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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



mardi 26 janvier 2010

Afghanistan : les Soviétiques offrent un modèle de sortie

LivreTant décriés aujourd'hui, les Soviétiques ont pourtant réussi en Afghanistan ce que la coalition occidentale cherche à faire sous le nom d'"afghanisation", c'est-à-dire partir sans débandade en laissant derrière soi un gouvernement et une armée alliés, qui ont tenu plus de trois ans... jusqu'à la disparition de l' Union soviétique. Je raconte cet épisode dans un article paru hier dans Libération et que l'on peut lire ci-dessous. Plus de détails dans mon livre "Mourir pour l'Afghanistan" (Editions Jacob-Duvernet, 2008). Au Vietnam déjà, le retrait américain s'était effectué dans des conditions comparables.

"Le dernier soldat soviétique à franchir le «pont de l’Amitié» sur l’Amou-Daria, ce 15 février 1989, s’appelait Boris Gromov. Il était alors un jeune général de 45 ans, à la tête de la 40e armée soviétique. Deux décennies plus tard, Gromov est gouverneur de la région de Moscou. Belle carrière. Le pont, d’une longueur de 800 mètres et construit en poutrelles métalliques, est toujours là. Il sépare désormais l’Ouzbékistan de l’Afghanistan. Les Russes ont quitté ce pays, mais la paix n’y est pas revenue. Pourtant, leur retrait - réussi - pourrait servir d’exemple aux Occidentaux quelque peu empêtrés en Afghanistan.

Alors que se tient jeudi à Londres une grande conférence internationale sur l’avenir du pays, l’expérience soviétique devrait paradoxalement inciter à l’optimisme. Oui, la stratégie de transfert de responsabilités aux autorités et à l’armée afghanes - connue sous le nom d’«afghanisation» - peut marcher. La preuve ? Les Soviétiques y sont parvenus dans un contexte beaucoup plus difficile. L’Amérique d’Obama devrait au moins réussir à faire aussi bien. L’expérience soviétique montre en effet qu’il est possible de trouver une porte de sortie en laissant derrière soi un régime suffisamment stable et présentable pour partir sans honte. Que ce régime soit viable à long terme est une autre histoire…

Le problème, c’est qu'on l'avait oublié. Dans l’imaginaire collectif, hérité des dernières années de la guerre froide, l’armée soviétique a été chassée militairement d’Afghanistan par les moudjahidin soutenus par l’Occident. La réalité est un plus nuancée que cela. (Pour lire la suite cliquer ci-dessous)

Lorsque les Soviétiques quittent volontairement le pays au début de l’année 1989, ils laissent derrière eux un régime prosoviétique qui se maintiendra au pouvoir plus de trois ans. Et s’il disparaît, au printemps 1992, c’est parce que son principal soutien, l’Union soviétique, a entre-temps disparu…

Retour sur ce moment de la longue histoire de la guerre civile afghane qui entrera, en avril prochain, dans sa trente-deuxième année.

Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en mars 1985. L’Armée rouge est en Afghanistan depuis plus de cinq ans : elle y est entrée au lendemain de Noël 1979 pour sauver un régime communiste menacé par le soulèvement populaire. Comme le montrent les archives du Politburo du Parti communiste d’Union soviétique, désormais accessibles, cette opération militaire était loin de faire l’unanimité au sein de la direction soviétique. En 1985, l’enlisement militaire et politique est là. Dès l’été 1986, Gorbatchev prend la décision de se retirer d’Afghanistan, mais il veut le faire dans des conditions politiques acceptables. La guerre coûte cher, de l’ordre de 50 milliards de dollars par an, elle mobilise des dizaines de milliers d’hommes, les pertes s’accumulent et la population grogne devant les «cercueils de zinc» qui rentrent au pays. Il y aura, au total, 15 000 morts en neuf ans dont une majorité par maladie, les conditions sanitaires étant épouvantables. Gorbatchev doit trouver une porte de sortie.

Première étape : Moscou débarque le dirigeant afghan Babrak Karmal, installé au pouvoir fin 1979 après que les spetsnaz (forces spéciales) du KGB eurent assassiné son prédécesseur communiste Hafizullah Amin. Karmal, lui, a la vie sauve mais il doit céder le pouvoir au docteur Najibullah, le chef des services secrets, lui-même membre du KGB depuis les années 60. Agé de 39 ans, marié à une femme de la famille royale, ce Pachtoune est surnommé «le taureau». Sa réputation souffre des méthodes expéditives et cruelles des policiers du Khad. Il va néanmoins conduire avec un certain succès une politique d’ouverture et de réconciliation nationale. C’est la méthode Gorbatchev transposée en Afghanistan.

Alors que le régime s’était fait détester de la population par ses attaques contre la religion, Mohammed Najibullah tend la main à l’islam : une nouvelle Constitution, adoptée en 1987, est placée sous les auspices du «Dieu clément et miséricordieux». Le commerce est libéralisé et Najibullah joue à fond la carte des fidélités tribales et locales avec une politique clientéliste traditionnelle.

Deuxième temps : la diplomatie. Des négociations s’engagent à Genève entre l’Afghanistan, le Pakistan, l’Union soviétique et les Etats-Unis. Elles aboutissent à un accord signé le 14 avril 1988. La résistance n’est pas partie prenante de ces pourparlers, qu’elle dénonce, mais le retrait soviétique se fait donc dans un cadre de légalité internationale. Gorbatchev ne se fait pas prier : dès le mois de mai, les troupes de Moscou quittent Kandahar et Jalalabad. En août, la moitié des effectifs (130 000 hommes au total) est déjà partie.

Pour les militaires soviétiques, la situation sur le terrain s’était terriblement dégradée les deux dernières années, lorsque les Etats-Unis ont autorisé le transfert de missiles antiaériens portables Stinger et Blowpipe aux moudjahidin. En quelques semaines, les Soviétiques perdent la maîtrise du ciel. On estime que 250 avions et hélicoptères ont été abattus en trois ans… Leur défaite militaire est toutefois relative, car ils gardent le contrôle des grandes villes et des principaux axes de communication. Sans lésiner sur les moyens pour l’obtenir, avec l’usage de l’artillerie lourde contre les villages ou la pose de dizaines de milliers de mines antipersonnel.

Le 15 février 1989, le général Gromov quitte l’Afghanistan, mettant fin à plus de neuf ans de présence militaire sur le terrain. A Moscou, c’est le soulagement ; en Occident, on crie victoire.

Sur le terrain, la réalité est plus contrastée. La résistance, divisée entre de nombreux groupes rivaux et parfois hostiles, perd ce qui l’unissait : la présence de l’ennemi soviétique dans le pays. La guerre oppose désormais des Afghans à d’autres Afghans. Le Pakistan reste un acteur important et pousse ses alliés, les islamistes du Hezbi-i-Islami de Gulbudin Hekmatyar - les mêmes qui affrontent aujourd’hui les soldats français dans le district de Kapissa - à passer à l’action pour renverser le régime postcommuniste.

L’assaut est donné contre la ville de Jalalabad. Au bout de quelques semaines de combat, c’est un échec militaire pour les islamistes. Les troupes fidèles au régime de Kaboul ne se sont pas débandées, bien au contraire. En partie à cause d’actes de sauvagerie commis par des djihadistes arabes, comme le raconte l’historien afghan Assem Akram (1). Une soixantaine de militaires avaient été faits prisonniers et ils furent «exécutés, coupés en morceaux, emballés dans des caisses de fruits et envoyés à la garnison de Jalalabad avec ce message : voilà ce qui attend les mécréants !» Les «mécréants», fidèles au régime de Najibullah, continuèrent le combat. D’autant qu’ils avaient les moyens de le faire. L’Union soviétique versait environ 8 millions de dollars d’aide militaire par jour. Surtout, elle avait laissé derrière elle d’importants stocks d’armes et une armée à peu près formée. L’armée afghane utilisa massivement des missiles sol-sol Scud, les même que ceux de Saddam Hussein. Les experts militaires estiment que 1 700 de ces engins furent tirés par les Afghans - ce qui fait d’eux les premiers utilisateurs au monde.

Parallèlement, le docteur Najibullah parvint à débaucher d’anciens résistants, achetant des chefs de guerre et des seigneurs locaux. «Le régime ne s’effondre pas et les moudjahidin s’avèrent incapables de gagner», constate Gilles Dorronsoro (2), l’un des meilleurs spécialistes français de ce pays. «La résistance afghane, ayant gagné sa guerre, ratait sa paix», ajoute l’Américain Michaël Barry (3).

Le début de la fin commence en août 1991, lorsqu’une tentative de putsch à Moscou fragilise définitivement Gorbatchev. En décembre, l’Union soviétique disparaît et Eltsine entre au Kremlin. L’Afghanistan est le cadet de ses soucis. Ce n’est pas le cas des Pakistanais, qui détestent le docteur Najibullah et son régime postcommuniste installé à leurs portes.

A Kaboul, la décomposition du pouvoir s’accélère, faute du soutien politique et financier de Moscou. Rachid Dostom, chef de guerre ouzbek dont la milice personnelle formait la 53e division de l’armée afghane, rallie les opposants, dont le commandant Massoud. Le régime aura tenu trois ans et deux mois après le départ de ses protecteurs.

Le 16 avril 1992, Najibullah démissionne alors que les milices entrent dans la capitale, où elles vont s’affronter durant des mois à l’arme lourde. Refusant de fuir en Inde, Najibullah se réfugie le 17 avril dans un bâtiment des Nations unies. Il y restera enfermé plus de quatre ans, jusqu’en septembre 1996. A cette date, les talibans entrent victorieux dans Kaboul. Ils n’ont que faire de l’immunité diplomatique des Nations unies et capturent l’ancien président de la République. Il est sauvagement assassiné, castré et son cadavre pendu à un lampadaire. La guerre civile afghane continuait sous une autre forme. Elle se poursuit toujours.

(1) Histoire de la guerre d’Afghanistan (Balland, 1996). (2) La Révolution afghane (Karthala, 2000). (3) Le Royaume de l’insolence (Flammarion, 2002).

Le gouvernement Karzaï prend une mesure contre les IED


Les engins explosifs improvisés placés sur les pistes afghanes constituent une des principales causes de mortalité chez les soldats de la coalition internationale, et cela, en dépit des précautions prises et du déploiement de véhicules spécifiques, tels les MRAP Buffalo que l’armée de Terre utilise.


Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement Karzaï a pris une mesure toute simple : interdire l’utilisation, la production, le stockage, l’achat et la vente de nitrate d’ammonium. Si ce produit chimique est largement utilisé en tant qu’engrais pour l’agriculture, il n’en demeure pas moins qu’il peut également servir à fabriquer des bombes, et par conséquent des IED.

« Les terroristes utilisent largement ce fertilisant pour fabriquer des explosifs. Pour empêcher ce genre d’actes terroristes, l’usage de cette substance fera l’objet de poursuites judiciaires », a indiqué la présidence afghane, par voie de communiqué.

Désormais, les Afghans ont trente jours pour déclarer et remettre aux antennes locales du ministère de l’Agriculture leurs éventuels stocks de nitrate d’ammonium. Les troupes de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) ont déjà la possibilité – avec l’autorisation du gouvernement afghan – de confisquer ce produit quand elles en trouvent.

lundi 25 janvier 2010

Irak : Les Marines lèvent le camp



Depuis le 23 janvier, le contrôle de la province à majorité sunnite d’al-Anbar, située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, revient désormais à la 1ere Division blindée de l’US Army.

En effet, cette région était auparavant sous la responsabilité du Corps des Marines, dont la dernière unité qui y était jusque-là déployée s’apprête à rentrer aux Etats-Unis.

Normalement, les derniers « Marines » auront quitté l’Irak après les élections législatives, qui se dérouleront le 7 mars prochain. Actuellement, il reste 140.000 militaires américains dans le pays et si la situation sécuritaire ne connaît pas une brusque aggravation, toutes les troupes de combats devront se replier d’ici au 31 août, conformément au pacte de sécurité signé entre Bagdad et Washington à la fin de l’année 2008.

Au delà de cette date, les Etats-Unis disposeront encore de 50.000 soldats en Irak, qui seront essentiellement affectés à des tâches de formation et de soutien pour le compte de l’armée irakienne. Ensuite, à la fin de l’année 2011, le gouvernement irakien devra assumer seul ses tâches sécuritaires.

Cela étant, le Corps des Marines a payé un lourd tribut à son engagement en Irak, avec près de 25.000 hommes déployés au plus fort des combats. D’ailleurs, la province d’al-Anbar, qui était jusqu’alors sous son autorité, était il y a encore peu un haut lieu de l’insurrection sunnite. Ainsi, ce sont des Marines qui sont intervenus pour reprendre maison par maison la ville de Falouja, alors aux mains des insurgés, en novembre 2004.

Depuis le début de l’opération Iraqi Freedom, déclenchée le 20 mars 2003, certaines unites de Marines ont été déployées à plus de quatre reprises en Irak. Au total, ce corps d’élite fort de 200.000 éléments, qui dispose de ses propres moyens aériens, a perdu 932 hommes au cours de ce conflit, ce qui représente 20% des pertes américaines.

vendredi 22 janvier 2010

OPÉRATION "RED DEVIL": DES PYRÉNÉES À L'AFGHANISTAN



du5 au 24 janvier, se déroule dans les montagnes pyrénéennes l’opération Red Devil, qui voit le déploiement dans notre pays de 87 militaires américains avec leurs hélicoptères HH60 Pave Hawk. Stationné à Lakenheath, en Grande-Bretagne, le 56th Rescue Squadron (56th RQS) est une unité de recherche et de sauvetage de personnels perdus ou blessés en territoire hostile, qui s'est déjà illustrée durant la Guerre du Vietnam. Le 56th RQS opère sur l'ensemble du théâtre de l'Atlantique Nord, où il est intégré à une unité de l'US Air Force, le 48th Operations Group, constitué de 3 escadrons de McDonnel Douglas F15 Eagle. Mais ce sont les commandos du 48th OG qui accompagnent le 56th RQS en France, l'ensemble devant rejoindre la base de Bagram, en Afghanistan, au mois de mars prochain.

Accueillies sur la base aérienne de Cazaux (Gironde), les deux unités s’entraînent dans une région française qui reproduit assez fidèlement la topographie et le climat du théâtre d’opérations afghan. Héliportages, hélitreuillages et exfiltrations se succèdent, tout en familiarisant les pilotes aux dangers (les tirs en moins) de la navigation en montagne.

Cependant, l’autre grand objectif de Red Devil est de faire travailler Français et Américains ensemble. En effet, si les combattants des deux armées sont frères d’armes en Afghanistan, et qu’une habitude d’interopérabilité comme de soutien mutuel s’est développée depuis plusieurs années, les différences de culture au sein des deux armées restent sensibles. Les différences de procédures quant aux tactiques de vol (notamment de ravitaillement aérien), de pénétration à basse altitude ou de débarquement des commandos, peuvent occasionner des malentendus catastrophiques.


L’unité française qui participe à Red Devil est l’escadron d’hélicoptères
EH 1/67 “Pyrénées” du Lieutenant-Colonel Olivier CELO. Cette unité qui a déjà travaillé avec les forces spéciales américaines en Bosnie, de 1994 à 1997, s’est depuis spécialisée dans le sauvetage, la récupération, et l’exfiltration. Red Devil est, donc, une occasion particulièrement enrichissante pour les Français comme pour les Américains de partager les expériences avant un retour au feu. “Quand nous sommes déployés, affirme le Lieutenant-Colonel Neil EISEN, commandant le 56th RQS, il n'y a plus de Français, d'Américains, d'Anglais, nous sommes tous ensemble.” (1)

(1) Source -
"Les Marines s'entraînent... dans les Pyrénées afghanes",La Dépêche du Midi, dimanche 17 janvier 2010. Cet article extrait d'un journal régional a le mérite de porter à notre connaissance une information mal, voire pas du tout, relayée dans la presse nationale. En revanche, il est mal écrit et confond les unités américaines engagées dans l'opération Red Devil. Des unités de l'US Air Force sont ainsi assimilées à des unités du
Corps des Marines (US Navy).

jeudi 21 janvier 2010

Armée française: la tentation des mercenaires



Largement utilisées par les anglo-saxons, les sociétés militaires privées sont un sujet délicat en France. Cela n'empêche pas la Défense d'étudier la possibilité d'y avoir recours.

L'abandon des poursuites par un juge américain contre cinq gardes de la firme de sécurité privée Blackwater, accusés d'avoir abattu 14 civils irakiens désarmés, a provoqué la colère à Bagdad. Nouri Al-Maliki, le chef du gouvernement irakien, a «rejeté» cette décision et annoncé le dépôt, aux Etats-Unis et devant la justice d'Irak, d'une nouvelle plainte. «Nous n'abandonnerons pas notre droit de punir cette firme», a commenté le premier ministre, annonçant que son gouvernement allait «tout faire pour aider les familles irakiennes concernées à porter plainte» aux Etats-Unis mêmes.

C'est à la suite «d'erreurs de procédure» commises par les procureurs américains et du fait que les cinq accusés s'étaient entendus promettre l'immunité, que le juge Ricardo Rubina a décidé de mettre un terme à une affaire qui empoisonne les relations irako-américaines depuis le 16 septembre 2007.

***

Bagdad, 16 Septembre 2007. Quatre camions blindés transportant des employés de la société Blackwater quittent la zone verte. L'équipe, nom de code Raven 23, s'apprête à secourir sans instructions un autre groupe menacé par une attaque à la voiture piégée. Arrivée Place Nisour, un quartier fréquenté de la ville, Raven 23 bloque la circulation, ouvre le feu sur une voiture qui circule à vitesse réduite, puis sur les passants. Bilan: 17 morts et plus d'une vingtaine de blessés. Scandalisé, le Premier ministre Nouri al-Malik exige le départ de Blackwater, sans succès.

L'apparition de sociétés commerciales privées qui ont fait de la guerre un business lucratif date de la chute du mur de Berlin. Les Etats occidentaux ont rapidement pris la mesure des économies potentielles que permettrait une cure d'amaigrissement de leurs ressources militaires, devenues moins utiles après le déclin de la menace soviétique. La professionnalisation, l'outsourcing sont devenus la règle.

En France, la notion de force armée légitime, conception latine issue de la Révolution française, définit l'utilisation de la violence d'Etat. Pour le Général Bruno Neveux, une figure de l'armée française qui a commandé avec brio la délicate opération Artémis en RDC en 2003, La force légitime émane d'un pouvoir politique légitime. «La force ne peut trouver sa raison d'être que dans un objectif politique, ce n'est pas une finalité en soi, mais un instrument au service d'une société démocratique. La force armée est de nature régalienne, apanage de l'Etat. Personne ne remet en cause le contrôle absolu de l'Etat».

L'objectif du ministère de la Défense est d'inverser le pourcentage entre les effectifs opérationnels à même de remplir des fonctions militaires (40%) et ceux qui sont affectés à d'autres tâches. Il s'agit par exemple d'accompagnement des forces armées qui ne touchent pas à l'essence même de la fonction militaire parce qu'elles ne nécessitent pas l'usage d'armes (60%). Cela concerne essentiellement la logistique, l'intendance ou la formation et peut s'étendre à des missions de protection, de surveillance et accompagnement qui nécessitent d'être armé».

Michèle Alliot-Marie avait demandé une réflexion sur le sujet dès les années 2000. L'emploi de sociétés militaires privées est une option, mais l'Institution militaire reste prudente. Pour le Général Baptiste, le porte parole de la Défense qui dirige la Délégation à l'Information et à la Communication de Défense, le temps est encore à l'étude: «La réflexion n'est pas aboutie, il n'y a pas de position officielle. Le pouvoir politique n'est pas pressé, même si l'on constate un lobbying en direction des parlementaires. Cette solution présente des avantages, mais on a vu en Irak les limites morales et philosophiques. Cela peut véhiculer un sentiment négatif dans un pays, en ce qui concerne le soutien à ses propres troupes. Actuellement, sur les théâtres d'opérations où elle intervient, la France n'externalise des tâches qu'à des personnels civils qui ne sont pas armés. Il s'agit principalement de restauration et de blanchisserie, d'entretien où de logistique».

La loi sur la répression de l'activité de mercenariat, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 3 avril 2003 n'interdit pas vraiment l'activité des SMP. Pourtant, les sociétés françaises ne travaillent qu'à l'étranger. Pierre Marziali, dirigeant de SECOPEX, une société spécialisée dans le conseil militaire privé et l'intelligence économique, le déplore: «Il y a des intérêts économiques en jeu, et la quasi-totalité de ce marché est détenu par les anglo-saxons. Cela permettrait également la reconversion de personnel issu de la défense et l'intérieur, pour des métiers qui vont du linguiste au démineur en passant par le nageur de combat. Cela répond aussi à des intérêts d'externalisation, mais jusqu'à maintenant en France, rien ne bouge

Mais les choses pourraient s'accélérer. La Révision Générale des Politiques Publiques offre un bel avenir aux sociétés privées. Les effectifs doivent être réduits alors que les opérations extérieures (Afghanistan, Côte d'Ivoire) se multiplient. Le recours à l'externalisation est perçu comme un outil efficace pour diminuer le nombre de personnels administratifs.

Comme le concède le Général Neveux, si le recours aux SMP semble inéluctable, encore faut il que cette évolution soit préparée et encadrée. LaConvention de Montreux, signée par 17 pays, ouvre la voie à une régulation précise de ces activités, afin d'éviter les abus et les exactions qui ont été constatées en Irak. Car le glissement entre activités privatisées de pure logistique et opérations armées sur le terrain est parfois difficile à empêcher.

La France négocie la vente de chars Leclerc avec la Colombie

Char_leclerc_70476La France négocie avec la Colombie la vente de quarante chars Leclerc d'occasion (1). Ces blindés sont actuellement entre les mains de l'armée de terre.

Des experts de la DGA se sont rendus à plusieurs reprises à Bogota pour finaliser la proposition française : la Colombie cherche à se doter d'un char de combat pour contre-carrer la décision de son voisin, le Venezuela d'Hugo Chavez, d'acquérir des T-90 russes. C'est la première fois que la Colombie s'équiperait d'un char aussi puissant.

Les 40 chars en question sont aujourd'hui stockés par l'armée de terre : il s'agit des tranches 4 et 5 de la série 1. Avant de les vendre à la Colombie, ils devront subir une grande visite et se voir apporter quelques modifications (climatisation radio, nouvelles chenilles, instruction en espagnol, etc).

Ces chars proviennent des surplus de l'armée de terre, qui a sérieusement réduit la voilure en matière de blindés. Faisons les comptes :406 Leclerc EMAT ont été livrés à l'armée de terre. Celle-ci ne souhaite plus en disposer (en parc) que de 254. Soit un surplus de 152 chars. Plus d'une trentaine sont à la casse : il s'agit des premières tranches qui ont connu de nombreux problèmes techniques. Une trentaine ont servis de stocks de pièce de rechange et sont aujourd'hui démontés. Dix autres doivent être transformés en véhicules de dépannage. Restent donc un peu plus de 70 Leclerc susceptibles d'être cédés sur le marché de l'occasion. D'autres experts parlent d'une "grosse cinquantaine".

Outre la Colombie, le Qatar pourrait être intéressé par des Leclerc d'occasion, lui qui doit remplacer son parc d'une trentaine d'AMX-30. Jusqu'à présent, le char Leclerc n'a été vendu, neuf, qu'aux seuls Emirats arabes unis.

Le Leclerc a été engagé dans deux opérations extérieures : le Kosovo et le Liban, où il est toujours présent. Depuis 2008, la France ne dispose plus que de quatre régiments à 52 chars, soit un point blindé lourd de 208 chars. C'est un minimum historique.

(1) Dévoilées fin décembre par le quotidien économique la Tribune, les discussions n'ont pas encore abouti contrairement à ce qu'affirme le Point d'hier

Mieux vaut tard que jamais

Tannay, 24 mai 1940. L’armée allemande, qui applique la tactique dite de la guerre éclair (blitzkrieg), attaque là où l’état-major français s’y attendait le moins, c’est à dire dans les Ardennes. A charge pour les unités françaises déployées dans la région de bloquer cette offensive.

C’est dans ce contexte que les 47 cavaliers restants du 93e Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie, une unité de l’arme blindée cavalerie issue du 20e Régiment de Dragons dissous en 1940, reçoivent l’ordre de contre-attaquer des troupes largement supérieure en nombre et en armement, bénéficiant d’un soutien d’artillerie.

Ainsi, à 18 heures précises, les hommes du 93e GRDI partent à l’assaut, baïonnette au canon… Dès les premiers instants, pris sous un violent tir de barrage allemand, 12 militaires français sont tués, dont le capitaine Charlois dont on ne retrouvera, plus tard, qu’un galon et un porte-clef. Seuls cinq cavaliers sortent indemnes de ce déluge de feu. Tombés nez-à-nez avec un bataillon allemand, ils sont faits prisonniers. Un peu plus tard, une dizaine de chars du 49e BCC passent à l’attaque à leur tour. Ils seront pratiquement tous détruits par l’artillerie allemande…

Le maréchal des logis Roger Avignon, âgé de 94 ans, appartenait au 93e GRDI. Il a fait partie de ceux qui n’ont pas hésité à monter à l’assaut contre des forces largement supérieures à tout point de vue. Acteur de cette tragédie, il n’a eu de cesse, depuis, de se dévouer corps et âme pour la mémoire de ses frères d’armes et plus généralement pour l’histoire de l’arme blindée cavalerie. D’ailleurs, les spécialistes des blindés, qui le connaissent forcément, le savent mieux que quiconque.

Sa conduite héroïque devant le feu ennemi aurait dû lui valoir la reconnaissance de la Nation. Or, jusqu’à présent, ce n’était pas le cas. Certes, en mai dernier, le conseil municipal de Tannay a baptisé une rue de la ville du nom du maréchal des logis Roger Avignon, en mémoire des défenseurs de cette localité, qui furent en quelque sorte les premiers résistants.

Mais est-ce parce qu’il fallait oublier le désastre de mai-juin 1940, dont pourtant, les combattants ne peuvent pas être tenus pour responsables? Toujours est-il que la République française avait oublié de distinguer Roger Avignon, et à travers lui, ses compagnons d’armes. Cet oubli est désormais réparé. En effet, la Médaille militaire lui a enfin été décernée le 14 janvier, à l’occasion d’une cérémonie émouvante.

Des députés plaident pour une défense antimissile française et européenne

Des députés de différentes tendances politiques appartenant aux Cercles interparlementaires d’étude air-espace et naval de défense, créés en 2008, se sont prononcés en faveur d’une défense antimissile autonome française et européenne afin de contrer la menace que représente la prolifération de missiles balistiques et d’armes de destruction massive.

« Il serait irresponsable pour la France de (…) négliger, par souci immédiat des coûts financiers, cette prolifération balistique » ont ainsi écrit les parlementaires Christophe Guilloteau (UMP), Gilbert Le Bris (PS) et Francis Hillmeyer (Nouveau Centre) dans une une étude publiée ce 20 janvier.

Partant du constat que « de nombreuses organisations telles qu’al-Qaïda, des Etats instables aux pouvoirs illégitimes » se livrent à une « course aux armements et aux capacités NBC (ndlr: Nucléaire – Biologique – Chimique) » ainsi qu’à « une recherche de moyens balistiques », les députés ont estimé qu’une « défense antimissile prend tout tout son sens », même si « la dissuasion demeure le meilleur outil pour prévenir l’utilisation de certaines menaces provenant d’Etats clairement identifiés »

Ainsi, selon cette étude, cette défense antimissile viendrait en complément de la dissuasion nucléaire, dont l’importance capitale a été soulignée par les auteurs du dernier Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale publié en juin 2009, et permettrait une « autonomie stratégique » de la France et de ses partenaires européens à l’égard des Etats-Unis qui développent depuis plusieurs années un bouclier antimissile aux résultats en demi-teinte malgré les sommes engagées et dont les ambitions ont été récemment revus à la baisse par le président Obama.

Pour l’instant, la France a engagé des études sur le programme d’alerte avancée SPIRALE (Système préparatoire infrarouge pour l’alerte) avec le lancement, depuis Kourou en février 2009, de deux microsatellites. Selon le Livre blanc, ce système permettrait de détecter les départs de missiles via les engins en orbite et un radar très longue portée (TLP). Ainsi, Paris ne dépendrait pas des renseignements fournis par les Etats-Unis qui ont acquis cette capacité depuis 40 ans avec les satellites géostationnaires DSP-I (Defense Support Program – Improved), prochainement remplacés par ceux du programme SBIRS (Space-Based Infrared System).

L’une des justifications données par la Commission du Livre blanc pour la mise en place de ce système d’alerte avancée est la mise en oeuvre « des mesures de protection » des populations dans le cas d’un missile tiré à destination du territoire français. Or, cet argument n’est pas le plus pertinent pour convaincre de l’utilité d’un programme tel que le SPIRALE, sachant qu’un engin balistique ne met qu’une quinzaine de minutes pour toucher sa cible, sauf à considérer la mise en place d’une défense antimissile.

Seulement, pour le moment, et hormis la défense antimissile de théâtre avec le programme ASTER, il n’est pas question pour la France de se doter d’une telle capacité. « Dans l’histoire de l’humanité, le bouclier l’a-t-il emporté une seule fois sur le glaive? Jamais… » avait déclaré le ministre de la Défense, Hervé Morin, au cours d’un déplament au salon aéronautique de Dubaï l’an passé (*). En effet, cette question, qui devient récurrente puisqu’elle a été abordée lors de la cohabitation Mitterrand / Balladur dans les années 1990, a été tranchée : une dissuasion nucléaire crédible suffit à prémunir la France d’éventuels tirs de missiles.

(*) L’on pourrait citer au moins un cas : le siège par 20.000 combattants chinois de Tuyen-Quan, entre le 23 novembre 1884 et le 28 février 1885. Les 611 soldats français de cette garnison, commandée par le futur colonel Marc-Edmond Dominé, ont résisté jusqu’à l’arrivée de renforts.

Afghanistan : « Hope 3 Reaction », montée en puissance des forces de sécurité afghanes

Lundi 18 janvier, la 3ème brigade de l’armée nationale afghane, en pleine montée en puissance, a mené une opération d’envergure visant à améliorer la liberté de mouvement sur l’axe Vermont entre les villages de Tagab et Nijrab au nord de la vallée de Kapisa.

« A travers la mission que nous menons aujourd’hui, je veux relayer un message à la population locale ; j’aimerais qu’ils supportent d’avantage l’armée nationale afghane, que leurs enfants entrent dans nos rangs pour renforcer notre impact dans la lutte contre les insurgés. Je veux qu’ils comprennent que les forces de la coalition collaborent avec nous pour que nous puissions bientôt assurer nous-même la sécurité de notre pays » nous précise le général Zamraï, commandant la 3ème brigade du 201ème corps de l’armée nationale Afghane.

Concrètement, après avoir isolé la zone d’action, il s’agit pour les forces de sécurité afghanes conseillées par les OMLT français de se déployer dans le village de Landakhel afin de réaliser des opérations ciblées de recherches d’insurgés. Le dispositif est rodé et la coordination entre les deux entités fonctionne parfaitement : tandis que les militaires afghans du kandak 32 sécurisent le périmètre, la police effectue elle-même la fouille des maisons.

La première fouille ne donnera rien. Les insurgés ne se montrent pas, mais les sapeurs afghans découvrent aux abords du village un engin explosif improvisé.

La mission continue. Un deuxième compound qui avait été préalablement identifié nécessite l’investigation des forces de police. Le commandant d’unité du kandak 32 nous explique sa façon de procéder : « nous discutons d’abord avec les anciens du village ; nous leurs expliquons qu’avec la police, nous sommes la pour sécuriser leur région et que nous sommes à leur service. Le propriétaire de cette maison m’a dit que nous pouvions fouiller son habitation et qu’il était la pour nous aider dans notre lutte contre les insurgés ».

Des classes « Bac Pro » ouvrent à Saintes

À partir de septembre 2010, l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA) de Saintes ouvre deux classes de préparation au baccalauréat professionnel aéronautique MSC (mécanicien système cellules).

Cette création correspond à l’ouverture depuis mai 2009 du recrutement sous-officier aux titulaires d’un bac professionnel. La diversification des parcours scolaires de l’EETAA conforte la vocation de l’établissement à préparer, dans de bonnes conditions, des jeunes élèves à un baccalauréat en vue de poursuivre une carrière de sous-officier dans l’armée de l’air.

Les élèves qui intégreront ce nouveau cursus (deux classes de 12 élèves chacune) disposeront du même statut que leurs camarades des filières générales scientifique et technologique. Ils bénéficieront également de tous les matériels pédagogiques nécessaires à leur formation.
L’ensemble du recutement des 180 élèves techniciens de l’armée de l’air se fera par concours en mai 2010 sur épreuves communes basées sur les programmes des classes de seconde générale, technologique et professionnelle.

Pour plus de renseignements, contactez le CIRFA (centre d’information et de recrutement des forces armées) bureau «Air» le plus proche de chez vous au numéro Azur 810.715.715 (prix d’un appel local).

mercredi 20 janvier 2010

Journée portes ouvertes au Prytanée national militaire de La Flèche le 23 janvier 2010

Samedi 23 janvier 2010 de 14 heures à 18 heures, le Prytanée national militaire de la Flèche (72, Sarthe) ouvre les portes de son lycée d’enseignement général et de ses classes préparatoires aux grandes écoles : école de l’air, école navale, école spéciale militaire de Saint-Cyr et école national supérieure des ingénieurs et techniques de l’armement.

Prytanée national militaire de La Flèche
Prytanée national militaire de La Flèche

Venez découvrir :

- au quartier Gallieni, rue La Tour d’Auvergne, un lycée d’enseignement général où est dispensée une formation de qualité (99,3 % de réussite au bac) pour les baccalauréats L, ES, et S, avec un internat, filles et garçons.

Cycle réservé aux ayants droit militaires, fonctionnaires et boursiers dans le cadre du Plan Egalité des Chances.

- au quartier Henri IV, rue du Parc, entrée cour de Crédence, les classes préparatoires (MPSI, PCSI, Lettres, Économie) aux grandes écoles militaires : Polytechnique, Ecole de l’Air, Ecole navale, Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, ENSIETA (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Electroniques des Etudes et Techniques d’Armement). Une CPES (Classes Préparatoires aux Etudes Supérieures) scientifique est également ouverte dans le cadre du Plan Egalité des Chances.

Cycle ouvert à tout(e) lycéen(ne) : admission post-bac.

A cette occasion, la direction et les équipes pédagogiques seront à votre disposition pour répondre à vos questions, vous faire visiter les installations de l’établissement et apprécier le remarquable patrimoine historique de l’école.

>>> Contact Internet : relation-publique.pnm@terre-net.defense.gouv.fr

jeudi 14 janvier 2010

Permis de détention pour chiens dangereux !


La multiplication des accidents graves, parfois mortels, a conduit le ministère de l’Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales à compléter le dispositif de prévention et de protection relatif aux chiens dangereux. Adoptée par le Parlement, la loi promulguée le 20 juin 2008 et certaines de ses dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2010.

Si vous possédez un chien classé en 1ère catégorie (chien d’attaque) ou 2ème catégorie (chien de garde et de défense), la détention de ces chiens, en raison de leurs caractéristiques morphologiques et de leur puissance, est soumise à des règles particulières.

A dater du 1er janvier 2010, vous devez être titulaire d’un permis de détention.

La délivrance de ce permis de détention par le maire de votre commune de résidence est conditionnée à la présentation de justificatifs d’identification, de vaccination contre la rage, d’assurance responsabilité civile, de stérilisation (pour la 1ère catégorie), d’attestation d’aptitude et d’évaluation comportementale.

Les références du permis de détention doivent être reportées dans le passeport pour animal de compagnie délivré par le vétérinaire.


Un quatrième drone pour l’armée de l’air



La direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 31 décembre 2009 à EADS l'acquisition d’un quatrième drone Harfang et d’une troisième station de contrôle dans le cadre du programme SIDM - système intérimaire de drone MALE (moyenne altitude longue endurance).

Ces nouveaux équipements viendront compléter les trois premiers vecteurs aériens et les deux stations de contrôle déjà en service dans l’armée de l’air. Livrés à l’été 2010 à l’escadron de drone « Adour », établi sur la base de Cognac (Charente), le vecteur aérien et la station de contrôle permettront d’entraîner les opérateurs et de contribuer au dispositif de sûreté aérienne mis en place sur le territoire national lors d’événements particuliers (grandes rencontres sportives, recueil d’informations pour l’aide aux populations sinistrées, etc).

Depuis le début du mois de février 2009, le drone Harfang est déployé à Bagram, à 50km au nord de Kaboul. Le 17 février 2009, date inoubliable, il a réalisé sa première mission opérationnelle en Afghanistan. Fin décembre 2009, le drone a cumulé environ 1500 heures de vol.

Premier exercice de l’année pour les bâtiments de surface



Le premier exercice de l’année pour les bâtiments de surface toulonnais rassemble pas moins de 11 navires. «Gabian» , du 11 au 14 janvier, se joue au large des côtes méditerranéennes. Mené par la frégate antiaérienne Jean Bart, cette exercice est dédié à l’entraînement mutuel des unités de la Force d’Action Navale.

Cet exercice trimestriel a pour objectif de compléter, en mutualisant les moyens et concours, l’entraînement des bâtiments non déployés. Il permet de réaliser tout le spectre des actions nécessaires pour leurs préparations opérationnelles. Les bâtiments s’entraînent en groupe à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à d’autres activités importantes pour l’entraînement des équipages. Ainsi tous les participants, chasseur de mines ou frégate antiaérienne, trouvent des opportunités pour élever leur niveau de préparation opérationnelle.

Participent à cet exercice :

Vœux du président de la République aux armées


Le président de la République Nicolas Sarkozy s’est rendu au 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) de Vannes le vendredi 8 janvier 2010 pour présenter sesvœux aux forces armées. Le président était accompagné de Monsieur Hervé Morin, ministre de la Défense et de Monsieur Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense et aux anciens combattants (SEDAC). Il a été accueilli par le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées (CEMA), et le général Elrick Irastorza, chef d’État-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Le président de la République a salué lamémoire des soldats qui ont donné leur vie pour la France cette année. Ses pensées se sont tournées vers les blessés et leurs familles. Il est revenu sur l’engagement des soldats français en Afghanistan et sur les autres théâtres d’opérations.

Il a souligné le travail effectué « avec loyauté, avec rigueur et avec énergie » notamment sur les réformes « nécessaires ».

Le président a évoqué les efforts budgétaires consentis par les armées, efforts qui ont permis l’arrivée de nouveaux matériels. « Grâce à eux, nos soldats vont gagner en sécurité, en mobilité, en efficacité », a-t-il ajouté. Il a conclu son discours par une évocation du devoir de mémoire comme la « la fervente obligation de transmettre le sens de la continuité aux nouvelles générations. »

Plusieurs centaines de soldats ont participé à cette cérémonie (le 3e RIMa et des délégations de régiments de retour d’Afghanistan), marquant le deuxième déplacement de Nicolas Sarkozy à Vannes en quatre mois. Le 11 septembre, il avait présidé un hommage à deux soldats du 3e RIMa tués en Afghanistan.

mercredi 13 janvier 2010

Israël : Kipat Barzel, système de protection contre les tirs de roquettes


CLes Israéliens ont réalisé cette semaine d'importants progrès vers la mise en place d'un système de protection contre les tirs de roquettes en provenance de Gaza ou du Sud-Liban.

Ce système baptisé Kipat Barzel (Parapluie de fer) n'est qu'un élément du vaste programme de défense antimissile. Il s'agit de la dernière couche, qui vient s'ajouter à Kala David (La Fronde de David), pour les missiles de moyenne portée et à Hetz (la Flèche - Arrow) contre les engins stratégiques.

Un système anti-missiles contre roquettes et obus

L'Etat hébreu est en train de prendre une très sérieuse longueur d'avance dans ce domaine, comme il l'avait fait il y a une vingtaine d'années avec les drones. La France et les autres pays européens, sont une nouvelle fois à la traîne. Ils sont aujourd'hui préoccupés de réinventer, de toute pièce et à grands frais, un avion de transport militaire (A400M).

Comment fonctionne Kipat Barzel (Iron Dome en anglais) ?

Il s'agit d'un système mobile, conçu pour détruire en vol des roquettes type Katiousha ou des obus de 155 mm, quelles que soient les conditions atmosphériques, jusqu'à une portée de 70 kilomètres. Le système est conçu par Rafael, l'un des principaux industriels israéliens de la défense.

Kipat Barzel se compose de trois éléments : un radar de détection et de poursuite (fabriqué par Elta), un BMC (Battle Management and weapon Control) et une batterie de missiles Tamir, lancés verticalement. Ces missiles sont équipés de senseurs électro-optiques et viennent frapper les roquettes ou les obus.

Les 5 et 6 janvier 2009, des tests ont été réalisés avec succès dans le sud d'Israël, Kipat Barzel parvenant à intercepter plusieurs menaces simultanément.

Confié à un nouveau (947ème) bataillon de défense sol-air de l'armée de l'air, un premier système sera déployé à la mi 2010 pour protéger Sderot, jusqu'à côté de la bande de Gaza, afin de faire face aux tirs du Hamas. Ultérieurement, d'autres unités seront déployées dans le nord, face à la frontière libanaise et au Hezbollah. Les militaires aimeraient disposer d'une vingtaine de batteries.

En collaboration avec les Etats-Unis, Israël a travaillé pendant plusieurs années sur le projet Nautilus d'interception par laser. L'affaire a été abandonnée, pour revenir à des formules plus classiques mais d'une grande sophistication.

Le système est-il efficace ?

Difficile de répondre avec certitude. On peut juste faire quelques remarques :

1) un bouclier anti-missile n'est jamais parfaitement étanche, mais il permet de limiter les dégâts et procure une sécurité psychologique aux populations.

2) Comme toute défense, elle peut être saturée par des tirs multiples. Mais là encore, une défense partielle vaut mieux que pas de défense du tout. Ajoutons le fait que le radar permettrait de faire le tri entre les cibles dont la trajectoire représente une menace et celles qui vont tomber dans une zone non-habitée. Le missile ne serait tiré que dans le premier cas.

3) le système a un temps de réaction de 15 secondes : il ne peut donc pas intercepter des cibles tirées à moins de trois ou quatre kilomètres.

Son coût est-il prohibitif ?

150 millions d'euros ont été investis dans ce projet depuis 2007 et chaque batterie coûterait près une dizaine de millions d'euros.

Le prix d'un missile Tamir est estimé entre 35.000 et 50.000 euros, alors que prix d'une roquette Qassam se compte en centaines de dollars. Cela fait réflechir sur la guerre moderne... exactement comme l'emploi d'une munition A2SM tiré d'un Rafale pour tuer trois combattants ennemis au sol.

Un système d'avenir ?

Kipat Barzel a été conçu pour protéger le territoire israélien à la suite de tirs en provenance du Sud-Liban et de Gaza, qui ont donné lieu à deux guerres en 2006 et 2009. Pour l'heure, aucune menace de la sorte ne pèse sur le territoire des pays susceptibles de s'offrir de tels systèmes. Ce n'est évidemment pas le cas de leur troupes déployées à l'étranger. On sait que des roquettes tombent régulièrement sur les bases alliées en Afghanistan. Elles sont rares et très peu efficaces. Rien ne permet de dire que ce sera toujours et partout le cas

mardi 12 janvier 2010

Union des Anciens Combattans Français et Soldats au service de la France. Vaud - Valais - Fribourg.




Le président de L' UACF veut vous présenter ses voeux pour la nouvelle Année 2010.
LE Samedi 30janvier 2010 au restaurant ( du chateau de Paudex à 12h00 juste avant une choucoute( prix 40Chf,vin et café Compris).

Apéritif offert par L'UACF.

Contacte: M:Royer par E-Mails : bocroy@sunrise.ch

Nous leurs souhaitons un bon appétit!

lundi 11 janvier 2010

Assemblée générale 2010 de la Légion Etrangère



L'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de suisse Romande. Le Dimanche 31 janvier 2010 à 10h45 à l'auberge Communale. (Route des deux-Villages 78 1806 St-Légier -la Chiesaz)
.Tel:00 41 21 943.11.77

Suivie du vin d'honneur offert par l'amicale et du repas prix à l'auberge au prix de 55 Chf( sans les boissons).
Contacte M.Beaupied Jaques E-mail: beaupied-j@bluewin.ch

Nous leurs souhaitons un bon appétit !!