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« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



vendredi 6 novembre 2009

Peut-on faire confiance à la police afghane?



L’incident au cours duquel cinq militaires britanniques ont trouvé la mort, le 4 novembre, pose la question de la fiabilité de la police afghane. En effet, l’attaque d’hier, commise à un barrage policier par un membre des forces de sécurité afghanes n’est pas la première.

Ainsi, le mois dernier, un policier afghan avait tué un soldat et blessé trois autres avant d’être abattu. En octobre 2008, l’explosion d’une grenade lancée également par un membre des forces de l’ordre afghane avait fait une victime parmi une patrouille américaine.

« Il se peut que les taliban aient utilisé un policier afghan ou alors qu’ils aient infiltré les forces de l’ordre. Nous devrons faire la lumière là-dessus », a commenté Gordon Brown, le premier ministre britannique, à la Chambre des communes. Et pour le président afghan, Hamid Karzaï, l’attaque d’hier serait un « incident isolé ».

Seulement, le souci est que les policiers afghans ne sont pas aussi intégres qu’ils le devraient, d’autant plus que la corruption fait partie du mode de vie en Afghanistan. En témoigne l’affaire de ces armes fournis aux forces de sécurité afghanes et qui sont revendues au marché noir au Pakistan ou qui équipent les insurgés. C’est notamment le cas des pistolets Walther P1, fournis par l’Allemagne et des fusils AMD-65, d’origine hongroise mais offert par les Etats-Unis à la police afghane.

Sur le terrain, il semblerait que les rapports entre les policiers afghans et les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) soient médiocres, pour ne pas écrire exécrables. Le reportage publié ce mois-ci par le Mensuel du Golfe du Morbihan (*) et portant sur les militaires du 3e RIMa et du 11e RAMa, actuellement déployés en Kapisa, est révélateur.

En effet, outre le fait que l’on apprend que les soldats afghans règlent leurs différends en échangeant des tirs d’armes automatiques dans l’enceinte même de leur cantonnement, l’article aborde les relations qu’entretiennent les militaires français avec la police afghane et qui vont jusqu’à la méfiance. « Les flics? Ils ne voient jamais rien, n’entendent jamais rien, ne sont au courant de rien » témoigne un marsouin. Le degré de confiance est tel que les soldats du GTIA Kapisa vont jusqu’à inspecter les abords des postes de police car « certains IED (ndlr: engins explosifs imporvisés) ont déjà explosé ».

Cela étant, la tâche des 150 gendarmes français qui seront chargés d’aider « l’Afghanistan à se doter d’une police efficace, professionnelle, soucieuse de respecter certains fondamentaux », pour reprendre les propos tenus par Brice Hortefeux lors d’une visite au camp de Satory, s’annonce très difficile. « Cette mission n’est pas anodine. Elle comporte des risques » a déclaré le ministre de l’Intérieur.

Inflation des commandes en « urgence opérations »



En 2009, les commandes de l’armée française réalisées dans le cadre des « urgences opérations », a atteint 260 millions d’euros contre 104 millions l’année précédente. Ce dispositif permet d’acquérir rapidement des matériels adaptés aux exigences rencontrées sur différents théâtre d’opérations. Et en l’occurrence, ce sont les missions en Afghanistan et l’opération anti-piraterie Atalante qui ont concentré l’essentiel des investissements urgents.

Le vice-amiral d’escadre Bernard Rogel, de l’Etat-major des armées (EMA), a expliqué cette hausse des commandes en « urgence opérations » par le fait que « les opérations sont de plus en plus dures » et que les militaires français font face « à des adversaires déterminés », ce qui « impose une adaptation permanente, avec un cycle court très réactif ».

En 2008, la priorité avait donné à la protection des engins explosifs improvisés (IED), qui sont la principale cause des pertes enregistrées par les troupes de l’Otan déployées en Afghanistan. C’est ainsi que l’armée de Terre avait reçu cinq blindés MRAP américains de type Buffalo pour le déminage, des brouilleurs censés empêcher le déclenchement des systèmes de mise à feu des bombes artisanales, des kits de protection pour les véhicules et des tourelleaux téléopérés montés sur les VAB.

Cette année, l’accent a été mis sur l’équipement des hélicoptères, avec le montage de canons de 20mm sur les Caracal et les Cougar, qui servent au transport. Des cabines blindées pour les camions ont également été commandées, de même que des système américain ROVER (Remote Operations Video Enhanced Receiver) destinés à équiper les chasseurs-bombardiers.

Un temps mis en concurrence avec le système Scarabée de Thales, le ROVER permet à un avion de transmettre des images vidéos en direct à l’officier de contrôle opérationnel JTAC (Joint Terminal Attack Controler) au sol, via un ordinateur portable. C’est à ce dernier que reviendra le choix éventuel des munitions à utiliser, dans le cadre, par exemple, d’un appui-feu à des troupes terrestres engagées dans un accrochage.

Le système est censé éviter les bavures puisque l’officier JTAC aura en même temps une évaluation des dégâts que sont susceptibles de causer les armes qu’il aura sélectionnées. Le ROVER a été testé avec succès au Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan cet été et il devrait équiper les premiers appareils dans le courant du premier semestre 2010.

Sur les 36 commandes « urgences opérations » passées en 2009, 32 ont concerné l’Afghanistan. Les quatre restantes « sont relatives à la lutte contre la piraterie dans l’océan Indien » a indiqué le général de l’armement François Coté, lors d’un point presse du ministère de la Défense. Entre autres, il s’est agi d’acquérir des caméras infrarouge permettant de détecter des petites embarcations, comme les skiffs utilisés par les pirates somaliens.

A Montreux, on célèbre aussi la mémoire des morts de 14-18



COMMÉMORATION | Le Monument aux morts des soldats alliés du cimetière de Clarens a tout juste 90 ans. Même s’ils ne fêtent pas l’armistice à la même date, Italiens et Français continuent de s’y recueillir en souvenir des disparus de la Première Guerre mondiale. Mais la relève n’est pas assurée.
© CHANTAL DERVEY | Le monument représente un soldat mourant et embrassant un drapeau, devant une stèle surplombée d’un coq.

Stéphanie Arboit | 02.11.2009 | 00:03
«Je suis venue pour mes compatriotes morts au combat. C’est la première fois que je participe et je suis très émue», confie Rosetta Fratiani, au bord des larmes. A l’image de cette habitante de Chernex, ils étaient environ huitante personnes à se joindre hier à la commémoration de l’armistice de la guerre de 14-18. La célébration se déroulait au pied du Monument aux morts des soldats alliés, au cimetière de Clarens, en présence d’autorités suisses et étrangères. L’occasion de fêter également cette année les 90 ans de cette grande statue, œuvre d’un sculpteur belge et d’un architecte français, tous deux venus se faire soigner à Montreux pendant la Première Guerre mondiale.
«En 1919, les Français ont donné de leur personne pour réaliser ce monument, explique Italo Fontana, à la tête de la Colonie italienne de Montreux et de la manifestation. En quelques mois, ils ont réuni 20 000 francs, une petite fortune!»
Le terrain a été offert pour l’éternité par ce qui était alors la commune du Châtelard, sur le territoire de laquelle se trouvait le cimetière. «Dans un article qui relate l’inauguration du 26 octobre 1919, les allocutions des autorités témoignent que c’était une période extrêmement touchante pour la population, qui a accueilli les internés de guerre, morts ici ou repartis chez eux», explique Eléonore Rinaldi Lecciso, archiviste de la ville.
Une émotion encore bien présente en 2009, et doublée d’un impératif de mémoire. «Je n’aime pas trop les cérémonies, mais, là, il faut absolument entretenir le souvenir», témoigne Liliane Daniello, venue sur le conseil d’une amie.
«Se rappeler de ceux qui luttent pour la paix»
Les habitants de Montreux n’ont visiblement plus de liens de parenté avec les 42 Français, les 32 Italiens et les 7 Belges inhumés sous le carré militaire. Si ce n’est la famille Giovanna: une des filles du fondateur de la plus vieille entreprise montreusienne – sur sol de la commune depuis 1875 – est enterrée là. Amanda Giovanna est morte en Italie, alors qu’elle travaillait comme infirmière pour la Croix-Rouge.
Mais la dimension historique n’est pas le seul élément qui attire les personnes devant le monument. «Il ne faut pas oublier ceux qui luttent pour la paix à travers le monde aujourd’hui, comme l’a rappelé le consul d’Italie», souligne Rosetta Fratiani.
Passée et présente, cette mémoire se déclinera peut-être difficilement au futur: la relève n’était pas au cimetière, hier. «Les jeunes ne viennent pas non plus au cercle italien. Ils n’ont pas notre besoin d’appartenir à la communauté italienne», constate Rosemarie Milici.
Rendez-vous est pris malgré tout pour l’an prochain. A la même date? «Les Français fêtent l’armistice le 11 novembre et les Italiens le 4. Il faut trouver une date autour de cette période», sourit Italo Fontana.

11 novembre 2009: Message du président de la République



J'invite tous les militaires non retenus par les obligations du service le 11 novembre prochain à s'associer aux cérémonies commémoratives organisées dans leur commune.

Cette journée est celle de l'hommage de la Nation à tous les combattants de la première guerre mondiale. Elle est aussi placée cette année sous le signe de l'amitié franco-allemande.
J'encourage les femmes et les hommes qui servent dans nos armées à prendre une part active à ces commémorations, à la mesure de leur engagement.

Nicolas SARKOZY