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dimanche 15 novembre 2009

Afghanistan



Le 13 novembre, un nouvel attentat suicide, perpétré dans les environs d’une base américaine à Kaboul, a fait 9 blessés dans les rangs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF). Il s’agissait de la septième attaque de ce type commise dans la capitale afghane depuis un peu plus de deux mois.

Or, il semblerait que les rebelles profitent du terrain accidenté de la vallée de Tagab, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul pour préparer leurs attentats.

Ainsi, le 15 novembre au matin, 700 militaires français du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa et une centaine de soldats afghans ont lancé une offensive d’envergure afin de prendre le contrôle de la vallée de Tagab.

Selon le colonel Francis Chanson, le chef de corps du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Vannes, les opérations se déroulent selon deux fronts, l’un au nord et l’autre au sud. De 60 à 80 insurgés seraient présents dans cette zone montagneuse où ils profitent du terrain pour y trouver refuge. C’est à partir de là que les rebelles

L’offensive alliée, qui implique une centaine de véhicules, appuyés par des hélicoptères de combat français et américains, doit permettre, une fois la zone sécurisée, la construction d’une route qui reliera le Pakistan voisin au nord de l’Afghanistan en contournant Kaboul.

Quelques accrochages ont été signalés dans le courant de la journée, sans faire de victimes parmi les militaires français et afghans. Ces derniers ont plusieurs fois riposté par des tirs d’artillerie et de missiles.

En revanche, les civils n’ont pas été épargnés. En effet, ce 16 novembre, deux roquettes sont tombés sur le bazar de Tagab. Le bilan est de 3 à 4 personnes tuées, dont des enfants, et d’une trentaine de blessés parmi lesquels une dizaine ont été gravement touchés.

Selon toute vraisemblance, ces tirs ont visé une réunion (shura) entre les anciens du village et des officiers français, dont le général Marcel Druart, le commandant de la brigade La Fayette, venus pour recenser les besoins de la population civile et évoquer des projets de développement.

Les blessés ont été pris en charge par des équipes médicales françaises et américaines et certains d’entre eux ont été évacués par hélicoptère vers les hôpitaux militaires de Kaboul. D’autres ont été dirigés vers la base française de Tagab.