c

BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



jeudi 26 novembre 2009

Afghanistan : à Warehouse, les Géorgiens succèdent aux Français



Depuis 2006, la France est responsable de la sécurité des installations des 12 nations présentes sur le camp de Warehouse. A compter du 27 novembre, une compagnie de l’armée géorgienne assurera la protection et la garde de Warehouse, qui restera sous commandement français.

Depuis deux semaines, la compagnie de légionnaires français chargée d’assurer la sécurité du camp de Warehouse est accompagnée dans toutes ses missions par une compagnie de militaires géorgiens.

Ils ont tout d’abord patrouillé dans Kaboul avec les troupes françaises et ont été présentés aux responsables de la police afghane. Ils se sont ensuite familiarisés avec les mesures de sécurité pour le filtrage et l’inspection des véhicules et des piétons à l’entrée du camp. Ils ont terminé leur formation par la surveillance statique et la protection des infrastructures en utilisant le matériel français nécessaire à la garde du camp.

En effet, l’armée française met à disposition des militaires géorgiens tout le matériel dont ils ont besoin pour assurer pleinement cette mission. Ils doivent donc se familiariser avec les VAB qui leur serviront en patrouille, avec les armes collectives (ANF1, 12,7, AT4CS) qui assurent la protection immédiate du camp et avec les moyens de transmission français PR4G.

Pour communiquer, les géorgiens et les légionnaires utilisent le plus souvent le russe ou l’anglais, mais les démonstrations sur le terrain restent le moyen le plus sûr pour laisser des consignes claires. Les légionnaires français ont beaucoup apprécié cet échange avec les géorgiens qui disposent, pour la plupart, d’une solide expérience militaire.

Une fois les consignes passées, les légionnaires français rejoindront la Task Force La Fayette au sein du groupement tactique interarmes Surobi.

Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes



Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes

Le Félin (crédit : DGA)

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 20 novembre 2009 une nouvelle commande de 16 454 systèmes fantassins à équipements et liaisons intégrés (Félin) à Sagem (groupe Safran). Le nombre de systèmes commandés s’élève ainsi au total à 22 588. Le montant global du programme Félin, incluant le développement, l’industrialisation, la production et le soutien initial, s’établit à un milliard d’euros.

Programme phare de l’armée de terre, lancé en 2001, Félin entre maintenant en phase de production. Le premier régiment sera équipé au deuxième trimestre 2010 et le dernier en 2015. 358 systèmes de présérie, livrés en décembre 2008, ont été évalués par plusieurs unités au cours du premier semestre 2009 dans différentes zones géographiques extrêmes (montagne, jungle, désert). Cette phase finale de tests a permis de vérifier l’adéquation du système aux conditions du combat moderne.

Système individuel et modulaire, complet et cohérent, Félin améliore notablement les fonctions de protection, d’observation, de communication, d’agression, de mobilité et de soutien des combattants au contact direct de l’adversaire. Les équipements renouvelés ou nouvellement fournis comprennent gilet de protection, tenue de combat, lunettes de tirs jour/nuit, équipements d’observation et de vision jour/nuit, systèmes de communication et d’information, armes individuelles ou collectives. Plus ergonomique, Félin apporte également une meilleure protection contre les effets des armes modernes de petit calibre. Le système de visée des armes, complètement réétudié, facilite la neutralisation des adversaires de jour comme de nuit. Félin améliore aussi grandement la manœuvre et le combat de nuit par des capacités d'observation et de positionnement accrues.

Enfin, le système d’information de Félin facilite l'intégration des groupes de combat dans la chaîne de commandement numérisée qui reliera désormais tous les échelons, de l’officier général commandant l’opération au soldat sur le terrain. Il confère au soldat une véritable capacité de combat en réseau.

Exercice d’évacuation de ressortissants au Tchad


Extraction des ressortissants

Les 17 et 18 novembre 2009, un exercice, baptisé «Kouri», s’est déroulé sur la base 172 de N’Djamena, au Tchad. Son scénario fictif, imprégné d’un fort degré de réalisme, a permis à tous les acteurs potentiels d’une crise de se préparer à y faire face: les aviateurs, les ressortissants, les autorités consulaires mais aussi, la cellule de commandement de la force. "Kouri" a également été l’occasion de tester l’ensemble des composantes du dispositif Epervier.

Mardi 17 novembre à 5h05: les téléphones retentissent les uns après les autres dans les chambres. L’alerte est donnée, le plan de ramassage a été activé. Les 900 militaires des éléments français au Tchad (EFT) sur la base aérienne 172 «Sergent Adjii Kosseï» s’activent comme dans une ruche. En moins de 30 minutes, ils auront tous rejoint leur poste. Chacun joue un rôle précis et s’attelle immédiatement à la tâche: distribution et perception de l’armement et des munitions; relève de la garde par une section de marche; montage du centre d’évacuation (CENTREVAC); mise en configuration «appui feu» des Mirage F1; blindage ou encore, mise en place de leurres sur le C160 Transall.

07H30: la tension est palpable au centre opérationnel interarmées de théâtre (COIAT). Le colonel Dominique Laugel, commandant adjoint la force Epervier et chef d’état-major interarmées des EFT, lance le premier point de situation. Le tableau est brossé de la situation politique et tactique, de la disponibilité des moyens opérationnels, logistiques, de transmission ou encore, du climat général dans lequel devra prendre place la communication externe de la force. D’autres points de situation suivront à 11h30 et 17h30. Au fil des heures, des nouvelles affluent: les affrontements dans l’Est du pays se multiplient, les rebelles se dirigent vers la capitale N’Djamena, où la situation empire de plus en plus (jets de pierre, manifestations, affrontements…).

13h00: les autorités françaises déclenchent le niveau d’alerte 3 qui ouvre la voie au regroupement des ressortissants français sur les points prédéfinis sécurisés par les EFT. Auparavant, l’ambassade de France leur avait recommandé de restreindre leurs déplacements (niveau 1), puis de rester chez eux (niveau 2).

Mercredi 18 novembre, 06h00: la décision de transférer les ressortissants vers le CENTREVAC de la base tombe (niveau 4). Les ressortissants présents au point de regroupement de la cité LAMY sont évacués en véhicules blindés vers la base. Ils y rejoignent ceux qui y sont parvenus d’eux-mêmes, traversant le centre d’évacuation où s’effectuent l'ensemble des opérations d'accueil, d'administration et de soutien, préalables à l’évacuation. Vient enfin le moment d’être dirigé vers l’escale. Une trentaine de ressortissants français civils volontaires jouent le jeu pour les besoins de la manœuvre: tantôt apeurés, tantôt sereins, animaux domestiques dans les bras et enfants à la main, ils embarquent à bord du C160 Transall, qui décolle. Cette fois-ci le vol ne durera que 20 minutes, la destination étant Douguia, une commune située à 70 Km au nord de N’Djamena.

13h00: soulagement général. L’évacuation s’est bien déroulée. Les ressortissants reviennent sur la base aérienne à bord du C160.

15h00: la manœuvre touche à sa fin. Le personnel des différentes unités rejoint la base. Les tentes, le CENTREVAC et le centre opérationnel interarmées de théâtre sont démontés
Texte: Sous-lieutenant Sabrina Pawlak, officier de communication sur la base de N’Djamena.

La task force La Fayette (TF La Fayette)



Opérationnelle depuis le 1er novembre 2009, La task force (TF) La Fayette constitue l’une des cinq brigades (Brigade Combat Team) du Commandement régional Est. Elle a pour zone d’opération le district de Surobi et la province de Kapisa à l’est et au nord est de Kaboul.

Déployée principalement sur 4 bases ou postes avancés, elle conduit des missions de sécurisation et de contrôle de zone, des opérations au profit de la population (neutralisation d’IED, soutien direct à la population avec des actions civilo-militaires), ainsi que des opérations conjointes avec les forces de sécurité afghanes conseillées par des militaires français.

Elle comprend :
- un état-major installé à Nijrab,
- deux groupements tactiques interarmes (GTIA) : le GTIA Kapisa, déjà en place depuis l’été 2008, et le GTIA Surobi,
- un bataillon de commandement et de soutien qui reste basé à Kaboul,
- un bataillon d’hélicoptères qui reste positionné sur l’aéroport international de Kaboul,
- des éléments rattachés : composantes artillerie, transmission, renseignement, actions civilo-militaires.

Dans la zone de la TF La Fayette, les Operational Mentoring and Liaison Teams françaises (OMLT) sont également déployées auprès des bataillons de la 3ème brigade du 201ème corps de l’armée nationale afghane (ANA).

Ce dispositif militaire s’inscrit dans le cadre d’une approche globale incluant enfin la mise en place auprès de la police afghane de Police operational mentoring and liaison teams (POMLT), armées par la gendarmerie, ainsi que la mise en œuvre par la France d’actions d’aide au développement.

- Les groupements tactiques interarmes (GTIA)

Les GTIA conduisent des opérations en soutien des forces de sécurité afghanes. Ces opérations visent à établir un environnement suffisamment sûr pour permettre la réalisation de programmes civils de reconstruction et de développement. Avec les forces de sécurité afghanes, les GTIA mènent des opérations de sécurisation, soutiennent les opérations de recherche et de fouille conduites par les forces de sécurité afghanes (armée nationale, police ou services de renseignement), mènent des projets d’assistance à la population et contribuent au renforcement de la gouvernance. Les GTIA contribuent enfin à la sécurité de la population par la récupération et la destruction de munitions non explosées, tels que des obus, roquettes ou mines.

Le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa
Déployé en Kapisa, ce GTIA comprend un poste de commandement et un élément de soutien, implantés sur la base opérationnelle avancée (FOB en anglais) de Nijrab, des compagnies d’infanterie renforcés d’éléments blindés, génie, artillerie (mortiers de 120, canons Caesar) et santé répartis entre la FOB de Nijrab et celle de Tagab.

Le groupement tactique interarmes Surobi
Déployé en Surobi sur les base de Tora (près de Surobi) et de Rocco (vallée d’Uzbin), ce GTIA est constitué d’un poste de commandement à Tora, de 3 compagnies de combat d’infanterie renforcées d’éléments d’appui du génie et d’artillerie ainsi que de moyens de renseignement (drone SDTI). Il est soutenu par des moyens santé et logistique.

- Le bataillon de commandement et de soutien (BCS)

Basé à Kaboul, il coordonne et met en œuvre la chaîne logistique au profit de la TF La Fayette et de tous les éléments français déployés en Afghanistan. Son rôle est d’assurer le soutien logistique et administratif des unités et la maintenance technique des équipements. Le détachement santé qui arme l’hôpital militaire international de Kaboul (Role 2), délivre des soins médicaux et chirurgicaux aux troupes de la coalition, aux militaires afghans et à la population afghane.

- Le bataillon d'hélicoptères (BATHELICO)

Basé sur l’aéroport international de Kaboul, le bataillon d'hélicoptères français (BATHELICO) est placé sous le commandement opérationnel de la « TF La Fayette ». Il compte 11 hélicoptères : 3 EC 725 Caracal, 3 Gazelle Viviane, 3 Tigre et 2 Cougar.

Les capacités de ces hélicoptères lui permettent de conduire des missions de transport de troupes, d’appui des troupes au sol, de surveillance et d’évacuation médicale. Ils opèrent au profit des troupes du RC-C et des militaires français en Kapisa.

jeudi 19 novembre 2009

Code d'honneur du légionnaire



Constatant dans les années 1980 que les jeunes candidats manquaient parfois de références morales, le Commandement de la Légion étrangère a fait rédiger le "Code d'honneur du légionnaire", véritable guide du comportement. Chaque jeune légionnaire le reçoit dans sa langue maternelle à son engagement. La signification et la portée de ce document lui sont expliquées au cours de sa formation initiale au 4ème Régiment étranger. Le Code d'honneur est la référence permanente : il vaut pour les actes les plus ordinaires de la vie courante (élégance de la tenue, camaraderie au quotidien...), et pour les règles de comportement à suivre au combat, qui feront du jeune légionnaire un digne héritier de ses anciens.

1 - Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité.

2 - Chaque légionnaire est ton frère d'arme, quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

3 - Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

4 - Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

5 - Soldat d'élite, tu t'entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme physique.

6 - La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout et, s'il le faut, en opérations, au péril de ta vie.

7 - Au combat tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n'abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.

Afghanistan : SDTI, le « rens » de La Fayette





Sur la Fob Tora en Surobi, l’équipe de mise en œuvre du système de drone tactique intérimaire (SDTI) vient une nouvelle fois de catapulter un avion au dessus des montagnes afghanes. L’objectif de la mission est d’observer et surveiller les forces déployées sur le terrain afin de les protéger.

Cet aéronef est également utilisé en amont des opérations pour préparer les missions d’infanterie ou encore avant un convoi pour renseigner les éléments au sol.

Le drone n’a pas besoin de piste pour décoller ni pour atterrir, ce qui lui procure une souplesse tactique évidente. En effet, catapulté depuis une rampe, il regagne le sol suspendu à un parachute, même en milieu accidenté.

Seuls les artilleurs du 61ème régiment d’artillerie de Chaumont possèdent les savoir-faire spécifiques à la mise en œuvre et à l’entretien du SDTI.

Doté de capteurs de dernière génération, ce drone français fournit des images qui sont exploitées en temps réel et simultanément par les centres opérationnels de Nijrab (GTIA Kapisa) et de Tora (GTIA Surobi). Par ailleurs, lorsque le besoin s’en fait sentir, des moyens portables mis en œuvre par une petite équipe sont embarqués avec les unités sur le terrain.

Disponible à la demande du commandement, de jour comme de nuit, dans des délais très courts, cet avion sans pilote s’inscrit dans les moyens de renseignement de la Task Force La Fayette. Il complète le dispositif des Gazelle Viviane du bataillon d’hélicoptères (Bathélico) et du système intérimaire de drone moyenne altitude longue endurance (SIDM) mis en œuvre par le détachement air (Detair) de Bagram.

Le détachement du SDTI est engagé, comme l’ensemble du contingent français, en soutien des forces de sécurité afghanes dans toutes les opérations qui visent à assurer la sécurité, le développement et une meilleure gouvernance.

Depuis son déploiement sur le théâtre afghan, le SDTI a effectué près de 200 missions pour plus de 400 heures de vol.

Témoignage de Joseph Pelegrin depuis Kaboul



Gooood moooorning Belgium!
Me voici avec des nouvelles de l'équipe FP (Force protection) de Kaia en Afghanistan afin que vous ne vous fassiez pas trop de mouron quant à notre bien-être ici sur place.

En ce qui concerne la météo, nous n'avons pas à nous plaindre : froid la nuit et la journée une température encore agréable car n'oubliez pas que nous sommes 1800m au-dessus de vos têtes (nous pouvons ainsi vous tenir à l'œil J). La seule chose qui nous ennuie vraiment est l'air vicié de Kaboul. Ça va de la fine poussière aux gaz d'échappement.

Ici, il y a des tas de nationalités présentes : des Américains, des Anglais, des Turques, des Bulgares, des Hollandais, des Italiens, des Afghans, des Slovaques, etc. Et au milieu de tout ça, les Belges ! Notre tâche ici est connue depuis bien longtemps, votre ami, conjoint ou quelqu'un de la communauté de Diest vous l'a certainement déjà raconté en long et en large. Nous allons poursuivre la même mission pendant les semaines et les mois à venir. Évidemment on ne peut pas dire que nous nous réjouissions d'accomplir ce boulot, mais nous savons que notre job est très important et nous n'allons faire de notre mieux car nous sommes conscients qu'une faute ou une seconde d'inattention de notre part peut avoir de graves conséquences. Mais n'oubliez surtout pas qui nous sommes et à quel point nous sommes professionnels. De toutes parts nous surveillons afin de garantir la sécurité de toutes les personnes dans et en dehors de l'aéroport.

Et nous vous téléphonons toujours avec de bonnes nouvelles et quand c'est possible, nous envoyons un mail. Pas évident pour l'instant avec ce déménagement vers le nord. La connexion est beaucoup moins bonne voire totalement inexistante ou tellement lente que notre lettre arrive plus vite à la maison qu'un mail !

Nous attendons vos lettres avec impatience car rien n'est plus personnel qu'une lettre écrite à la main, elle renferme toujours quelque chose de spécial, des choses que l'on peut se raconter et s'expliquer. Nous sommes aussi toujours ravis de recevoir vos colis renfermant des surprises de maman, des enfants ou de notre épouse. Eux qui attendent jour après jour de savoir ce que nous faisons ici. Je voudrais conclure en disant que vous nous manquez tous. Que ce soit notre épouse, notre amie, nos enfants, nous avons tous une personne qu'on aime et qui nous manque.

Je vous ferai part de quelques poèmes en néerlandais afin de vous faire réfléchir et surtout de vous faire comprendre ce que nous ressentons, nous qui sommes loin de vous...

De là-bas en Afghanistan, je vous salue tous,

Premier caporal chef Joseph Pelegrin
1 Bn Para
Who Dares Wins & Never surrender

mercredi 18 novembre 2009

Al Qaïda: Des recrues de “type occidental”



Al-Qaïda recrute et entraîne des terroristes “d’allure occidentale” susceptibles de franchir la frontière des Etats-Unis sans éveiller les soupçons, a affirmé dimanche le directeur de la CIA, Michael Hayden.

Le réseau islamiste, qui a préservé un sanctuaire dans les zones tribales du Pakistan, à la frontière de l’Afghanistan, y amène “des recrues pour l’entraînement — des agents qui n’attireraient pas l’attention au contrôle des douanes à l’aéroport de Dulles (près de Washington, ndlr) s’ils étaient dans votre file d’attente quand vous rentrez de l’étranger”, a-t-il déclaré dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision NBC.

Ces recrues “sont d’allure occidentale (et) seraient capables d’entrer dans ce pays sans attirer l’attention comme d’autres le pourraient”, a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Dans leur rapport annuel publié en février, les services du Renseignement américain mettaient en garde contre la menace d’une attaque terroriste d’Al-Qaïda visant les Etats-Unis, en affirmant notamment avoir remarqué depuis 2006 un afflux de nouvelles recrues occidentales vers les sanctuaires d’Al-Qaïda au Pakistan.

Le directeur de la CIA a également réaffirmé être convaincu que le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cachait dans les zones tribales à la frontière pakistano-afghane.

Toutefois, selon lui, l’ennemi numéro un des Etats-Unis, qui a revendiqué les attentats du 11 septembre 2001, ne détient plus le contrôle opérationnel du réseau Al-Qaïda.

Ben Laden reste “une icône” du mouvement et la CIA cherche toujours à “tuer ou capturer” le natif saoudien et les autres dirigeants du réseau.

“Sa présence (…) donne une image au mouvement. mais il n’est pas impliqué au niveau opérationnel”, a-t-il jugé. “De très nombreux responsables opérationnels d’Al-Qaïda sont égyptiens”, comme le numéro deux de l’organisation, Ayman Al-Zawahiri, a-t-il ajouté

Oussama Ben Mohammed Ben Awad Ben Laden



Oussama Ben Mohammed Ben Awad Ben Laden est né en 1957 ou 1958 à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Il était le septième fils d’une famille de 52 enfants. À présent, il est l’homme le plus recherché au monde.

Emmett Till, jeune Afro-américain, est retrouvé mort, flottant dans un des affluents du Mississippi. Il est la victime du Ku Klux Klan, un des groupes terroristes les plus ancien et les plus important de l’histoire de l’humanité.
En 1995, le métro de Tokyo est la cible d’une attaque terroriste au gaz sarin. La secte Aum admet son implication dans l’attentat.

Pendant les années 1970 et 1980, la Fraction Armée Rouge sévit en Allemagne de l’Ouest, contribuant à alourdir le climat difficile de ces deux décennies.

Ilich Ramírez Sánchez est le fils d’un riche avocat vénézuélien. Rien ne le prédestinait à devenir Carlos le Chacal, un terroriste qui a semé la terreur dans toute l’Europe.

En ces temps secoués par la menace terroriste, plongez dans la véritable histoire de ceux qui ont fait et font encore trembler le monde.

lundi 16 novembre 2009

Journées nationales de l’infanterie : préparer le tournant de 2010



Pour leur dernière édition à Montpellier, les 17 et 18 novembre 2009, les journées nationales de l’infanterie (JNI), journées de réflexion menées en interne par l’armée de Terre, s’inscrivent dans un tournant.

L’infanterie aborde aujourd’hui une étape cruciale, caractérisée par l’ampleur d’engagements soigneusement préparés et par le rythme de la modernisation des équipements associant l’évolution de la formation des fantassins et le renouveau de la doctrine.

Les JNI 2009 mettent en lumière des capacités de combat débarqué, conforté et renforcé par les réformes de notre défense. Totalement intégrée à l’interarmes, elle appuie sa modernité sur la maîtrise des fondamentaux du commandement, du tir, de la sécurité et de la rusticité.

En phase avec les évolutions de l’armée de Terre, l’école de l'infanterie forme les chefs dont les régiments ont besoin sur tous les théâtres. Elle prépare son transfert vers Draguignan, pour remplir dès la rentrée 2010 sa mission, adossée à Canjuers, sur un pôle de préparation opérationnelle unique en Europe.

Ces JNI sont donc l’occasion de faire un point sur l’infanterie dans le cadre général de la transformation de l’armée de Terre, sur la mise en place et la maîtrise des nouveaux équipements, sur le processus RETEX (retour d’expérience) ainsi que sur l’adaptation de la formation qui en découle.

Pour que l’Afghanistan ne devienne pas un autre Vietnam

« Bourbier afghan »,



« Bourbier afghan », « nouveau Vietnam »… Telles sont les expressions fréquemment employées pour décrire la situation qui prévaut en Afghanistan. Dans ces conditions, et avec un tel parti pris affiché, il est difficile de se faire une opinion mesurée et objective sur ce qu’il se passe sur le terrain.

Récemment, le ministre de la Défense, Hervé Morin, estimait que la presse était en général trop pessimiste sur l’issue de ce conflit qui dure depuis mantenant neuf ans. « Même dans les zones où les choses s’améliorent, vous pouvez avoir à tout moment une intrusion des taliban, la pose d’un engin explosif improvisé, qui donnent le sentiment à l’opinion publique internationale que les choses vont de mal en pis » avait-il déclaré, le 22 octobre, sur les ondes de RTL.

Pourtant, un rapport du General Accountability Office (GAO, l’équivalement américain de la Cour des comptes) a recensé 13.000 attaques en Afghanistan sur les huit premiers mois de cette année. En moyenne, les troupes internationales déployées dans le pays, ainsi que les forces de sécurité afghane et la population civile doivent faire face à une centaine d’assauts par jour. « Les plus récentes données statistiques disponibles, depuis août 2009, montrent le plus haut taux d’attaques inititiées par l’ennemi depuis que les conditions de sécurité en Afghanistan ont commencé à se détériorer » conclut ce document, qui affirme que le niveau de violence y est désormais supérieur à celui constaté en Irak.

Cependant, l’analyse de la carte fournie par le site Icasualties.org, qui recense les pertes des forces étrangères déployées en Afghanistan, permet de déduire que les violences sont plus importantes dans certaines provinces du pays que d’autres. Sans surprise, ce sont certaines régions frontalières avec le Pakistan et le sud, bastion taliban, qui sont les plus meurtrières pour les troupes de la coalition.

Ainsi, il y a des zones qui sont relativement épargnées par l’insurrection ou dont la situation sécuritaire s’améliore. C’est le constat qu’a fait le colonel Benoît Durieux, le chef de corps du 2e Régiment Etranger d’Infanterie (REI), déployé depuis 4 mois en Surobi. Dans une tribune intitulée « L’Afghanistan ne sera pas le Vietnam » et publiée par le quotidien Le Monde, l’officier a fait part de son expérience et surtout des résultats obtenus sur le terrain.

Critiquant les « commentaires désabusés, sous prétexte d’être réalistes, qui meublent nombre de chroniques » et qui laissent à penser que les talibans seraient « un nouvel et redoutable avatar du vietcong », le colonel Durieux parle de l’évolution favorable qu’il a pu constater en Surobi et du rejet des insurgés par les civils qui « recherchent avant tout la paix et la tranquilité » et qui « refusent majoritairement l’obscurantisme » du mouvement taleb, « qu’il soit idéologique ou plus souvent d’opportunité ».

Sur le plan de la sécurité, le colonel Durieux indique que les incidents « sont maintenant cantonnés à l’extrême nord de la vallée d’Uzbeen », celle-là même où, en août 2008, 10 militaires français avaient été tués, ce qui traduit, selon lui, « le désarroi de ceux pour qui cette région était devenue un sanctuaire intouchable ».

« Si référence historique il doit y avoir, nous sommes certainement plus proches de Lyautey. La partie n’est pas gagnée, cela prendra du temps, mais ici seule l’inaction serait coupable » conclut le chef de corps du 2e REI. Et « l’Afghanistan ne sera pas le Vietnam » donc.

« Spirale vietnamienne » estime, a contrario, le colonel Michel Goya, historien et directeur d’étude à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) nouvellement créé. Dans un article publié le 12 novembre dans la lettre mensuelle de cet organisme, l’officier décrit sans concession ce qu’il a vu sur le terrain, lors d’un séjour à Kaboul passé auprès de l’opération Epidote.
Pour le colonel Goya, c’est la façon de conduire les combats en Afghanistan qui est susceptible de mener à une sorte de « Vietnam bis ». « Ma plus grande surprise a concerné les Américains. (…) D’un point de vue tactique, les méthodes américaines ne sont guères différentes de l’époque de la guerre du Vietnam – à cette différence près que le moral des troupes reste très élevé – et dont on connaît les nombreux effets pervers » écrit-il.

L’officier cite l’exemple de frappe de Kunduz du 4 septembre dernier, qui avait visé deux camions citernes volés par les taliban et dont le bilan en terme de victimes civils a été désastreux. « Les officiers afghans ne comprennent pas que les Allemands n’aient pas envoyé une unité terrestre récupérer ces citernes apparemment si importantes, et qu’ils n’aient pas compris qu’elles seraient entourées de civils » constate le colonel Goya. « Cette manière de faire la guerre à distance », avec l’usage d’une puissance de feu écrasante, « est incontestablement perdante à terme et toute la volonté de la directive McChrystal est d’enrayer ‘cette spirale’ vietnamienne’, mais il s’agit là d’un combat à mener contre la culture de sa propre armée » estime-t-il.

Quant à l’afghanisation du conflit, qui consiste à former des soldats afghans aptes à prendre la relève des soldats de l’Otan, le colonel Goya est tout aussi critique mais propose dans le même temps des solutions simples. Ainsi, l’officier insiste sur le décallage entre les militaires afghans et leurs homologues de la coalition, perçus comme « de petits corps étrangers » compte tenu du fait qu’ils ont importé dans le pays leur mode de vie.

Les bases de l’Otan apparaissent comme des « oasis de prospérité » dont les soldats afghans « profitent bien peu ». Le colonel Goya parle même de caractère égoïste de « cet archipel », associé dans l’esprits « à une administration locale corrompue ».

Par ailleurs, les militaires afghans sont formés à l’américaine. On apprend ainsi qu’un futur officier doit ingérer « des manuels qui ne sont que des traductions intégrales d’énormes documents américains, réalisées par la société privée MPRI » alors que « la ressource humaine locale, imprégnée de culture guerrière, est de qualité. On ne permet pas aux Afghans de combattre à leur manière, en petites bandes très agressives (c’est à dire comme les rebelles que nous avons en face de nous) tout en ayant du mal à les faires manoeuvrer à l’occidentale » constate le colonel Goya.

Le résultat final risque d’être d’autant plus décevant que s’ajoutent à cela les tensions communautaires entre soldats – l’Afghanistan est un melting pot de plusieurs éthnies – et un important taux de désertion (34% pour les militaires du rang, 12% pour les sous-officiers et seulement 3% pour les officiers). D’où les doutes exprimés par l’officier quant au programme visant à doubler, voire à tripler, les effectifs de l’armé afghane. Pourtant, il y aurait une solution toute simple pour remédier en partie à ce problème : pour le colonel Goya, il suffirait de doubler les soldes des soldats afghans, ce qui représenterait entre 200 à 300 millions de dollars par an, et cela, dans « une guerre qui en coûte plus d’un milliards par semaine aux seuls contribuables américains ». En plus, de meilleurs salaires seraient susceptibles d’asphyxier les canaux de recrutement de l’insurrection, que certains rejoignent par intérêt.

Enfin, les colonels Goya et Durieux se rejoignent sur l’évaluation qu’ils font sur l’apport des éléments français déployés dans le pays. Certes, « les Français ne sont que des acteurs mineurs au sein de cet ensemble complexe, mais ils conservent une bonne image, d’autant plus que leurs résultats sont très bons mais aussi très différents selon les provinces » écrit le chercheur de l’IRSEM, qui partage ainsi l’appréciation du chef de corps du 3e REI sur la situation en Surobi. Reste les difficultés rencontrées en Kapisa, « zone beaucoup plus stratégique pour les rebelles ». Mais les méthodes employées par les hommes du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) font « l’unanimité des officiers afghans » rencontrés par l’officier à Kaboul.

Mais si le colonel Goya parle de « spirale vietnamienne », il reste néanmoins confiant – semble-t-il – sur une évolution positive de la situation afghane. « Il faut être conscient que cette guerre sera longue et difficile, mais qu’elle est gagnable ne serait-ce que parce que les taliban sont largement détestés » écrit-il, contrairement à ce que voudrait faire croire certains qui les présentent comme des « libérateurs » d’un Afghanistan occupé. Mais pour prendre définitivement le dessus, il faudrait réunir plusieurs conditions : une meilleure gouvernance à Kaboul, avec une lutte contre la corruption, l’arrêt du soutien pakistanais aux rebelles et une « meilleure greffe de la Coalition dans le milieu afghan », laquelle serait plus efficace qu’une augmentation des effectifs.

Gendarmes français en Afghanistan



Les premiers gendarmes français, qui doivent accompagner et former les policiers afghans dans le cadre du dispositif POMLT (Police Operational Mentoring Liaison Team), ont quitté la France pour rejoindre les bases avancées de Nijrab et de Tagab, en Kapisa.

Au total, et au 1er décembre prochain, ils seront 150, venus des escadrons de gendarmerie mobile de Satory (Yvelines) et de Chauny (Aisne) à être déployés pour une durée de six mois en Afghanistan. Ils seront relevés en avril 2010 par des gendarmes venus de Rennes et de Pontivy.

Une partie d’entre eux rejoindra Mazar-e-Charif, une ville située à 300 km de Kaboul, afin de former les recrues de l’Afghan National Civil Order Police (ANCOP), qui est une unité destinée au maintien de l’ordre, à l’image des Compagnies républicaines de sécurité et de la gendarmerie mobile.

La décision d’envoyer des gendarmes pour encadrer la police afghane avait été officiellement annoncée par le président Sarkozy lors du sommet de l’Otan de Strasbourg, en avril dernier.

Cette mission est délicate à plus d’un titre pour les gendarmes français. En effet, la police afghane est minée par la corruption, quand elle n’est pas infiltrée par des sympathisants de la cause islamiste, comme cela s’est récemment vu avec les cinq militaires britanniques tués par un policier à un barrage dans le sud de l’Afghanistan. Et contrairement aux déploiements extérieurs précédents, comme en Bosnie Herzégovine et au Kosovo, ils interviendront dans un pays en guerre.

Aussi, les gendarmes affectés en Afghanistan, qui restent des militaires même si ils ont été rattachés au ministère de l’Intérieur, ont suivi une préparation spécifique délivrée par l’armée de Terre aux camps de Suippes et de Mourmelon.

Outre cette formation, ces 150 gendarmes ont reçu un équipement particulier où l’accent a été mis sur la protection. Ainsi, chaque militaire sera notamment pourvu d’un giler pare-balles de 17 kilos. Quant à l’armement, exit le traditionnel Famas. Pour cette mission, la Gendarmerie nationale a fait le choix du fusil d’assaut allemand Heckler & Koch G36 (HK G36), qui passe pour être une arme fiable et précise.

Enfin, l’armée de Terre a mis 12 véhicules de l’avant-blindé (VAB) à la disposition des gendarmes pour cette mission. Ces engins ont reçu un équipement spécifique, notamment pour ce qui concerne les transmissions.

Photo : Deux VAB mis à la disposition des gendarmes déployés en Afghanistan (c) Gendarmerie nationale

dimanche 15 novembre 2009

Afghanistan



Le 13 novembre, un nouvel attentat suicide, perpétré dans les environs d’une base américaine à Kaboul, a fait 9 blessés dans les rangs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). Il s’agissait de la septième attaque de ce type commise dans la capitale afghane depuis un peu plus de deux mois.

Or, il semblerait que les rebelles profitent du terrain accidenté de la vallée de Tagab, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul pour préparer leurs attentats.

Ainsi, le 15 novembre au matin, 700 militaires français du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa et une centaine de soldats afghans ont lancé une offensive d’envergure afin de prendre le contrôle de la vallée de Tagab.

Selon le colonel Francis Chanson, le chef de corps du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Vannes, les opérations se déroulent selon deux fronts, l’un au nord et l’autre au sud. De 60 à 80 insurgés seraient présents dans cette zone montagneuse où ils profitent du terrain pour y trouver refuge. C’est à partir de là que les rebelles

L’offensive alliée, qui implique une centaine de véhicules, appuyés par des hélicoptères de combat français et américains, doit permettre, une fois la zone sécurisée, la construction d’une route qui reliera le Pakistan voisin au nord de l’Afghanistan en contournant Kaboul.

Quelques accrochages ont été signalés dans le courant de la journée, sans faire de victimes parmi les militaires français et afghans. Ces derniers ont plusieurs fois riposté par des tirs d’artillerie et de missiles.

En revanche, les civils n’ont pas été épargnés. En effet, ce 16 novembre, deux roquettes sont tombés sur le bazar de Tagab. Le bilan est de 3 à 4 personnes tuées, dont des enfants, et d’une trentaine de blessés parmi lesquels une dizaine ont été gravement touchés.

Selon toute vraisemblance, ces tirs ont visé une réunion (shura) entre les anciens du village et des officiers français, dont le général Marcel Druart, le commandant de la brigade La Fayette, venus pour recenser les besoins de la population civile et évoquer des projets de développement.

Les blessés ont été pris en charge par des équipes médicales françaises et américaines et certains d’entre eux ont été évacués par hélicoptère vers les hôpitaux militaires de Kaboul. D’autres ont été dirigés vers la base française de Tagab.

vendredi 6 novembre 2009

Peut-on faire confiance à la police afghane?



L’incident au cours duquel cinq militaires britanniques ont trouvé la mort, le 4 novembre, pose la question de la fiabilité de la police afghane. En effet, l’attaque d’hier, commise à un barrage policier par un membre des forces de sécurité afghanes n’est pas la première.

Ainsi, le mois dernier, un policier afghan avait tué un soldat et blessé trois autres avant d’être abattu. En octobre 2008, l’explosion d’une grenade lancée également par un membre des forces de l’ordre afghane avait fait une victime parmi une patrouille américaine.

« Il se peut que les taliban aient utilisé un policier afghan ou alors qu’ils aient infiltré les forces de l’ordre. Nous devrons faire la lumière là-dessus », a commenté Gordon Brown, le premier ministre britannique, à la Chambre des communes. Et pour le président afghan, Hamid Karzaï, l’attaque d’hier serait un « incident isolé ».

Seulement, le souci est que les policiers afghans ne sont pas aussi intégres qu’ils le devraient, d’autant plus que la corruption fait partie du mode de vie en Afghanistan. En témoigne l’affaire de ces armes fournis aux forces de sécurité afghanes et qui sont revendues au marché noir au Pakistan ou qui équipent les insurgés. C’est notamment le cas des pistolets Walther P1, fournis par l’Allemagne et des fusils AMD-65, d’origine hongroise mais offert par les Etats-Unis à la police afghane.

Sur le terrain, il semblerait que les rapports entre les policiers afghans et les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) soient médiocres, pour ne pas écrire exécrables. Le reportage publié ce mois-ci par le Mensuel du Golfe du Morbihan (*) et portant sur les militaires du 3e RIMa et du 11e RAMa, actuellement déployés en Kapisa, est révélateur.

En effet, outre le fait que l’on apprend que les soldats afghans règlent leurs différends en échangeant des tirs d’armes automatiques dans l’enceinte même de leur cantonnement, l’article aborde les relations qu’entretiennent les militaires français avec la police afghane et qui vont jusqu’à la méfiance. « Les flics? Ils ne voient jamais rien, n’entendent jamais rien, ne sont au courant de rien » témoigne un marsouin. Le degré de confiance est tel que les soldats du GTIA Kapisa vont jusqu’à inspecter les abords des postes de police car « certains IED (ndlr: engins explosifs imporvisés) ont déjà explosé ».

Cela étant, la tâche des 150 gendarmes français qui seront chargés d’aider « l’Afghanistan à se doter d’une police efficace, professionnelle, soucieuse de respecter certains fondamentaux », pour reprendre les propos tenus par Brice Hortefeux lors d’une visite au camp de Satory, s’annonce très difficile. « Cette mission n’est pas anodine. Elle comporte des risques » a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Inflation des commandes en « urgence opérations »



En 2009, les commandes de l’armée française réalisées dans le cadre des « urgences opérations », a atteint 260 millions d’euros contre 104 millions l’année précédente. Ce dispositif permet d’acquérir rapidement des matériels adaptés aux exigences rencontrées sur différents théâtre d’opérations. Et en l’occurrence, ce sont les missions en Afghanistan et l’opération anti-piraterie Atalante qui ont concentré l’essentiel des investissements urgents.

Le vice-amiral d’escadre Bernard Rogel, de l’Etat-major des armées (EMA), a expliqué cette hausse des commandes en « urgence opérations » par le fait que « les opérations sont de plus en plus dures » et que les militaires français font face « à des adversaires déterminés », ce qui « impose une adaptation permanente, avec un cycle court très réactif ».

En 2008, la priorité avait donné à la protection des engins explosifs improvisés (IED), qui sont la principale cause des pertes enregistrées par les troupes de l’Otan déployées en Afghanistan. C’est ainsi que l’armée de Terre avait reçu cinq blindés MRAP américains de type Buffalo pour le déminage, des brouilleurs censés empêcher le déclenchement des systèmes de mise à feu des bombes artisanales, des kits de protection pour les véhicules et des tourelleaux téléopérés montés sur les VAB.

Cette année, l’accent a été mis sur l’équipement des hélicoptères, avec le montage de canons de 20mm sur les Caracal et les Cougar, qui servent au transport. Des cabines blindées pour les camions ont également été commandées, de même que des système américain ROVER (Remote Operations Video Enhanced Receiver) destinés à équiper les chasseurs-bombardiers.

Un temps mis en concurrence avec le système Scarabée de Thales, le ROVER permet à un avion de transmettre des images vidéos en direct à l’officier de contrôle opérationnel JTAC (Joint Terminal Attack Controler) au sol, via un ordinateur portable. C’est à ce dernier que reviendra le choix éventuel des munitions à utiliser, dans le cadre, par exemple, d’un appui-feu à des troupes terrestres engagées dans un accrochage.

Le système est censé éviter les bavures puisque l’officier JTAC aura en même temps une évaluation des dégâts que sont susceptibles de causer les armes qu’il aura sélectionnées. Le ROVER a été testé avec succès au Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan cet été et il devrait équiper les premiers appareils dans le courant du premier semestre 2010.

Sur les 36 commandes « urgences opérations » passées en 2009, 32 ont concerné l’Afghanistan. Les quatre restantes « sont relatives à la lutte contre la piraterie dans l’océan Indien » a indiqué le général de l’armement François Coté, lors d’un point presse du ministère de la Défense. Entre autres, il s’est agi d’acquérir des caméras infrarouge permettant de détecter des petites embarcations, comme les skiffs utilisés par les pirates somaliens.

A Montreux, on célèbre aussi la mémoire des morts de 14-18



COMMÉMORATION | Le Monument aux morts des soldats alliés du cimetière de Clarens a tout juste 90 ans. Même s’ils ne fêtent pas l’armistice à la même date, Italiens et Français continuent de s’y recueillir en souvenir des disparus de la Première Guerre mondiale. Mais la relève n’est pas assurée.
© CHANTAL DERVEY | Le monument représente un soldat mourant et embrassant un drapeau, devant une stèle surplombée d’un coq.

Stéphanie Arboit | 02.11.2009 | 00:03
«Je suis venue pour mes compatriotes morts au combat. C’est la première fois que je participe et je suis très émue», confie Rosetta Fratiani, au bord des larmes. A l’image de cette habitante de Chernex, ils étaient environ huitante personnes à se joindre hier à la commémoration de l’armistice de la guerre de 14-18. La célébration se déroulait au pied du Monument aux morts des soldats alliés, au cimetière de Clarens, en présence d’autorités suisses et étrangères. L’occasion de fêter également cette année les 90 ans de cette grande statue, œuvre d’un sculpteur belge et d’un architecte français, tous deux venus se faire soigner à Montreux pendant la Première Guerre mondiale.
«En 1919, les Français ont donné de leur personne pour réaliser ce monument, explique Italo Fontana, à la tête de la Colonie italienne de Montreux et de la manifestation. En quelques mois, ils ont réuni 20 000 francs, une petite fortune!»
Le terrain a été offert pour l’éternité par ce qui était alors la commune du Châtelard, sur le territoire de laquelle se trouvait le cimetière. «Dans un article qui relate l’inauguration du 26 octobre 1919, les allocutions des autorités témoignent que c’était une période extrêmement touchante pour la population, qui a accueilli les internés de guerre, morts ici ou repartis chez eux», explique Eléonore Rinaldi Lecciso, archiviste de la ville.
Une émotion encore bien présente en 2009, et doublée d’un impératif de mémoire. «Je n’aime pas trop les cérémonies, mais, là, il faut absolument entretenir le souvenir», témoigne Liliane Daniello, venue sur le conseil d’une amie.
«Se rappeler de ceux qui luttent pour la paix»
Les habitants de Montreux n’ont visiblement plus de liens de parenté avec les 42 Français, les 32 Italiens et les 7 Belges inhumés sous le carré militaire. Si ce n’est la famille Giovanna: une des filles du fondateur de la plus vieille entreprise montreusienne – sur sol de la commune depuis 1875 – est enterrée là. Amanda Giovanna est morte en Italie, alors qu’elle travaillait comme infirmière pour la Croix-Rouge.
Mais la dimension historique n’est pas le seul élément qui attire les personnes devant le monument. «Il ne faut pas oublier ceux qui luttent pour la paix à travers le monde aujourd’hui, comme l’a rappelé le consul d’Italie», souligne Rosetta Fratiani.
Passée et présente, cette mémoire se déclinera peut-être difficilement au futur: la relève n’était pas au cimetière, hier. «Les jeunes ne viennent pas non plus au cercle italien. Ils n’ont pas notre besoin d’appartenir à la communauté italienne», constate Rosemarie Milici.
Rendez-vous est pris malgré tout pour l’an prochain. A la même date? «Les Français fêtent l’armistice le 11 novembre et les Italiens le 4. Il faut trouver une date autour de cette période», sourit Italo Fontana.

11 novembre 2009: Message du président de la République



J'invite tous les militaires non retenus par les obligations du service le 11 novembre prochain à s'associer aux cérémonies commémoratives organisées dans leur commune.

Cette journée est celle de l'hommage de la Nation à tous les combattants de la première guerre mondiale. Elle est aussi placée cette année sous le signe de l'amitié franco-allemande.
J'encourage les femmes et les hommes qui servent dans nos armées à prendre une part active à ces commémorations, à la mesure de leur engagement.

Nicolas SARKOZY

dimanche 1 novembre 2009

INVITATION" Le dimanche 8 Novembre 2009



Union des Anciens Combattants Français et soldats au Service de la france.

A l'occasion du 91ème anniversaire du 11 novembre 1918,nous avons l'honneur de vous inviter à la cérémonies du Souvenir et au dejeuner officiel organisé par notre association ,sous le haut patronage de SE Monsieur Alain Catta,Ambasadeur de France en Suisse et en présence de notre invité d'honneur le Général de Brigade Michel Mailfait,ancien chef des études opérationnelles à l'école de Guerre Française du Corps consulaire des autorités civiles et militaires et attaché de défence.

10h15 Rassemblement à l'entrée du cimetière du Bois-de-Vaux(à Lausanne).
10h30 Départ du cortège conduit par la fanfare des pompiers de Lausanne,suivie des troupes,des drapeaux,des enfants de l'école Valmont,des Officiels,des AC et du public.

Remise de Médailles à:
Légion d'Honneur (chevalier) à M.Jacot Jean-Pierre (par M.Capeau Président de UACF).
croix de la valeur militaire à M.Cordier Pierre (par le Général Mailfait).
Croix du Combattant à M.Benon Félix (par le Général Mailfait).
Croix du Combattant à M.Villars Toni (par le Général Mailfait).

Afghanistan : Un rapport alarmant de l'US Marines !




Ce dernier accrochage confirme un récent document de l’US Marines, réalisé à partir des “retex” de plusieurs engagements avec les talibans, qui met en évidence les progrès opérationnels des insurgés. Destinée à la préparation des commandants d’unités des Marines, l’étude souligne que, contrairement à l’Irak, où des engagements d’envergure ont été très rares depuis 2003, les forces américaines en Afghanistan peuvent se trouver au contact d’insurgés capables de disposer rapidement de renforts et bloquer les manœuvres d’une compagnie complète.

Au cours des dernières années, note le rapport, les talibans ont appris une réelle discipline de feu : économie et précision des tirs d’armes individuelles, d’une part, concentration des tirs d’armes lourdes et anti­chars contre les véhicules dotés d’armes d’appui, jugés les plus dangereux, d’autre part. Avec, dans ce dernier cas, la mise en place d'un responsable des armes lourdes chargé de la coordination des tirs de RPG.

Plusieurs des engagements débuteraient désormais par une salve de tirs de roquettes RPG-7 contre le même véhicule. Les talibans ont également appris à identifier les unités qui leur font face et à adapter leurs actions, évitant d’engager des embuscades sur les axes routiers contre des unités aguerries, pour se concentrer sur des convois logistiques, voire des unités nouvellement déployées.

Les insurgés réexploitent notamment certaines tactiques et sites d'embuscades déjà utilisés lors de l'invasion soviétique. Les analystes américains notent, par ailleurs, l’acquisition par les insurgés d’un savoir-faire tactique pour établir des positions défensives susceptibles de croiser leurs tirs et de se soutenir mutuellement lors de contre-attaques et de tentatives de débordements.

Les militaires américains soulignent l’efficacité de la protection offerte par les murs des habitations afghanes contre les tirs d’armes légères et des munitions de 12,7 mm, voire 20 mm. Des calibres parfois incapables de pénétrer les murs d’habitations utilisées comme positions de combats par les talibans.

Si les Marines soulignent la faiblesse des armements de 12,7 mm pour déloger des talibans d’une position, les munitions de 40 mm et les appuis aériens et d’artillerie sont, eux, jugés efficaces pour appuyer les mouvements. Lors d’engagements en terrain ouvert, les talibans ont également appris à utiliser les réseaux des canaux d’irrigations des cultures afghanes pour y bâtir des positions de combats et y manœuvrer, compliquant les mouvements offensifs.

Ce rapport des Marines souligne, par ailleurs, la capacité des talibans à monter des opérations de plus en plus complexes, engageant ponctuellement jusqu’à 300 hommes, comme en juillet 2008 contre la FOB américaine de Wanat, au Nouristan. Neuf militaires américains avaient été tués et 27 autres blessés lors de cette opération.

Cette efficacité accrue des insurgés pourrait constituer une tendance lourde pour le futur, avec l’arrivée annoncée de combattants qui se sont aguerris face aux forces pakistanaises. Selon une source proche des services de renseignement arabes, les responsables d'Al-Qaida tentent de reconstituer leurs propres groupes opérationnels, en recréant notamment les anciennes brigades arabes formées de combattants pakistanais et étrangers.

Dirigé par Abou Amam Al-Yamani après l’élimination, fin octobre 2008, de Khalid Habib al-Shami, lors d’une frappe aérienne au nord du Waziristan, ces djihadistes ont opéré, en 2008, contre les forces pakistanaises au Waziristan et dans la vallée de Swat. Ils seraient également intervenus ponctuellement en Afghanistan, aux côtés des talibans et du Hezb-e-Islami, notamment lors de l’attaque contre la FOB de Wanat et peut-être contre les Français à Uzbin.

Ces djihadistes auraient contribué, aux côtés des combattants pakistanais du Tehrik-e-Taliban, à la victoire de Bajaur, qui a permis l’application de la charia dans la vallée de Swat. Plusieurs communiqués des groupes pakistanais, qui se félicitent du succès remporté dans la vallée de Swat, «coordonné par Oussama ben Laden et Ayman al Zawahiri», évoquent déjà le transfert de combattants vers l’Afghanistan, pour la "libération du Khorasan".

Afghanistan : Des Talibans de plus en plus aguerris et équipés... Un rapport des Marines




Lors d’un accrochage survenu en Afghanistan, à la fin mai 2009, dans le district de Deh Chopan (Province de Zabol), des unités américaines du 4th Infantry Regiment et des forces spéciales ont eu la surprise de trouver devant eux des combattants talibans dotés de gilets pare-balles.

Selon des sources américaines, la mission de reconnaissance de la TF Zabol, partie de la FOB de Baylough, s’est heurtée à un groupe de 100 à 300 insurgés, appuyés par des snipers et utilisant des fumigènes pour protéger leurs mouvements.

Il s’agit de l’un des plus violents accrochages survenus dans cette zone depuis 2004.

Les militaires américains, qui estiment les pertes des insurgés entre 30 et 40 morts, n’ont cependant pas pu récupérer de corps pour identifier la provenance des équipements.

Le groupe était probablement constitué de combattants étrangers, notamment des Ouzbeks et des Tchétchènes appartenant au mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO), indique une source américaine. Rappelons que le MIO est une organisation militaire clandestine islamique, fondée en 1997, visant à installer un régime théocratique en Ouzbékistan.

L’information a été étayée par l’interception de communications dans des langues qui n’étaient ni le dari ni le pachto, mais probablement le farsi et le russe. Cet accrochage ainsi qu’un autre engagement dans le même secteur au début du mois viennent confirmer le fait que les combattants talibans disposent de plus en plus souvent d’effectifs suffisants pour monter des opérations d’envergure, mais également de moyens substantiels pour améliorer leurs capacités opérationnelles. Parmi les signes les plus tangibles de cette amélioration : les feux des armes d’appuis de certains combattants talibans deviennent précis jusqu’à des distances de 600 à 800 mètres.

Afghanistan : Violents combats au sud et à l'est entre talibans et soldats afghans



Selon le ministère afghan de la Défense, plus de cent taliban ont été mis hors de combat au cours des dernières 24 heures lors de combats intenses qui se sont déroulés dans les provinces du Helmand et du Nouristan, situées respectivement dans le sud et l’est de l’Afghanistan. Dix militaires de l’armée nationale afghane ont perdu la vie.

Mais c’est surtout au Nouristan qu’une importante opération a été lancée, le 5 octobre. Deux jours plus tôt, au moins 700 taliban avaient attaqué deux avant-postes tenus par les forces afghans et celles de l’Otan. Au cours des combats, 13 policiers et deux journalistes d’une radio locale avaient été enlevés. Dix militaires, dont huit américains et deux afghans, ainsi qu’un policier avaient également été tués.

D’après un responsable de la police afghane, les assaillants seraient venus du Pakistan voisin. Mais pour la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), il s’agirait plutôt de taliban “locaux” aidés par le Hezb-e-Islami de Gubbuldin Hekmatyar, le chef de guerre allié à al-Qaïda.

Selon le commandant de la zone attaquée, le colonel américain Randy George, les combats ont été “rudes” et engagés dans un “secteur difficile”. Un appui au sol, fourni par des chasseurs F16 et des hélicoptères Apache, a été nécesssaire pour reprendre le contrôle de la situation.

L’offensive, menée conjointement pas l’armée afghane et les troupes de l’ISAF et qualifiée de “grosse opération” par le gouverneur du Nouristan, Jamaluddin Badar, concerne plus précisément le district de Kamdesh, proche des zones tribales pakistanaises où les taliban et les militants d’al-Qaïda ont établi leurs base arrières.

Cela étant, et sur la base de la stratégie recommandée par le commandant de l’ISAF, le général Stanley McChrystal, le district de Kamdesh devrait être évacué prochainement afin de mieux se concentrer sur les zones peuplées.

Par ailleurs, un drame a été évité à Kaboul, ce 6 septembre 2009. En effet, un obus de mortier muni d’un dispositif permettant de déclencher son explosion à distance, a été trouvé et désamorcé dans une rue commerciale très fréquentée de la capitale afghane, près du quartier où un attaque commise selon le même mode opératoire avait tué six parachutistes italiens en septembre dernier.

Ces bombes artisanales, appelées “engins explosifs improvisés” (IED, Improved explosive device), sont la cause de près de 75% des décès ayant touché les troupes internationales.