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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 28 février 2010

Les premiers camions-citernes blindés en Afghanistan

Conformément à la planification établie, les camions-citernes polyvalents (CCP) blindés d'une capacité de 10 m3, réalisés par le service des essences des armées (SEA), sont en train d’être déployés en Afghanistan.

C’est au début du mois de septembre 2009 que le centre de soutien logistique (CSL) de Montereau avait réceptionné les 12 premiers CCP10 blindés sur un total de 14 commandés (12 armée de Terre et 2 SEA).

Ces nouvelles CCP blindés offrent une protection de la cabine tout en préservant les capacités de manœuvrabilité du véhicule. Ce programme de blindage de la cabine concerne aussi, pour le SEA, 30 tracteurs routiers Kerax 410 qui seront mis en service courant 2010.

Six CCP10 de l'armée de Terre (3 ravitailleurs et 3 avitailleurs) ont déjà rejoint l’Afghanistan. Les camions ravitailleurs contiennent du carburant à usage terrestre alors que les avitailleurs délivrent du carburant aviation, notamment pour les hélicoptères de l’armée de Terre.

Télécoms spatiales : signature du contrat Athena-Fidus

La France a signé le 9 février 2010 un contrat de 280 M€ pour la réalisation d’Athena-Fidus, un satellite franco-italien de télécommunications (dual civilo-militaire) à très haut débit. Le projet Athena-Fidus est cofinancé par la France et l’Italie à hauteur de 140 M€ chacun. Il s’appuie pour la part française sur une coopération entre la direction générale de l’armement (DGA) et le centre national d’études spatiales (CNES), et côté italien, entre le Segredifesa (secrétariat général pour la défense italienne) et l’agence spatiale italienne (ASI).

Mis en orbite géostationnaire en 2013, Athena-Fidus permettra de répondre aux besoins croissants en moyens de télécommunications spatiaux des ministères de la Défense français et italien ainsi qu’aux besoins des acteurs institutionnels de la sécurité de ces pays (sécurité civile, intérieure, etc.). Il offrira un service de type ADSL et des liaisons pour les drones. Athena-Fidus offrira un débit global supérieur à 1Gbit/s en bande Ka aux 660 stations sol utilisateur livrées aux forces françaises.

Reposant sur des technologies civiles, Athena-Fidus complète les ressources satellitaires protégées fournies par les satellites Syracuse 3 et Sicral 2. Les standards de télécommunications civils les plus performants, employés pour les systèmes de diffusion TV et les communications multimédias haut débit (DVB-RCS et DVB-S2), seront utilisés afin d’optimiser la capacité de transmission et la disponibilité des services. Les terminaux utilisateurs bas coûts seront, quant à eux, dérivés de produits commerciaux. Le maître d’ouvrage du système est Thales Alenia Space.

Ce programme est un élément majeur de la coopération franco-italienne dans le domaine spatial (Hélios 2, Cosmo-Skymed, Sicral 2, Musis). À ce titre, il contribue à renforcer les capacités européennes dans ce domaine.

samedi 27 février 2010

Journées des femmes de l’Air et de l’Espace

Musée de l'air
Musée de l'air (Crédits : Le Bourget)

Dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme, le musée de l'Air et de l'Espace met à l’honneur les femmes pilotes le samedi 6 et dimanche 7 mars 2010.

Une cinquantaine d’aéronefs, avions et hélicoptères, civils et militaires, à équipages exclusivement féminins, se retrouveront sur le tarmac du musée de l’Air et de l’Espace.

L’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) sera présente durant ces deux jours. Un aéronef de type Gazelle sera piloté par un équipage féminin en provenance du 3e régiment d’hélicoptère de combat (3e RHC) d’Etain.

100 femmes pilotes, des championnes de voltige, ainsi que de nombreuses professionnelles de l’aéronautique et de l’espace viendront échanger et rencontrer le public.

Atterrissez au Bourget le 6 mars 2010, et repartez avec un certificat d'atterrissage sur le tarmac d'un aéroport mythique !

Entrée libre

Aéroport de Paris-Le Bourget

Tél. 01 49 92 70 62

Guyane - un adolescent retrouvé par la gendarmerie et les FAG

Le vendredi 19 février 2010 en début de matinée, la préfecture de la région Guyane a demandé le concours des forces armées (FAG – forces armées en Guyane) pour aider la gendarmerie à retrouver un adolescent enlevé par des délinquants dans la commune de Cacao.

Immédiatement, une trentaine de militaires du 9ème RIMa s’est rendue sur les lieux des recherches. Ils ont été répartis au sein de trois pelotons de gendarmerie.

Le ratissage de la zone a commencé en fin de matinée. La progression a été rendue difficile par la végétation dense et la pluie abondante.

Aux environs de 15h00, un militaire des FAG et un éclaireur civil ont retrouvé l’enfant. Les ravisseurs ont pris la fuite.

Afghanistan : la Provincial Reconstruction Team de Kapisa



La Provincial Reconstruction Team est une équipe américaine insérée dans l’état major de la Task Force La Fayette qui met en œuvre différents projets de développement en Kapisa. Elle est composée de 80 personnes, dont 60 militaires experts dans des domaines de l’ingénierie, de l’agriculture ou des affaires étrangères et 20 spécialistes civils américains qui épaulent ces soldats dans des domaines de compétences divers.

Les axes routiers représentent 15% de leurs projets. Le reste des fonds est consacré à la construction ou la réhabilitation d’écoles, de cliniques, de bâtiments gouvernementaux ou encore de celliers. Ils mènent également d’autres projets axés sur la formation.

En opération dans le district de Nijrab, le commandant Lori Adams, chef adjoint de la PRT Kapisa, explique : « nous travaillons sur beaucoup de projets avec les Afghans mais nous nous concentrons essentiellement sur la sécurité, le développement et la gouvernance de leur pays. Au delà de l’aide que l’on peut leur apporter, ce qui est important, c’est la relation que nous entretenons avec la population. C’est à dire que nous essayons d’être au plus près de leurs préoccupations pour ensuite les aider à développer eux-mêmes leurs projets ».

Le détachement, accompagnée par des membres de l’agence américaine pour le développement international (USAID), rend régulièrement visite aux responsables du centre hospitalier de Nijrab. Ces entretiens avec le docteur Mustapha permettent de faire le point sur l’avancement du programme « Strong Food ». Pour le médecin local, il s’agit d’élaborer un programme de recensement des enfants souffrant de malnutrition. Une fois celui-ci réalisé, l’étape suivante consiste à suivre quotidiennement les patients pour leur administrer un complément nutritionnel à base d’huile, de sucre et de lait concentré.

Plus loin, le sergent William Cobb, ingénieur dans le bâtiment, rencontre l’entrepreneur afghan chargé de la construction du futur tribunal de Nijrab : « Aujourd’hui, je viens juste voir mon homologue pour discuter de l’avancée des travaux, pour connaître ses méthodes. Je n’ai en aucun cas un rôle de superviseur car il est le seul en charge du bon déroulement du projet ».

Comme à son habitude, l’équipe américaine descend au marché de Nijrab pour faire quelques courses et surtout « discuter avec la population » dit la première classe Terrinae Reed. Preuve de la bonne collaboration entre la Task Force La Fayette et la PRT, le capitaine Darrick Lee, chargé de communication de cette dernière, distribue des postes de radios et des autocollants à l’effigie d’OMID, la radio de la brigade française.

Pour clore la matinée, les membres d’USAID ont rencontré le responsable local de l’organisation « U.N HABITAT », le programme des Nations Unies pour les établissements humains. Représentante civile d’USAID au sein de la PRT, Jannie Kwok revient sur son entretien avec M. Kushkaki : « On a parlé de l’évolution du programme qui a débuté il y a maintenant trois mois. Les progrès sont énormes puisque aujourd’hui il existe des classes séparées pour les hommes et pour les femmes. Ces dernières sont vraiment heureuses d’apprendre à lire et à écrire, c’est vraiment un grand changement dans leur vie. La prochaine étape pour les éducateurs est de susciter des vocations dans les métiers de l’industrie laitière et plus largement dans le domaine de l’agriculture ».

Afghanistan : opération Moshtarak, découvertes de caches d'armes et d'IED dans le village de Showal










Dans le village de Showal, un ancien bastion insurgé, le Kandak 31 de l’armée nationale afghane (ANA) a découvert de nombreuses caches d’armes.

Celles-ci contenaient de très nombreuses munitions de types différents, du nitrate d’ammonium, des détonateurs et des sacs d’engrais utilisés dans la fabrication d'IED (Improvised Explosive Device). Ces bombes artisanales constituent la menace la plus sérieuse à laquelle sont exposés les militaires et la population.

Depuis le 12 février, le Kandak 31, conseillé par les OMLT (Operational Mentoring and Liaison Team), conduit des actions de sécurisation dans le district de Nad’E Ali, au nord de Marjah. Il opère conjointement avec des unités du 1er Royal Welsh britannique. Depuis cette date, 120 IED ont été neutralisés

vendredi 26 février 2010

Commande de 680 kits d’AASM




Le 18 février 2010, la direction générale de l’armement a officiellement annoncé l’acquisition de 680 kits d’armement air-sol modulaire (AASM) supplémentaires, dont une partie équipera les avions de combat Rafale.

L’AASM est une bombe propulsée pouvant être tirée par tous les temps, de jour comme de nuit. Elle est constituée d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée. Ce dispositif permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km), hors de portée des défenses sol-air adverses.

Afin de s’adapter à toutes les situations tactiques, l’AASM existe en trois versions. Les deux premières versions, à guidage inertiel/GPS et à guidage inertiel/GPS couplé à un imageur infrarouge, sont adaptées aux cibles fixes et sont déjà qualifiées. La version à guidage inertiel/GPS plus laser, qui permettra en plus le traitement des cibles mobiles, est en cours de développement. Elle sera livrée à partir de 2012. Les 680 kits commandés se répartissent en 300 AASM dans leur première version et 380 dans la version laser.

Équipant l’armée de l’air depuis 2007, la version à guidage inertiel/GPS de l’AASM a été utilisée, à plusieurs reprises, en Afghanistan par le détachement Rafale.

jeudi 25 février 2010

Le 21e RIMa engagé dans une offensive contre les talibans



Environ 70 militaires français issus pour la plupart du 21e régiment d’infanterie de marine (21e RIMa) de Fréjus ont pris part à l’offensive Moshtarak, lancée le samedi 13 février 2010 à l’aube par l’armée nationale afghane (ANA) et la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) au sud du pays. Les marsouins du 21e RIMa agissent dans le cadre d’une Operational Mentor and Liaison Team (OMLT).

Le Kandak 31 (K31, bataillon afghan) a connu ses premiers succès dès le 15 février : sa 2e compagnie, épaulée par des instructeurs français et une unité britannique, a ainsi sécurisé la zone de Showal, dans la vallée du Helmand

mercredi 24 février 2010

Début février 2010, le Battle Group Multinational Nord (BGM-N) de la Force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) a obtenu sa certification opérationnelle à l’iss



Début février 2010, le Battle GroupMultinational Nord (BGM-N) de la Force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) a obtenu sa certification opérationnelle à l’issue de l’exercice Effective Response qui a mis en jeu l’ensemble des composantes de force déployées dans la zone septentrionale du pays.

En état-major comme sur le terrain, plus de 1000 militaires de 10 nationalités ont été engagés selon un scénario englobant l’ensemble du spectre des missions auxquelles la KFOR doit pouvoir faire face dans le cadre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des nations unies.

Effective Response, qui marque la pleine qualification opérationnelle (FOC – Full operational capability) du BGM-N, a également démontré que la nouvelle structure de la KFOR, organisée à terme en cinq BGM, permettra de répondre avec rapidité et efficacité à toute détérioration de la situation locale, grâce à une mobilité accrue des unités entre les différentes régions.

Créé le 9 janvier 2010, le BGM-N a repris les missions et la zone de responsabilité auparavant dévolues à la Task Force Multinationale Nord. Sous commandement français, il comprend des contingents belge, danois, français, grec, luxembourgeois, marocain, slovène et suisse. Ces militaires poursuivent aujourd’hui leurs missions au contact des populations et, en liaison avec les autorités locales, apportent en permanence leur soutien aux opérations européenne EULEX et des nations unies MINUK.

mardi 23 février 2010

Le pétrole suscite de nouvelles tensions au sujet des Malouines

En 1982, la junte alors au pouvoir à Buenos Aires décide de faire main-basse sur l’archipel des Malouines, alors que ce dernier, également appelé Falklands, est placé sous la souverenaité britannique. La réaction de Londres, et surtout du Premier ministre de l’époque, Margaret Thatcher, ne se fera pas attendre et ce territoire appartenant au Royaume-Uni est finalement reconquis par l’armée de sa Gracieuse Majesté après 74 jours de combats et 902 tués. Cette aventure sera fatale à la dictature argentine et permettra à la Dame de Fer d’obtenir un troisième mandat.

Depuis, l’Argentine a dû se plier à cet état de fait, même si Buenos Aires n’a jamais complétement renoncer à exercer son autorité sur l’archipel. Seulement voilà, des gisements de pétrole ont été découverts au large des Falklands. Une première tentative d’exploitation de cet or noir a été entreprise en 1998, avant d’être finalement rapidement abandonnée en raison d’un manque de rentabilité. Mais les choses ont changé, à commencer par le prix du baril de brut qui rend ces ressources en pétrole de nouveau intéressantes, d’autant plus que les réserves ont été évaluées à plus de 60 milliards de barils.

Du coup, le Royaume-Uni a décidé de relancer l’exploitation pétrolière autour de l’archipel. Seulement voilà : cette décision a ravivé l’intérêt de l’Argentine pour les Malouines, ses 3.000 habitants et de ses moutons. Alors, un second conflit opposant les deux pays est-il à nouveau possible? L’on pourrait le penser, étant donné que l’on retrouve les situations qui prévalaient en 1982 dans les deux capitales : d’une part, le Premier ministre britannique Gordon Brown est donné perdant pour les prochaines élections législatives – comme Margaret Thatcher en son temps – et le gouvernement argentin est en difficulté, tant sur le plan politique qu’économique, comme l’était la junte au pouvoir il y a 18 ans.

Qui plus est, une rumeur relayée par le tabloïd londonien The Sun et selon laquelle Londres envisageait de renforcer son dispositif militaire dans l’archipel, a mis un peu d’huile sur le feu. Démentie par le ministère britannique de la Défense, cette fausse information a cependant conduit Gordon Brown a faire une déclaration quelque peu maladroite. « Nous avons fait tous les préparatifs nécessaires pour s’assurer que les habitants des Falklands sont bien protégés » a-t-il déclaré, tout en réaffirmant que la Grande-Bretagne est « parfaitement dans son droit » en lançant son exploitation pétrolière au large de ces îlots.

« La réponse de Brown veut dire : ‘il n’y a pas besoin que le Royaume-Uni envoie des troupes parce que nous avons largement assez d’hommes pour défendre les îles en cas d’une éventuelle attaque militaire’. C’est pour le moins imprudent de parler de ça dans le cadre d’une négociation » a estimé Jorge Arguello, l’ambassadeur de l’Argentine auprès des Nations unies, selon qui, para ailleurs, « ce n’est pas la première fous que le pouvoir ou l’opposition britannique agite le spectre d’une guerre ».

Seulement, et du moins l’instant, la perspective d’un conflit entre l’Argentine et le Royaume-Uni n’est pas envisagée. D’ailleurs, Buenos Aires a clairement écarté cette option par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Victorio Taccetti, alors interrogé sur la radio Milenium. Les habitants des Malouines « ne doivent pas être inquiets à ce sujet, mais ils doivent savoir clairement que l’Argentine ne va pas abandonner cette révendication légitime » qu’est sa souveraineté sur l’archipel.

Pas de nouvelle guerre peut-être mais quelques mesures pour ennuyer Londres, sûrement. Ainsi, le gouvernement argentin a déjà fait savoir, le 17 février, qu’il prendrait « des mesures adéquates » pour empêcher l’exploitation pétrolière au large des Falklands par les Britanniques.

lundi 22 février 2010

La base française de Dakar va fermer, mais pas vraiment...



Les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d'un accord qui sera signé avant le 4 avril", déclare ce soir un porte-parole de la présidence du Sénégal. Toutefois, une présence militaire française sera maintenue dans le pays, sous une forme qui reste à préciser. Cette information est confirmée de source française, alors que le ministre de la Défense Hervé Morin a effectué une visite de quelques heures à à Dakar pour discuter de cette affaire.

Environ 1200 militaires français sont prépositionnés au Sénégal.

Le Livre blanc de la défense de 2008 prévoyait le maintien d'une seule base française sur la côte atlantique de l'Afrique. L'annonce d'aujourd'hui signifie donc que la base de Libreville au Gabon sera conservée. L'armée française restera toutefois présente au Sénégal sous la forme d'un "pôle de coopération militaire à vocation régionale".

Selon l'AFP, l'entourage du ministre de la Défense explique que "le concept de base a vécu" - une déclaration surprenante alors que la France ouvre une nouvelle base aux Emirats arabes unis.

L’opération Mushtarak est « en bonne voie »



Après six jours de combats dans la province du Hemand, située au sud de l’Afghanistan, la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), placée sous l’autorité de l’Otan, a indiqué que l’opération Mushtarak, qui mobilise 15.000 soldats alliés, est « en bonne voie ». Cette offensive a pour objectif de rétablir l’autorité du gouvernement afghan dans les secteurs de Nad Ali et de Majah où les taliban avaient établi une administration parallèle.

« L’opération progresse conformément au plan. Nos unités ont le contrôle de Marjah » a déclaré le général Shair Mohammad Zazaï, le commandant des forces afghanes dans le sud du pays. « Il n’y a pas de résistance contre nous à Marjah, sauf des tirs sporadiques à partir des toits des maisons quand nous arrivons dans le coin, ils (les insurgés) disparaissent » a-t-il ajouté.

En fait, la situation sur le terrain semble plus contrastée. L’ISAF a précisé que des taliban « quittent la zone même si des combattants ennemis continuent d’attaquer en combat direct les forces afghanes et de l’Otan ». Cependant, « les forces conjointes ont pris le contrôle de zones clés et les efforts entrepris pour contrôler les mouvements des insurgés ont été relativement remplis de succès » peut-on lire dans un communiqué.

Jusqu’à présent, les combattants taliban, dont le nombre est estimé à un millier au maximum dans la région, ont cherché à retarder la progression des soldats afghans et de l’Otan, notamment en posant un nombre important d’engins explosifs improvisés sur les voies de communication et en montant des embuscades. Ainsi, dans la journée du 17 février, un peloton de la compagnie K du 3e Bataillon de Marines a été accroché pendant près de quatre heures au nord-est de Marjah.

Fait nouveau, selon le New York Times il semblerait que les taliban aient recours à des tireurs d’élite capable de toucher leurs cibles à longue distance. Ces snipers opérent de façon isolée, ou bien participent aux embuscades avec les autres insurgés armés de kalachnikov.

Par ailleurs, l’armée afghane a accusé les insurgés de se servir de civils comme boucliers humains. « Ils placent femmes et enfants sur les toits des maisons et tirent » a ainsi affirmé le général Mohaidin Ghori, le commandant des forces afghanes impliquées dans l’opération. Ce que les taliban ont réfuté. « Nous n’avons jamais utilisé les civils comme boucliers humains. Nous sommes là, prêts à combattre les envahisseurs en combat direct » a répondu Yousuf Ahmadi, un de leur porte-paroles.

Cela étant, les dernières de poches de résistance sont en passe d’être réduites. « Nous sommes maintenant en train de consolider et d’effectuer une jonction entre ces objectifs » a indiqué le général Eric Tremblay, le porte-parole de l’ISAF. La situation sur le terrain a permis le déploiement de 1.100 policiers afghans dans les districts de Nad Ali et Marjah. « Le plan était que la police soit déployée au bout d’un mois, mais cela a changé et (…) les forces supplémentaires ont été déployées aujourd’hui (nldr: le 17 février) » a fait savoir le ministère afghan de l’Intérieur.

Si les talibans ont fixé les troupes alliées en certains endroits, nombre d’entre eux ont préféré abandonner leurs armes et se fondre dans la population civile ou encore se réfugier soit dans les provinces mitoyennes du Helmand, soit au Pakistan voisin. L’Otan cherche d’ailleurs a évaluer le nombre d’insurgés qui auraient ainsi franchi la frontière.

Il ne fait guère de doute que la première phase de l’opération Mushtarak sera un succès. Le rapport des forces en présence, nettement à l’avantage des troupes combinées (afghanes et celles de l’Otan), laissait présager un mouvement de fuite de la part des taliban, comme cela s’était déjà produit lors d’offensives précédentes. Mais il s’agit surtout de réussir la seconde phase, c’est à dire rester dans les districts de Nad Ali et Marjah, afin d’y instaurer un climat propice au développement économique et de faire en sorte que les civils comprennent qu’ils ont plus à gagner en soutenant le gouvernement de Kaboul qu’en laissant les insurgés s’installer dans leur région.

vendredi 19 février 2010

Prochaine séance du comité LE 27 MARS



Prochaine séance du comité au mois de janvier 2010.
Ordre du jour :

1. Signature de la liste des présents.
2. Les cotisations.
3. Les membres.
4. Mise à jour des membres (Adresses +E-mails).
5. Distribution des écuissons.
6. Voir pour des sponsors.
7. Voir pour un drapeau.
8. Manifestations patriotiques.
9. Proposition médaille.
10. Blog (http://anttrnsuisse.blogspot.com).
11. Divers et propositions individuelles.

jeudi 18 février 2010

Où se trouvent nos militaires !!


Afghanistan :
ISAF (International Security Assistance Force)

Allemagne :
LO ISAF (International Security Assistance Force) à Potsdam et Berlin


Antarctique:
BELARE 2009 -2010

Corne de l'Afrique
ATALANTA

Côte d'Ivoire :
LO Ivory Coast à Abidjan

Kosovo :
BELKOS (Belgian detachement in Kosovo) à Mitrovica
LMT (Liaison and monitoring Team)
à Leposavic, Zvecan et Novo Selo

Koweït:
LO CJFLCC Koweït

Liban :
UNTSO (United Nations Truce Supervision Organisation) à An Naquarah
BELUFIL (Belgian Luxemburg Force in Lebanon) à Tibnin


République démocratique du Congo :
PPM (Programme Partenariat Militaire) à Kinshasa
MONUC (Mission d'observation des Nations-Unies au Congo) à Kinshasa et Kisangani
EUSEC (European Community Security and Evaluation Agency) à Kinshasa

Soudan :
UNMIS (United Mission in Sudan) répartis dans le sud du Soudan


USA:
DPKO/SMC à New York
LO CCC (Coalition Coordination centre) à Tampa en Floride



mercredi 17 février 2010

D'où viennent les noms des opérations militaires?



Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 février, une force internationale de 15.000 hommes, dont 2.500 soldats Afghane et 12.500 hommes de l'Otan, s'est lancée à l'assaut des talibans dans la province afghane du Helmand. L'opération Mushtarak (qui signifie «ensemble» en dari) est la plus massive menée par les forces internationales depuis l'annonce de l'envoi pour 2010 de 30.000 soldats américains en renfort par le président Barack Obama en décembre. D'où viennent les noms des opérations militaires?

En France, Le Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), qui dépend de l'Etat-major des armées, est en charge de décider des noms donnés aux opérations dans le cadre de leur planification et de leur conduite. Le premier critère dans le choix du nom est la neutralité: le but est de ne véhiculer aucune symbolique significative, pour montrer qu'il s'agit bien d'une planification militaire réfléchie et non d'une guerre idéologique.

Le CPCO s'assure même que le nom donné n'a aucune connotation négative dans le pays ou la région concernée avant de l'adopter. La France choisit ainsi souvent un nom d'animal de la faune locale ou une localité géographique. La mission française en Afghanistan s'appelle Pamir, du nom d'une chaîne de hautes montagnes de la région.

Nommer une opération répond aussi avant tout à une logique administrative: elle facilite l'ouverture d'un théâtre militaire, et constitue la première étape dans la planification d'une opération.

Mais toutes les opérations ne sont pas nommées de manière neutre. Avec le développement des médias de masse, le nom a pris une importance particulière: il peut à lui seul servir d'outil de communication, voire de propagande, une manière simple et efficace d'annoncer le but d'une guerre ou d'y attacher toutes sortes de symboles.

Justice sans limites

L'invasion américaine en Afghanistan est l'un des meilleurs exemples de l'importance du nom donné à une opération ou à une campagne. Deux semaines seulement après les attentats du 11 septembre, Washington a dû rebaptiser la campagne «Operation Enduring Freedom» (Liberté immuable), car le nom initial, «Operation Infinite Justice» (justice sans limites), véhiculait trop clairement la notion de revanche aux yeux du monde musulman. Ici le nom se rapporte explicitement au but de la mission. Un journal iranien avait suggéré le nom «Impérialisme infini» aux Américains, un terme qui définissait mieux selon lui les buts de l'opération. En annonçant le nouveau nom, Donald Rumsfeld avait indiqué qu'il reflétait également le fait que les Etats-Unis devaient s'attendre à une longue et dure campagne contre le terrorisme. Il ne croyait peut-être pas si bien dire.

Les noms des opérations américaines expriment tantôt donc l'idéologie («Opération Cause Juste» pour l'invasion du Panama), tantôt l'optimisme indéboulonnable d'Oncle Sam (le nom de code du coup d'Etat au Guatemala en 1954 était «Succès»), ou parfois des symboles animaliers plus obscurs qui font plutôt penser à des noms d'équipes de football américain (les opérations «Sea Tiger», «Dragon Fire», «Bear Claw» ou encore «Beaver Cage» ont été menées lors de la Guerre du Vietnam).

Les noms peuvent également refléter de manière plus allégorique, et parfois sinistre, l'opération à laquelle ils se réfèrent. Le bombardement stratégique de Hambourg par les forces américaines et britanniques pendant l'été 1943 avait pour but de détruire entièrement la ville: les Alliés le baptisèrent Opération Gomorrhe, du nom de la ville détruite dans la bible par une «pluie de feu» venant de Dieu. Un nom qui n'est pas sans rappeller celui de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza en 2009, l'opération Plomb Durci. Les autorités israéliennes avaient choisi de faire référence à un poème traditionnel de la fête d'Hanoukka, la fête juive des Lumières. Le jour du début des frappes aériennes israéliennes, était le sixième des huits jours de cette célébration.

Les références bibliques et religieuses sont fréquentes dans les noms d'opérations militaires du Proche et Moyen-Orient. Les manouvres de tirs de missiles iraniens sont ainsi appelées «Grand Prophète» (la troisième du nom a eu lieu en juillet 2009).

Israël n'est pas en reste dans les noms religieux (opérations Moïse et Salomon), mais s'est récemment mis aux noms de saisons: Pluie d'étépuis Nuages d'automne à Gaza en 2006, Hiver chaud en février 2008.

Coalitions

Avec la multiplication des opérations impliquant plusieurs pays, la même campagne peut prendre un nom différent chez chacun des alliées qui y participent. Pour des raisons pratiques, les déploiements des forces opérationnelles de l'Union européenne commencent tous par EUFOR suivi de la région géographique où ils ont lieu (EUFOR RD Congo, EUFOR Tchad...). Mais la participation française à ces opérations prend un nom propre. Ainsi la participation de la France à l'EUFOR RD Congo s'appelle l'opération Benga.

L'invasion de l'Irak de 2003 est appelée «Operation Iraqi Freedom»(Libération de l'Irak) aux Etats-Unis et «Operation Telic» au Royaume-Uni. La première guerre du Golfe est plus connue sous le nom américain de Desert Storm, mais l'opération britannique s'appelait Granby, Daguet pour la française, ou encore Tempesta nel Deserto pour le contingent italien (traduction littérale du titre original).

Grégoire Fleurot

Merci à Christophe Prazuc, porte-parole de l'Etat Major des Armées, à David Betz, docteur en études militaires au King's College de Londres.

Image de Une: Vue d'un hélicoptère américain en Afghanistan, REUTERS/Nikola Solic

La Marine nationale participe à un exercice OTAN de lutte anti-sous-marine

La Marine nationale va participer à l’édition 2010 de l’exercice Noble Manta, le plus important exercice de lutte anti-sous-marine (ASM) de l’OTAN, qui se déroulera au large de la Sicile du 10 au 24 février. Dix pays de l’OTAN vont envoyer 7 sous-marins, 18 avions et hélicoptères embarqués et 8 bâtiments de surface.A cette occsaion, la frégate anti sous-marine Jean de Vienne et deux avions de patrouille maritimeAtlantique 2 seront mis à disposition par la France.

Noble Manta 2010 est un exercice de niveau tactique, concentré sur les activités réelles, au niveau des unités ou de groupes d’unités. De plus, il est destiné à fournir un entraînement opérationnel pour les rôles et missions de laNATO Response Force (NRF).

Programmé une fois par an, il s’agit d’un exercice destiné à tester les doctrines, les nouveaux équipements opérationnels et à améliorer l’interopérabilité entre les forces participantes, au travers d’entraînements communs, la familiarisation avec les procédures de l’OTAN et l’opportunité d’en savoir plus sur les capacités de chacun. Les participants ont la possibilité de mettre en œuvre les tactiques et méthodes utilisées dans les opérations réelles.

L’exercice se déroule sans scénario préétabli mais dans le cadre de cycles, afin de fournir des opportunités égales d’entraînement à tous les participants. Les sous-marins changent de rôle à chaque cycle. Pour cette édition 2010, les objectifs particuliers de Noble Manta sont :
-Action sous-marin - sous-marin dans un environnement peu bruyant,
-Action non-scénarisée avec menaces multi-dimensionnelles,
-Lutte ASM "dure" (limitée aux options non kinétiques pour gérer la menace sous-marine)
-Opérations aériennes ASM sous menace anti-aérienne.

mardi 16 février 2010

Une gendarme championne du monde

La championne du monde et médaillée olympique de taekwondo Gwladys EPANGUE a intégré, le 1er février, les rangs de la gendarmerie. Portrait de cette sportive de haut niveau !

C’est à l’âge de 11 ans que Gwladys a découvert le taekwondo ; aujourd’hui, à 27 ans, la jeune femme possède un palmarès exceptionnel.

Depuis dix ans, elle enchaîne les titres : championne de France de 2001 à 2007 ; championne d’Europe en moins de 55 kg en 2002, en moins de 59 kg en 2004 et en moins de 67 kg en 2005 ; vice-championne d’Europe en moins de 55 kg en 2000 et en moins de 67 kg en 2006 et 2008 et vice-championne du monde en 2005 et 2007 en moins de 67 kg. En 2008, elle décroche le bronze aux Jeux Olympiques de PÉKIN.

Enfin, l’an dernier, à COPENHAGUE, elle devient la première Française sacrée championne du monde en moins de 67 kg.

La combattante de SAINT-MAUR (Val-de-Marne), n’a eu de cesse de passer de catégorie en catégorie tout au long de sa carrière sportive (cinq en dix ans). Elle a décidé de combattre désormais chez les lourds, la catégorie reine, en vue des J.O. de 2012.

Voilà donc la gendarme adjointe volontaire en moins de 72 kg, avec en perspective des rencontres avec des filles particulièrement véloces. Elle est affectée, depuis le 1er février, à la Force de gendarmerie mobile et d'intervention d'Ile-de-France

Modernisation des avions radar français

Le 3 février 2010, la compagnie Boeing a annoncé, dans un communiqué de presse, la signature d’un contrat de 324 millions de dollars entre le centre des systèmes électroniques de la base américaine d’Hanscom (Massachusetts) et l’armée de l’air française. Ce contrat porte sur la modernisation de la flotte des avions radar français E-3F du 36ème escadron de détection et de contrôle aéroporté d’Avord et de leur simulateur de missions.

Cette rénovation des quatre avions radar, qui arrivent à mi-vie, repose sur le programmeblock 40/45 de l’armée de l’air américaine. Ce dernier améliore considérablement le potentiel des opérations en réseaux. Il augmente les capacités, la fiabilité et l’efficacité d’exécution des missions, tout en réduisant les coûts de gestion du cycle de vie.

Le contrat inclut également l’intégration de quatre nouvelles consoles. Elles réduiront la charge de travail des opérateurs de mission qui consacreront davantage de temps à la gestion du champ de bataille.

Le chantier débutera en 2012, la flotte devant être entièrement modernisée au troisième trimestre 2015.

Ces évolutions permettront à l’armée de l’air de répondre aux enjeux stratégiques actuels et futurs, tout en garantissant l’interopérabilité des E-3F et leur intégration dans les opérations, qu’elles soient nationales, internationales et interministérielles.

Carnaval de Granville : le Pluvier lève le masque

Le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier sera en escale à Granville du vendredi 12 au mardi 16 février 2010 pendant la période de carnaval.

Accosté dans le bassin à flot, le capitaine de corvette Patrick de Bouteiller ,commandant du navire et son équipage accueilleront public le vendredi 12 février de 14h à 17h, le samedi, dimanche et lundi de 09h30 à 12h00 puis de 14h à 17h.

Le Pluvier a été commandé par la Marine nationale en 1996 et a été admis au service actif le 18 décembre 1997. Il est le troisième bâtiment d’une même série (Flamant et Cormoran). Dans un premier temps basé à Brest, il est affecté à Cherbourg depuis 2001.

Ses missions sont essentiellement des missions de service public en Manche et mer du Nord au profit du Préfet maritime. Elles comprennent notamment des missions de :
- surveillance des pêches (contrôle à bord des navires de pêche étrangers et nationaux),
- recherche et sauvetage,
- lutte contre la pollution.
Le bâtiment joue également un rôle dans la défense maritime du territoire. Son équipage est composé de 21 personnes.
Sa ville marraine est le Guilvinec.

10 pièges des tunnels Afghans

Gestion d’actions offensives en milieu clos.

De nombreux moyens ont été utilisés en Afghanistan pour traiter les personnels retranchés dans des tunnels : bombardement de zone, différents gaz, démolition « tactique stéréo », bombes guidées avec des personnels alliés au sol…

Empiriquement, la meilleure façon de garantir l’interdiction d’utilisation des tunnels est de les explorer, traiter les personnels présents et enfin d’ébouler les tunnels de l’intérieur. L’idée est simple, mais sa réalisation comporte dix écueils mortels.

1. Le paradoxe géologique : plus la roche est friable (schiste) plus il est facile de venir à bout en utilisant les munitions adaptées… Mais plus, les installations réapparaitront rapidement. Plus dure est la roche, plus difficile est la pénétration de celle-ci avec des explosifs conventionnels… Plus complexe et long sera le réseau souterrain à traiter.

2. La proximité des combattants : il faut des personnels avec un profil psychologique particulier pour combattre dans ces conditions. En effet, il ne faut pas être claustrophobe, et avoir une endurance physique permettant de livrer si nécessaire plusieurs assauts au corps à corps.

3. Les mines et autres pièges : champs de mines et autres accés factices piègées sont générallement trouvés dans un rayon de 250 mètres autour d’une entrée ou d’une sortie d’un réseau souterrain. N’oublions pas les traditionnels pièges de couloirs.

4. Le temps consommé : ces réseaux sont de véritables points de fixation permettant d’organiser des contres attaques efficaces pour un ennemi créatif. A tel point, que durant les années d’occupation soviétiques, ces derniers délaissait le traitement de ces zones si elle ne faisaient pas partie d’un plan d’envergure.

5. La faune locale : scorpions, serpents parfois peuvent également être de la partie. Certes, ils ne sont pas tous mortels mais peuvent occasionner des retards lors du déploiement des équipes.

6. L’expérience adverse : la plupart des tunnels sont interconnectés. Ces accès camouflés ne sont utilisés qu’en cas d’urgence – souvent un à deux mètres à excaver. De plus, leur localisation n’est connue que de quelques responsables.

7. Le problème du milieu clos : l’utilisation d’explosifs ou de gaz en milieu clos pose les problèmes de traitement du monoxyde de carbone et parfois même de l’absence d’oxygène, avec des conséquences facilement envisageables.

8. Equipes de taille réduite : les espaces confinés requiert des équipes petites, mais souvent les engagements tournent à du « trois à cinq contre un », diminuant les chances de survies des personnels.

9. Navigation difficile : le traitement de ces zones requiert des équipes spécialement formées et bien entraînnées. La cartographie soigneuse des réseaux de tunnels existants a sauver de nombreuses vies.

10. Difficulté de communication : avec les équipes de soutien à l’extérieure. L’utilisation de radio même à fréquences adaptée est aléatoire, la communication filaire reste à privilégier… avec les problèmes inhérents à ce moyen de transmission.

Tenue de combat nouvelle génération


À partir de la fin du 1er semestre 2010, les troupes engagées en opérations extérieures et les régiments « Félin » vont recevoir une tenue de combat nouvelle génération. Sa particularité : elle est directement inspirée de retours d’expérience (RETEX) du terrain, en particulier des soldats en mission en Afghanistan.

La tenue nouvelle génération
La tenue nouvelle génération (Crédits : SCA/ADC Guédon)

La tenue de combat nouvelle génération sera mise en production au 1er semestre 2010, pour atteindre une cible de 365 000 pantalons et de 265 000 vestes ! Élaborées avec du tissu aux spécifications techniques pointues ces tenues seront, à terme, réalisées avec du tissu de type « ripstop » (anti-déchirure). Un marché de plus de 3 millions de mètres de ce tissu vient d’être lancé !

Les premières distributions de cette tenue interviendront le dernier trimestre 2010 ou au plus tard début 2011, en fonction des stocks de tenues dite « T3 », pour les troupes engagées en opération extérieure et les régiments FÉLIN. L’État-major de l’armée de Terre (EMAT) établira ensuite un plan de distribution en fonction des livraisons.

Une tenue éprouvée sur le terrain

D’après les premiers retours d’expérience des OMLT début 2008, le major général de l’armée de Terre fait accélérer la réalisation de tenues pour les troupes engagées en Afghanistan. Après quelques modifications du modèle proposé par l’industriel, les tenues (dites « treillis T3 ») sont distribuées aux OMLT et aux « combattants débarqués» des GTIA sur le théâtre afghan en septembre. Au fur et à mesure, des réceptions de marchés, les théâtres afghan et libanais sont équipés progressivement.

Le service central d’études et de réalisations du commissariat de l’armée de Terre (SCERCAT) de Rambouillet a rédigé un questionnaire de satisfaction à l’attention des « utilisateurs » de cette tenue en Afghanistan. Une commission examine en février 2009 les conclusions de l’enquête de satisfaction (plusieurs centaines de réponses), les RETEX et des échantillons de tenues. Composée de soldats de retour d’Afghanistan – 8e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres, 35e régiment d’infanterie (35e RI) de Belfort et régiment de marche du Tchad (RMT) de Noyon – de représentants d’écoles et de la chaîne technique, cette commission a formulé des propositions au SCERCAT.

Plusieurs prototypes réalisés par le SCERCAT ont été examinés et essayés notamment par le 8e RPIMa, pour aboutir au modèle nouvelle génération, approuvée par l’EMAT. En juin, la réalisation de tenues bariolées 3 couleurs été et hiver et de tenues sable est lancée. La procédure de passation de marché public est enclenchée. Après tests et examens minutieux, la meilleure offre est choisie (la qualité prime sur le prix).

Plus de confort, donc plus d’efficacité

Les modifications apportées pour aboutir à la tenue de nouvelle génération permettent un plus grand confort, une meilleure adaptation de la tenue par rapport aux équipements et une plus grande facilité d’utilisation. Au final, c’est l’efficacité qui prime, pour être toujours plus adapté au terrain.

Exemples de modifications :

  • pour une meilleure adaptation au gilet balistique : remplacement des boutons canadiens par de l’auto-agrippant sur le devant de la veste, suppression des poches « cargo » de poitrine, déplacement des poches « cargo » et de l’ouverture des poches de poitrine zippées…
  • pantalon : soufflet avec fermeture à glissière au bas, adaptation des renforts de genoux et de coudes pour des protections souples ou rigides
  • mise en place d’auto-agrippant sur les poches pour différents badges et insignes

8 mesures à prendre contre les IED

Quels moyens pour améliorer la prévention ?

Il doit exister des mesures visant à prévenir les risques en pertes humaines en supprimant ou en réduisant la probabilité d’occurrence des explosions liées aux engins explosifs improvisés.

8. Bien gérer ses déchets : imaginez une simple cannette de soda avec une DF et du fil de pêche et vous tenez un grand classique… Le traitement adéquat par le feu et le broyage est générallement bien appliqué. Néanmoins, dans nos secteurs d’opérations urbanisés, la gestion des ordures devient un problème stratégique aux ramifications multiples.

7. Veiller à emener un stock de munitions transportable: en cas de déplacement urgent nécessaire, seule la capacité d’emport normale pourra être utilisée, le reste devra être abandoné… Et sera récupéré et retourné contre vous.

6. Respecter les procédures de contrôle : toute consommation excessives au regard des règles d’engagement doivent faire l’objet d’une étude appronfondie. Il s’agit générallement d’un phénomène d’échelle, dont la responsabilité se situe au niveau du commandement.

5. Eviter le stockage des munitions jugées impropres : les personnels engagés par exemple, en cas d’embuscade, veulent être légitiment sûr que leur munitions soient en parfait état de fonctionnement. Néanmoins on a vu parfois des stockages important de munitions à cause de poussière de pierre incrustée, un corps un peu oxydé, ou une tête légerement aplatie.

4. Sécuriser les livraisons : un grand classique, une élingue qui casse, les munitions tombent éparpillées en plein désert… Lorsque l’équipe de récupération arrive, elle ne trouve que des caisses vides, voire… rien.

3. Prévenir la prolifération d’engins non explosés : un vrai dilemme pour les équipes d’appuie feu. Lorsque vous savez que des gars à vous sont bloqués, la tentation est grande de « lâcher tout ce que l’on a » sous la main. Néanmoins, cela pose un vrai problème. En effet, la probablité de produire des engins non explosés augmente avec le volume de tirs…

2. Mettre en place un programme civils : encourager concrétement les populations à « coopéerer »; une prime argent, nourriture… est générallement offerte pour toute information permettant de mener à un lieu de fabrication des EEI ou à leurs matières premières.

1. Rechercher et detruire les lieux de production : c’est le moyen d’action le plus direct de lutte. Il peut requérir des équipes spécialisement formées et affectées exclusivement à cette tâche. En effet, certains de ces lieux peuvent être dissimulés dans des souterrains ce qui posent le problème de l’intervention en milieu souterrain.

Deux méthodes sont utilisées en synergie. D’une part, un travail de renseignement classique à partir : des documents trouvés sur un précédent site et des interrogatoires des personnels participant à ces opérations. D’autre part, un travail de profilage géographique classique pour anticiper et localiser d’autres points de production.

Il n’y a pas de solution simple à ce problème, peut-être existe-t-il d’autre moyens de prévention pour compléter cette liste ?