c

BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 20 décembre 2009

Les insurgés irakiens ont piraté des drones américains



Comment pirater des images prises par un drone américain de type Predator? A première vue, cela semble compliqué. Eh bien des insurgés chiites en Irak, accusés d’être soutenus par l’Iran, ont semble-t-il trouvé la solution. Et apparemment, ils ne seraient pas les seuls.

En effet, selon le Wall Street Journal, il est possible d’intercepter des images transmises par un drone en utilisant des logiciels qui permettent de pirater les émissions télévisées par satellite, comme le programme SkyGrabber que l’on peut télécharger sur Internet pour la modique somme de 26 dollars. L’armée américaine s’en est aperçue en juillet dernier, en consultant les informations contenues dans le disque dur d’un ordinateur portable appartenant à un insurgé chiite. C’est ainsi que des fichiers vidéo provenant de drones ont été découverts.

Les groupes rebelles qui utilisent cette faille, dont le mode opératoire a sans doute été fourni par les Iraniens, d’après les services de renseignement, sont ainsi en mesure de connaître les zones surveillées par les militaires américains et de se préparer à uune éventuelle attaque.

Les interceptions des informations transmises par les drones sont, semble-t-il plus fréquentes en Irak mais des cas semblables auraient également été signalés en Aghanistan. Cela prouve encore une fois que les outils les plus technologiquement avancés et coûteux – un drone coûte 4,5 millions de dollars – peuvent être rendus vulnérables par des moyens très modestes et avec un peu d’astuce.

Il faut dire que cette faille était connue dès les années 1990 et l’utilisation des drones américains en Bosnie. Mais le Pentagone avait considéré jusque là qu’il était impossible de pirater les informations transmises par ces engins sans pilote et que, partant de là, il était inutile de les crypter.

Or, désormais, il apparaît que le cryptage des informations communiquées par les drones s’impose. Et si l’on va plus loin, il serait même peut être utile d’imaginer des systèmes visant à empêcher la prise de contrôle d’un de ces engins sans pilote. Pour l’instant, aucune preuve d’une telle manipulation n’a été trouvée. Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit impossible…