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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 27 décembre 2009

BONNES FETES A TOUS



A l'occasion du temps des fêtes, rien n'est plus agréable que de festoyer avec ceux qu'on aime.
Beaucoup de bonheur, de douceur et de sérénité pour la Nouvelle Année, ainsi que la réalisation des projets les plus chers !!

Reprise du blog le 05 janvier.




Noublions pas,
Partout dans le monde nos militaires sont présents pour défendre la paix.
Plus de 30.000 militaires français sont actuellement loin de chez eux, de leur famille et de leurs proches amis.

Que ce soit en Afghanistan, au Liban, en Côte d’Ivoire, au Kosovo, au Tchad, au large de la Somalie, à bord des navires de la Marine nationale, ils veillent sur notre sécurité et défendent les intérêts de notre pays, parfois au péril de leur vie, comme cela a été le cas pour 21 d’entre eux en 2009.

Notre pensée, toujours forte à des soldats éloignés de chez eux et de leur pays, et en particulier, pour les familles endeuillées.

À ces familles dont c’est le premier Noël et du Nouvelle An, privé du mari, du compagnon, du père, du frère ou du fils tombé, nous disons notre compassion, et notre plus sincère affection.

Et à l’occasion des fêtes de fin d’année, pour témoigner votre soutien et votre sympathie à l’égard de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi le métier difficile des armes pour servir les autres et leur pays, vous êtes invités à déposer un message sur ce Blog.

Merci pour eux !

La réforme du renseignement français est terminée

Sur la base des recommandations issues du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, publié en juin 2008, le renseignement français a été réorganisé. Ainsi, la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Renseignements généraux – deux services placés sous l’autorité du ministère de l’Intérieur – ont fusionné pour former une nouvelle structure : la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Mais le principal axe de cette réforme est désormais la gestion des affaires de renseignement et de contre-espionnage depuis l’Elysée. En effet, après la nomination, en août 2008, du diplomate Bernard Bajolet à la tête d’une équipe chargée de coordonner les activités des différents services depuis la présidence de la République, le Conseil des ministres du 23 décembre a adopté un décret selon lequel le Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN) devient le Conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN).

Ce nouvel organisme, qui, comme l’ancien, relève du Premier ministre, a de nouvelles missions. Selon le texte, il devra « définir les orientations » et « fixer les priorités » en matière de programmation militaire, d’opérations extérieures, de dissuasion et aussi de renseignement et de contre-terrorisme. En formation plénière, le CDSN sera présidé par le chef de l’Etat et réunira le chef du gouvernement et les ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Economie et du Budget.

Le CDSN aura deux structures spécialisées : le Conseil national du renseignement (CNR), qui remplace le Comité interministériel du renseignement (CIR), qui jusque là dépendait de Matignon, et le Conseil des armements nucléaires. Le premier sera chargé de fixer « les orientations stratégiques et les priorités » des services de renseignement français, aussi bien civils (DCRI) que militaire (DGSE, DRM, DPSD) et de planifier leurs « moyens humains et techniques ».

Enfin, une « Académie du renseignement » sera créée. Cette dernière sera chargé de la formation initiale des futurs agents.

samedi 26 décembre 2009

Les armes saisies en Thaïlande étaient destinées à l’Iran



L’affaire des armes d’origine nord-coréenne saisies le 12 décembre à bord d’un Ilyouchine-76 lors d’une escale à Bangkok révèle ses secrets au fur et à mesure que l’enquête progresse.

Officiellement, l’avion, immatriculé en Géorgie et loué par une société, devait se poser en Thaïlande pour se ravitailler en carburant avant de se rendre au Sri-Lanka où il devait livrer, selon son livre de bord, du matériel de forage pétrolier et rejoindre ensuite l’Ukraine.

Seulement, sur la base de renseignements transmis par un satellite espion américain, les autorités thaïlandaises se sont intéressées d’un plus près à la cargaison de l’appareil, d’où la découverte de 35 tonnes d’armes en provenance de la Corée du Nord. A priori, et même si l’équipage aurait pu trouver un autre point de chute plus accueillant – comme la Birmanie par exemple – il ne semble donc pas qu’il y ait eu une intervention particulière pour le contraindre à se poser sur l’aéroport de Don Mueang.

Quant à l’Ilyouchine, il aurait servi à Viktor Bout, un autre trafiquant d’armes notoire, arrêté en mars 2008 avec le concours d’agents américains et actuellement sous les verrous en Thaïlande, tout comme ses cinq membres d’équipage, constitué par quatre Kazakhs et un Biélorusse. « Ces appareils sont comme des bandes d’oiseaux migrateurs. Ils passent d’une firme à l’autre parce que la première firme a été fermée ou identifiée dans un rapport des Nations unies » a affirmé Hugh Griffiths, un expert en trafic d’armes.

Reste la nature des 145 caisses d’armement trouvées dans les soutes de l’avion et leur destination finale. Selon un officiel du gouvernement thaïlandais, des pièces détachées de missiles balistiques nord-coréens Taepodong-2 figureraient dans l’inventaire dressé par les experts, ce qui laisse à penser que la cargaison de l’Ilyouchine était destinée à l’Iran.

En effet, les missiles Shehab-5 et 6 iraniens ressemblent beaucoup au Taeopodong-2, qui a une portée théorique de 6.700 km mais dont le dernier essai, réalisé en avril dernier par Pyongyang n’a pas été très concluant, l’engin s’étant abîmé en mer après avoir parcouru 3.000 km. Pour Dennis Blair, le chef du renseignement américain – qui a fournit les informations à Bangkok pour l’inspection de l’Ilyouchine – il ne fait aucun doute que la destination de ces armes et autres matériels militaires était l’Iran. C’est en tout les cas ce qu’il a affirmé au Washington Post, le 18 décembre.

Par ailleurs, le Wall Street Journal, dans son édition du 21 décembre, s’est intéressé à la société qui a loué l’avion inspecté par les autorités thaïlandaises et cette enquête montre la complexité des circuits des trafiquants d’armes. Ainsi, l’appareil bel et bien enregistré au nom de Air West, une compagnie géorgienne. Cette dernière l’aurait loué, le 5 novembre, à la société SP Trading, enregistrée en Nouvelle-Zélande, qui l’a ensuite reloué à une autre compagnie, basée cette fois à Hong Kong mais dont la maison mère est située aux Iles Vierges britanniques. Selon des chercheurs cités par le quotidien économique, l’Ilyouchine appartiendrait en fait à Overseas Cargo FZE, une société basée aux Emirats arabes unis, là même où un cargo rempli d’armes nord-coréennes avait été saisi l’été dernier.

mercredi 23 décembre 2009

Commande de 53 véhicules à haute mobilité



Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense a annoncé la commande de 53 véhicules à haute mobilité (VHM), destinés à l’armée de Terre. Il s’agit d’une première tranche d’un marché notifié le 18 décembre 2009 par la Direction générale de l’armement (DGA) à la société suédoise Hägglunds AB (groupe BAE Systems). Il prévoit à terme la livraison de 129 VHM.

Véhicule blindé chenillé de 7,60 m de long, le VHM est constitué de 2 parties articulées lui permettant de s’affranchir des irrégularités du terrain. Il dispose d’une capacité d’emport dépassant 5 tonnes. Le VHM sera décliné en 3 versions : « transport de troupes », « poste de commandement » et « logistique ». La version « transport de troupes » pourra embarquer jusqu’à 12 combattants, avec leur armement individuel et collectif, les radios et les systèmes d’information opérationnels. Chaque VHM sera doté, selon les versions, d’un armement d’appui de 12,7 mm ou d’autodéfense de 7,62 mm.

Le VHM répond au besoin de l’armée de Terre de disposer d’une capacité d’intervention en terrain difficile (zone montagneuse, accidentée, boisée, …) ou sur sol très peu porteur (neige, sable, marécages…), ainsi qu’en milieu aquatique (capacité amphibie). Sa mobilité exceptionnelle lui permet de contourner des itinéraires potentiellement piégés et d’acheminer des unités dans des zones inaccessibles pour des véhicules à roues. Les VHM offrent aux soldats embarqués une protection contre un vaste éventail de menaces, munitions de petit calibre, roquettes d’infanterie (RPG), mines et engins explosifs improvisés.

Trois véhicules de présérie subiront dès fin 2010 les essais de qualification dans différents centres de la DGA et de l’armée de Terre. Les livraisons de série s’échelonneront de 2011 à fin 2014 pour constituer à terme un groupement tactique interarmes (GTIA) complet, à dominante « terrain difficile ».

lundi 21 décembre 2009

L’association Solidarité Défense



Chaque année l’association Solidarité Défense de l’Amiral (2S) Jacques LANXADE organise au mois de novembre une opération de confection de colis pour le Noël des troupes alors en OPEX (opération extérieure). Association civile et non militaire – contrairement à “Terre fraternité” par exemple -, Solidarité Défense exprime, par ce genre de manifestation, ce que devrait être la nature profonde du lien entre l’Armée et la Nation. À savoir que l’initiative de la solidarité à l’égard de nos soldats ne doit pas venir du milieu militaire (1), mais avant tout de la société civile.

Entreprise remarquable, l’action de Solidarité Défense en partenariat avec l’Éducation nationale a, jusqu’à présent, essentiellement consisté en une opération de “Dessins de Noël” réalisée avec les écoles primaires. Ainsi, depuis plusieurs années des dessins d’écoliers sont glissés dans les colis destinés aux soldats. Cette initiative ne dépassait cependant pas l’enseignement primaire, et elle restait peu connue - voire non relayée du tout - dans l’enseignement secondaire. Or, chaque année l’association manque de bénévoles pour confectionner des centaines de cartons à l'approche de Noël.

Les choses commencent cependant à changer. Dès l’année dernière un collège avait déjà fait intervenir une classe de 3e pour venir en aide aux bénévoles de Solidarité Défense. Aujourd’hui, ce fut au tour du Lycée Galilée de Combs-la-Ville de relayer cette opération de soutien aux troupes, devenant ainsi le premier lycée de France à participer à l’action “Colis de Noël pour nos soldats”. 60 élèves de deux classes de 2nde et 6 accompagnateurs sont ainsi venus, ce lundi 16 novembre, accomplir un geste de solidarité, de civisme et de patriotisme, dont nous ne pouvons qu’espérer qu’il sera reconduit, et qu’il montrera la voie à d’autres lycées et collèges.

Pourquoi la Direction générale de l’armement se modernise-t-elle ?


Bruno Delor, adjoint
« Modernisation » du Délégué général pour l’armement

Dans le cadre d'un objectif qui nous est fixé, d’un effectif de 10.000 personnes en 2014, nous avons tout d’abord pour objectif d’améliorer nos compétences en matière de management de projet, d’expertise technique, financière et d’achat, au profit de la satisfaction de nos clients, à savoir les forces armées. Nous devons ensuite être capables de nous adapter encore plus rapidement aux priorités du moment comme protéger nos soldats contre les IED (engins explosifs improvisés, ndlr) ou gérer le volet Défense du plan de relance gouvernemental.

Comment allez-vous procéder ?

Notre projet de modernisation comprend deux volets. Nous allons redéployer nos activités techniques et les implantations du service de la qualité sur un nombre réduit d’emprises. Le second volet consiste à rationaliser les fonctions de soutien en les mutualisant à l’échelle du ministère et en simplifiant les processus. Les effectifs des métiers d’expertise technique vont augmenter de 4% alors que ceux de l’ensemble de la DGA diminuent de 24%.

En quoi la DGA fait-elle appel aux techniques de l’entreprise ?

Concernant la simplification de nos processus, nous avons la chance de nous appuyer sur une démarche robuste et structurée puisque nous sommes, depuis 2006, certifiés ISO 9001 pour l’ensemble de nos activités. La norme correspond aux meilleures pratiques de tout organisme ayant à fournir un résultat et fournit une base pour simplifier les procédures, par exemple pour la gestion du personnel. Notre certification est actuellement en cours de renouvellement.

Le site internet Ixarm pour les industriels et les PME/PMI

Lire l’article d’Armées d’aujourd’hui sur la modernisation de la DGA

La réforme du dispositif territorial en marche

L’année 2010 marque une nouvelle étape dans la réorganisation du dispositif territorial de la Défense qui constitue un volet indispensable de la modernisation de notre outil militaire. La réforme passe par la création des bases de défense (BdD). Hervé Morin vient de tirer les premiers enseignements de cette expérimentation qui « s’avèrent pertinents ».Créées en janvier 2009, les BdD expérimentales soutiennent 50 000 personnes.

Ces résultats ont confirmé que cette mutualisation permet de réelles économies. De plus, la qualité du soutien apporté aux forces n’a pas été remise en cause et ce dispositif s’est donc montré compatible avec les opérations extérieures. La réussite de l’expérimentation conduit à accélérer le calendrier global : « nous envisagions qu’elles soient totalement opérationnelles en 2014 et j’ai décidé [de leur] généralisation début 2011 », a conclut Hervé Morin. Dès 2010, 7 bases pilotes viendront s’ajouter aux 11 bases expérimentales créées cette année.

Par ailleurs, la première étape des restructurations s’est déroulée cet été conformément aux annonces faites et en étroite coopération avec les collectivités territoriales. Le président de la République s’est rendu début octobre en Moselle pour faire un premier bilan de l’accompagnement des territoires concernés. Nicolas Sarkozy a rappelé la nécessité de recentrer les militaires sur leur cœur de métier, c’est-à-dire garantir « la sécurité des Français et la défense de nos intérêts » plutôt que d’en faire un outil « d’aménagement du territoire ».

Cinq contrats de site (CRSD) ont été signés avant la fermeture ou le transfert des sites concernés. Les CRSD, destinés aux territoires en difficulté sur le plan économique, bénéficient d’une enveloppe de 225 millions d’euros et sont complétés par les plans locaux de redynamisation (PLR) pour les sites moins touchés. Dans le même temps, tous les outils permettant à long terme l’accompagnement local sont mis en place. Au total, l’État apporte 320 millions d’euros pour soutenir l’économie des territoires impactés. Deux tiers, soit 213 millions, proviennent du ministère de la Défense grâce au Fonds de restructuration de la Défense (FRED).

En 2010, le ministère de la Défense déploiera également l’ensemble des outils d’accompagnement nécessaires.

Des militaires « français » musulmans refusent de partir en Afghanistan




Difficile de garder le « secret défense » dans les rangs militaires pour un cas comme ça : Des engagés volontaires de l’armée dite française auraient exprimé leur refus « pour raisons confessionnelles » de partir en OPEX (Opérations extérieures) en Afghanistan.
L’unité concernée de l’Armée de Terre serait le 1er RI de Sarrebourg, régiment pourtant réputé de haut niveau. L’affaire a fait grand bruit dans les couloirs de l’état-major de l’Armée de Terre (EMAT), au point que le service communication a soudainement jugé très utile de préciser qu’il ne s’agirait « que de trois ou quatre cas » (sic !). Cas reconnus, mais combien d’autres restent en souffrance ?
Non contents d’avoir un statut privilégié dans nos unités de combat (plats halal…), ces soldats mis en cause refuseraient tout bonnement d’aller combattre « les frères »… Avec près d’un tiers de « Français musulmans » dans les rangs de notre outil de défense, au point que certaines compagnies de combat dans certains régiments sont stigmatisées comme étant des « compagnies zivas » (et autres noms d’oiseaux…), on imagine aisément pourquoi l’EMAT tient à rester pour le moins très discret sur cette affaire, la contagion pouvant rendre la situation intenable

Démonstration de force des légionnaires français en Afghanistan


Près de 800 légionnaires du 2e Régiment Etranger d’Infanterie ont appuyé un détachement de l’armée afghane et des commandos américains, le 17 décembre, lors d’une opération d’envergure, appelée Septentrion, menée dans la vallée d’Uzbeen, à l’est de Kaboul.

Il s’agissait, selon le chef de corps du 2e REI, le colonel Benoît Durieux, de « reprendre pied et réaffirmer la souveraineté des forces de sécurité afghanes dans le nord de la vallée d’Uzbeen », qui est resté un fief des insurgés, coincé entre les provinces du Laghman et de Kapisa. Les soldats afghans devaient planter un drapeau dans un village important de la zone visée afin de marquer l’autorité du gouvernement de Kaboul.

Seulement, cette mission a été marquée par un violent accrochage avec les insurgés. Ces derniers, estimés à une centaine dans la vallée par le commandement français, ont attaqué les troupes alliées par des tirs de roquettes, de mortiers, et de mitrailleuses lourdes. Au cours de ce combat, cinq militaires américains chargés de former les commandos afghans ont été gravement blessés par un obus de mortier. Evacués vers l’hôpital de Bagram, l’un d’eux aurait l’artère fémorale coupée et un autre aurait été atteint au cerveau et à l’oeil.

L’accrochage a duré plus d’une heure et demie. Les militaires français ont pu bénéficier d’un appui feu fourni par des hélicoptères Tigre et Apache. Deux avions de combat américain F15 ont largué chacun une bombe d’une tonne sur les positions tenues par les insurgés. Selon un premier bilan, au moins un rebelle a été tué et trois autres ont été blessés.

Une fois les combats terminés, la zone a été surveillée par différents moyens aériens, dont des drones. Le dispositif allié a ensuite poursuivi sa progression à bord des transports de troupes blindés (VAB) pour rejoindre le village où les soldats afghans devaient planter leur drapeau. L’opération aurait dû se terminer par une choura, c’est à dire une réunion des notables locaux, afin de discuter des problèmes rencontrés par la population, d’évaluer leurs besoins et d’obtenir des renseignements sur les insurgés. Seulement, semble-t-il, une erreur de navigation au sujet du lieu où devait se tenir cette discussion a fait manquer le rendez-vous.

« C’est un succès parce qu’on a pu entrer dans la vallée » a déclaré le colonel Durieux. « On n’avait jamais été aussi loin au nord. Et les Afghans ont pu poser leur drapeau. Après, tout n’est pas parfait et c’est une opération très compliquée » a-t-il poursuivi.

dimanche 20 décembre 2009

Les insurgés irakiens ont piraté des drones américains



Comment pirater des images prises par un drone américain de type Predator? A première vue, cela semble compliqué. Eh bien des insurgés chiites en Irak, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont semble-t-il trouvé la solution. Et apparemment, ils ne seraient pas les seuls.

En effet, selon le Wall Street Journal, il est possible d’intercepter des images transmises par un drone en utilisant des logiciels qui permettent de pirater les émissions télévisées par satellite, comme le programme SkyGrabber que l’on peut télécharger sur Internet pour la modique somme de 26 dollars. L’armée américaine s’en est aperçue en juillet dernier, en consultant les informations contenues dans le disque dur d’un ordinateur portable appartenant à un insurgé chiite. C’est ainsi que des fichiers vidéo provenant de drones ont été découverts.

Les groupes rebelles qui utilisent cette faille, dont le mode opératoire a sans doute été fourni par les Iraniens, d’après les services de renseignement, sont ainsi en mesure de connaître les zones surveillées par les militaires américains et de se préparer à uune éventuelle attaque.

Les interceptions des informations transmises par les drones sont, semble-t-il plus fréquentes en Irak mais des cas semblables auraient également été signalés en Aghanistan. Cela prouve encore une fois que les outils les plus technologiquement avancés et coûteux – un drone coûte 4,5 millions de dollars – peuvent être rendus vulnérables par des moyens très modestes et avec un peu d’astuce.

Il faut dire que cette faille était connue dès les années 1990 et l’utilisation des drones américains en Bosnie. Mais le Pentagone avait considéré jusque là qu’il était impossible de pirater les informations transmises par ces engins sans pilote et que, partant de là, il était inutile de les crypter.

Or, désormais, il apparaît que le cryptage des informations communiquées par les drones s’impose. Et si l’on va plus loin, il serait même peut être utile d’imaginer des systèmes visant à empêcher la prise de contrôle d’un de ces engins sans pilote. Pour l’instant, aucune preuve d’une telle manipulation n’a été trouvée. Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit impossible…

vendredi 18 décembre 2009

Drapeau de la France outragé, honneur bafoué, non-assistance à pays en danger



Le drapeau de la France, tricolore, bleu, blanc, rouge, est l’emblème national de notre pays depuis deux siècles.

Au cri de Liberté, Egalité, Fraternité...
France, soit fière des couleurs de ton drapeau tricolore !
Ses trois couleurs sont celles de la liberté, conquise le 14 juillet 1789, qui reprennent en fait, les couleurs que l'on trouvait sur les drapeaux et pavillons royaux. Il est devenu le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812.

Le drapeau est protégé par l’article 2 de la Constitution française de 1958.

L'année 2009 marque une brutale dégradation dans le respect que tous doivent au drapeau de la France.

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une véritable campagne de destruction de notre symbole national le plus noble, exécutée par des personnes d'origine étrangère, et orchestrée dans l'ombre par les tenants d'un fanatisme religieux moyen-âgeux, porteur de tous les dangers, dont le prosélytisme est toléré, favorisé, parfois même encouragé par certains élus inconscients.

A Marseille, à Toulouse, et même à Paris, on voit le drapeau de la France retiré des frontons, foulé aux pieds, et remplacé par le drapeau algérien sans que les autorités chargées d'assurer l'ordre républicain, ne s'en émeuvent particulièrement, choisissant de laisser commettre outrages et saccages, sans manifester d'état d'âme, et sans qu'aucun moyen coercitif ne soit mis en oeuvre pour y mettre un terme. Ces "autorités" ne veulent y voir que des phénomènes anodins, voire "festifs". !

Tant des nôtres sont morts sur les champs de bataille pour ce drapeau et ce qu'il représente! Comment peut-on accepter de telles profanations? Comment nos autorités de police, nos préfets, notre gouvernement, nos députés, peuvent-ils laisser salir à ce point notre plus beau symbole, sans qu'aucune réaction officielle forte ne soit exprimée, sans qu'aucune sanction sérieuse ne soit prise devant ces crimes, car il s'agit bien ici de véritables crimes que l'on commet contre notre nation, son esprit et ses valeurs.

La France profonde pleure et hurle devant tant d'humiliations, devant son drapeau outragé, devant son honneur bafoué ! La colère monte, jour après jour ! Et derrière elle, hélas, le désir de vengeance, le racisme, l'ostracisme, l'intolérance, et leur cortège de ségrégations, de divisions, et pour finir, la haine.

La bête immonde d'André Malraux ne meurt jamais !
Jusqu'à quel niveau d'abaissement, d'avilissement, devrons nous descendre avant que le pouvoir prenne enfin la véritable mesure du fléau qui attend la France, si elle continue à se complaire dans ce lâche attentisme, qui ne peut qu'aboutir à la disparition de notre République dans un chaos sans précédent fait de douleur, de larmes et de sang ! La "bête immonde" dont parlait André Malraux ne meurt jamais ; il faut constamment la combattre, mais ne pas se tromper sur son identité, comme beaucoup l'ont fait depuis plus de trente ans dans notre pays.

Vous tous qui avez reçu vos pouvoirs du suffrage universel, vous tous qui détenez ou avez détenu à des degrés divers, l'autorité que vous a déléguée le peuple français, vous les journalistes qui avez pour mission d'éclairer l'opinion publique, vous tous qui avez la possibilité d'endiguer cette marée barbare et destructrice, si vous n'en faites rien, vous serez responsables, et aussi coupables, de non-assistance à pays en danger.

Soyez en garde ! Relisez l'Histoire de France et les aboutissements toujours tragiques de la lâcheté érigée en système ! Ayez enfin conscience de l'ère de misère et parfois de malheur, dans laquelle beaucoup des nôtres parmi les plus démunis et les plus faibles sont, hélas, déjà entrés dans ce que l'on appelle "les quartiers défavorisés" et qui sont en fait des zones d'immigration incontrôlée où règne la loi des bandes et d'où s'enfuient tous les habitants qui en ont les moyens, y compris les immigrés honnêtes et travailleurs venus en France dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure en adoptant nos valeurs ! Prenez vos responsabilités et protégez-les ! Que ce soit sur le plan législatif, réglementaire ou administratif, vous devez décider et imposer sans délai les mesures fortes et exemplaires que notre pays attend de vous ! Il y va désormais de notre survie en tant que Nation française.

Une culture ne meurt que de sa propre faiblesse. André Malraux

jeudi 17 décembre 2009

Une élue municipale de Vannes refuse la minute de silence aux soldats du 3e RPIMa morts en Afghanistan



L'attitude d'une élue municipale de Vannes suscite une polémique.
L'affaire commence à agiter sérieusement les milieux militaires et anciens combattants : une élue municipale de Vannes a refusé, durant le conseil municipal du 19 octobre 2009, de s'associer à la minute de silence en l'honneur des cinq soldats du 3ème Rima morts en Afghanistan. Le 3ème RIMa est implanté dans cette ville du Morbihan.

L'élue, Nadia Morel, siège dans l'opposition municipale sous l'étiquette Vannes-Projet-Citoyens. Elle est l'une des quatre élus de cette liste, qui a obtenu 23% des voix lors des dernières élections. Agée de 37 ans, professeur des écoles, mère de trois enfants, Nadia Morel a expliqué son geste dans la presse locale : "Je suis antimilitariste et pacifiste. Je respecte le métier de soldat, mais pas le combat meurtrier sur un sol qui n'est pas le nôtre" (Ouest-France).

"A titre privé, j'ai de la peine pour les familles des victimes. C'est une chose terrible que la mort de ces soldats. D'un autre côté, c'est un métier qu'ils ont choisi (...) Tous les jours, il y a des gens qui meurent à Vannes. On ne fait pas une minute de silence pour autant" (Le Télégramme).

Dans un communiqué, trois associations (ASAF, Ceras, Souvenir Français) "font part de leur indignation et de leur écoeurement vis-à-vis de cette attitude." Par ailleurs, l'Association nationale de soutien à nos soldats en opération a lancé une pétition intitulée : "Mme Morel, des excuses ou la démission !"

mardi 15 décembre 2009

Djibouti : formation des JTAC



Depuis le 4 décembre, les FFDj et le centre de formation à l’appui aérien (CFAA) entraînent conjointement, à Djibouti, une trentaine de contrôleurs aériens avancés (forward air controler – FAC) des armées de terre, de la marine et de l’armée de l’air.

Cet exercice de trois semaines a pour objectif de perfectionner ces contrôleurs à la coordination et au guidage des appuis aériens et d’artillerie dans des conditions réalistes en vue de leur déploiement sur un théâtre d’opération.

Les contrôleurs opèrent dans un environnement tactique global mis en place par les FFDj avec des moyens aériens mais également des unités au sol. L’objectif est de guider les moyens avec précision sur des cibles identifiées visuellement pour que les appuis soient délivrés en toute sécurité.

La mise en œuvre des batteries sol-sol du 5ème régiment interarmes d’outre-mer a permis aux stagiaires de travailler les procédures de coordination « 3D ». La batterie d’artillerie a tiré des obus éclairants et fumigènes permettant le marquage des objectifs pour les moyens aériens. Les équipes de contrôleurs ont ainsi coordonné le traitement simultané d’objectifs par l’artillerie et l’aviation. Ils doivent alors veiller à la déconfliction des moyens, de sorte que les tirs d’artillerie ne mettent pas en danger les aéronefs.

Une équipe complète de JTAC américains et des hélicoptères Cobra ont également participé à l’exercice aux côtés des militaires français. Les marines ont ainsi guidé les moyens français alors que les contrôleurs français faisaient de même avec les appuis feu d’hélicoptères américains Cobra pour la protection d’un convoi au sol.

Lors d’une prochaine phase, le dispositif engagé montera en puissance. Les contrôleurs devront opérer avec une unité d’infanterie blindée au sol. Ils assureront la coordination et le guidage des appuis aériens en protection d’un raid d’un escadron blindé mené par la 13ème demi-brigade de Légion étrangère.

Liban le PVP, un nouveau véhicule militaire sur le théâtre





Du 4 au 8 décembre 2009, le Petit véhicule protégé (PVP), dont les qualités et l’apparence sont à équidistance de la P4 et du Véhicule blindé léger, a été engagé pour la première fois dans le Sud Liban lors d’une Long Range Patrol.

Les dernières validations techniques et la formation des pilotes achevées, les escortes du peloton de circulation routière, les observateurs d’artillerie et le commandant de la QRF, ont pu profiter des qualités tactiques et techniques du PVP. En effet, son blindage, ses installations intérieures, son confort et son silence en font un atout majeur pour les militaires français lors de déploiement de grande envergure.

15 PVP sont engagés au Liban et 15 autres seront livrés durant le 1er trimestre 2010

lundi 14 décembre 2009

l’A400M a réalisé son premier vol...



l’A400M a réalisé son premier vol, avec près deux ans de retard sur le calendrier prévu. Il était en effet 10h15, ce 11 décembre, à Séville, quand le prototype MSN001 a pris les airs, avec Edwards Strongman, un ancien de la Royal Air Force, aux commandes.

Ce vol inaugural, qui s’est terminé à 14h, a eu lieu en présence du roi d’Espagne, Juan Carlos, des autorités politiques et militaires des pays clients de l’A400M (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Turquie) qui en ont commandé 180 exemplaires pour 20 milliards d’euros en 2003, et de Louis Gallois, le président d’EADS.

La campagne d’essais de l’appareil de transport européen, qui vient donc de commencer, devrait compter 4.370 heures, dont 1850 heures pour que l’A400M obtienne sa certification civile EASA, le reste étant destiné à valider ses capacités militaires.

Cinq prototypes seront utilisés pour mener à bien ces essais. Les second et troisième appareils devraient être prêts dans le courant du prochain semestre et le quatrième, qui sera doté d’une soute cargo est programmé pour voler à la fin de l’année 2010. Le cinquième, qui préfigurera les avions de série, rejoindra les autres vers la mi-2011.

Si le premier vol s’est bien passé, les essais au sol mené sur le MSN001 ont toutefois permis de déceler un probléme d’échauffement au niveau de la tuyère du moteur TP400. Des protections thermiques ont pour l’instant été installées sur le prototype, dans l’attente d’une solution défintive pour le troisième appareil.

Cela étant, l’A400M aura encore à affronter des turbulences. Mais au sol… En effet, le président Louis Gallois a annoncé que le premier appareil ne pourrait être livé à l’armée de l’Air qu’au début de l’année 2013, et non en octobre 2012, comme c’était initialement prévu. Et comme il faudra attendre encore deux ans pour que cet avion de transport soit déclaré opérationnel par le Centre d’expérimentations aériennes militaires (CEAM). En clair, les aviateurs devront se débrouiller avec leur Transall à bout de souffle…

Et puis la question des surcoût de développement de l’avion – 5 milliards d’euros – reste posée. Pour l’instant, les pays clients de l’A400M, qui auraient pu dénoncer leurs contrats respectifs pour se tourner vers la concurrence au printemps dernier, négocient avec le constructeur pour trouver une solution dans le cadre d’un moratoire décidé en avril.

Et en ces temps de difficultés budgétaires, la prise en charge de cinq milliards d’euros – en fait 7,4 milliards si l’on compte la provision déjà passée par EADS – est loin d’être décidée. Selon le cabinet d’audit PriceWaterHouseCoopers, le groupe européen aurait les moyens de payer la note. Ce que bien évidemment, il conteste, en mettant en avant que cela pourrait affecter gravement sa trésorerie, ce qui péserait sur les autres programmes civils portés par le constructeur, à savoir l’A380 et l’A350.

« Airbus doit faire face à un contexte particulièrement difficile avec une crise du transport aérien sans précédent et un dollar en chute libre » a déclaré le directeur général de la filiale d’EADS, Fabrice Brégier, au quotidien La Tribune. » Il va également devoir faire à une nouvelle concurrence avec l’arrivée d’acteurs émergents comme la Chine dans l’aviation commerciale » a-t-il poursuivi. « Enfin, nous consentons beaucoup d’efforts financiers pour développer l’A350. EADS devra veiller à ce que l’A400M n’obère pas la capacité d’Airbus à rester un acteur de niveau mondial » a-t-il estimé.

D’un autre côté, un abandon du programme laisserait le champ libre à la concurrence américaine dans le secteur des avions de transport militaire et serait synonyme d’une perte de capacité pour les Européens. D’autant plus que l’on imagine très bien les constructeurs d’outre-Atlantique espérer l’échec de l’A400M, ce qui leur permettrait de placer leurs C17 Globemaster et autres C130J.

Aussi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, estime que « l’effort doit être partagé entre les Etats et les industriels » pour que ce programme puisse continuer. A lui de convaincre ses homologues…

Vannes rend hommage à ses marsouins



Après six mois d’opérations en Kapisa, la mission de la Task Force Korrigan a officiellement pris fin ce 10 décembre, au cours d’une prise d’armes présidée par Hervé Morin, le ministre de la Défense.

Etant donné que le 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a constitué l’épine dorsale du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, il était donc naturel que cette cérémonie soient organisée à Vannes, la ville où il tient garnison.

La prise d’armes s’est donc déroulée sur l’esplanade du port vannetais, avec la présence des autorités politiques et du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de Terre (EMAT). Après la lecture de l’ordre du jour par le colonel Francis Chanson, l’ancien chef de corps du GTIA Kapisa et la revue des troupes, le ministre de la Défense a exprimé sa « fierté » du travail accompli par les marsouins du 3e RIMa, mais aussi par leurs camarades venus d’autres unités, comme par exemple le 13e Dragons parachutistes (RDP), le 6e Régiment du génie ou encore le 11e Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa).

« Cette mission, vous l’avez remplie avec l’énergie que donne la conviction de servir une cause juste, avec l’intelligence et la lucidité sans lesquelles nos efforts seraient vains. Toutes ces qualités vous ont permis de résister à la tentation de la vengeance, d’éviter l’écueil du recours aveugle à la force » a déclaré le ministre au cours de son allocution. Les conditions rencontrées par le GTIA Kapisa ont effectivement été très difficiles, notamment lors de la période précédant l’élection présidentielle afghane, au cours de laquelle les accrochages contre les insurgés, étaient quotidiens.

Un hommage particulier a été rendu aux sept militaires (*) de la TF Korrigan tués lors de cette mission, donc cinq servaient au 3e RIMa. « Au cours de ces derniers mois, je suis venu trop souvent à Vannes. J’y ai vu le deuil, les larmes et la douleur des familles. J’y ai vu la peine et l’incompréhension face à la mort. On a beau être ministre de la Défense (…), c’est chaque fois la même émotion » a également confié Hervé Morin.

A l’issue de cette cérémonie,les différentes compagnies du 3e RIMa devaient rejoindre le quartier Foch-Delestraint en défilant dans les rues de Vannes, afin que les habitants puissent leur témoigner leur soutien.

C’est désormais le 13e Bataillon de Chasseurs alpins (BCA) qui a succédé au 3e RIMa en Kapisa, au sein de la Task Force Black Rock (Bloc Noir).

(*) les caporaux Anthony BODIN et Kévin LEMOINE, le caporal-chef Johan NAGUIN, le Sergent Thomas ROUSSELLE et le Sergent-chef Johann HIVIN-GERARD pour le 3e RIMa ainsi que l’adjudant-chef Yann HERTACH et le brigadier-chef Gabriel POIRIER pour le 13e RDP
Et n’oublions pas non plus les 14 militaires grièvement blessés au cours de cette mission…

dimanche 6 décembre 2009

Le LEMIR, une protection complémentaire contre les bombes artisanales



Les engins explosifs improvisés (EEI / IED), déposés sur le bord des pistes en Afghanistan, sont la principale cause de mortalité parmi les troupes de la coalition. C’était aussi le cas en Irak pour les forces opérant sous commandement américain. Pour se prémunir contre cette menace, le Pentagone avait lancé le programme MRAP (Mine Resistant Ambush Protected), consistant à produire des véhicules blindés conçus de telle sorte que l’effet de l’explosion est réduit.

Seulement, si ces blindés, plus lourds et massifs que les autres, étaient adaptés aux routes irakiennes, il en va autrement pour le terrain accidenté afghan. Aussi, en juillet dernier, l’armée américaine a commandé, auprès de la société Oshkosh, 4.296 véhicules M-ATV (MRAP – All Terrain Vehicles), censé être plus adapté aux exigences rencontrées en Afghanistan. Trois mois plus tard, les premiers exemplaires ont été livrés.

Bien évidemment, la France n’a pas les moyens suffisants pour accomplir un tel tour de force, c’est à dire pour développer en quelques semaines un véhicule nouveau capable d’offrir une protection suffisante contre les IED. Aussi, la solution passe, entre autres, par des brouilleurs permettant d’empêcher le déclenchement d’une bombe artisanale à distance ou bien par l’utilisation du LEMIR (Leurre Massique mécanique InfraRouge).

Développé par la société ECA, spécialisée dans la robotique de déminage, le LEMIR est un kit modulable que l’on peut adapter sur tous types de véhicules en service dans l’armée française et qui permet de faire exploser des IED de tous les types par l’emploi de différents leurres, et cela, sans dégâts sur le véhicule qui en est muni. La Direction générale pour l’armement (DGA) avait commandé ces systèmes en septembre 2008, pour un montant de 6 millions d’euros.

Et c’est finalement le 26 novembre dernier que le LEMIR a été utilisé pour la première fois en mission. En effet, un convoi du Bataillon de commandement et de soutien (BCS), qui assure le soutien logistique de la brigade La Fayette, a pu bénéficier de ce système, monté sur le véhicule de tête.

Au total, les troupes françaises stationnées en Afghanistan disposent de 18 LEMIR, dont 6 pour les OMLT, 6 pour les deux GTIA (Groupement tactique interarmes) en Surobi et en Kapisa, 3 pour le BCS. Les trois derniers sont en réserve. Ces systèmes, montés soit sur les VAB, soit sur les Buffalo, seront systèmatiquement utlisés pour les missions à haut risque.

Colère du cobra dans la province du Helmand

Quelques jours après l’annonce de la nouvelle stratégie afghane par le président Obama, une offensive d’envergue a été lancée le 4 décembre dans la province du Helmand, un bastion taliban situé au sud-ouiest du pays.

Cette opération, appelée « Colère du cobra », mobilise 900 Marines américains, des militaires britanniques, ainsi qu’une centaine de soldats et de policiers afghans. Selon un communiqué de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), cette mission était « prévue de longue date ».

L’offensive se concentre plus particulièrement dans la vallée de Now Zad, où de nombreux accrochages se sont déroulés entre les insurgés et les troupes de l’Otan au cours de ces derniers mois.

Toujours d’après l’ISAF, « les insurgés ont fortement miné la zone, et le but de l’opération est d’apporter suffisamment de sécurité aux ONG et au gouvernement pour qu’ils commencent à nettoyer les mines et les bombes artisanales afin de permettre un éventuel retour de la population dans la ville » de Now Zad, autrefois la plus importante du Hemand.

Cette offensive vise aussi à couper les lignes de ravitaillement des taliban afin de les empêcher de se procurer les explosifs nécessaires à conception des bombes artisanales. Aux premières heures de l’opération, plusieurs caches d’armes, 300 mines et au moins 200 kg de matières explosives sont tombés aux mains des forces alliées.

Selon le commandant William Pelletier, le porte-parole de l’armée américaine, les insurgés opposeraient une faible résistance. « Pour l’instant, l’ennemi est désorienté et désorganisé » a-t-il déclaré. « Ils se battent mais pas avec une grande efficacité » a-t-il également précisé. Le gouverneur de la province du Helmand a quant à lui fait savoir que quatre corps de taliban « ont été récupérés sur le terrain ».

Baptême du drapeau de Ceux de Verdun

Ceux de verdun leur descendants et leurs amis ont fait une cérémonie oecuménique pour leur drapeau hier ,à 11h00 au temple des Eaux-Vives à Genève.

"L'oubli est le second linceul des Disparus"

vendredi 4 décembre 2009

Des colis de Noël pour les militaires en opérations



Dans leur colis de Noël, les militaires ont trouvé un dessin réalisé par des enfants.

Le père Noël n’a pas oublié les militaires en opérations extérieures (Afghanistan, Liban, Tchad, Côte d’Ivoire, etc.). Ils ont trouvé sous le sapin un colis contenant des petits présents, des confiseries et un dessin réalisé par un enfant.

Cette année ; près de 30 000 enfants, âgés de 6 à 11 ans, ont réalisé un dessin à l’attention des militaires qui passent Noël loin de leur famille. « Les soldats sont très sensibles à ce présent, et répondent fréquemment aux enfants en leur souhaitant à leur tour de joyeuses fêtes » explique le général Britsch, administrateur de l’association« Solidarité défense ».

Chaque année à l’occasion des fêtes de fin d'année, environ 14 000 colis sont envoyés aux militaires français en opérations extérieures ainsi qu’aux blessés et aux conjoints des militaires décédés. Ces colis sont

Depuis 14 ans à l’occasion des fêtes de fin d'année l’association, « Solidarité défense » envoie des présents confectionnés par de nombreux bénévoles issus d’autres associations de la communauté militaire (Anfem, Aria, Unor, Fnasor, CiDAN) et des collégiens. « Ces colis reçus par les soldats sont pour eux le signe que nos concitoyens ne les oublient pas » souligne le général Britsch.

L'association Solidarité Défense a été créée en 1994 à l'instigation des plus hautes autorités militaires et civiles du ministère. Elle apporte de l'aide aux soldats gravement blessés, soutient les forces engagées en OPEX et contribue au maintien des liens entre la Nation et ses armées.

jeudi 3 décembre 2009

Afghanistan : La section Forban 4 du 3e RIMa dans le combat d'Afghania



La guerre d'Afghanistan n'est pas un conflit classique. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le beau reportage que Lucas Menget et Johan Bodin, tous deux grands reporters à France 24, ont consacré à la section Forban 4, du 3e RIMa de Vannes. Ils l'ont suivie durant l'opération Stairway, qui s'est déroulée dans la vallée d'Afghanya, à partir de la FOB de Nijrab, au début du mois de novembre 2009.

On voit le lieutenant Olivier, le sergent-chef Tony, les marsouins Abdou ou Gégé, se levant avant l'aube pour s'enfoncer à pied dans la vallée. Ils vont être les éléments de pointe d'un "piège à talibans", lesquels ne sont visiblement pas dupes.

Étrange jeu du chat et de la souris, quand les rôles s'échangent... Car les Français aussi savent exactement ce qu'ils viennent chercher, et nos gaillards de Forban 4 sont renseignés minute par minute sur la progression de leurs cibles. Ils les suivent, la radio leur apprend qu'ils se regroupent, qu'ils sont cinquante, quelles sont leurs positions exactes.

Le piège ? Il n'y en a pas, et de surprise non plus, pour personne... Le chef de section lance : "À tous, vigilance extrême. Ça va venir vers le plein est ". Et de fait, ça tire... Le feu est nourri et violent au fond de la vallée, un sniper "tout en noir" vise les marsouins, les balles claquent sur les murs en pisé. Après la bataille, le colonel Francis Chanson, chef de corps du 3e RIMa explique sa vision des choses, et sa distance vis-à-vis de la doctrine officielle qui entend "gagner les coeurs et les esprits".

Lui préfère "confiance et respect". Le marsouin Abdou a, lui aussi, sa vision des choses : "On a l'habitude de partir pour des pays et, quand on revient, on a toujours gagné la guerre (...) Et là, personne n'est sûr, on fait ça pour rien..."

30.000 hommes en renfort et “plus de cercueils” en Afghanistan



Après avoir refusé de déployer des troupes supplémentaires, Paris adopte une position plus nuancée, voire ambiguë.
« Obama va voir défiler de nombreux cercueils de soldats américains ! » Cinglante, la réplique des talibans, par la voix de leur porte-parole Qari Youssouf Ahmadi, ne s’est pas fait attendre, quelques heures après l’annonce par l’hôte de la Maison-Blanche de l’envoi de 30.000 soldats américains en renfort en Afghanistan.

Tout un symbole ! l’un des 68.000 militaires états-uniens déployés dans le pays est tombé hier, portant à 300 le nombre de fantassins de l’Oncle Sam tués en Afghanistan depuis le début de l’année.

« Nouveaux attentats » en préparation
Dans la nuit de lundi à mardi, Obama a donc revêtu son uniforme de commander in chief. D’un ton martial mâtiné d’accents dramatiques, le président a invoqué l’« intérêt national vital » et le spectre de « nouveaux attentats ». Avec humilité, il a dû reconnaître que les talibans comme les séides d’al-Qaida ont reconstitué leurs forces. Ceux-ci contrôlent « 11 des 34 provinces afghanes », a indiqué le chef d’état-major américain, l’amiral Mullen.