soudainement jugé très utile de préciser qu’il ne s’agirait « que de trois ou quatre cas » (sic !). Cas reconnus, mais combien d’autres restent en souffrance ?
Non contents d’avoir un statut privilégié dans nos unités de combat (plats halal…), ces soldats mis en cause refuseraient tout bonnement d’aller combattre « les frères »… Avec près d’un tiers de « Français musulmans » dans les rangs de notre outil de défense, au point que certaines compagnies de combat dans certains régiments sont stigmatisées comme étant des « compagnies zivas » (et autres noms d’oiseaux…), on imagine aisément pourquoi l’EMAT tient à rester pour le moins très discret sur cette affaire, la contagion pouvant rendre la situation intenable

Démonstration de force des légionnaires français en Afghanistan


Près de 800 légionnaires du 2e Régiment Etranger d’Infanterie ont appuyé un détachement de l’armée afghane et des commandos américains, le 17 décembre, lors d’une opération d’envergure, appelée Septentrion, menée dans la vallée d’Uzbeen, à l’est de Kaboul.

Il s’agissait, selon le chef de corps du 2e REI, le colonel Benoît Durieux, de « reprendre pied et réaffirmer la souveraineté des forces de sécurité afghanes dans le nord de la vallée d’Uzbeen », qui est resté un fief des insurgés, coincé entre les provinces du Laghman et de Kapisa. Les soldats afghans devaient planter un drapeau dans un village important de la zone visée afin de marquer l’autorité du gouvernement de Kaboul.

Seulement, cette mission a été marquée par un violent accrochage avec les insurgés. Ces derniers, estimés à une centaine dans la vallée par le commandement français, ont attaqué les troupes alliées par des tirs de roquettes, de mortiers, et de mitrailleuses lourdes. Au cours de ce combat, cinq militaires américains chargés de former les commandos afghans ont été gravement blessés par un obus de mortier. Evacués vers l’hôpital de Bagram, l’un d’eux aurait l’artère fémorale coupée et un autre aurait été atteint au cerveau et à l’oeil.

L’accrochage a duré plus d’une heure et demie. Les militaires français ont pu bénéficier d’un appui feu fourni par des hélicoptères Tigre et Apache. Deux avions de combat américain F15 ont largué chacun une bombe d’une tonne sur les positions tenues par les insurgés. Selon un premier bilan, au moins un rebelle a été tué et trois autres ont été blessés.

Une fois les combats terminés, la zone a été surveillée par différents moyens aériens, dont des drones. Le dispositif allié a ensuite poursuivi sa progression à bord des transports de troupes blindés (VAB) pour rejoindre le village où les soldats afghans devaient planter leur drapeau. L’opération aurait dû se terminer par une choura, c’est à dire une réunion des notables locaux, afin de discuter des problèmes rencontrés par la population, d’évaluer leurs besoins et d’obtenir des renseignements sur les insurgés. Seulement, semble-t-il, une erreur de navigation au sujet du lieu où devait se tenir cette discussion a fait manquer le rendez-vous.

« C’est un succès parce qu’on a pu entrer dans la vallée » a déclaré le colonel Durieux. « On n’avait jamais été aussi loin au nord. Et les Afghans ont pu poser leur drapeau. Après, tout n’est pas parfait et c’est une opération très compliquée » a-t-il poursuivi.

dimanche 20 décembre 2009

Les insurgés irakiens ont piraté des drones américains



Comment pirater des images prises par un drone américain de type Predator? A première vue, cela semble compliqué. Eh bien des insurgés chiites en Irak, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont semble-t-il trouvé la solution. Et apparemment, ils ne seraient pas les seuls.

En effet, selon le Wall Street Journal, il est possible d’intercepter des images transmises par un drone en utilisant des logiciels qui permettent de pirater les émissions télévisées par satellite, comme le programme SkyGrabber que l’on peut télécharger sur Internet pour la modique somme de 26 dollars. L’armée américaine s’en est aperçue en juillet dernier, en consultant les informations contenues dans le disque dur d’un ordinateur portable appartenant à un insurgé chiite. C’est ainsi que des fichiers vidéo provenant de drones ont été découverts.

Les groupes rebelles qui utilisent cette faille, dont le mode opératoire a sans doute été fourni par les Iraniens, d’après les services de renseignement, sont ainsi en mesure de connaître les zones surveillées par les militaires américains et de se préparer à uune éventuelle attaque.

Les interceptions des informations transmises par les drones sont, semble-t-il plus fréquentes en Irak mais des cas semblables auraient également été signalés en Aghanistan. Cela prouve encore une fois que les outils les plus technologiquement avancés et coûteux – un drone coûte 4,5 millions de dollars – peuvent être rendus vulnérables par des moyens très modestes et avec un peu d’astuce.

Il faut dire que cette faille était connue dès les années 1990 et l’utilisation des drones américains en Bosnie. Mais le Pentagone avait considéré jusque là qu’il était impossible de pirater les informations transmises par ces engins sans pilote et que, partant de là, il était inutile de les crypter.

Or, désormais, il apparaît que le cryptage des informations communiquées par les drones s’impose. Et si l’on va plus loin, il serait même peut être utile d’imaginer des systèmes visant à empêcher la prise de contrôle d’un de ces engins sans pilote. Pour l’instant, aucune preuve d’une telle manipulation n’a été trouvée. Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit impossible…

vendredi 18 décembre 2009

Drapeau de la France outragé, honneur bafoué, non-assistance à pays en danger



Le drapeau de la France, tricolore, bleu, blanc, rouge, est l’emblème national de notre pays depuis deux siècles.

Au cri de Liberté, Egalité, Fraternité...
France, soit fière des couleurs de ton drapeau tricolore !
Ses trois couleurs sont celles de la liberté, conquise le 14 juillet 1789, qui reprennent en fait, les couleurs que l'on trouvait sur les drapeaux et pavillons royaux. Il est devenu le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812.

Le drapeau est protégé par l’article 2 de la Constitution française de 1958.

L'année 2009 marque une brutale dégradation dans le respect que tous doivent au drapeau de la France.

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une véritable campagne de destruction de notre symbole national le plus noble, exécutée par des personnes d'origine étrangère, et orchestrée dans l'ombre par les tenants d'un fanatisme religieux moyen-âgeux, porteur de tous les dangers, dont le prosélytisme est toléré, favorisé, parfois même encouragé par certains élus inconscients.

A Marseille, à Toulouse, et même à Paris, on voit le drapeau de la France retiré des frontons, foulé aux pieds, et remplacé par le drapeau algérien sans que les autorités chargées d'assurer l'ordre républicain, ne s'en émeuvent particulièrement, choisissant de laisser commettre outrages et saccages, sans manifester d'état d'âme, et sans qu'aucun moyen coercitif ne soit mis en oeuvre pour y mettre un terme. Ces "autorités" ne veulent y voir que des phénomènes anodins, voire "festifs". !

Tant des nôtres sont morts sur les champs de bataille pour ce drapeau et ce qu'il représente! Comment peut-on accepter de telles profanations? Comment nos autorités de police, nos préfets, notre gouvernement, nos députés, peuvent-ils laisser salir à ce point notre plus beau symbole, sans qu'aucune réaction officielle forte ne soit exprimée, sans qu'aucune sanction sérieuse ne soit prise devant ces crimes, car il s'agit bien ici de véritables crimes que l'on commet contre notre nation, son esprit et ses valeurs.

La France profonde pleure et hurle devant tant d'humiliations, devant son drapeau outragé, devant son honneur bafoué ! La colère monte, jour après jour ! Et derrière elle, hélas, le désir de vengeance, le racisme, l'ostracisme, l'intolérance, et leur cortège de ségrégations, de divisions, et pour finir, la haine.

La bête immonde d'André Malraux ne meurt jamais !
Jusqu'à quel niveau d'abaissement, d'avilissement, devrons nous descendre avant que le pouvoir prenne enfin la véritable mesure du fléau qui attend la France, si elle continue à se complaire dans ce lâche attentisme, qui ne peut qu'aboutir à la disparition de notre République dans un chaos sans précédent fait de douleur, de larmes et de sang ! La "bête immonde" dont parlait André Malraux ne meurt jamais ; il faut constamment la combattre, mais ne pas se tromper sur son identité, comme beaucoup l'ont fait depuis plus de trente ans dans notre pays.

Vous tous qui avez reçu vos pouvoirs du suffrage universel, vous tous qui détenez ou avez détenu à des degrés divers, l'autorité que vous a déléguée le peuple français, vous les journalistes qui avez pour mission d'éclairer l'opinion publique, vous tous qui avez la possibilité d'endiguer cette marée barbare et destructrice, si vous n'en faites rien, vous serez responsables, et aussi coupables, de non-assistance à pays en danger.

Soyez en garde ! Relisez l'Histoire de France et les aboutissements toujours tragiques de la lâcheté érigée en système ! Ayez enfin conscience de l'ère de misère et parfois de malheur, dans laquelle beaucoup des nôtres parmi les plus démunis et les plus faibles sont, hélas, déjà entrés dans ce que l'on appelle "les quartiers défavorisés" et qui sont en fait des zones d'immigration incontrôlée où règne la loi des bandes et d'où s'enfuient tous les habitants qui en ont les moyens, y compris les immigrés honnêtes et travailleurs venus en France dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure en adoptant nos valeurs ! Prenez vos responsabilités et protégez-les ! Que ce soit sur le plan législatif, réglementaire ou administratif, vous devez décider et imposer sans délai les mesures fortes et exemplaires que notre pays attend de vous ! Il y va désormais de notre survie en tant que Nation française.

Une culture ne meurt que de sa propre faiblesse. André Malraux

jeudi 17 décembre 2009

Une élue municipale de Vannes refuse la minute de silence aux soldats du 3e RPIMa morts en Afghanistan



L'attitude d'une élue municipale de Vannes suscite une polémique.
L'affaire commence à agiter sérieusement les milieux militaires et anciens combattants : une élue municipale de Vannes a refusé, durant le conseil municipal du 19 octobre 2009, de s'associer à la minute de silence en l'honneur des cinq soldats du 3ème Rima morts en Afghanistan. Le 3ème RIMa est implanté dans cette ville du Morbihan.

L'élue, Nadia Morel, siège dans l'opposition municipale sous l'étiquette Vannes-Projet-Citoyens. Elle est l'une des quatre élus de cette liste, qui a obtenu 23% des voix lors des dernières élections. Agée de 37 ans, professeur des écoles, mère de trois enfants, Nadia Morel a expliqué son geste dans la presse locale : "Je suis antimilitariste et pacifiste. Je respecte le métier de soldat, mais pas le combat meurtrier sur un sol qui n'est pas le nôtre" (Ouest-France).

"A titre privé, j'ai de la peine pour les familles des victimes. C'est une chose terrible que la mort de ces soldats. D'un autre côté, c'est un métier qu'ils ont choisi (...) Tous les jours, il y a des gens qui meurent à Vannes. On ne fait pas une minute de silence pour autant" (Le Télégramme).

Dans un communiqué, trois associations (ASAF, Ceras, Souvenir Français) "font part de leur indignation et de leur écoeurement vis-à-vis de cette attitude." Par ailleurs, l'Association nationale de soutien à nos soldats en opération a lancé une pétition intitulée : "Mme Morel, des excuses ou la démission !"

mardi 15 décembre 2009

Djibouti : formation des JTAC



Depuis le 4 décembre, les FFDj et le centre de formation à l’appui aérien (CFAA) entraînent conjointement, à Djibouti, une trentaine de contrôleurs aériens avancés (forward air controler – FAC) des armées de terre, de la marine et de l’armée de l’air.

Cet exercice de trois semaines a pour objectif de perfectionner ces contrôleurs à la coordination et au guidage des appuis aériens et d’artillerie dans des conditions réalistes en vue de leur déploiement sur un théâtre d’opération.

Les contrôleurs opèrent dans un environnement tactique global mis en place par les FFDj avec des moyens aériens mais également des unités au sol. L’objectif est de guider les moyens avec précision sur des cibles identifiées visuellement pour que les appuis soient délivrés en toute sécurité.

La mise en œuvre des batteries sol-sol du 5ème régiment interarmes d’outre-mer a permis aux stagiaires de travailler les procédures de coordination « 3D ». La batterie d’artillerie a tiré des obus éclairants et fumigènes permettant le marquage des objectifs pour les moyens aériens. Les équipes de contrôleurs ont ainsi coordonné le traitement simultané d’objectifs par l’artillerie et l’aviation. Ils doivent alors veiller à la déconfliction des moyens, de sorte que les tirs d’artillerie ne mettent pas en danger les aéronefs.

Une équipe complète de JTAC américains et des hélicoptères Cobra ont également participé à l’exercice aux côtés des militaires français. Les marines ont ainsi guidé les moyens français alors que les contrôleurs français faisaient de même avec les appuis feu d’hélicoptères américains Cobra pour la protection d’un convoi au sol.

Lors d’une prochaine phase, le dispositif engagé montera en puissance. Les contrôleurs devront opérer avec une unité d’infanterie blindée au sol. Ils assureront la coordination et le guidage des appuis aériens en protection d’un raid d’un escadron blindé mené par la 13ème demi-brigade de Légion étrangère.

Liban le PVP, un nouveau véhicule militaire sur le théâtre





Du 4 au 8 décembre 2009, le Petit véhicule protégé (PVP), dont les qualités et l’apparence sont à équidistance de la P4 et du Véhicule blindé léger, a été engagé pour la première fois dans le Sud Liban lors d’une Long Range Patrol.

Les dernières validations techniques et la formation des pilotes achevées, les escortes du peloton de circulation routière, les observateurs d’artillerie et le commandant de la QRF, ont pu profiter des qualités tactiques et techniques du PVP. En effet, son blindage, ses installations intérieures, son confort et son silence en font un atout majeur pour les militaires français lors de déploiement de grande envergure.

15 PVP sont engagés au Liban et 15 autres seront livrés durant le 1er trimestre 2010

lundi 14 décembre 2009

l’A400M a réalisé son premier vol...



l’A400M a réalisé son premier vol, avec près deux ans de retard sur le calendrier prévu. Il était en effet 10h15, ce 11 décembre, à Séville, quand le prototype MSN001 a pris les airs, avec Edwards Strongman, un ancien de la Royal Air Force, aux commandes.

Ce vol inaugural, qui s’est terminé à 14h, a eu lieu en présence du roi d’Espagne, Juan Carlos, des autorités politiques et militaires des pays clients de l’A400M (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Turquie) qui en ont commandé 180 exemplaires pour 20 milliards d’euros en 2003, et de Louis Gallois, le président d’EADS.

La campagne d’essais de l’appareil de transport européen, qui vient donc de commencer, devrait compter 4.370 heures, dont 1850 heures pour que l’A400M obtienne sa certification civile EASA, le reste étant destiné à valider ses capacités militaires.

Cinq prototypes seront utilisés pour mener à bien ces essais. Les second et troisième appareils devraient être prêts dans le courant du prochain semestre et le quatrième, qui sera doté d’une soute cargo est programmé pour voler à la fin de l’année 2010. Le cinquième, qui préfigurera les avions de série, rejoindra les autres vers la mi-2011.

Si le premier vol s’est bien passé, les essais au sol mené sur le MSN001 ont toutefois permis de déceler un probléme d’échauffement au niveau de la tuyère du moteur TP400. Des protections thermiques ont pour l’instant été installées sur le prototype, dans l’attente d’une solution défintive pour le troisième appareil.

Cela étant, l’A400M aura encore à affronter des turbulences. Mais au sol… En effet, le président Louis Gallois a annoncé que le premier appareil ne pourrait être livé à l’armée de l’Air qu’au début de l’année 2013, et non en octobre 2012, comme c’était initialement prévu. Et comme il faudra attendre encore deux ans pour que cet avion de transport soit déclaré opérationnel par le Centre d’expérimentations aériennes militaires (CEAM). En clair, les aviateurs devront se débrouiller avec leur Transall à bout de souffle…

Et puis la question des surcoût de développement de l’avion – 5 milliards d’euros – reste posée. Pour l’instant, les pays clients de l’A400M, qui auraient pu dénoncer leurs contrats respectifs pour se tourner vers la concurrence au printemps dernier, négocient avec le constructeur pour trouver une solution dans le cadre d’un moratoire décidé en avril.

Et en ces temps de difficultés budgétaires, la prise en charge de cinq milliards d’euros – en fait 7,4 milliards si l’on compte la provision déjà passée par EADS – est loin d’être décidée. Selon le cabinet d’audit PriceWaterHouseCoopers, le groupe européen aurait les moyens de payer la note. Ce que bien évidemment, il conteste, en mettant en avant que cela pourrait affecter gravement sa trésorerie, ce qui péserait sur les autres programmes civils portés par le constructeur, à savoir l’A380 et l’A350.

« Airbus doit faire face à un contexte particulièrement difficile avec une crise du transport aérien sans précédent et un dollar en chute libre » a déclaré le directeur général de la filiale d’EADS, Fabrice Brégier, au quotidien La Tribune. » Il va également devoir faire à une nouvelle concurrence avec l’arrivée d’acteurs émergents comme la Chine dans l’aviation commerciale » a-t-il poursuivi. « Enfin, nous consentons beaucoup d’efforts financiers pour développer l’A350. EADS devra veiller à ce que l’A400M n’obère pas la capacité d’Airbus à rester un acteur de niveau mondial » a-t-il estimé.

D’un autre côté, un abandon du programme laisserait le champ libre à la concurrence américaine dans le secteur des avions de transport militaire et serait synonyme d’une perte de capacité pour les Européens. D’autant plus que l’on imagine très bien les constructeurs d’outre-Atlantique espérer l’échec de l’A400M, ce qui leur permettrait de placer leurs C17 Globemaster et autres C130J.

Aussi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, estime que « l’effort doit être partagé entre les Etats et les industriels » pour que ce programme puisse continuer. A lui de convaincre ses homologues…

Vannes rend hommage à ses marsouins



Après six mois d’opérations en Kapisa, la mission de la Task Force Korrigan a officiellement pris fin ce 10 décembre, au cours d’une prise d’armes présidée par Hervé Morin, le ministre de la Défense.

Etant donné que le 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a constitué l’épine dorsale du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, il était donc naturel que cette cérémonie soient organisée à Vannes, la ville où il tient garnison.

La prise d’armes s’est donc déroulée sur l’esplanade du port vannetais, avec la présence des autorités politiques et du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de Terre (EMAT). Après la lecture de l’ordre du jour par le colonel Francis Chanson, l’ancien chef de corps du GTIA Kapisa et la revue des troupes, le ministre de la Défense a exprimé sa « fierté » du travail accompli par les marsouins du 3e RIMa, mais aussi par leurs camarades venus d’autres unités, comme par exemple le 13e Dragons parachutistes (RDP), le 6e Régiment du génie ou encore le 11e Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa).

« Cette mission, vous l’avez remplie avec l’énergie que donne la conviction de servir une cause juste, avec l’intelligence et la lucidité sans lesquelles nos efforts seraient vains. Toutes ces qualités vous ont permis de résister à la tentation de la vengeance, d’éviter l’écueil du recours aveugle à la force » a déclaré le ministre au cours de son allocution. Les conditions rencontrées par le GTIA Kapisa ont effectivement été très difficiles, notamment lors de la période précédant l’élection présidentielle afghane, au cours de laquelle les accrochages contre les insurgés, étaient quotidiens.

Un hommage particulier a été rendu aux sept militaires (*) de la TF Korrigan tués lors de cette mission, donc cinq servaient au 3e RIMa. « Au cours de ces derniers mois, je suis venu trop souvent à Vannes. J’y ai vu le deuil, les larmes et la douleur des familles. J’y ai vu la peine et l’incompréhension face à la mort. On a beau être ministre de la Défense (…), c’est chaque fois la même émotion » a également confié Hervé Morin.

A l’issue de cette cérémonie,les différentes compagnies du 3e RIMa devaient rejoindre le quartier Foch-Delestraint en défilant dans les rues de Vannes, afin que les habitants puissent leur témoigner leur soutien.

C’est désormais le 13e Bataillon de Chasseurs alpins (BCA) qui a succédé au 3e RIMa en Kapisa, au sein de la Task Force Black Rock (Bloc Noir).

(*) les caporaux Anthony BODIN et Kévin LEMOINE, le caporal-chef Johan NAGUIN, le Sergent Thomas ROUSSELLE et le Sergent-chef Johann HIVIN-GERARD pour le 3e RIMa ainsi que l’adjudant-chef Yann HERTACH et le brigadier-chef Gabriel POIRIER pour le 13e RDP
Et n’oublions pas non plus les 14 militaires grièvement blessés au cours de cette mission…

dimanche 6 décembre 2009

Le LEMIR, une protection complémentaire contre les bombes artisanales



Les engins explosifs improvisés (EEI / IED), déposés sur le bord des pistes en Afghanistan, sont la principale cause de mortalité parmi les troupes de la coalition. C’était aussi le cas en Irak pour les forces opérant sous commandement américain. Pour se prémunir contre cette menace, le Pentagone avait lancé le programme MRAP (Mine Resistant Ambush Protected), consistant à produire des véhicules blindés conçus de telle sorte que l’effet de l’explosion est réduit.

Seulement, si ces blindés, plus lourds et massifs que les autres, étaient adaptés aux routes irakiennes, il en va autrement pour le terrain accidenté afghan. Aussi, en juillet dernier, l’armée américaine a commandé, auprès de la société Oshkosh, 4.296 véhicules M-ATV (MRAP – All Terrain Vehicles), censé être plus adapté aux exigences rencontrées en Afghanistan. Trois mois plus tard, les premiers exemplaires ont été livrés.

Bien évidemment, la France n’a pas les moyens suffisants pour accomplir un tel tour de force, c’est à dire pour développer en quelques semaines un véhicule nouveau capable d’offrir une protection suffisante contre les IED. Aussi, la solution passe, entre autres, par des brouilleurs permettant d’empêcher le déclenchement d’une bombe artisanale à distance ou bien par l’utilisation du LEMIR (Leurre Massique mécanique InfraRouge).

Développé par la société ECA, spécialisée dans la robotique de déminage, le LEMIR est un kit modulable que l’on peut adapter sur tous types de véhicules en service dans l’armée française et qui permet de faire exploser des IED de tous les types par l’emploi de différents leurres, et cela, sans dégâts sur le véhicule qui en est muni. La Direction générale pour l’armement (DGA) avait commandé ces systèmes en septembre 2008, pour un montant de 6 millions d’euros.

Et c’est finalement le 26 novembre dernier que le LEMIR a été utilisé pour la première fois en mission. En effet, un convoi du Bataillon de commandement et de soutien (BCS), qui assure le soutien logistique de la brigade La Fayette, a pu bénéficier de ce système, monté sur le véhicule de tête.

Au total, les troupes françaises stationnées en Afghanistan disposent de 18 LEMIR, dont 6 pour les OMLT, 6 pour les deux GTIA (Groupement tactique interarmes) en Surobi et en Kapisa, 3 pour le BCS. Les trois derniers sont en réserve. Ces systèmes, montés soit sur les VAB, soit sur les Buffalo, seront systèmatiquement utlisés pour les missions à haut risque.

Colère du cobra dans la province du Helmand

Quelques jours après l’annonce de la nouvelle stratégie afghane par le président Obama, une offensive d’envergue a été lancée le 4 décembre dans la province du Helmand, un bastion taliban situé au sud-ouiest du pays.

Cette opération, appelée « Colère du cobra », mobilise 900 Marines américains, des militaires britanniques, ainsi qu’une centaine de soldats et de policiers afghans. Selon un communiqué de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), cette mission était « prévue de longue date ».

L’offensive se concentre plus particulièrement dans la vallée de Now Zad, où de nombreux accrochages se sont déroulés entre les insurgés et les troupes de l’Otan au cours de ces derniers mois.

Toujours d’après l’ISAF, « les insurgés ont fortement miné la zone, et le but de l’opération est d’apporter suffisamment de sécurité aux ONG et au gouvernement pour qu’ils commencent à nettoyer les mines et les bombes artisanales afin de permettre un éventuel retour de la population dans la ville » de Now Zad, autrefois la plus importante du Hemand.

Cette offensive vise aussi à couper les lignes de ravitaillement des taliban afin de les empêcher de se procurer les explosifs nécessaires à conception des bombes artisanales. Aux premières heures de l’opération, plusieurs caches d’armes, 300 mines et au moins 200 kg de matières explosives sont tombés aux mains des forces alliées.

Selon le commandant William Pelletier, le porte-parole de l’armée américaine, les insurgés opposeraient une faible résistance. « Pour l’instant, l’ennemi est désorienté et désorganisé » a-t-il déclaré. « Ils se battent mais pas avec une grande efficacité » a-t-il également précisé. Le gouverneur de la province du Helmand a quant à lui fait savoir que quatre corps de taliban « ont été récupérés sur le terrain ».

Baptême du drapeau de Ceux de Verdun

Ceux de verdun leur descendants et leurs amis ont fait une cérémonie oecuménique pour leur drapeau hier ,à 11h00 au temple des Eaux-Vives à Genève.

"L'oubli est le second linceul des Disparus"

vendredi 4 décembre 2009

Des colis de Noël pour les militaires en opérations



Dans leur colis de Noël, les militaires ont trouvé un dessin réalisé par des enfants.

Le père Noël n’a pas oublié les militaires en opérations extérieures (Afghanistan, Liban, Tchad, Côte d’Ivoire, etc.). Ils ont trouvé sous le sapin un colis contenant des petits présents, des confiseries et un dessin réalisé par un enfant.

Cette année ; près de 30 000 enfants, âgés de 6 à 11 ans, ont réalisé un dessin à l’attention des militaires qui passent Noël loin de leur famille. « Les soldats sont très sensibles à ce présent, et répondent fréquemment aux enfants en leur souhaitant à leur tour de joyeuses fêtes » explique le général Britsch, administrateur de l’association« Solidarité défense ».

Chaque année à l’occasion des fêtes de fin d'année, environ 14 000 colis sont envoyés aux militaires français en opérations extérieures ainsi qu’aux blessés et aux conjoints des militaires décédés. Ces colis sont

Depuis 14 ans à l’occasion des fêtes de fin d'année l’association, « Solidarité défense » envoie des présents confectionnés par de nombreux bénévoles issus d’autres associations de la communauté militaire (Anfem, Aria, Unor, Fnasor, CiDAN) et des collégiens. « Ces colis reçus par les soldats sont pour eux le signe que nos concitoyens ne les oublient pas » souligne le général Britsch.

L'association Solidarité Défense a été créée en 1994 à l'instigation des plus hautes autorités militaires et civiles du ministère. Elle apporte de l'aide aux soldats gravement blessés, soutient les forces engagées en OPEX et contribue au maintien des liens entre la Nation et ses armées.

jeudi 3 décembre 2009

Afghanistan : La section Forban 4 du 3e RIMa dans le combat d'Afghania



La guerre d'Afghanistan n'est pas un conflit classique. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le beau reportage que Lucas Menget et Johan Bodin, tous deux grands reporters à France 24, ont consacré à la section Forban 4, du 3e RIMa de Vannes. Ils l'ont suivie durant l'opération Stairway, qui s'est déroulée dans la vallée d'Afghanya, à partir de la FOB de Nijrab, au début du mois de novembre 2009.

On voit le lieutenant Olivier, le sergent-chef Tony, les marsouins Abdou ou Gégé, se levant avant l'aube pour s'enfoncer à pied dans la vallée. Ils vont être les éléments de pointe d'un "piège à talibans", lesquels ne sont visiblement pas dupes.

Étrange jeu du chat et de la souris, quand les rôles s'échangent... Car les Français aussi savent exactement ce qu'ils viennent chercher, et nos gaillards de Forban 4 sont renseignés minute par minute sur la progression de leurs cibles. Ils les suivent, la radio leur apprend qu'ils se regroupent, qu'ils sont cinquante, quelles sont leurs positions exactes.

Le piège ? Il n'y en a pas, et de surprise non plus, pour personne... Le chef de section lance : "À tous, vigilance extrême. Ça va venir vers le plein est ". Et de fait, ça tire... Le feu est nourri et violent au fond de la vallée, un sniper "tout en noir" vise les marsouins, les balles claquent sur les murs en pisé. Après la bataille, le colonel Francis Chanson, chef de corps du 3e RIMa explique sa vision des choses, et sa distance vis-à-vis de la doctrine officielle qui entend "gagner les coeurs et les esprits".

Lui préfère "confiance et respect". Le marsouin Abdou a, lui aussi, sa vision des choses : "On a l'habitude de partir pour des pays et, quand on revient, on a toujours gagné la guerre (...) Et là, personne n'est sûr, on fait ça pour rien..."

30.000 hommes en renfort et “plus de cercueils” en Afghanistan



Après avoir refusé de déployer des troupes supplémentaires, Paris adopte une position plus nuancée, voire ambiguë.
« Obama va voir défiler de nombreux cercueils de soldats américains ! » Cinglante, la réplique des talibans, par la voix de leur porte-parole Qari Youssouf Ahmadi, ne s’est pas fait attendre, quelques heures après l’annonce par l’hôte de la Maison-Blanche de l’envoi de 30.000 soldats américains en renfort en Afghanistan.

Tout un symbole ! l’un des 68.000 militaires états-uniens déployés dans le pays est tombé hier, portant à 300 le nombre de fantassins de l’Oncle Sam tués en Afghanistan depuis le début de l’année.

« Nouveaux attentats » en préparation
Dans la nuit de lundi à mardi, Obama a donc revêtu son uniforme de commander in chief. D’un ton martial mâtiné d’accents dramatiques, le président a invoqué l’« intérêt national vital » et le spectre de « nouveaux attentats ». Avec humilité, il a dû reconnaître que les talibans comme les séides d’al-Qaida ont reconstitué leurs forces. Ceux-ci contrôlent « 11 des 34 provinces afghanes », a indiqué le chef d’état-major américain, l’amiral Mullen.

jeudi 26 novembre 2009

Afghanistan : à Warehouse, les Géorgiens succèdent aux Français



Depuis 2006, la France est responsable de la sécurité des installations des 12 nations présentes sur le camp de Warehouse. A compter du 27 novembre, une compagnie de l’armée géorgienne assurera la protection et la garde de Warehouse, qui restera sous commandement français.

Depuis deux semaines, la compagnie de légionnaires français chargée d’assurer la sécurité du camp de Warehouse est accompagnée dans toutes ses missions par une compagnie de militaires géorgiens.

Ils ont tout d’abord patrouillé dans Kaboul avec les troupes françaises et ont été présentés aux responsables de la police afghane. Ils se sont ensuite familiarisés avec les mesures de sécurité pour le filtrage et l’inspection des véhicules et des piétons à l’entrée du camp. Ils ont terminé leur formation par la surveillance statique et la protection des infrastructures en utilisant le matériel français nécessaire à la garde du camp.

En effet, l’armée française met à disposition des militaires géorgiens tout le matériel dont ils ont besoin pour assurer pleinement cette mission. Ils doivent donc se familiariser avec les VAB qui leur serviront en patrouille, avec les armes collectives (ANF1, 12,7, AT4CS) qui assurent la protection immédiate du camp et avec les moyens de transmission français PR4G.

Pour communiquer, les géorgiens et les légionnaires utilisent le plus souvent le russe ou l’anglais, mais les démonstrations sur le terrain restent le moyen le plus sûr pour laisser des consignes claires. Les légionnaires français ont beaucoup apprécié cet échange avec les géorgiens qui disposent, pour la plupart, d’une solide expérience militaire.

Une fois les consignes passées, les légionnaires français rejoindront la Task Force La Fayette au sein du groupement tactique interarmes Surobi.

Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes



Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes

Le Félin (crédit : DGA)

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 20 novembre 2009 une nouvelle commande de 16 454 systèmes fantassins à équipements et liaisons intégrés (Félin) à Sagem (groupe Safran). Le nombre de systèmes commandés s’élève ainsi au total à 22 588. Le montant global du programme Félin, incluant le développement, l’industrialisation, la production et le soutien initial, s’établit à un milliard d’euros.

Programme phare de l’armée de terre, lancé en 2001, Félin entre maintenant en phase de production. Le premier régiment sera équipé au deuxième trimestre 2010 et le dernier en 2015. 358 systèmes de présérie, livrés en décembre 2008, ont été évalués par plusieurs unités au cours du premier semestre 2009 dans différentes zones géographiques extrêmes (montagne, jungle, désert). Cette phase finale de tests a permis de vérifier l’adéquation du système aux conditions du combat moderne.

Système individuel et modulaire, complet et cohérent, Félin améliore notablement les fonctions de protection, d’observation, de communication, d’agression, de mobilité et de soutien des combattants au contact direct de l’adversaire. Les équipements renouvelés ou nouvellement fournis comprennent gilet de protection, tenue de combat, lunettes de tirs jour/nuit, équipements d’observation et de vision jour/nuit, systèmes de communication et d’information, armes individuelles ou collectives. Plus ergonomique, Félin apporte également une meilleure protection contre les effets des armes modernes de petit calibre. Le système de visée des armes, complètement réétudié, facilite la neutralisation des adversaires de jour comme de nuit. Félin améliore aussi grandement la manœuvre et le combat de nuit par des capacités d'observation et de positionnement accrues.

Enfin, le système d’information de Félin facilite l'intégration des groupes de combat dans la chaîne de commandement numérisée qui reliera désormais tous les échelons, de l’officier général commandant l’opération au soldat sur le terrain. Il confère au soldat une véritable capacité de combat en réseau.

Exercice d’évacuation de ressortissants au Tchad


Extraction des ressortissants

Les 17 et 18 novembre 2009, un exercice, baptisé «Kouri», s’est déroulé sur la base 172 de N’Djamena, au Tchad. Son scénario fictif, imprégné d’un fort degré de réalisme, a permis à tous les acteurs potentiels d’une crise de se préparer à y faire face: les aviateurs, les ressortissants, les autorités consulaires mais aussi, la cellule de commandement de la force. "Kouri" a également été l’occasion de tester l’ensemble des composantes du dispositif Epervier.

Mardi 17 novembre à 5h05: les téléphones retentissent les uns après les autres dans les chambres. L’alerte est donnée, le plan de ramassage a été activé. Les 900 militaires des éléments français au Tchad (EFT) sur la base aérienne 172 «Sergent Adjii Kosseï» s’activent comme dans une ruche. En moins de 30 minutes, ils auront tous rejoint leur poste. Chacun joue un rôle précis et s’attelle immédiatement à la tâche: distribution et perception de l’armement et des munitions; relève de la garde par une section de marche; montage du centre d’évacuation (CENTREVAC); mise en configuration «appui feu» des Mirage F1; blindage ou encore, mise en place de leurres sur le C160 Transall.

07H30: la tension est palpable au centre opérationnel interarmées de théâtre (COIAT). Le colonel Dominique Laugel, commandant adjoint la force Epervier et chef d’état-major interarmées des EFT, lance le premier point de situation. Le tableau est brossé de la situation politique et tactique, de la disponibilité des moyens opérationnels, logistiques, de transmission ou encore, du climat général dans lequel devra prendre place la communication externe de la force. D’autres points de situation suivront à 11h30 et 17h30. Au fil des heures, des nouvelles affluent: les affrontements dans l’Est du pays se multiplient, les rebelles se dirigent vers la capitale N’Djamena, où la situation empire de plus en plus (jets de pierre, manifestations, affrontements…).

13h00: les autorités françaises déclenchent le niveau d’alerte 3 qui ouvre la voie au regroupement des ressortissants français sur les points prédéfinis sécurisés par les EFT. Auparavant, l’ambassade de France leur avait recommandé de restreindre leurs déplacements (niveau 1), puis de rester chez eux (niveau 2).

Mercredi 18 novembre, 06h00: la décision de transférer les ressortissants vers le CENTREVAC de la base tombe (niveau 4). Les ressortissants présents au point de regroupement de la cité LAMY sont évacués en véhicules blindés vers la base. Ils y rejoignent ceux qui y sont parvenus d’eux-mêmes, traversant le centre d’évacuation où s’effectuent l'ensemble des opérations d'accueil, d'administration et de soutien, préalables à l’évacuation. Vient enfin le moment d’être dirigé vers l’escale. Une trentaine de ressortissants français civils volontaires jouent le jeu pour les besoins de la manœuvre: tantôt apeurés, tantôt sereins, animaux domestiques dans les bras et enfants à la main, ils embarquent à bord du C160 Transall, qui décolle. Cette fois-ci le vol ne durera que 20 minutes, la destination étant Douguia, une commune située à 70 Km au nord de N’Djamena.

13h00: soulagement général. L’évacuation s’est bien déroulée. Les ressortissants reviennent sur la base aérienne à bord du C160.

15h00: la manœuvre touche à sa fin. Le personnel des différentes unités rejoint la base. Les tentes, le CENTREVAC et le centre opérationnel interarmées de théâtre sont démontés
Texte: Sous-lieutenant Sabrina Pawlak, officier de communication sur la base de N’Djamena.

La task force La Fayette (TF La Fayette)



Opérationnelle depuis le 1er novembre 2009, La task force (TF) La Fayette constitue l’une des cinq brigades (Brigade Combat Team) du Commandement régional Est. Elle a pour zone d’opération le district de Surobi et la province de Kapisa à l’est et au nord est de Kaboul.

Déployée principalement sur 4 bases ou postes avancés, elle conduit des missions de sécurisation et de contrôle de zone, des opérations au profit de la population (neutralisation d’IED, soutien direct à la population avec des actions civilo-militaires), ainsi que des opérations conjointes avec les forces de sécurité afghanes conseillées par des militaires français.

Elle comprend :
- un état-major installé à Nijrab,
- deux groupements tactiques interarmes (GTIA) : le GTIA Kapisa, déjà en place depuis l’été 2008, et le GTIA Surobi,
- un bataillon de commandement et de soutien qui reste basé à Kaboul,
- un bataillon d’hélicoptères qui reste positionné sur l’aéroport international de Kaboul,
- des éléments rattachés : composantes artillerie, transmission, renseignement, actions civilo-militaires.

Dans la zone de la TF La Fayette, les Operational Mentoring and Liaison Teams françaises (OMLT) sont également déployées auprès des bataillons de la 3ème brigade du 201ème corps de l’armée nationale afghane (ANA).

Ce dispositif militaire s’inscrit dans le cadre d’une approche globale incluant enfin la mise en place auprès de la police afghane de Police operational mentoring and liaison teams (POMLT), armées par la gendarmerie, ainsi que la mise en œuvre par la France d’actions d’aide au développement.

- Les groupements tactiques interarmes (GTIA)

Les GTIA conduisent des opérations en soutien des forces de sécurité afghanes. Ces opérations visent à établir un environnement suffisamment sûr pour permettre la réalisation de programmes civils de reconstruction et de développement. Avec les forces de sécurité afghanes, les GTIA mènent des opérations de sécurisation, soutiennent les opérations de recherche et de fouille conduites par les forces de sécurité afghanes (armée nationale, police ou services de renseignement), mènent des projets d’assistance à la population et contribuent au renforcement de la gouvernance. Les GTIA contribuent enfin à la sécurité de la population par la récupération et la destruction de munitions non explosées, tels que des obus, roquettes ou mines.

Le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa
Déployé en Kapisa, ce GTIA comprend un poste de commandement et un élément de soutien, implantés sur la base opérationnelle avancée (FOB en anglais) de Nijrab, des compagnies d’infanterie renforcés d’éléments blindés, génie, artillerie (mortiers de 120, canons Caesar) et santé répartis entre la FOB de Nijrab et celle de Tagab.

Le groupement tactique interarmes Surobi
Déployé en Surobi sur les base de Tora (près de Surobi) et de Rocco (vallée d’Uzbin), ce GTIA est constitué d’un poste de commandement à Tora, de 3 compagnies de combat d’infanterie renforcées d’éléments d’appui du génie et d’artillerie ainsi que de moyens de renseignement (drone SDTI). Il est soutenu par des moyens santé et logistique.

- Le bataillon de commandement et de soutien (BCS)

Basé à Kaboul, il coordonne et met en œuvre la chaîne logistique au profit de la TF La Fayette et de tous les éléments français déployés en Afghanistan. Son rôle est d’assurer le soutien logistique et administratif des unités et la maintenance technique des équipements. Le détachement santé qui arme l’hôpital militaire international de Kaboul (Role 2), délivre des soins médicaux et chirurgicaux aux troupes de la coalition, aux militaires afghans et à la population afghane.

- Le bataillon d'hélicoptères (BATHELICO)

Basé sur l’aéroport international de Kaboul, le bataillon d'hélicoptères français (BATHELICO) est placé sous le commandement opérationnel de la « TF La Fayette ». Il compte 11 hélicoptères : 3 EC 725 Caracal, 3 Gazelle Viviane, 3 Tigre et 2 Cougar.

Les capacités de ces hélicoptères lui permettent de conduire des missions de transport de troupes, d’appui des troupes au sol, de surveillance et d’évacuation médicale. Ils opèrent au profit des troupes du RC-C et des militaires français en Kapisa.

jeudi 19 novembre 2009

Code d'honneur du légionnaire



Constatant dans les années 1980 que les jeunes candidats manquaient parfois de références morales, le Commandement de la Légion étrangère a fait rédiger le "Code d'honneur du légionnaire", véritable guide du comportement. Chaque jeune légionnaire le reçoit dans sa langue maternelle à son engagement. La signification et la portée de ce document lui sont expliquées au cours de sa formation initiale au 4ème Régiment étranger. Le Code d'honneur est la référence permanente : il vaut pour les actes les plus ordinaires de la vie courante (élégance de la tenue, camaraderie au quotidien...), et pour les règles de comportement à suivre au combat, qui feront du jeune légionnaire un digne héritier de ses anciens.

1 - Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité.

2 - Chaque légionnaire est ton frère d'arme, quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

3 - Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

4 - Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

5 - Soldat d'élite, tu t'entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme physique.

6 - La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout et, s'il le faut, en opérations, au péril de ta vie.

7 - Au combat tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n'abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.

Afghanistan : SDTI, le « rens » de La Fayette





Sur la Fob Tora en Surobi, l’équipe de mise en œuvre du système de drone tactique intérimaire (SDTI) vient une nouvelle fois de catapulter un avion au dessus des montagnes afghanes. L’objectif de la mission est d’observer et surveiller les forces déployées sur le terrain afin de les protéger.

Cet aéronef est également utilisé en amont des opérations pour préparer les missions d’infanterie ou encore avant un convoi pour renseigner les éléments au sol.

Le drone n’a pas besoin de piste pour décoller ni pour atterrir, ce qui lui procure une souplesse tactique évidente. En effet, catapulté depuis une rampe, il regagne le sol suspendu à un parachute, même en milieu accidenté.

Seuls les artilleurs du 61ème régiment d’artillerie de Chaumont possèdent les savoir-faire spécifiques à la mise en œuvre et à l’entretien du SDTI.

Doté de capteurs de dernière génération, ce drone français fournit des images qui sont exploitées en temps réel et simultanément par les centres opérationnels de Nijrab (GTIA Kapisa) et de Tora (GTIA Surobi). Par ailleurs, lorsque le besoin s’en fait sentir, des moyens portables mis en œuvre par une petite équipe sont embarqués avec les unités sur le terrain.

Disponible à la demande du commandement, de jour comme de nuit, dans des délais très courts, cet avion sans pilote s’inscrit dans les moyens de renseignement de la Task Force La Fayette. Il complète le dispositif des Gazelle Viviane du bataillon d’hélicoptères (Bathélico) et du système intérimaire de drone moyenne altitude longue endurance (SIDM) mis en œuvre par le détachement air (Detair) de Bagram.

Le détachement du SDTI est engagé, comme l’ensemble du contingent français, en soutien des forces de sécurité afghanes dans toutes les opérations qui visent à assurer la sécurité, le développement et une meilleure gouvernance.

Depuis son déploiement sur le théâtre afghan, le SDTI a effectué près de 200 missions pour plus de 400 heures de vol.

Témoignage de Joseph Pelegrin depuis Kaboul



Gooood moooorning Belgium!
Me voici avec des nouvelles de l'équipe FP (Force protection) de Kaia en Afghanistan afin que vous ne vous fassiez pas trop de mouron quant à notre bien-être ici sur place.

En ce qui concerne la météo, nous n'avons pas à nous plaindre : froid la nuit et la journée une température encore agréable car n'oubliez pas que nous sommes 1800m au-dessus de vos têtes (nous pouvons ainsi vous tenir à l'œil J). La seule chose qui nous ennuie vraiment est l'air vicié de Kaboul. Ça va de la fine poussière aux gaz d'échappement.

Ici, il y a des tas de nationalités présentes : des Américains, des Anglais, des Turques, des Bulgares, des Hollandais, des Italiens, des Afghans, des Slovaques, etc. Et au milieu de tout ça, les Belges ! Notre tâche ici est connue depuis bien longtemps, votre ami, conjoint ou quelqu'un de la communauté de Diest vous l'a certainement déjà raconté en long et en large. Nous allons poursuivre la même mission pendant les semaines et les mois à venir. Évidemment on ne peut pas dire que nous nous réjouissions d'accomplir ce boulot, mais nous savons que notre job est très important et nous n'allons faire de notre mieux car nous sommes conscients qu'une faute ou une seconde d'inattention de notre part peut avoir de graves conséquences. Mais n'oubliez surtout pas qui nous sommes et à quel point nous sommes professionnels. De toutes parts nous surveillons afin de garantir la sécurité de toutes les personnes dans et en dehors de l'aéroport.

Et nous vous téléphonons toujours avec de bonnes nouvelles et quand c'est possible, nous envoyons un mail. Pas évident pour l'instant avec ce déménagement vers le nord. La connexion est beaucoup moins bonne voire totalement inexistante ou tellement lente que notre lettre arrive plus vite à la maison qu'un mail !

Nous attendons vos lettres avec impatience car rien n'est plus personnel qu'une lettre écrite à la main, elle renferme toujours quelque chose de spécial, des choses que l'on peut se raconter et s'expliquer. Nous sommes aussi toujours ravis de recevoir vos colis renfermant des surprises de maman, des enfants ou de notre épouse. Eux qui attendent jour après jour de savoir ce que nous faisons ici. Je voudrais conclure en disant que vous nous manquez tous. Que ce soit notre épouse, notre amie, nos enfants, nous avons tous une personne qu'on aime et qui nous manque.

Je vous ferai part de quelques poèmes en néerlandais afin de vous faire réfléchir et surtout de vous faire comprendre ce que nous ressentons, nous qui sommes loin de vous...

De là-bas en Afghanistan, je vous salue tous,

Premier caporal chef Joseph Pelegrin
1 Bn Para
Who Dares Wins & Never surrender

mercredi 18 novembre 2009

Al Qaïda: Des recrues de “type occidental”



Al-Qaïda recrute et entraîne des terroristes “d’allure occidentale” susceptibles de franchir la frontière des Etats-Unis sans éveiller les soupçons, a affirmé dimanche le directeur de la CIA, Michael Hayden.

Le réseau islamiste, qui a préservé un sanctuaire dans les zones tribales du Pakistan, à la frontière de l’Afghanistan, y amène “des recrues pour l’entraînement — des agents qui n’attireraient pas l’attention au contrôle des douanes à l’aéroport de Dulles (près de Washington, ndlr) s’ils étaient dans votre file d’attente quand vous rentrez de l’étranger”, a-t-il déclaré dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision NBC.

Ces recrues “sont d’allure occidentale (et) seraient capables d’entrer dans ce pays sans attirer l’attention comme d’autres le pourraient”, a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Dans leur rapport annuel publié en février, les services du Renseignement américain mettaient en garde contre la menace d’une attaque terroriste d’Al-Qaïda visant les Etats-Unis, en affirmant notamment avoir remarqué depuis 2006 un afflux de nouvelles recrues occidentales vers les sanctuaires d’Al-Qaïda au Pakistan.

Le directeur de la CIA a également réaffirmé être convaincu que le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cachait dans les zones tribales à la frontière pakistano-afghane.

Toutefois, selon lui, l’ennemi numéro un des Etats-Unis, qui a revendiqué les attentats du 11 septembre 2001, ne détient plus le contrôle opérationnel du réseau Al-Qaïda.

Ben Laden reste “une icône” du mouvement et la CIA cherche toujours à “tuer ou capturer” le natif saoudien et les autres dirigeants du réseau.

“Sa présence (…) donne une image au mouvement. mais il n’est pas impliqué au niveau opérationnel”, a-t-il jugé. “De très nombreux responsables opérationnels d’Al-Qaïda sont égyptiens”, comme le numéro deux de l’organisation, Ayman Al-Zawahiri, a-t-il ajouté

Oussama Ben Mohammed Ben Awad Ben Laden



Oussama Ben Mohammed Ben Awad Ben Laden est né en 1957 ou 1958 à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Il était le septième fils d’une famille de 52 enfants. À présent, il est l’homme le plus recherché au monde.

Emmett Till, jeune Afro-américain, est retrouvé mort, flottant dans un des affluents du Mississippi. Il est la victime du Ku Klux Klan, un des groupes terroristes les plus ancien et les plus important de l’histoire de l’humanité.
En 1995, le métro de Tokyo est la cible d’une attaque terroriste au gaz sarin. La secte Aum admet son implication dans l’attentat.

Pendant les années 1970 et 1980, la Fraction Armée Rouge sévit en Allemagne de l’Ouest, contribuant à alourdir le climat difficile de ces deux décennies.

Ilich Ramírez Sánchez est le fils d’un riche avocat vénézuélien. Rien ne le prédestinait à devenir Carlos le Chacal, un terroriste qui a semé la terreur dans toute l’Europe.

En ces temps secoués par la menace terroriste, plongez dans la véritable histoire de ceux qui ont fait et font encore trembler le monde.

lundi 16 novembre 2009

Journées nationales de l’infanterie : préparer le tournant de 2010



Pour leur dernière édition à Montpellier, les 17 et 18 novembre 2009, les journées nationales de l’infanterie (JNI), journées de réflexion menées en interne par l’armée de Terre, s’inscrivent dans un tournant.

L’infanterie aborde aujourd’hui une étape cruciale, caractérisée par l’ampleur d’engagements soigneusement préparés et par le rythme de la modernisation des équipements associant l’évolution de la formation des fantassins et le renouveau de la doctrine.

Les JNI 2009 mettent en lumière des capacités de combat débarqué, conforté et renforcé par les réformes de notre défense. Totalement intégrée à l’interarmes, elle appuie sa modernité sur la maîtrise des fondamentaux du commandement, du tir, de la sécurité et de la rusticité.

En phase avec les évolutions de l’armée de Terre, l’école de l'infanterie forme les chefs dont les régiments ont besoin sur tous les théâtres. Elle prépare son transfert vers Draguignan, pour remplir dès la rentrée 2010 sa mission, adossée à Canjuers, sur un pôle de préparation opérationnelle unique en Europe.

Ces JNI sont donc l’occasion de faire un point sur l’infanterie dans le cadre général de la transformation de l’armée de Terre, sur la mise en place et la maîtrise des nouveaux équipements, sur le processus RETEX (retour d’expérience) ainsi que sur l’adaptation de la formation qui en découle.

Pour que l’Afghanistan ne devienne pas un autre Vietnam

« Bourbier afghan »,



« Bourbier afghan », « nouveau Vietnam »… Telles sont les expressions fréquemment employées pour décrire la situation qui prévaut en Afghanistan. Dans ces conditions, et avec un tel parti pris affiché, il est difficile de se faire une opinion mesurée et objective sur ce qu’il se passe sur le terrain.

Récemment, le ministre de la Défense, Hervé Morin, estimait que la presse était en général trop pessimiste sur l’issue de ce conflit qui dure depuis mantenant neuf ans. « Même dans les zones où les choses s’améliorent, vous pouvez avoir à tout moment une intrusion des taliban, la pose d’un engin explosif improvisé, qui donnent le sentiment à l’opinion publique internationale que les choses vont de mal en pis » avait-il déclaré, le 22 octobre, sur les ondes de RTL.

Pourtant, un rapport du General Accountability Office (GAO, l’équivalement américain de la Cour des comptes) a recensé 13.000 attaques en Afghanistan sur les huit premiers mois de cette année. En moyenne, les troupes internationales déployées dans le pays, ainsi que les forces de sécurité afghane et la population civile doivent faire face à une centaine d’assauts par jour. « Les plus récentes données statistiques disponibles, depuis août 2009, montrent le plus haut taux d’attaques inititiées par l’ennemi depuis que les conditions de sécurité en Afghanistan ont commencé à se détériorer » conclut ce document, qui affirme que le niveau de violence y est désormais supérieur à celui constaté en Irak.

Cependant, l’analyse de la carte fournie par le site Icasualties.org, qui recense les pertes des forces étrangères déployées en Afghanistan, permet de déduire que les violences sont plus importantes dans certaines provinces du pays que d’autres. Sans surprise, ce sont certaines régions frontalières avec le Pakistan et le sud, bastion taliban, qui sont les plus meurtrières pour les troupes de la coalition.

Ainsi, il y a des zones qui sont relativement épargnées par l’insurrection ou dont la situation sécuritaire s’améliore. C’est le constat qu’a fait le colonel Benoît Durieux, le chef de corps du 2e Régiment Etranger d’Infanterie (REI), déployé depuis 4 mois en Surobi. Dans une tribune intitulée « L’Afghanistan ne sera pas le Vietnam » et publiée par le quotidien Le Monde, l’officier a fait part de son expérience et surtout des résultats obtenus sur le terrain.

Critiquant les « commentaires désabusés, sous prétexte d’être réalistes, qui meublent nombre de chroniques » et qui laissent à penser que les talibans seraient « un nouvel et redoutable avatar du vietcong », le colonel Durieux parle de l’évolution favorable qu’il a pu constater en Surobi et du rejet des insurgés par les civils qui « recherchent avant tout la paix et la tranquilité » et qui « refusent majoritairement l’obscurantisme » du mouvement taleb, « qu’il soit idéologique ou plus souvent d’opportunité ».

Sur le plan de la sécurité, le colonel Durieux indique que les incidents « sont maintenant cantonnés à l’extrême nord de la vallée d’Uzbeen », celle-là même où, en août 2008, 10 militaires français avaient été tués, ce qui traduit, selon lui, « le désarroi de ceux pour qui cette région était devenue un sanctuaire intouchable ».

« Si référence historique il doit y avoir, nous sommes certainement plus proches de Lyautey. La partie n’est pas gagnée, cela prendra du temps, mais ici seule l’inaction serait coupable » conclut le chef de corps du 2e REI. Et « l’Afghanistan ne sera pas le Vietnam » donc.

« Spirale vietnamienne » estime, a contrario, le colonel Michel Goya, historien et directeur d’étude à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) nouvellement créé. Dans un article publié le 12 novembre dans la lettre mensuelle de cet organisme, l’officier décrit sans concession ce qu’il a vu sur le terrain, lors d’un séjour à Kaboul passé auprès de l’opération Epidote.
Pour le colonel Goya, c’est la façon de conduire les combats en Afghanistan qui est susceptible de mener à une sorte de « Vietnam bis ». « Ma plus grande surprise a concerné les Américains. (…) D’un point de vue tactique, les méthodes américaines ne sont guères différentes de l’époque de la guerre du Vietnam – à cette différence près que le moral des troupes reste très élevé – et dont on connaît les nombreux effets pervers » écrit-il.

L’officier cite l’exemple de frappe de Kunduz du 4 septembre dernier, qui avait visé deux camions citernes volés par les taliban et dont le bilan en terme de victimes civils a été désastreux. « Les officiers afghans ne comprennent pas que les Allemands n’aient pas envoyé une unité terrestre récupérer ces citernes apparemment si importantes, et qu’ils n’aient pas compris qu’elles seraient entourées de civils » constate le colonel Goya. « Cette manière de faire la guerre à distance », avec l’usage d’une puissance de feu écrasante, « est incontestablement perdante à terme et toute la volonté de la directive McChrystal est d’enrayer ‘cette spirale’ vietnamienne’, mais il s’agit là d’un combat à mener contre la culture de sa propre armée » estime-t-il.

Quant à l’afghanisation du conflit, qui consiste à former des soldats afghans aptes à prendre la relève des soldats de l’Otan, le colonel Goya est tout aussi critique mais propose dans le même temps des solutions simples. Ainsi, l’officier insiste sur le décallage entre les militaires afghans et leurs homologues de la coalition, perçus comme « de petits corps étrangers » compte tenu du fait qu’ils ont importé dans le pays leur mode de vie.

Les bases de l’Otan apparaissent comme des « oasis de prospérité » dont les soldats afghans « profitent bien peu ». Le colonel Goya parle même de caractère égoïste de « cet archipel », associé dans l’esprits « à une administration locale corrompue ».

Par ailleurs, les militaires afghans sont formés à l’américaine. On apprend ainsi qu’un futur officier doit ingérer « des manuels qui ne sont que des traductions intégrales d’énormes documents américains, réalisées par la société privée MPRI » alors que « la ressource humaine locale, imprégnée de culture guerrière, est de qualité. On ne permet pas aux Afghans de combattre à leur manière, en petites bandes très agressives (c’est à dire comme les rebelles que nous avons en face de nous) tout en ayant du mal à les faires manoeuvrer à l’occidentale » constate le colonel Goya.

Le résultat final risque d’être d’autant plus décevant que s’ajoutent à cela les tensions communautaires entre soldats – l’Afghanistan est un melting pot de plusieurs éthnies – et un important taux de désertion (34% pour les militaires du rang, 12% pour les sous-officiers et seulement 3% pour les officiers). D’où les doutes exprimés par l’officier quant au programme visant à doubler, voire à tripler, les effectifs de l’armé afghane. Pourtant, il y aurait une solution toute simple pour remédier en partie à ce problème : pour le colonel Goya, il suffirait de doubler les soldes des soldats afghans, ce qui représenterait entre 200 à 300 millions de dollars par an, et cela, dans « une guerre qui en coûte plus d’un milliards par semaine aux seuls contribuables américains ». En plus, de meilleurs salaires seraient susceptibles d’asphyxier les canaux de recrutement de l’insurrection, que certains rejoignent par intérêt.

Enfin, les colonels Goya et Durieux se rejoignent sur l’évaluation qu’ils font sur l’apport des éléments français déployés dans le pays. Certes, « les Français ne sont que des acteurs mineurs au sein de cet ensemble complexe, mais ils conservent une bonne image, d’autant plus que leurs résultats sont très bons mais aussi très différents selon les provinces » écrit le chercheur de l’IRSEM, qui partage ainsi l’appréciation du chef de corps du 3e REI sur la situation en Surobi. Reste les difficultés rencontrées en Kapisa, « zone beaucoup plus stratégique pour les rebelles ». Mais les méthodes employées par les hommes du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) font « l’unanimité des officiers afghans » rencontrés par l’officier à Kaboul.

Mais si le colonel Goya parle de « spirale vietnamienne », il reste néanmoins confiant – semble-t-il – sur une évolution positive de la situation afghane. « Il faut être conscient que cette guerre sera longue et difficile, mais qu’elle est gagnable ne serait-ce que parce que les taliban sont largement détestés » écrit-il, contrairement à ce que voudrait faire croire certains qui les présentent comme des « libérateurs » d’un Afghanistan occupé. Mais pour prendre définitivement le dessus, il faudrait réunir plusieurs conditions : une meilleure gouvernance à Kaboul, avec une lutte contre la corruption, l’arrêt du soutien pakistanais aux rebelles et une « meilleure greffe de la Coalition dans le milieu afghan », laquelle serait plus efficace qu’une augmentation des effectifs.

Gendarmes français en Afghanistan



Les premiers gendarmes français, qui doivent accompagner et former les policiers afghans dans le cadre du dispositif POMLT (Police Operational Mentoring Liaison Team), ont quitté la France pour rejoindre les bases avancées de Nijrab et de Tagab, en Kapisa.

Au total, et au 1er décembre prochain, ils seront 150, venus des escadrons de gendarmerie mobile de Satory (Yvelines) et de Chauny (Aisne) à être déployés pour une durée de six mois en Afghanistan. Ils seront relevés en avril 2010 par des gendarmes venus de Rennes et de Pontivy.

Une partie d’entre eux rejoindra Mazar-e-Charif, une ville située à 300 km de Kaboul, afin de former les recrues de l’Afghan National Civil Order Police (ANCOP), qui est une unité destinée au maintien de l’ordre, à l’image des Compagnies républicaines de sécurité et de la gendarmerie mobile.

La décision d’envoyer des gendarmes pour encadrer la police afghane avait été officiellement annoncée par le président Sarkozy lors du sommet de l’Otan de Strasbourg, en avril dernier.

Cette mission est délicate à plus d’un titre pour les gendarmes français. En effet, la police afghane est minée par la corruption, quand elle n’est pas infiltrée par des sympathisants de la cause islamiste, comme cela s’est récemment vu avec les cinq militaires britanniques tués par un policier à un barrage dans le sud de l’Afghanistan. Et contrairement aux déploiements extérieurs précédents, comme en Bosnie Herzégovine et au Kosovo, ils interviendront dans un pays en guerre.

Aussi, les gendarmes affectés en Afghanistan, qui restent des militaires même si ils ont été rattachés au ministère de l’Intérieur, ont suivi une préparation spécifique délivrée par l’armée de Terre aux camps de Suippes et de Mourmelon.

Outre cette formation, ces 150 gendarmes ont reçu un équipement particulier où l’accent a été mis sur la protection. Ainsi, chaque militaire sera notamment pourvu d’un giler pare-balles de 17 kilos. Quant à l’armement, exit le traditionnel Famas. Pour cette mission, la Gendarmerie nationale a fait le choix du fusil d’assaut allemand Heckler & Koch G36 (HK G36), qui passe pour être une arme fiable et précise.

Enfin, l’armée de Terre a mis 12 véhicules de l’avant-blindé (VAB) à la disposition des gendarmes pour cette mission. Ces engins ont reçu un équipement spécifique, notamment pour ce qui concerne les transmissions.

Photo : Deux VAB mis à la disposition des gendarmes déployés en Afghanistan (c) Gendarmerie nationale

dimanche 15 novembre 2009

Afghanistan



Le 13 novembre, un nouvel attentat suicide, perpétré dans les environs d’une base américaine à Kaboul, a fait 9 blessés dans les rangs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). Il s’agissait de la septième attaque de ce type commise dans la capitale afghane depuis un peu plus de deux mois.

Or, il semblerait que les rebelles profitent du terrain accidenté de la vallée de Tagab, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul pour préparer leurs attentats.

Ainsi, le 15 novembre au matin, 700 militaires français du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa et une centaine de soldats afghans ont lancé une offensive d’envergure afin de prendre le contrôle de la vallée de Tagab.

Selon le colonel Francis Chanson, le chef de corps du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Vannes, les opérations se déroulent selon deux fronts, l’un au nord et l’autre au sud. De 60 à 80 insurgés seraient présents dans cette zone montagneuse où ils profitent du terrain pour y trouver refuge. C’est à partir de là que les rebelles

L’offensive alliée, qui implique une centaine de véhicules, appuyés par des hélicoptères de combat français et américains, doit permettre, une fois la zone sécurisée, la construction d’une route qui reliera le Pakistan voisin au nord de l’Afghanistan en contournant Kaboul.

Quelques accrochages ont été signalés dans le courant de la journée, sans faire de victimes parmi les militaires français et afghans. Ces derniers ont plusieurs fois riposté par des tirs d’artillerie et de missiles.

En revanche, les civils n’ont pas été épargnés. En effet, ce 16 novembre, deux roquettes sont tombés sur le bazar de Tagab. Le bilan est de 3 à 4 personnes tuées, dont des enfants, et d’une trentaine de blessés parmi lesquels une dizaine ont été gravement touchés.

Selon toute vraisemblance, ces tirs ont visé une réunion (shura) entre les anciens du village et des officiers français, dont le général Marcel Druart, le commandant de la brigade La Fayette, venus pour recenser les besoins de la population civile et évoquer des projets de développement.

Les blessés ont été pris en charge par des équipes médicales françaises et américaines et certains d’entre eux ont été évacués par hélicoptère vers les hôpitaux militaires de Kaboul. D’autres ont été dirigés vers la base française de Tagab.

vendredi 6 novembre 2009

Peut-on faire confiance à la police afghane?



L’incident au cours duquel cinq militaires britanniques ont trouvé la mort, le 4 novembre, pose la question de la fiabilité de la police afghane. En effet, l’attaque d’hier, commise à un barrage policier par un membre des forces de sécurité afghanes n’est pas la première.

Ainsi, le mois dernier, un policier afghan avait tué un soldat et blessé trois autres avant d’être abattu. En octobre 2008, l’explosion d’une grenade lancée également par un membre des forces de l’ordre afghane avait fait une victime parmi une patrouille américaine.

« Il se peut que les taliban aient utilisé un policier afghan ou alors qu’ils aient infiltré les forces de l’ordre. Nous devrons faire la lumière là-dessus », a commenté Gordon Brown, le premier ministre britannique, à la Chambre des communes. Et pour le président afghan, Hamid Karzaï, l’attaque d’hier serait un « incident isolé ».

Seulement, le souci est que les policiers afghans ne sont pas aussi intégres qu’ils le devraient, d’autant plus que la corruption fait partie du mode de vie en Afghanistan. En témoigne l’affaire de ces armes fournis aux forces de sécurité afghanes et qui sont revendues au marché noir au Pakistan ou qui équipent les insurgés. C’est notamment le cas des pistolets Walther P1, fournis par l’Allemagne et des fusils AMD-65, d’origine hongroise mais offert par les Etats-Unis à la police afghane.

Sur le terrain, il semblerait que les rapports entre les policiers afghans et les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) soient médiocres, pour ne pas écrire exécrables. Le reportage publié ce mois-ci par le Mensuel du Golfe du Morbihan (*) et portant sur les militaires du 3e RIMa et du 11e RAMa, actuellement déployés en Kapisa, est révélateur.

En effet, outre le fait que l’on apprend que les soldats afghans règlent leurs différends en échangeant des tirs d’armes automatiques dans l’enceinte même de leur cantonnement, l’article aborde les relations qu’entretiennent les militaires français avec la police afghane et qui vont jusqu’à la méfiance. « Les flics? Ils ne voient jamais rien, n’entendent jamais rien, ne sont au courant de rien » témoigne un marsouin. Le degré de confiance est tel que les soldats du GTIA Kapisa vont jusqu’à inspecter les abords des postes de police car « certains IED (ndlr: engins explosifs imporvisés) ont déjà explosé ».

Cela étant, la tâche des 150 gendarmes français qui seront chargés d’aider « l’Afghanistan à se doter d’une police efficace, professionnelle, soucieuse de respecter certains fondamentaux », pour reprendre les propos tenus par Brice Hortefeux lors d’une visite au camp de Satory, s’annonce très difficile. « Cette mission n’est pas anodine. Elle comporte des risques » a déclaré le ministre de l’Intérieur.