c

BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



jeudi 3 décembre 2009

Afghanistan : La section Forban 4 du 3e RIMa dans le combat d'Afghania



La guerre d'Afghanistan n'est pas un conflit classique. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le beau reportage que Lucas Menget et Johan Bodin, tous deux grands reporters à France 24, ont consacré à la section Forban 4, du 3e RIMa de Vannes. Ils l'ont suivie durant l'opération Stairway, qui s'est déroulée dans la vallée d'Afghanya, à partir de la FOB de Nijrab, au début du mois de novembre 2009.

On voit le lieutenant Olivier, le sergent-chef Tony, les marsouins Abdou ou Gégé, se levant avant l'aube pour s'enfoncer à pied dans la vallée. Ils vont être les éléments de pointe d'un "piège à talibans", lesquels ne sont visiblement pas dupes.

Étrange jeu du chat et de la souris, quand les rôles s'échangent... Car les Français aussi savent exactement ce qu'ils viennent chercher, et nos gaillards de Forban 4 sont renseignés minute par minute sur la progression de leurs cibles. Ils les suivent, la radio leur apprend qu'ils se regroupent, qu'ils sont cinquante, quelles sont leurs positions exactes.

Le piège ? Il n'y en a pas, et de surprise non plus, pour personne... Le chef de section lance : "À tous, vigilance extrême. Ça va venir vers le plein est ". Et de fait, ça tire... Le feu est nourri et violent au fond de la vallée, un sniper "tout en noir" vise les marsouins, les balles claquent sur les murs en pisé. Après la bataille, le colonel Francis Chanson, chef de corps du 3e RIMa explique sa vision des choses, et sa distance vis-à-vis de la doctrine officielle qui entend "gagner les coeurs et les esprits".

Lui préfère "confiance et respect". Le marsouin Abdou a, lui aussi, sa vision des choses : "On a l'habitude de partir pour des pays et, quand on revient, on a toujours gagné la guerre (...) Et là, personne n'est sûr, on fait ça pour rien..."

30.000 hommes en renfort et “plus de cercueils” en Afghanistan



Après avoir refusé de déployer des troupes supplémentaires, Paris adopte une position plus nuancée, voire ambiguë.
« Obama va voir défiler de nombreux cercueils de soldats américains ! » Cinglante, la réplique des talibans, par la voix de leur porte-parole Qari Youssouf Ahmadi, ne s’est pas fait attendre, quelques heures après l’annonce par l’hôte de la Maison-Blanche de l’envoi de 30.000 soldats américains en renfort en Afghanistan.

Tout un symbole ! l’un des 68.000 militaires états-uniens déployés dans le pays est tombé hier, portant à 300 le nombre de fantassins de l’Oncle Sam tués en Afghanistan depuis le début de l’année.

« Nouveaux attentats » en préparation
Dans la nuit de lundi à mardi, Obama a donc revêtu son uniforme de commander in chief. D’un ton martial mâtiné d’accents dramatiques, le président a invoqué l’« intérêt national vital » et le spectre de « nouveaux attentats ». Avec humilité, il a dû reconnaître que les talibans comme les séides d’al-Qaida ont reconstitué leurs forces. Ceux-ci contrôlent « 11 des 34 provinces afghanes », a indiqué le chef d’état-major américain, l’amiral Mullen.