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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



lundi 21 décembre 2009

L’association Solidarité Défense



Chaque année l’association Solidarité Défense de l’Amiral (2S) Jacques LANXADE organise au mois de novembre une opération de confection de colis pour le Noël des troupes alors en OPEX (opération extérieure). Association civile et non militaire – contrairement à “Terre fraternité” par exemple -, Solidarité Défense exprime, par ce genre de manifestation, ce que devrait être la nature profonde du lien entre l’Armée et la Nation. À savoir que l’initiative de la solidarité à l’égard de nos soldats ne doit pas venir du milieu militaire (1), mais avant tout de la société civile.

Entreprise remarquable, l’action de Solidarité Défense en partenariat avec l’Éducation nationale a, jusqu’à présent, essentiellement consisté en une opération de “Dessins de Noël” réalisée avec les écoles primaires. Ainsi, depuis plusieurs années des dessins d’écoliers sont glissés dans les colis destinés aux soldats. Cette initiative ne dépassait cependant pas l’enseignement primaire, et elle restait peu connue - voire non relayée du tout - dans l’enseignement secondaire. Or, chaque année l’association manque de bénévoles pour confectionner des centaines de cartons à l'approche de Noël.

Les choses commencent cependant à changer. Dès l’année dernière un collège avait déjà fait intervenir une classe de 3e pour venir en aide aux bénévoles de Solidarité Défense. Aujourd’hui, ce fut au tour du Lycée Galilée de Combs-la-Ville de relayer cette opération de soutien aux troupes, devenant ainsi le premier lycée de France à participer à l’action “Colis de Noël pour nos soldats”. 60 élèves de deux classes de 2nde et 6 accompagnateurs sont ainsi venus, ce lundi 16 novembre, accomplir un geste de solidarité, de civisme et de patriotisme, dont nous ne pouvons qu’espérer qu’il sera reconduit, et qu’il montrera la voie à d’autres lycées et collèges.

Pourquoi la Direction générale de l’armement se modernise-t-elle ?


Bruno Delor, adjoint
« Modernisation » du Délégué général pour l’armement

Dans le cadre d'un objectif qui nous est fixé, d’un effectif de 10.000 personnes en 2014, nous avons tout d’abord pour objectif d’améliorer nos compétences en matière de management de projet, d’expertise technique, financière et d’achat, au profit de la satisfaction de nos clients, à savoir les forces armées. Nous devons ensuite être capables de nous adapter encore plus rapidement aux priorités du moment comme protéger nos soldats contre les IED (engins explosifs improvisés, ndlr) ou gérer le volet Défense du plan de relance gouvernemental.

Comment allez-vous procéder ?

Notre projet de modernisation comprend deux volets. Nous allons redéployer nos activités techniques et les implantations du service de la qualité sur un nombre réduit d’emprises. Le second volet consiste à rationaliser les fonctions de soutien en les mutualisant à l’échelle du ministère et en simplifiant les processus. Les effectifs des métiers d’expertise technique vont augmenter de 4% alors que ceux de l’ensemble de la DGA diminuent de 24%.

En quoi la DGA fait-elle appel aux techniques de l’entreprise ?

Concernant la simplification de nos processus, nous avons la chance de nous appuyer sur une démarche robuste et structurée puisque nous sommes, depuis 2006, certifiés ISO 9001 pour l’ensemble de nos activités. La norme correspond aux meilleures pratiques de tout organisme ayant à fournir un résultat et fournit une base pour simplifier les procédures, par exemple pour la gestion du personnel. Notre certification est actuellement en cours de renouvellement.

Le site internet Ixarm pour les industriels et les PME/PMI

Lire l’article d’Armées d’aujourd’hui sur la modernisation de la DGA

La réforme du dispositif territorial en marche

L’année 2010 marque une nouvelle étape dans la réorganisation du dispositif territorial de la Défense qui constitue un volet indispensable de la modernisation de notre outil militaire. La réforme passe par la création des bases de défense (BdD). Hervé Morin vient de tirer les premiers enseignements de cette expérimentation qui « s’avèrent pertinents ».Créées en janvier 2009, les BdD expérimentales soutiennent 50 000 personnes.

Ces résultats ont confirmé que cette mutualisation permet de réelles économies. De plus, la qualité du soutien apporté aux forces n’a pas été remise en cause et ce dispositif s’est donc montré compatible avec les opérations extérieures. La réussite de l’expérimentation conduit à accélérer le calendrier global : « nous envisagions qu’elles soient totalement opérationnelles en 2014 et j’ai décidé [de leur] généralisation début 2011 », a conclut Hervé Morin. Dès 2010, 7 bases pilotes viendront s’ajouter aux 11 bases expérimentales créées cette année.

Par ailleurs, la première étape des restructurations s’est déroulée cet été conformément aux annonces faites et en étroite coopération avec les collectivités territoriales. Le président de la République s’est rendu début octobre en Moselle pour faire un premier bilan de l’accompagnement des territoires concernés. Nicolas Sarkozy a rappelé la nécessité de recentrer les militaires sur leur cœur de métier, c’est-à-dire garantir « la sécurité des Français et la défense de nos intérêts » plutôt que d’en faire un outil « d’aménagement du territoire ».

Cinq contrats de site (CRSD) ont été signés avant la fermeture ou le transfert des sites concernés. Les CRSD, destinés aux territoires en difficulté sur le plan économique, bénéficient d’une enveloppe de 225 millions d’euros et sont complétés par les plans locaux de redynamisation (PLR) pour les sites moins touchés. Dans le même temps, tous les outils permettant à long terme l’accompagnement local sont mis en place. Au total, l’État apporte 320 millions d’euros pour soutenir l’économie des territoires impactés. Deux tiers, soit 213 millions, proviennent du ministère de la Défense grâce au Fonds de restructuration de la Défense (FRED).

En 2010, le ministère de la Défense déploiera également l’ensemble des outils d’accompagnement nécessaires.

Des militaires « français » musulmans refusent de partir en Afghanistan




Difficile de garder le « secret défense » dans les rangs militaires pour un cas comme ça : Des engagés volontaires de l’armée dite française auraient exprimé leur refus « pour raisons confessionnelles » de partir en OPEX (Opérations extérieures) en Afghanistan.
L’unité concernée de l’Armée de Terre serait le 1er RI de Sarrebourg, régiment pourtant réputé de haut niveau. L’affaire a fait grand bruit dans les couloirs de l’état-major de l’Armée de Terre (EMAT), au point que le service communication a soudainement jugé très utile de préciser qu’il ne s’agirait « que de trois ou quatre cas » (sic !). Cas reconnus, mais combien d’autres restent en souffrance ?
Non contents d’avoir un statut privilégié dans nos unités de combat (plats halal…), ces soldats mis en cause refuseraient tout bonnement d’aller combattre « les frères »… Avec près d’un tiers de « Français musulmans » dans les rangs de notre outil de défense, au point que certaines compagnies de combat dans certains régiments sont stigmatisées comme étant des « compagnies zivas » (et autres noms d’oiseaux…), on imagine aisément pourquoi l’EMAT tient à rester pour le moins très discret sur cette affaire, la contagion pouvant rendre la situation intenable

Démonstration de force des légionnaires français en Afghanistan


Près de 800 légionnaires du 2e Régiment Etranger d’Infanterie ont appuyé un détachement de l’armée afghane et des commandos américains, le 17 décembre, lors d’une opération d’envergure, appelée Septentrion, menée dans la vallée d’Uzbeen, à l’est de Kaboul.

Il s’agissait, selon le chef de corps du 2e REI, le colonel Benoît Durieux, de « reprendre pied et réaffirmer la souveraineté des forces de sécurité afghanes dans le nord de la vallée d’Uzbeen », qui est resté un fief des insurgés, coincé entre les provinces du Laghman et de Kapisa. Les soldats afghans devaient planter un drapeau dans un village important de la zone visée afin de marquer l’autorité du gouvernement de Kaboul.

Seulement, cette mission a été marquée par un violent accrochage avec les insurgés. Ces derniers, estimés à une centaine dans la vallée par le commandement français, ont attaqué les troupes alliées par des tirs de roquettes, de mortiers, et de mitrailleuses lourdes. Au cours de ce combat, cinq militaires américains chargés de former les commandos afghans ont été gravement blessés par un obus de mortier. Evacués vers l’hôpital de Bagram, l’un d’eux aurait l’artère fémorale coupée et un autre aurait été atteint au cerveau et à l’oeil.

L’accrochage a duré plus d’une heure et demie. Les militaires français ont pu bénéficier d’un appui feu fourni par des hélicoptères Tigre et Apache. Deux avions de combat américain F15 ont largué chacun une bombe d’une tonne sur les positions tenues par les insurgés. Selon un premier bilan, au moins un rebelle a été tué et trois autres ont été blessés.

Une fois les combats terminés, la zone a été surveillée par différents moyens aériens, dont des drones. Le dispositif allié a ensuite poursuivi sa progression à bord des transports de troupes blindés (VAB) pour rejoindre le village où les soldats afghans devaient planter leur drapeau. L’opération aurait dû se terminer par une choura, c’est à dire une réunion des notables locaux, afin de discuter des problèmes rencontrés par la population, d’évaluer leurs besoins et d’obtenir des renseignements sur les insurgés. Seulement, semble-t-il, une erreur de navigation au sujet du lieu où devait se tenir cette discussion a fait manquer le rendez-vous.

« C’est un succès parce qu’on a pu entrer dans la vallée » a déclaré le colonel Durieux. « On n’avait jamais été aussi loin au nord. Et les Afghans ont pu poser leur drapeau. Après, tout n’est pas parfait et c’est une opération très compliquée » a-t-il poursuivi.