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jeudi 26 novembre 2009

Afghanistan : à Warehouse, les Géorgiens succèdent aux Français



Depuis 2006, la France est responsable de la sécurité des installations des 12 nations présentes sur le camp de Warehouse. A compter du 27 novembre, une compagnie de l’armée géorgienne assurera la protection et la garde de Warehouse, qui restera sous commandement français.

Depuis deux semaines, la compagnie de légionnaires français chargée d’assurer la sécurité du camp de Warehouse est accompagnée dans toutes ses missions par une compagnie de militaires géorgiens.

Ils ont tout d’abord patrouillé dans Kaboul avec les troupes françaises et ont été présentés aux responsables de la police afghane. Ils se sont ensuite familiarisés avec les mesures de sécurité pour le filtrage et l’inspection des véhicules et des piétons à l’entrée du camp. Ils ont terminé leur formation par la surveillance statique et la protection des infrastructures en utilisant le matériel français nécessaire à la garde du camp.

En effet, l’armée française met à disposition des militaires géorgiens tout le matériel dont ils ont besoin pour assurer pleinement cette mission. Ils doivent donc se familiariser avec les VAB qui leur serviront en patrouille, avec les armes collectives (ANF1, 12,7, AT4CS) qui assurent la protection immédiate du camp et avec les moyens de transmission français PR4G.

Pour communiquer, les géorgiens et les légionnaires utilisent le plus souvent le russe ou l’anglais, mais les démonstrations sur le terrain restent le moyen le plus sûr pour laisser des consignes claires. Les légionnaires français ont beaucoup apprécié cet échange avec les géorgiens qui disposent, pour la plupart, d’une solide expérience militaire.

Une fois les consignes passées, les légionnaires français rejoindront la Task Force La Fayette au sein du groupement tactique interarmes Surobi.

Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes



Programme Félin : commande de 16 454 derniers systèmes

Le Félin (crédit : DGA)

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 20 novembre 2009 une nouvelle commande de 16 454 systèmes fantassins à équipements et liaisons intégrés (Félin) à Sagem (groupe Safran). Le nombre de systèmes commandés s’élève ainsi au total à 22 588. Le montant global du programme Félin, incluant le développement, l’industrialisation, la production et le soutien initial, s’établit à un milliard d’euros.

Programme phare de l’armée de terre, lancé en 2001, Félin entre maintenant en phase de production. Le premier régiment sera équipé au deuxième trimestre 2010 et le dernier en 2015. 358 systèmes de présérie, livrés en décembre 2008, ont été évalués par plusieurs unités au cours du premier semestre 2009 dans différentes zones géographiques extrêmes (montagne, jungle, désert). Cette phase finale de tests a permis de vérifier l’adéquation du système aux conditions du combat moderne.

Système individuel et modulaire, complet et cohérent, Félin améliore notablement les fonctions de protection, d’observation, de communication, d’agression, de mobilité et de soutien des combattants au contact direct de l’adversaire. Les équipements renouvelés ou nouvellement fournis comprennent gilet de protection, tenue de combat, lunettes de tirs jour/nuit, équipements d’observation et de vision jour/nuit, systèmes de communication et d’information, armes individuelles ou collectives. Plus ergonomique, Félin apporte également une meilleure protection contre les effets des armes modernes de petit calibre. Le système de visée des armes, complètement réétudié, facilite la neutralisation des adversaires de jour comme de nuit. Félin améliore aussi grandement la manœuvre et le combat de nuit par des capacités d'observation et de positionnement accrues.

Enfin, le système d’information de Félin facilite l'intégration des groupes de combat dans la chaîne de commandement numérisée qui reliera désormais tous les échelons, de l’officier général commandant l’opération au soldat sur le terrain. Il confère au soldat une véritable capacité de combat en réseau.

Exercice d’évacuation de ressortissants au Tchad


Extraction des ressortissants

Les 17 et 18 novembre 2009, un exercice, baptisé «Kouri», s’est déroulé sur la base 172 de N’Djamena, au Tchad. Son scénario fictif, imprégné d’un fort degré de réalisme, a permis à tous les acteurs potentiels d’une crise de se préparer à y faire face: les aviateurs, les ressortissants, les autorités consulaires mais aussi, la cellule de commandement de la force. "Kouri" a également été l’occasion de tester l’ensemble des composantes du dispositif Epervier.

Mardi 17 novembre à 5h05: les téléphones retentissent les uns après les autres dans les chambres. L’alerte est donnée, le plan de ramassage a été activé. Les 900 militaires des éléments français au Tchad (EFT) sur la base aérienne 172 «Sergent Adjii Kosseï» s’activent comme dans une ruche. En moins de 30 minutes, ils auront tous rejoint leur poste. Chacun joue un rôle précis et s’attelle immédiatement à la tâche: distribution et perception de l’armement et des munitions; relève de la garde par une section de marche; montage du centre d’évacuation (CENTREVAC); mise en configuration «appui feu» des Mirage F1; blindage ou encore, mise en place de leurres sur le C160 Transall.

07H30: la tension est palpable au centre opérationnel interarmées de théâtre (COIAT). Le colonel Dominique Laugel, commandant adjoint la force Epervier et chef d’état-major interarmées des EFT, lance le premier point de situation. Le tableau est brossé de la situation politique et tactique, de la disponibilité des moyens opérationnels, logistiques, de transmission ou encore, du climat général dans lequel devra prendre place la communication externe de la force. D’autres points de situation suivront à 11h30 et 17h30. Au fil des heures, des nouvelles affluent: les affrontements dans l’Est du pays se multiplient, les rebelles se dirigent vers la capitale N’Djamena, où la situation empire de plus en plus (jets de pierre, manifestations, affrontements…).

13h00: les autorités françaises déclenchent le niveau d’alerte 3 qui ouvre la voie au regroupement des ressortissants français sur les points prédéfinis sécurisés par les EFT. Auparavant, l’ambassade de France leur avait recommandé de restreindre leurs déplacements (niveau 1), puis de rester chez eux (niveau 2).

Mercredi 18 novembre, 06h00: la décision de transférer les ressortissants vers le CENTREVAC de la base tombe (niveau 4). Les ressortissants présents au point de regroupement de la cité LAMY sont évacués en véhicules blindés vers la base. Ils y rejoignent ceux qui y sont parvenus d’eux-mêmes, traversant le centre d’évacuation où s’effectuent l'ensemble des opérations d'accueil, d'administration et de soutien, préalables à l’évacuation. Vient enfin le moment d’être dirigé vers l’escale. Une trentaine de ressortissants français civils volontaires jouent le jeu pour les besoins de la manœuvre: tantôt apeurés, tantôt sereins, animaux domestiques dans les bras et enfants à la main, ils embarquent à bord du C160 Transall, qui décolle. Cette fois-ci le vol ne durera que 20 minutes, la destination étant Douguia, une commune située à 70 Km au nord de N’Djamena.

13h00: soulagement général. L’évacuation s’est bien déroulée. Les ressortissants reviennent sur la base aérienne à bord du C160.

15h00: la manœuvre touche à sa fin. Le personnel des différentes unités rejoint la base. Les tentes, le CENTREVAC et le centre opérationnel interarmées de théâtre sont démontés
Texte: Sous-lieutenant Sabrina Pawlak, officier de communication sur la base de N’Djamena.

La task force La Fayette (TF La Fayette)



Opérationnelle depuis le 1er novembre 2009, La task force (TF) La Fayette constitue l’une des cinq brigades (Brigade Combat Team) du Commandement régional Est. Elle a pour zone d’opération le district de Surobi et la province de Kapisa à l’est et au nord est de Kaboul.

Déployée principalement sur 4 bases ou postes avancés, elle conduit des missions de sécurisation et de contrôle de zone, des opérations au profit de la population (neutralisation d’IED, soutien direct à la population avec des actions civilo-militaires), ainsi que des opérations conjointes avec les forces de sécurité afghanes conseillées par des militaires français.

Elle comprend :
- un état-major installé à Nijrab,
- deux groupements tactiques interarmes (GTIA) : le GTIA Kapisa, déjà en place depuis l’été 2008, et le GTIA Surobi,
- un bataillon de commandement et de soutien qui reste basé à Kaboul,
- un bataillon d’hélicoptères qui reste positionné sur l’aéroport international de Kaboul,
- des éléments rattachés : composantes artillerie, transmission, renseignement, actions civilo-militaires.

Dans la zone de la TF La Fayette, les Operational Mentoring and Liaison Teams françaises (OMLT) sont également déployées auprès des bataillons de la 3ème brigade du 201ème corps de l’armée nationale afghane (ANA).

Ce dispositif militaire s’inscrit dans le cadre d’une approche globale incluant enfin la mise en place auprès de la police afghane de Police operational mentoring and liaison teams (POMLT), armées par la gendarmerie, ainsi que la mise en œuvre par la France d’actions d’aide au développement.

- Les groupements tactiques interarmes (GTIA)

Les GTIA conduisent des opérations en soutien des forces de sécurité afghanes. Ces opérations visent à établir un environnement suffisamment sûr pour permettre la réalisation de programmes civils de reconstruction et de développement. Avec les forces de sécurité afghanes, les GTIA mènent des opérations de sécurisation, soutiennent les opérations de recherche et de fouille conduites par les forces de sécurité afghanes (armée nationale, police ou services de renseignement), mènent des projets d’assistance à la population et contribuent au renforcement de la gouvernance. Les GTIA contribuent enfin à la sécurité de la population par la récupération et la destruction de munitions non explosées, tels que des obus, roquettes ou mines.

Le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa
Déployé en Kapisa, ce GTIA comprend un poste de commandement et un élément de soutien, implantés sur la base opérationnelle avancée (FOB en anglais) de Nijrab, des compagnies d’infanterie renforcés d’éléments blindés, génie, artillerie (mortiers de 120, canons Caesar) et santé répartis entre la FOB de Nijrab et celle de Tagab.

Le groupement tactique interarmes Surobi
Déployé en Surobi sur les base de Tora (près de Surobi) et de Rocco (vallée d’Uzbin), ce GTIA est constitué d’un poste de commandement à Tora, de 3 compagnies de combat d’infanterie renforcées d’éléments d’appui du génie et d’artillerie ainsi que de moyens de renseignement (drone SDTI). Il est soutenu par des moyens santé et logistique.

- Le bataillon de commandement et de soutien (BCS)

Basé à Kaboul, il coordonne et met en œuvre la chaîne logistique au profit de la TF La Fayette et de tous les éléments français déployés en Afghanistan. Son rôle est d’assurer le soutien logistique et administratif des unités et la maintenance technique des équipements. Le détachement santé qui arme l’hôpital militaire international de Kaboul (Role 2), délivre des soins médicaux et chirurgicaux aux troupes de la coalition, aux militaires afghans et à la population afghane.

- Le bataillon d'hélicoptères (BATHELICO)

Basé sur l’aéroport international de Kaboul, le bataillon d'hélicoptères français (BATHELICO) est placé sous le commandement opérationnel de la « TF La Fayette ». Il compte 11 hélicoptères : 3 EC 725 Caracal, 3 Gazelle Viviane, 3 Tigre et 2 Cougar.

Les capacités de ces hélicoptères lui permettent de conduire des missions de transport de troupes, d’appui des troupes au sol, de surveillance et d’évacuation médicale. Ils opèrent au profit des troupes du RC-C et des militaires français en Kapisa.