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lundi 14 décembre 2009

l’A400M a réalisé son premier vol...



l’A400M a réalisé son premier vol, avec près deux ans de retard sur le calendrier prévu. Il était en effet 10h15, ce 11 décembre, à Séville, quand le prototype MSN001 a pris les airs, avec Edwards Strongman, un ancien de la Royal Air Force, aux commandes.

Ce vol inaugural, qui s’est terminé à 14h, a eu lieu en présence du roi d’Espagne, Juan Carlos, des autorités politiques et militaires des pays clients de l’A400M (France, Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni, Turquie) qui en ont commandé 180 exemplaires pour 20 milliards d’euros en 2003, et de Louis Gallois, le président d’EADS.

La campagne d’essais de l’appareil de transport européen, qui vient donc de commencer, devrait compter 4.370 heures, dont 1850 heures pour que l’A400M obtienne sa certification civile EASA, le reste étant destiné à valider ses capacités militaires.

Cinq prototypes seront utilisés pour mener à bien ces essais. Les second et troisième appareils devraient être prêts dans le courant du prochain semestre et le quatrième, qui sera doté d’une soute cargo est programmé pour voler à la fin de l’année 2010. Le cinquième, qui préfigurera les avions de série, rejoindra les autres vers la mi-2011.

Si le premier vol s’est bien passé, les essais au sol mené sur le MSN001 ont toutefois permis de déceler un probléme d’échauffement au niveau de la tuyère du moteur TP400. Des protections thermiques ont pour l’instant été installées sur le prototype, dans l’attente d’une solution défintive pour le troisième appareil.

Cela étant, l’A400M aura encore à affronter des turbulences. Mais au sol… En effet, le président Louis Gallois a annoncé que le premier appareil ne pourrait être livé à l’armée de l’Air qu’au début de l’année 2013, et non en octobre 2012, comme c’était initialement prévu. Et comme il faudra attendre encore deux ans pour que cet avion de transport soit déclaré opérationnel par le Centre d’expérimentations aériennes militaires (CEAM). En clair, les aviateurs devront se débrouiller avec leur Transall à bout de souffle…

Et puis la question des surcoût de développement de l’avion – 5 milliards d’euros – reste posée. Pour l’instant, les pays clients de l’A400M, qui auraient pu dénoncer leurs contrats respectifs pour se tourner vers la concurrence au printemps dernier, négocient avec le constructeur pour trouver une solution dans le cadre d’un moratoire décidé en avril.

Et en ces temps de difficultés budgétaires, la prise en charge de cinq milliards d’euros – en fait 7,4 milliards si l’on compte la provision déjà passée par EADS – est loin d’être décidée. Selon le cabinet d’audit PriceWaterHouseCoopers, le groupe européen aurait les moyens de payer la note. Ce que bien évidemment, il conteste, en mettant en avant que cela pourrait affecter gravement sa trésorerie, ce qui péserait sur les autres programmes civils portés par le constructeur, à savoir l’A380 et l’A350.

« Airbus doit faire face à un contexte particulièrement difficile avec une crise du transport aérien sans précédent et un dollar en chute libre » a déclaré le directeur général de la filiale d’EADS, Fabrice Brégier, au quotidien La Tribune. » Il va également devoir faire à une nouvelle concurrence avec l’arrivée d’acteurs émergents comme la Chine dans l’aviation commerciale » a-t-il poursuivi. « Enfin, nous consentons beaucoup d’efforts financiers pour développer l’A350. EADS devra veiller à ce que l’A400M n’obère pas la capacité d’Airbus à rester un acteur de niveau mondial » a-t-il estimé.

D’un autre côté, un abandon du programme laisserait le champ libre à la concurrence américaine dans le secteur des avions de transport militaire et serait synonyme d’une perte de capacité pour les Européens. D’autant plus que l’on imagine très bien les constructeurs d’outre-Atlantique espérer l’échec de l’A400M, ce qui leur permettrait de placer leurs C17 Globemaster et autres C130J.

Aussi, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, estime que « l’effort doit être partagé entre les Etats et les industriels » pour que ce programme puisse continuer. A lui de convaincre ses homologues…

Vannes rend hommage à ses marsouins



Après six mois d’opérations en Kapisa, la mission de la Task Force Korrigan a officiellement pris fin ce 10 décembre, au cours d’une prise d’armes présidée par Hervé Morin, le ministre de la Défense.

Etant donné que le 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a constitué l’épine dorsale du Groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa, il était donc naturel que cette cérémonie soient organisée à Vannes, la ville où il tient garnison.

La prise d’armes s’est donc déroulée sur l’esplanade du port vannetais, avec la présence des autorités politiques et du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de Terre (EMAT). Après la lecture de l’ordre du jour par le colonel Francis Chanson, l’ancien chef de corps du GTIA Kapisa et la revue des troupes, le ministre de la Défense a exprimé sa « fierté » du travail accompli par les marsouins du 3e RIMa, mais aussi par leurs camarades venus d’autres unités, comme par exemple le 13e Dragons parachutistes (RDP), le 6e Régiment du génie ou encore le 11e Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa).

« Cette mission, vous l’avez remplie avec l’énergie que donne la conviction de servir une cause juste, avec l’intelligence et la lucidité sans lesquelles nos efforts seraient vains. Toutes ces qualités vous ont permis de résister à la tentation de la vengeance, d’éviter l’écueil du recours aveugle à la force » a déclaré le ministre au cours de son allocution. Les conditions rencontrées par le GTIA Kapisa ont effectivement été très difficiles, notamment lors de la période précédant l’élection présidentielle afghane, au cours de laquelle les accrochages contre les insurgés, étaient quotidiens.

Un hommage particulier a été rendu aux sept militaires (*) de la TF Korrigan tués lors de cette mission, donc cinq servaient au 3e RIMa. « Au cours de ces derniers mois, je suis venu trop souvent à Vannes. J’y ai vu le deuil, les larmes et la douleur des familles. J’y ai vu la peine et l’incompréhension face à la mort. On a beau être ministre de la Défense (…), c’est chaque fois la même émotion » a également confié Hervé Morin.

A l’issue de cette cérémonie,les différentes compagnies du 3e RIMa devaient rejoindre le quartier Foch-Delestraint en défilant dans les rues de Vannes, afin que les habitants puissent leur témoigner leur soutien.

C’est désormais le 13e Bataillon de Chasseurs alpins (BCA) qui a succédé au 3e RIMa en Kapisa, au sein de la Task Force Black Rock (Bloc Noir).

(*) les caporaux Anthony BODIN et Kévin LEMOINE, le caporal-chef Johan NAGUIN, le Sergent Thomas ROUSSELLE et le Sergent-chef Johann HIVIN-GERARD pour le 3e RIMa ainsi que l’adjudant-chef Yann HERTACH et le brigadier-chef Gabriel POIRIER pour le 13e RDP
Et n’oublions pas non plus les 14 militaires grièvement blessés au cours de cette mission…