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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 28 mars 2010

Propositions canadiennes pour transformer l’Otan



L’Otan doit changer. Ce constat avait été fait lors du sommet de l’Alliance atlantique de Strasbourg-Kehl en avril 2009 et, depuis, un nouveau concept stratégique est en cours d’élaboration et un processus de réflexion concernant le fonctionnement de l’organisation a été lancé, sous la houlette de Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’Etat américaine de l’administration Clinton.
A cette fin, 26 experts canadiens, dont un ancien ministre de la Défense et trois anciens chefs d’état-major, ont rédigé un rapport qui vise à « examiner les obstacles actuels qui entravent l’Otan dans l’accomplissement de sa mission de ’sauvegarder la liberté, l’héritage commun et la civilisation’ des Etats membres et à souligner quelles sont (…) les voies de recherche les plus importantes dans l’élaboration du nouveau concept stratégique », qui doit remplacer celui qui a été défini en 1999.
Ainsi, les auteurs du rapport, intitulé « La sécurité dans un monde d’incertitude. Un point de vue canadien sur le nouceau concept stratégique de l’Otan », ont notamment critiqué le mode de prise de décision au sein de l’Alliance, souvent lourd et frappé du « syndrome de l’ONU » qui se caractérise, selon eux, par l’autorisation d’actions qui ne bénéficient pas de « toutes les ressources qui seraient nécessaires » à leur succès.
« L’obligation de consensus dans la plupart des aspects de la gouvernance de l’Otan est notoirement lourde et frustrante » est-il estimé dans le document. « Or, quand la guerre froide a pris fin, de façon un peu abrupte pour certains, l’Otan, bien qu’en surface elle ait continué à fonctionner comme avant, a changé de focal. Donc, aujourd’hui, son coffre à outils ne s’aligne pas parfaitement à ses tâches » peut-on encore y lire.
Les missions de l’Otan ont donc évolué depuis la chute du Mur de Berlin. La preuve en est avec son engagement en Afghanistan. D’où le constat du rapport : « les énormes ressources militaires des membres de l’Alliance sont conçues principalement pour une défense territoriale statique qui ne conviennent pas à des campagnes expéditionnaires ».
Pour les experts canadiens, il convient d’en tirer les conséquences et de transformer l’Otan en une alliance à la fois souple et rapide, disposant de moyens suffisants, y compris civils, afin qu’elle soit capable d’intervenir dans des conflits asymétriques comme c’est actuellement le cas en Afghanistan ou encore au large de la Somalie où il s’agit de lutter contre la piraterie maritime. Autre exigence du rapport : le partage de coûts des opérations. Ces derniers doivent être mieux répartis entre les Etats membres.
Le document fixe ainsi quatre principes fondamentaux : « les engagements doivent être appuyés par des ressources », l’Otan doit développer ses « capacités d’affaires civiles » pour faciliter la reconstruction des pays où elle intervient, les opérations de paix doivent être financées « à partir d’un fonds commun » et l’Alliance est encouragée à nouer des « relations privilégiées avec des Etats démocratiques clés situés à l’extérieur de la région euro-atlantique, particulièrement avec ceux qui prêtent leur assistance en Afghanistan ».
Par ailleurs, le rapport canadien entend défendre les intérêts d’Ottawa au sein de l’Otan. Ses auteurs estiment d’ailleurs qu’ils ne sont pas « servis » quand il est accordé à l’Union européenne un « statut privilégié » à l’intérieur de l’Alliance.
Enfin, les experts estiment que la souveraineté canadienne et que l’autorité du Conseil de l’Atlantique nord est amoindrie quand « l’UE et les Etats-Unis « se consultent sur une question, pour ensuite mettre le conseil devant le fait accompli. »

samedi 27 mars 2010

L'ABC du nucléaire en mini-documentaires



Après une exposition intitulée « A la découverte du nucléaire », cinq mini-documentaires consacrés à cette énergie sont proposés sur internet. Le premier épisode de cette série sera consultable à partir du vendredi 2 avril sur Dailymotion. Chaque semaine, un nouveau chapitre sera accessible : utilisations médicales, propulsion navale, surveillance de l’environnement, protection des travailleurs et gestion de crise… l’exploitation du nucléaire par la Marine n’aura plus de secret pour vous !
« A la découverte du nucléaire » : mise en ligne tous les jeudis après-midi sur les sitesDailymotion de la Défense , de la Marine , et CECMED . Sixième épisode « bonus » consacré à un exercice de crise nucléaire sur le porte-avions Charles de Gaulle.

Une compagnie allemande déployée au nord du Kosovo.



L’ensemble des forces de la KFOR doit être capable de se déployer sur toutes les parties du territoire du Kosovo. Dans ce cadre, le Multinational Battle Group North (MNBG-N) a reçu, du 15 au 19 mars le renfort d’une compagnie de l’armée de terre allemande du MNBG-South.
Il s’agissait donc de permettre à cette unité du MNBG-S de prendre connaissance du terrain afin d’être en mesure d’intervenir en tant que force tactique de réserve dans le cadre d’un engagement.
Ainsi, la compagnie du PANZER GRENADIER BATAILLON 112 (PZ GREN BTL 112) de Regen en Bavière, composée de 154 militaires, a participé à l’exercice intitulé «Cross Battle Group Training» au sein du MNBG-N.
La sécurité du monastère de DEVIC, les patrouilles dans les régions de Skenderaï et sur la limite administrative entre la Serbie et le Kosovo dans la région de Zubin Potok sont, pour quelques jours, les missions de cette unité allemande.
Avec le changement de format qui s’est opéré en début d’année, les forces internationales ont gagné en souplesse et en réactivité.

Succès du premier tir d’un missile Exocet mer-mer 40 Block III à partir d’une frégate



Récemment entrée en service au sein de la Marine nationale, la frégate Chevalier Paul, qui est la seconde du programme Horizon, a quitté Toulon, le 19 mars, pour une traversée de longue durée (TLD) de quatre mois pour une vérification de ses caractériques militaires (VCM).
Il s’agit en fait de s’assurer du bon fonctionnement des équipements que le bâtiment met en oeuvre et d’en déterminer les règles et les limites de leur emploi. Le parcours du Chevalier Paul passera par les mers de Norvège et de Barentz pour les essais en eaux froides. Le navire prendra également part à un exerice de l’Otan.
Mais avant d’appareiller, la frégate aura été la première à tirer un missile antinavire Exocet mer-mer 40 (MM40) Block 3 sur le site d’essais de la Direction générale de l’armement (DGA) situé sur l’île du Levant, au large de Toulon.
Propulsé par un turboréacteur TRI40, les missiles MM40 Block3 ont une portée deux fois plus importantes que ceux de la précédente version. Grâce au GPS dont ils sont munis, ces engins sont notamment capables de détruire une cible en variant les angles d’attaques, qu’elle soit en mer ou à quai (on parle alors de frappes « littorales ».
La DGA a notifié au missilier MBDA un contrat portant sur la transformation de 45 missiles Exocet MM40 Block 2 en Block 3 en décembre 2008. Ces derniers devraient être livrés à partir de décembre 2010

vendredi 26 mars 2010

La DGA livre des minidrones aux forces spéciales


Des Skylark 1 (crédit : DGA)
La direction générale de l'armement (DGA) a livré le 8 mars 2010, à l'état-major du commandement des opérations spéciales des systèmes de minidrones de type Skylark 1 et Wasp.
Moins de trois mois après avoir notifié ces deux contrats (respectivement le 18 octobre 2009 à la société israélienne Elbit Systems et le 4 novembre 2009 à la société américaine AeroVironment), la DGA livre ces minidrones après avoir réalisé les opérations de vérification de ces matériels.
L'acquisition du Wasp est destinée à mener une phase d'expérimentation opérationnelle et doit permettre d'évaluer la plus value pour les forces de ce type de microdrone.
Ces drones viennent compléter une flotte de Skylark 1 que la DGA a livré aux forces spéciales en 2008 et 2009.

Nouveaux éléments au sujet d’une aide fournie par l’Iran aux taliban afghans

Une aide iranienne au mouvement taleb afghan a de quoi surprendre au premier abord. En effet, il est difficilement concevable que l’Iran chiite puisse soutenir une organisation radicale sunnite étant donné que ces deux courants de l’Islam s’opposent depuis des siècles.
Cela étant, Téhéran aurait un intérêt certain à prêter main forte aux anciens maîtres de Kaboul, même si le régime des mollahs a apporté son soutien politique au président afghan, Hamid Karzaï.
En effet, si les taliban finissent par retrouver le pouvoir qu’ils avaient abandonné en 2001, l’Iran pourrait éventuellement compter sur eux. Dans le cas contraire, l’instabilité de l’Afghanistan permet de fixer une partie de l’armée américaine dans le pays, ce qui l’empêche de planifier une éventuelle opération contre le programme nucléaire iranien.
Les soupçons d’une aide de Téhéran aux taliban ne sont pas dénués de fondements. En effet, des engins explosifs improvisés, des pénétrateurs explosifs, ainsi que d’autres munitions, toutes d’origine iranienne, avaient été trouvées dans l’Ouest de l’Afghanistan, à proximité de la frontière avec l’Iran.
Ce jeu iranien avait même été évoqué par le général Stanley McChrystal, le commandant de la force de l’Otan déployée en Afghanistan, dans son rapport d’évaluation stratégique rendu l’été dernier. « La Force Qods (ndlr: l’unité des Gardiens de la Révolution en charge des opérations à l’étranger) entraînerait certains groupes taliban et fournirait d’autres formes d’assistance militaire aux insurgés » a en effet écrit l’officier américain.
Les dernières révélations de l’hebdomadaire britannique Sunday Times, en date du 21 mars, vont également dans le sens d’un tel soutien iranien. Sur la base de témoignages recueillis auprès de deux commandants taliban, des militants suivraient un entraînement militaire en Iran.
Selon le Sunday Times, ce programme d’aide aurait fait l’objet de discussions entre les officiels iraniens et des responsables taliban au début de l’année 2009. Il aurait commencé cet hiver, dans les environs de la ville de Zahedan, située dans le sud-est de l’Iran.
D’après les informations fournies par le journal britannique, les insurgés suivraient pendant trois mois des enseignements portant sur les techniques d’évasion, les embuscades et la manipulation de bombes artisanales lors d’un stage de trois mois.
Au moins une centaine de combattants taliban auraient déjà suivi ce programme, dont le coût est intégralement pris en charge par Téhéran.

L’armée de l’Air change de logo


Le précédent logo de l’armée de l’Air commençait à dater. Aussi, un nouveau a été officiellement dévoilé, le 24 mars.
Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, la nouvelle « identité visuelle » de l’armée de l’Air représente un charognard stylisé aux couleurs nationales. Dans sa forme, il fait bien évidemment penser à celui que portent les aviateurs sur leur calot.
Pour l’armée de l’Air, ce nouveau logo symbolise une « nouvelle dynamique », qui reste toutefois ancrée dans la tradition.

mardi 23 mars 2010

Un colonel français donne son avis sur l'ANA, l'armée nationale afghane


Le colonel Jean-François Martini, qui fut commandant de la "brigade OMLT" en Afghanistan d'avril à novembre 2009, a donné quelques informations sur sa mission aux députés de la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale. Chargé avec les soldats français des OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) de la formation de la 1ère brigade du 201e corps d'armée de l'armée nationale afghane (A.N.A.), l'officier français s'est trouvé en bonne position pour en juger des qualités et des défauts.
Commençons par les nombreuses mauvaises nouvelles : "L'armée afghane doit faire encore beaucoup de progrès notamment en matière de commandement, ses officiers devant évoluer du concept de chef de bande à celui de chef militaire." Pour cette armée chargée de remettre de l'ordre sur son propre terrain, avec des forces exclusivement terrestres, les compétences sont encore à affiner : "la dimension interarmes est encore très lacunaire. Ils peinent à utiliser leurs canons, leur génie ou encore leur aviation naissante. Au niveau des états-majors, la planification est quasi inexistante." Et encore : "L'ANA n'a pas de culture du renseignement, se contentant souvent d'informations achetées à des indicateurs à la crédibilité très variable."
Selon lecolonelMartini, la structure même de l'ANA est équivoque : "Le système ethnique est au coeur du problème. L'ANA doit être neutre ethniquement et pour cela elle doit reproduire toutes les composantes de la population, rendant les recrutements très difficiles. Ainsi, un commandant d'unité et son adjoint doivent obligatoirement être issus de deux ethnies différentes. De ce fait, un élément brillant que nous soutenons ne pourra progresser que si des places sont libres pour son ethnie. Cette situation constitue bien évidemment un frein, mais c'est aussi une garantie de la neutralité de l'ANA."
Mais il y a aussi de bonnes nouvelles. Ainsi, Jean-François Martini affirme que : "Les soldats afghans sont des hommes de grande valeur, d'excellents combattants avec beaucoup de courage et une très grande réactivité." Et de souligner que les soldats afghans "sont fidèles à l'État", ce qui n'est pas le cas des policiers del'ANP (Afghan National Police) : "Les relations entre l'ANA et l'ANP sont mauvaises (...) certains policiers s'enrichissent particulièrement vite. Un grand nombre de mafieux se retrouvent au sein de l'ANP." Et l'officier français d'observer que "l'ANA respecte le gouvernement afghan, qui est perçu comme le chef dont on doit exécuter les ordres."
Dernière note d'optimisme : "Je pense que les Afghans vont être capables de prendre en main la sécurité de leur pays, sans que je puisse toutefois avancer un délai. Ils le font déjà à Kaboul, par exemple. Il y a eu certes des attentats récemment mais il faut surtout retenir leur réaction extrêmement positive : les Afghans ont manoeuvré et retrouvé eux-mêmes les auteurs de ces attentats sans être supervisés. Cela aurait été impossible il y a un an."

lundi 22 mars 2010

Afghanistan : Série de douze explosions à Kandahar : 35 tués, 57 blessés !



Le gouverneur de la province afghane de Kandahar, Tooryalai Wesa, a réclamé des renforts militaires après la série de douze explosions meurtrières qui a frappé sa capitale dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 mars 2010 et qui a été qualifiée d'«avertissement» par les insurgés islamistes.
M. Wesa a expliqué aux journalistes s'entretenir avec le gouvernement central de Kaboul afin d'obtenir sans attendre des troupes supplémentaires, après les attaques de la veille qui ont tué au moins 35 personnes et blessé 57 autres, selon le ministère de l'Intérieur. Il souhaite également une coordination avec les forces de l'OTAN pour améliorer la sécurité dans la région.
Dans la nuit, six attentats-suicide sur des motos ou des vélos piégés, deux autres à la voiture piégée et quatre bombes artisanales ont visé le siège de la police locale et une prison, dont la protection avait été renforcée depuis 2008, a expliqué par téléphone à l'Associated Press Ahmed Wali Karzaï, demi-frère du président afghan et membre du conseil provincial.
Les insurgés islamistes ont revendiqué ces attentats en les qualifiant d'«avertissement» aux troupes de l'OTAN qui préparent une offensive dans ce bastion taliban. «Avec tous les préparatifs qu'ils ont faits, ils ne sont toujours pas capables de nous arrêter», a claironné Qari Yousef Ahmadi, porte-parole des talibans, lors d'un entretien téléphonique.
Un site Internet lié aux taliban affirme que ces attaques sont un «avertissement» au général américain Stanley McChrystal, commandant des forces alliées en Afghanistan, qui avait récemment indiqué que la province de Kandahar était le prochain objectif des troupes alliées. «Le général McChrystal a dit qu'elles allaient lancer leurs opérations. Eh bien nous, nous avons déjà lancé nos opérations», a ironisé Qari Yousef Ahmadi.
Alors que le président Hamid Karzaï a condamné les attaques, son gouvernement est en train d'étudier la demande du gouverneur Wesa, a précisé hier à la presse le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zemeri Bashary.
Les taliban avaient pour cible principale la prison, où les inspecteurs ont trouvé huit gilets munis d'explosifs, trois roquettes et des munitions pour des Kalachnikov, a affirmé la police. Les assaillants ont essayé de libérer des prisonniers, «mais ils ont échoué dans leur mission», a déclaré à la presse M. Bashary

dimanche 21 mars 2010

«En vol avec l’armée de l’air» le mardi 23 mars sur France 2


Tous à vos agendas! Dès à présent, réservez votre soirée du mardi 23 mars 2010 pour vivre, sur l’antenne de France 2 à 20h35, aux cotés de Michel Drucker, du général Jean-Paul Paloméros, chef d’état–major de l’armée de l’air, et de leurs invités, une expérience inoubliable à la découverte du quotidien du personnel de l’armée de l’air, de ses moyens et de ses missions.
Intitulée «En vol avec l’armée de l’air», cette émission exceptionnelle dresse le portrait des actions quotidiennes des aviateurs engagés en France et à l’étranger, dans la sécurité et la protection des Français, ainsi que dans la lutte contre le terrorisme international.
Avec la complicité de personnalités du monde du spectacle et du sport, qui ont accepté de s’immerger au sein de différentes unités, monsieur Michel Drucker vous fait découvrir le quotidien des hommes et des femmes qui servent l’armée de l’air, à travers de nombreux reportages et témoignages.
Enregistrée dans les conditions du direct sur la base aérienne de Saint-Dizier, l’émission vous propose de vibrer durant plus de deux heures avec Michel Sardou, Christophe Willem, Mathilda May, Sébastien Loeb et Christophe Maé.
«En vol avec l’armée de l’air» salue également l’action des aviateurs engagés lors du tremblement de terre en Haïti ou de la tempête Xynthia. L’émission présente aussi certains des matériels de pointe en service dans l’armée de l’air, comme l’avion de chasse Rafale, le drone Harfang ou l’hélicoptère Caracal. Enfin, de nombreux aviateurs sont invités à intervenir sur le plateau, notamment le commandant Virginie Guyot, première femme leader de la Patrouille de France.
Sans plus attendre, vous pouvez dès à présent vivre cette expérience unique depuis le bloghttp://www.emissionspeciale.air.defense.gouv.fr , en découvrant des clichés réalisés lors de la préparation de l’émission, ainsi que certains extraits vidéos. De plus, vous pourrez réagir de manière interactive et nous faire part de vos commentaires.
Prêts à décoller? Alors, bienvenue à bord le 23 mars, «En vol avec l’armée de l’air»!

Editorial du COM.LE du Képi blanc N° 719



C'est un gros livre relié cuir ; vert et rouge bien sûr. Il est à la Maison-mère, détenu par le président des sous-officiers de la Légion étrangère. Chaque fois qu'un de nos sous-officiers totalisant plus de vingt-cinq années de services quitte l'Institution, il le remplit avec soin pour laisser une dernière empreinte avant de rejoindre la vie civile. Imaginez : un quart de siècle dans les rangs de la Légion, on a forcément des choses à dire...

Sur la page de droite, deux photos :
- la première, en noir et blanc ; un vieux portrait des années soixante-dix ou quatre-vingts, avec la traditionnelle ardoise où figurent le nom et le matricule; portrait d'un jeune homme frêle aux yeux inquiets et rebelles qui trahissent à la fois des incertitudes ou des blessures, et la volonté de s'en sortir ;
- la seconde en couleur ; le même homme ; quelques rides en plus ; mais la tête haute, la poitrine bardée de décorations, le regard fier, posant avec assurance et prestance devant le monument aux morts de la Légion; le même homme, en plus solide, affichant ses convictions, ses valeurs, son énergie, sa foi en l'avenir.

Sur la page de gauche, quelques lignes ; des mots simples, des mots parfois profonds, des mots souvent naïfs,"des mots toujours forts ; ils sont écrits avec le coeur, sans complaisance ; ils expriment la reconnaissance, la fierté"du parcours effectué, l'attachement à la Légion... Mais laissons-les parler, ces "maréchaux de la Légion".

"Je suis rentré en gamin et je quitte en homme : je ne regrette rien."
"Je quitte la Légion comme j'y suis entré, avec beaucoup d'humilité et de reconnaissance pour la France, ma terre d'accueil ; merci à cet édifice remarquable qui m'a permis de devenir un homme, merci à la Légion qui m'a tendu la main et m'a donné une seconde chance ..."
"Notre Institution est et sera car elle possède à la base de son fondement, la plus redoutable des armes, "l'homme"! Il faut l'accepter, le comprendre, l'éduquer, l'intégrer, et surtout l'aimer, et il deviendra "le légionnaire", le meilleur soldat de la terre."
"C'est le rôle historique de notre pays que d'ouvrir les bras à tous ceux qui viennent lui demander asile pour assurer leur liberté ou sauvegarder leur conscience."
"Ces années ont été pour moi une véritable école de la vie ; j'y ai beaucoup appris sur les plans humain et professionnel ; je pars avec le sentiment de quitter une véritable famille."


"Honneur à vous, enfants de tous pays, vous qui êtes venus servir ce beau pays, la France, en faire votre seconde patrie et accepter ses us et coutumes, jusqu'au sacrifice s'il le fallait."
"Adieu, ma vieille Légion ; tu m'as beaucoup donné; moi aussi j'ai bien donné : la jeunesse de mes vingt ans, la force de mes trente ans, l'expérience de mes quarante ans et la sagesse de mes cinquante ans..."
"Je sais que tout à l'heure, lorsque je franchirai le portail pour la dernière fois, au même moment, un jeune gaillard la franchira dans l'autre sens, et comme moi, il t'aimera passionnément..."
"En errance et en désaccord avec la société, un jour de janvier 1969, j'ai frappé à la porte de la Légion, pour y vivre l'aventure... J'ai vécu et partagé une aventure humaine intense et incomparable durant toutes ces années dans ses rangs..."
"Je me suis présenté à la Légion avec un espoir, celui de ne plus me retrouver en France dans une situation irrégulière ; j'ai été accepté par cette institution prestigieuse et unique au monde ; je la remercie de m'avoir supporté pendant toutes ces années ; je la remercie de m'avoir permis de réussir une belle carrière, de fonder une famille, d'éduquer mes enfants et, par-dessus tout, d'être devenu un homme "complet"."


"De l'engagé volontaire anonyme en quête d'un idéal au sous-officier aguerri et fier de sa condition : un quart de siècle au service de la Légion étrangère."

Voilà ce que disent en partant les plus fidèles de nos serviteurs. Ils apportent là une réponse vibrante à ceux qui voudraient que la Légion cesse d'être "un monde à part", se refusant à comprendre que sa réussite vient pour une large part de sa singularité. Ils témoignent à leur manière de sa formidable capacité d'accueil, d'intégration et de promotion sociale. Ils montrent, si besoin était, que ceux qui nous quittent parfois amers et déçus ne constituent qu'une minorité infime. Ils expriment tout l'orgueil, toute la force et toute la détermination d'une famille légionnaire qui continue à croire à ses valeurs. Ils confirment enfin que la Légion, si elle demande beaucoup à ceux qui s'y engagent, reste en mesure de leur apporter dans la plupart des cas ce qu'ils étaient venus y chercher.
Bonne lecture à tous
Général de brigade Alain BOUQUIN

samedi 20 mars 2010

10.000 postes supprimés de plus à la Défense?


La Révision générale des politiques publiques (RGPP) et le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale avaient conduit à supprimer 54.000 emplois au sein du ministère de la Défense.
En fait, selon les travaux de VAR (Variation annuelle du référentiel), et sur la base des calculs de la Direction des affaires financières (DAF), 10.000 postes supplémentaires pourraient disparaître dans les mois qui viennent. C’est en tout les cas l’information donnée par la lettre d’informations TTU du 10 mars dernier.
D’après cette publication, ce chiffre avancé ne prendrait pas en compte les besoins opérationnels des armées et souligne son caractère « quasi doctrinaire ». Toujours est-il que le cabinet du ministre de la Défense s’attend à ce que les états-majors des trois armées s’arrangent pour supprimer ces 10.000 postes.
A ce jeu-là, l’armée de Terre a la possibilité de satisfaire une partie de cette demande. L’armée de l’Air aussi, en fermant une base supplémentaire. Quant à la Marine nationale, qui a voit ses effectifs fondre (comme pour les aviateurs d’ailleurs), elle aurait indiqué son « incapacité à réduire davantage dans l’immédiat ».
Pour l’instant, le ministre de la Défense, Hervé Morin, n’aurait pas l’intention de suivre les recommandations de son cabinet et de la DAF, étant donné qu’il n’est pas question de plomber le moral des armées, déjà affectées par la RGPP, la réduction de leur format et la refonte de la carte militaire.
Et puis surtout, il n’est pas possible de toujours faire aussi bien, voire mieux, avec moins de personnels. Ou du moins il y a une limite à ne pas dépasser, le militaire français n’ayant pas le don d’ubiquité, même si, à l’avenir, de plus en plus d’opérations se feront dans le cadre d’une coalition.

vendredi 19 mars 2010

Deux militaires français de la Finul tués dans un accident



Un sous-officier et un soldat français ont perdu la vie, ce 13 mars, dans un accident de la route, ce 13 mars, dans la région de Rachaya el-Fakhar, au Liban. Trois autres militaires appartenant à la FINUL (Force intérimaires des Nations unies au Liban) ont été blessés.
Le drame a eu lieu dans la région de Rachaya el-Fakhar quand le VAB (véhicule de l’avant-blindé) a versé dans un ravin pour une raison inconnue. Aucun autre véhicule ne serait impliqué dans cet accident. Les militaires français participaient alors à une mission de reconnaissance de zone.
La France est le second pays contributeur de la FINUL, avec un contingent fort de 1.500 hommes (opération DAMAN). Une centaine sont affectés à l’état-major de la force des Nations unies, à Naquoura et environ 1.300 autres sont affectés à un GTIA (Groupement tactique interarmées) qui assure des missions de contrôle de zone et fourni un Quick Reaction Force (QRF).

La dernière péripétie de la carte militaire


« Les armées n’ont pas vocation à faire de l’aménagement du territoire ». Tel est l’argument utilisé jusqu’ici pour justifier la réforme de la carte militaire et son cortège de fermetures de casernes et autres bases aériennes.
Seulement, ce n’est pas si simple. Le fait d’envoyer à Luxeuil les escadrons de chasse basés à Dijon, qui recevra les unités venues de Metz, qui elle même accueillera le 3e Hussards en provenance d’Allemagne, en est un exemple. Et déplacer le Centre d’admnistration ministériel des indemnités de déplacement de Brest à Lille en est un autre.
Officiellement, le CAMID a été créé dans la capitale finistérienne le 1er janvier dernier. D’ores et déjà, il emploie plus d’une centaine de personnes, pour la plupart arrivées depuis peu en Bretagne.
Selon le plan de marche, cette structure interarmées, qui gère les frais de mission et de démémnagement pour le ministère de la Défense, comptera 333 personnes, dont 80% de civils, en 2012. Et l’an prochain, il est prévu que cet organisme soit installé dans un ancien bâtiment de DCNS situé dans la base navale de Brest.
Jusque-là, il n’y aurait rien à redire, d’autant plus que le centre breton, qui s’occupait auparavant de la gestion des frais de mission de la Marine nationale, est performant par rapport aux autres structures analogues. D’où la raison de son renforcement en Bretagne.
Seulement voilà, dans le même temps, à Lille, la fermeture prévue en 2013 du Centre territorial d’administration et de comptabilité, situé à la caserne Vandamme, pose problème : au 1er juillet prochain, 115 postes civils seront supprimés sans qu’il y ait de solutions de reclassement en vue. Et cela, bien évidemment, n’est pas fait pour calmer les esprits nordistes, une note datée du 5 mars dernier émise par le cabinet du ministre de la Défense parlant même de « mécontentement ».
D’où l’idée de maintenir le centre de Lille et de fermer celui de Brest, qui monte en puissance. Pour le coup, ce sont les bretons qui, désormais, sont mécontents. Et les élus du Finistère, de tous bords, se mobilisent, tels François Cuillandre, le maire de Brest et le député socialiste Patricia Adam ou encore Marguerite Lamour, qui siège au Palais-Bourbon sur les bancs de l’UMP.
« Je ne puis imaginer que ce projet (ndlr: celui de transférer le centre de Brest à Lille) voit le jour compte tenu des engagements que vous aviez pris à mon égard » a-t-elle ainsi écrit à Hervé Morin, le ministre de la Défense.

lundi 15 mars 2010

Retour sur l’exercice Serpentex en Corse



L’exercice Serpentex 2010, organisé par le commandement des forces aériennes de Metz, s’est déroulé du 21 février au 5 mars 2010, sur la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara en Corse.
Cet exercice international et interarmées a réuni plus de 350 militaires français, américains, belges et britanniques. Côté français, des représentants de l’armée de terre et de la Marine nationale se sont entraînés aux côtés des aviateurs.
De nombreux moyens aériens opéraient depuis la base aérienne de Ventiseri-Solenzara : huit Mirage 2000 D, quatre Mirage 2000 N, trois Mirage 2000 C, ainsi qu’un avion de transport C160 Transall et un hélicoptère Super Puma. Au sol, les hommes des commandos parachutistes de l’air (CPA n°10 d’Orléans et n°20 de Dijon), ainsi que le personnel de l’escadron de défense sol-air «U Fiumorbu» de Solenzara, étaient également mobilisés.
Organisé plusieurs fois par an, Serpentex a pour objectif de préparer les forces aériennes et terrestres à un déploiement en Afghanistan. Les entraînements s’articulent autour de scénarios de missions d’appui aérien avancé (Close Air Support), dans un relief montagneux, représentatif des conditions rencontrées en Afghanistan. L’intégration des forces dans un environnement interallié anglophone, la formation des contrôleurs aériens avancés (Forward Air Controlers) et la délivrance d’armement sont autant d’autres axes d’entraînement explorés.

dimanche 14 mars 2010

1870-1871 : retour sur une guerre oubliée


Guerre 1870-1871
Guerre 1870-1871 (Crédits : Echo du Dôme)

La guerre de 1870, longtemps considérée comme une césure majeure dans l’histoire de France, semble aujourd’hui relativement délaissée dans l’historiographie française, notamment par comparaison avec le durable et puissant renouveau d’intérêt pour la Grande Guerre.
Aussi, à l’occasion du 140e anniversaire de la guerre franco-allemande et dans le prolongement de la réouverture des salles d’exposition consacrées à cette période, le musée de l’Armée organise un colloque qui aura lieu les 23 et 24 mars 2010.
L’objectif de cette manifestation est de revenir sur les aspects militaires, politiques et culturels (particulièrement d’un point de vue français) de ce conflit oublié afin de mieux en évaluer la portée.
Quatre demi-journées thématiques permettent aux spécialistes de présenter au public un tableau varié et nuancé des récentes recherches en la matière.
Pour plus d’information :
Hôtel des invalides / Auditorium Austerlitz
Sur inscriptions préalables dans la limite des places disponibles au 01 44 42 51 73

samedi 13 mars 2010

Prix Science et défense : appel à candidature


Visuel journée scientifique

L'appel à candidature pour le prix « Science et défense » se termine le 29 mai 2010.
Créé en septembre 1983, le prix "Science et Défense" récompense chaque année des lauréats ayant contribué de façon éminente, par des travaux de recherches, à l'avancement des sciences et des techniques dans les domaines intéressant ou susceptibles d'intéresser la défense.
Le prix est décerné par le ministre de la Défense sur proposition d'un jury.
Le jury du prix "Science et Défense" 2009 est présidé par le professeur Pierre-Louis Lions. Le jury est composé par les professeurs, Mathias Fink, Daniel Kaplan, Henri Korn, Pierre-Louis Lions, Jacques Livage, Jean-François Luciani et Olivier Pironneau.
Le montant du prix est de 22 000 euros.
Les candidatures peuvent être présentées par les intéressés eux-mêmes, par des tiers, par des membres du jury.
Les candidats doivent être des personnes physiques. Les candidatures collectives sont admises.
Le Prix peut être partagé entre plusieurs lauréats. Chaque dossier de candidature devra comprendre :
  • une déclaration personnelle de candidature signée du candidat, ou une note de présentation de candidature signée du ou des parrains,
  • une fiche d'identité indiquant : nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité, adresse, profession, nom (ou raison sociale) de l'employeur,
  • un curriculum vitae énumérant les titres possédés par l'intéressé (titres universitaires, diplômes d'ingénieurs, etc.) et décrivant sa carrière (fonctions successives, etc.),
  • un résumé du dossier (une page) mettant en évidence l'intérêt défense du dossier,
  • une note (limitée à 20 pages) décrivant les travaux effectués et expliquant en quoi ils intéressent ou sont susceptibles d'intéresser la défense. Cette note inclura une liste de publications (publications scientifiques ou techniques, conférences, brevets etc.) ; les plus importantes d'entre elles (maximum 5) seront annexées à la note.
Les dossiers de candidature doivent être envoyés en trois exemplaires avant le 29 mai 2010, sous pli recommandé avec accusé de réception, à :
Prix "Science et Défense 2009"
DGA/DS/MRIS
Renseignements complémentaires : France Babani au 01 46 19 72 30
Mission pour la recherche et l'innovation scientifique
7-9 rue des Mathurins
92221 Bagneux Cedex

vendredi 12 mars 2010

L’Otan veut plus d’instructeurs pour l’Afghanistan




Pour le commandant en chef de l’Otan en Europe (SACEUR), l’amiral américain James Stavidris, le compte n’y est pas. Selon lui, en effet, il faudrait que les pays de l’Alliance envoient 1.278 instructeurs en Afghanistan pour former les forces de sécurité locales et seulement 541 ont pu être trouvés.
« Il est tout à fait juste de dire que l’Otan n’a pas tenu sa promesse de fournir des instructeurs » a-t-il ainsi déclaré au cours d’un audition devant le Sénat américain, le 9 mars. « Nous continuons à travailler sans relâche jusqu’à ce que nous remplissions notre engagemement » a-t-il poursuivi.
Or, la formation des militaires et policiers afghans est un élement essentiel de la nouvelle stratégie afghane que de l’Otan entend désormais mettre en oeuvre. Il s’agit en effet de permettre au gouvernement de Kaboul de prendre en main sa sécurité, ce qui autoriserait ensuite un retrait progressif des troupes des forces de la coalition d’Afghanistan.
« Il me paraît presque incroyable que les alliés de l’Otan n’arrivent pas à remplir cet engagement qui ne consiste pas à envoyer des gens à des postes dangereux » s’est insurgé le sénateur Carl Levin, le président de la commission des Forces armées qui, ne semble pas au fait de la réalité des opérations en Afghanistan.
En effet, les instructeurs détachés auprès des forces afghanes dans le cadre du dispositif OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) sont tout aussi exposés au danger que les autres soldats déployés en Afghanistan pour des missions de guerre. La France, qui enverra 80 formateurs environ en plus des 400 déjà eployés à cette tâches (sans oublier les 150 gendarmes), a perdu trois hommes, cette année, qui, justement étaient affectés au sein d’un bataillon afghan.
Sans oublier que des éléments du 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus participent à l’opération Mushtarak, dans les districts de Marjah et de Nad Ali, dans la province du Helmand, alors que le contingent français est principalement déployé en Surobi et en Kapisa.
Cela étant, le manque d’instructeurs est un véritable problème étant donné que nombre de recrues de l’armée afghane augmente et qu’il s’avère donc compliqué de leur délivrer une formation militaire et un entraînement de base.
Par ailleurs, les Etats-Unis avaient demandé à leurs partenaires de l’Otan d’envoyer 10.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, après avoir montré l’exemple en renforçant leur contingent de 40.000 hommes d’ici à la fin de l’été 2010. Et visiblement, les alliés ont répondu présent sur ce point. « Nous sommes à 9.500 soldats » a indiqué l’amiral Stavidris, qui a estimé être en bonne voie d’atteindre l’objectif fixé.
Sauf que pour le sénateur républicain de l’Arizona John McCain, le candidat malheureux à la Maison Blanche en 2008, a douché l’optimisme affiché par le SACEUR. En effet, selon lui, il vaudrait mieux parler de 7.500 soldats de plus, en tenant compte du retrait annoncé des 2.000 militaires néerlandais, prévu en 2010. Et « c’est sans compter d’autres alliés dont les engagements n’ont en rien été détaillés » a-t-il ajouté.



jeudi 11 mars 2010

Atalante : 35 pirates interceptés en trois jours par la frégate Nivôse

Le dimanche 7 mars 2010, la frégate française Nivôse agissant dans le cadre de l’opération européenne Atalante a intercepté onze pirates opérant au large des côtes de Somalie. Les personnes capturées sont venues s'ajouter aux vingt-quatre présumés pirates déjà retenus à bord de la frégate. L’opération Atalante enregistre ainsi la plus importante prise de pirates réalisée dans le bassin somalien.

CEMA : visite officielle en Allemagne


Le 9 mars 2010, l’amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, s’est rendu en Allemagne pour sa première visite officielle à l’un de ses homologues, le général Volker Wieker.
Le but principal de cette visite était de fixer ensemble les objectifs prioritaires de nos relations militaires sous trois angles :
- Celui des coopérations dans une perspective multilatérale, au sein de l’OTAN, de l’UE ou dans la relation OTAN/UE.
- Celui de la coopération militaire bilatérale, grâce au Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS), au Corps européen (Eurocorps) et à la brigade franco-allemande (BFA).
- Celui de la coopération trilatérale dans le cadre du triangle de Weimar entre la France, l'Allemagne et la Pologne.
Enfin, l’amiral Guillaud et le général Wieker ont fait le point sur les opérations auxquelles participent les deux pays, notamment la FIAS en Afghanistan , la KFOR au Kosovo etl’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante .

Afghanistan : La TF La Fayette établit un nouveau poste de combat avancé



Afin de permettre à l’armée nationale afghane (ANA) de mener à bien ses missions de surveillance et de protection, les militaires français de la Task Force La Fayette ont construit plusieurs postes de combat avancé (COP), en Kapisa et en Surobi.
Depuis le 7 mars, le COP46 est opérationnel, au sud de la vallée de Tagab, afin de surveiller l’axe Vermont, qui est une voie de communication majeure. La construction de cette nouvelle implantation a été l’objectif de l’opération Synapse, conduite depuis le 1er mars par la TF La Fayette, en étroite collaboration avec des unités de l’ANA.
Ainsi, une reconnaissance préalable de la zone où était prévu l’édification du COP a été effectuée de nuit par une compagnie héliportée. Une fois cette phase terminée, les sapeurs du Génie ont été déployés dans le secteur, sous la protection des chars AMX-10RC et des VAB armés par un canon de 20mm.
La construction du COP46 a été inauguré le 7 mars, en présence du sous-gouverneur de la province, les commandants français et afghans et, sans nul doute le plus important, les maleks et les anciens de la région.
Parallèlement aux travaux du COP46, les sapeurs français ont également foré un puits dans le village de Kanshamkay afin de répondre aux besoins exprimés par la population civile. Des reconnaissances ont aussi été réalisées en vue de la construction d’un pont sur le Ouaddi.

mercredi 10 mars 2010

Le général Paloméros en visite en Suisse


Le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air, à droite sur la photo en compagnie du commandant de corps Markus Gygax, commandant les forces aériennes suisses

Répondant à une invitation, le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air, s’est rendu en Suisse, les 3 et 4 mars derniers. Le commandant de corps Markus Gygax, commandant les forces aériennes suisses, a accueilli et accompagné la délégation française au cours des deux journées passées sur les bases de Payerne et Emmen.
Les aviateurs suisses, avec lesquels l’armée de l’air entretient des relations étroites et régulières, ont montré le visage d’une composante aérienne moderne et professionnelle. Son fonctionnement original, s’appuyant sur une faible part de personnel d’active épaulé de miliciens et de réservistes, apparaît parfaitement adapté au concept de «neutralité armée» affiché par la Confédération helvétique.
Les Suisses ont fait preuve d’une hospitalité exemplaire et ont eu à cœur de démontrer leur savoir faire dans des domaines aussi variés que les drones et la formation des pilotes de chasse. Ces présentations ont mis en exergue la grande capacité d’innovation de cette armée et la pertinence du concept de milice qui contribue à réunir des compétences duales à des fins opérationnelles, grâce à l’expertise du personnel travaillant à la fois dans le milieu civil et militaire.

L’Otan adopte de nouvelles règles pour les opérations nocturnes en Afghanistan



Toujours avec le souci de « gagner les coeurs et les esprits » des civils afghans, le général américain Stanley McChrystal, le commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’Otan a édicté de nouvelles règles à l’intention de ses troupes pour les opérations nocturnes.
Ainsi, partant du constat que les « raids » effectués pendant la nuit et visant des maisons de civils sont mal vécus par la population, le général McChrystal a décidé qu’ils devraient dorénavant être menés seulement en cas d’absolue nécessité et en présence de soldats afghans.
En fait, l’ISAF prend davantage en compte les particularités culturelles agfhanes. Par le passé, de telles opérations ont conduit à des heurts entre les forces de l’Otan et les membres masculins des familles locales tout simplement parce que ces derniers ne voulaient pas que des hommes étrangers puissent voir leurs femmes.
« Les réaction instinctives (ndlr: des hommes afghans) de vouloir défendre la maison et la famille sont parfois interprétées (par les soldats de l’ISAF) comme des actes de rébellion, avec des résultats tragiques » note le général McChrystal dans sa directive. « Presque tous les Afghans auxquels je parle mentionnent comme l’affaire la plus irritante » ces raids noctures, poursuit-il.
Par ailleurs, les fouilles de femmes devront être menées par des personnels féminins, les biens saisis seront répertoriés et les dégâts occasionnés seront remboursés.
Etant donné que l’accent est mis sur la protection de la population civile – cette directive vient après celle visant à mieux encadrer le recours aux frappes aériennes afin d’éviter les bavures – le général McChrystal estime que « ce serait une ironie tragique si les opérations menées pour » débarrasser « les villages des insurgés sont déformés pour convraincre les Afghans que nous sommes des intrus insensibles ».

mardi 9 mars 2010

A400M : Les surcoûts s’élèvent à 550 millions d’euros pour la France




Après de longs mois de discussions, un accord portant sur le financement des plus de 5 milliards d’euros de surcoûts générés par le programme d’avion de transport A400M a enfin été rendu officiel le 5 mars dernier.
Ainsi, et conformément à ce qui était annoncé, les Etats clients de l’appareil ont accepté une hausse de prix de 2 milliards d’euros par rapport au contrat initial (20 milliards pour 180 avions) et complété leur offre avec des avances remboursables gagées sur les ventes à l’exportation de l’A400M pour un montant total de 1,5 milliard d’euros. En outre, ils se sont engagés à accélérer les paiements avant livraison sur la période 2010-2014.
Ces dispositions entre les clients et EADS, la maison-mère d’Airbus Military, qui développe l’A400M, feront l’objet d’un « nouvrau contrat pour le mois de juin, probablement avant » a indiqué le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au cours d’une conférence de presse donnée à l’Hôtel de Brienne ce 8 mars.
« L’accord précisant les modifications apportées au contrat va être signé dans les tous prochains jours par l’Occar (ndlr: Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement) et Airbus Military » a-t-il encore ajouté avant de préciser qu’il faudait « ensuite une période de un ou deux mois pour finaliser l’avenant au contrat ».
Autre information donnée par le ministre : la France a maintenu sa commande de 50 appareils et le premier exemplaire sera livré à l’armée de l’Air au début de l’année 2013 et le dernier, en 2024, ce qui fait un retard de « quatre à cinq ans » sur le calendrier initial.
Les autres pays clients se sont engagés à ne pas réduire leur « commande globale » de « plus de dix avions ». Cela étant, le prix supplémentaire à payer pour Paris sera de 550 millions d’euros, ce qui représente, toujours selon Hervé Morin, « moins de 10% » du coût initial du programme.
Quant à EADS, il lui faudra passer une nouvelle provision de 1,7 milliard d’euros, en plus de celle de 2,4 milliards déjà prévue pour financer le dérapage financier du développement de l’A400M. Du coup, le résultat net au titre de 2009 du groupe européen d’aéronautique et de défense sera négatif.
Cependant, un abandon du programme aurait été sans doute encore plus dommageable pour EADS, qui peut par ailleurs espérer ventre entre 250 et 400 A400M à l’exportation dans les années qui viennent.

lundi 8 mars 2010

L’insurrection afghane se fissure




Il serait erroné de penser que les insurgés afghans sont tous des taliban. En fait, l’on distingue trois courants majeurs : ceux qui obéissent à la Choura de Quetta, c’est à dire au mouvement taleb originel dirigé par le mollah Omar et qui a vu la capture d’un certain nombre de ses dirigeants par les services pakistanais, le réseau Haqqani, très actif dans l’est-afghan et qui dispose d’une certaine autonomie, et le parti islamiste Hezb-e-Islami du seigneur de guerre Gubbuldin Hekmatyar, un allié d’al-Qaïda. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait revendiqué l’embuscade de la vallée d’Uzbeen, en août 2008, où 10 militaires français avaient péri.
Et, à l’image de ce qu’il s’est passé au Pakistan le mois dernier, où des responsables du mouvement radical Lashkar-e-Islam ont été visé par des attentats commis vraisemblement par les taliban pakistanais, l’entente entre ces différents groupes islamistes afghans ne va pas forcément de soi.
Ainsi, des combats opposent des taliban et des combattants du Hezb-e-Islami dans le nord de l’Afghanistan, depuis le 6 mars au matin. Ces affrontements auraient fait, selon le chef de la police de la province de Baghlan, au moins 80 victimes, dont des civils.
« Selon nos renseignements, 60 personnes, 40 combattants du Hezb-e-Islami et 20 taliban ont été tués. Nos informations indiquent que 19 civils ont été tués » a ainsi déclaré Mohammad Kabir Andarabi. Le ministère afghan de l’Intérieur a confirmé l’existence de ces combats mais n’a livré, pour le moment, aucun bilan détaillé.
Par ailleurs, le porte-parole de la police de cette province, où l’influence du mouvement de Gubbuldin Hekmatyar est forte, a déclaré que 11 commandants du Hezb-e-Islami, ainsi que 68 combattants, ont déposé les armes et se sont rendus aux forces de l’ordre afghanes.
Selon toute vraisemblance, l’origine de ces affrontements viendrait du fait que les taliban auraient refusé de libérer des militants du Hezb-e-Islami qu’ils auraient fait prisonniers.
Cela étant, l’armée nationale afghane, pourtant déployée dans le secteur, se garde bien pour l’instant d’intervenir pour mettre un terme à ces combats qui, au final, servent ses intérêts

vendredi 5 mars 2010

VBMR et EBRC... le futur proche de l'armée de terre

Ces acronymes ne sont pas jolis-jolis mais ils sont l'avenir de l'armée de terre : le VBMR est le sucesseur du VAB et l'EBRC celui de l'AMX-10RC et de la Sagaie. Ils font partie du vaste programme Scorpion qui doit transformer, d'ici à 2020, le visage des forces terrestres.

VBMR signifie Véhicule blindé multirôles. Ce sera le "mulet", la "bonne bourrique" de l'armée de terre - en clair, le remplaçant du VAB qui donne aujourd'hui d'évidents signes de vieillissement. Pour l'armée de terre, le VBMR est la "priorité absolue" et son prix doit être contenu, comme nous l'indiquionsdans un post précédent. "Pas plus d'un million d'euros" le véhicule lisse (sans radio, sans armement, etc), assure le général Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre (cemat). Les industriels "peuvent se rouler par terre, mais pas question de payer plus". Les premières commandes devraient être passées en 2012 pour un début de livraison en 2015, c'est-à-dire demain ou presque. 2326 VBMR devraient être commandés, dont 1968 en version lourde et 358 "legers". La version lourde sera un 6x6 et la légère pourrait être un 4x4 avec un chassis raccourci.

Quant à l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat), il s'agira d'un blindé léger à roues armé d'un canon de 40 mm. Il équipera les unités de cavalerie légère, en remplacement de l'AMX 10RC et des Sagaies. Un lointoin descendant des mythiques EBR, en quelque sorte. Cet EBRC pourrait être partiellement le fruit d'une coopération avec les Britanniques, notamment en ce qui concerne son armement.

jeudi 4 mars 2010

En Afghanistan, les Tigres tirent (en moyenne) tous les dix jours



Le lieutenant-colonel (Alat) François d'Argaignon, qui a commandé récemment le bataillon d'hélicoptères français à Kaboul, a présenté cette semaine un bilan à la presse.

La "Task Force Mousquetaire" est une unité interarmées de 136 personnes qui dispose de onze hélicoptères. On compte trois Gazelle Viviane-Hot pour la reconnaissance, trois Tigre HAP pour l'appui-feu (dont c'est le premier engagement opérationnel), trois Caracal EC725 et deux Cougar AS532 pour hélicoptères de manoeuvres (HM). Le bataillon comprend également un détachement de commandos de l'air et une cellule d'évacuation médicale.

Située sur l'aéroport de Kaboul, la TF Mousquetaire appuie la brigade française Lafayette, dont les points les plus éloignés sont à moins d'une heure de vol, en réalité de l'ordre de 20 à 30 minutes. Six appareils sont en alerte permanente : 2 Tigre, 2 Gazelle et 2 HM.

Les conditions de vol sont difficiles, surtout en été, à cause de l'altitude et de la chaleur : jusqu'à 40°C alors que Kaboul est à 1800 mètres d'altitude. La portance en est d'autant réduite, d'où la nécessité d'allèger les machines. S'y ajoute l'étroitesse de la zone d'action qui oblige à "sillonner toujours la même zone", obligeant les équipages à des "varientements de points de passage" pour éviter les embuscades. A cet égard, la menace sol-air reste faible, même si des tirs à l'arme légère contre les appareils sont régulièrement signalés. Pour l'heure, aucun d'entre eux n'a été sérieusement touché. Les roquettes RPG constituent une menace redouable surtout dans les phases d'approche et de stationnement. Aucun missile sol-air n'a été signalé. Ajoutez la poussière et les nuits très sombres (80 % d'entre elles sont au niveau 4 ou 5) pour se figurer le tableau.

En six mois (9 juillet - 10 janvier), le bataillon a effectué 2300 heures de vol - ce qui signifie qu'en moyenne chaque hélicoptère vole plus d'une heure chaque jour. Ils ont réalisé 1310 missions (7 par jour) dont 219 sur alerte, dont 84 évacuations sanitaires. Les missions sont relativement courtes : entre une et deux heures de vol à chaque fois.

L'été 2009 a vu le premier engagement opérationnel du nouvel hélicoptère de combat Tigre. Les trois appareils sont arrivés le 26 juillet à bord d'un seul Antonov-124. La taille gigantesque de la soute permet de limiter le temps d'embarquement (3 heures) et de débarquement (2 heures). Le premier vol a été effectué le 30 juillet et les Tigres ont obtenu leur "Full operational Capability" de la part des Américains le 10 aout. Le premier engagement au feu a eu lieu le 20 aout, dans la vallée d'Uzbine, lorsqu'un appareil a été pris à partie à la mitrailleuse et a riposté à la roquette. Le Tigre est armé d'un canon de 30 mm pour le tir de précision et de roquettes de 68 mm pour le "traitement zonal"... Les hélicoptères ne volent jamais seuls : les Tigres volent par deux ou peuvent le faire avec une Gazelle ou un HM, avec un "gunner" (mitrailleur de sabord). En six mois, les Tigres ont effectué 240 missions. Leur rôle est celui d'appui direct, selon la pprocédure Otan de "close combat attack" qui ne nécessite pas la présence au sol d'un contrôleur avancé (Jtac).

La présence d'un hélicoptère dans les parages suffit parfois à faire décrocher l'adversaire, mais néanmoins les Tigres ont tiré "assez souvent", de l'ordre de trois fois par mois.

La disponibilité des appareils est excellente, de l'ordre de 93%. Au terme de 400 heures de vol, qui nécessitent une grande visite technique, les trois Tigres seront rapatriés en France à partir de mars, mais ils seront remplacés par d'autres machines sur le théâtre afghan.

La Task Force Mousquetaire fournit l'essentiel de l'appui en hélicoptère de la brigade française, sauf lorsqu'il faut déplacer des troupes. Dans ce cas, ce sont les hélicoptères lourds Chinook de l'US Army qui sont appelés à la rescousse.

La Défense pourrait perdre la Sécu des militaires

Selon nos informations, un décret en cours de rédaction pourrait retirer la tutelle de la Caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS) au ministère de la Défense. Elle passerait à celui des affaires sociales. La Défense perdrait ainsi l'essentiel de son droit de regard sur l'assurance maladie des militaires.

[Au vu des réactions nombreuses et virulentes, il ne me semble pas inutile d'insister sur le fait que cette décision, si elle se confirme, ne changera rien en pratique dans le fonctionnement de l'assurance maladie des militaires. Il s'agirait d'un changement de tutelle, important au plan des symboles, mais pas une remise en cause du système existant.]

La CNMSS est un vrai-faux régime spécial. Particulier, il ne l'est pas dans les droits ouverts aux assurés, comme à la SNCF ou à la RATP, mais uniquement dans son mode de fonctionnement autonome. C'est un héritage de l'histoire. Lorsque la sécurité sociale a été créée en 1945, les militaires restèrent à l'écart. Ce n'est qu'en 1949 que fut créé l'établissement public administratif chargé de gérer l'assurance maladie (et maternité) des militaires, de leurs familles et des retraités. Il applique strictement le régime général (cotisations et prestations) et y est intégré financièrement depuis 1997.

Les motifs qui ont prévalu à la création d'un régime autonome tenaient de l'impossibilité d'une gestion paritaire, en l'absence de syndicats dans les armées, ainsi qu'à la grande mobilité géographique des militaires. La CNMSS focntionne comme une caisse primaire unique et déterritorialisée.

L'enjeu du décret (s'il se confirme) n'est pas financier puisque la CNMSS fait déjà caisse commune avec le régime général de la Sécu, via l'Acoss. Il est essentiellement symbolique, en transférant à un autre ministère une fonction jusqu'à présent confiée à la Défense. La CNMSS a toujours fait l'objet d'un bras de fer entre la Défense et les Affaires sociales.

itSelon les derniers chiffres disponibles (2007), près d'un million de personnes en dépendent (946.909), la Caisse traitant environ 15 millions de dossiers par an. Longtemps déficitaire, elle est aujourd'hui en leger excédent - 26 millions en 2007. Son budget annuel est d'environ 1,8 milliards d'euros.

Installée à Toulon, la CNMSS est actuellement sous la tutelle de trois ministères : la Défense, les Affaires sociales et les Finances. Son directeur est un fonctionnaire de la Défense, militaire ou civil. La caisse emploie 1300 personnes, à 95% des fonctionnaires civils du ministère de la Défense.

Jean-francois Huberdeau, officier de marine en retraite, ( que je remercie vivement) complète utilement nos informations : "La spécificité militaire de la CNMSS, c'est aussi de confier à une commission composée de militaires d'active et retraités de tous grades se réunissant une fois par semaine l'attribution d'aides ou de secours (12 millions d'euros, 10000 dossiers par an) pour compenser les prestations peu ou pas remboursées par l'assurance maladie, quand les sommes mises en jeu déséquilibre le budget familial. Ces prestations d'action sanitaires et sociales,qui existent dans tous les régimes de sécurité sociale, tiennent compte pour les militaires outre leur ressources financières, des contraintes spécifiques du métier( pour mission en opérations du conjoint ou célibat géographique imposé par exemple). Enlever la tutelle sur la CNMSS du ministère de la défense serait écarter ce dernier de la définition du budget de ce type de prestations et des modalités de leur attribution. Ce serait donc un recul de plus dans la condition militaire".

mercredi 3 mars 2010

Bercy lorgne sur les crédits d’équipement des armées

Depuis 2008, le ministère de la Défense subit un profond mouvement de réformes lié d’une part, aux orientations fixées par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, et d’autre part, aux objectifs de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Cela se traduit par une refonte de la carte militaire, laquelle passe par la suppression de 80 casernes et autres bases aériennes ainsi que de 54.000 postes, ce qui suppose la dissolution d’unités et la mise en place du concept de base de défense (BdD).

Il s’agit, de manière générale, de mutualiser les moyens chaque fois que cela est possible afin de dégager des marges de manoeuvre budgétaires, ce qui devrait permettre d’investir massivement dans l’équipement des forces. D’ailleurs, en matière de RGPP, le ministère de la Défense est en avance sur les objectifs qui figurent sur sa feuille de route, notamment avec ceux de l’Ecologie et du Budget.

Le président Sarkozy l’a promis à plusieurs reprises : les fruits de ces efforts de rationalisation profiteront aux militaires et il n’est pas question d’y toucher. D’où la somme de plus de 100 milliards d’euros que prévoit d’investir la Loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014 pour l’achat de nouveaux matériels, tels que les frégates FREMM, les système FELIN, les Véhicules blindés de combat et d’infanterie (VBCI) et les Rafale. C’est d’ailleurs le souhait du chef de l’Etat : il s’agit de mettre l’armée française aux « meilleurs standards ». C’est, en tout les cas, l’objectif des réformes en cours.

Seulement voilà, la France s’est engagée, vis-à-vis de Bruxelles, à réduire son déficit public total (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) de 8,2% à 3% du PIB en 2013. Pour y arriver, Bercy n’a pas 36 solutions : il faut geler les dépenses des ministères. Et, selon le Figaro, comme celles de la Défense doivent augmenter d’un milliard d’euros en 2012, grâce notamment aux efforts de restructuration, la tentation est grande au ministère du Budget de croquer une partie de ses crédits d’équipement, d’autant plus que les autres postes de dépense de l’Etat devront se serrer la ceinture.

Toucher aux crédits d’équipement des armées n’est peut être pas le meilleur calcul de Bercy, car ils permettent non seulement de financer l’innovation et le développement de technologies pouvant avoir une application civile (dites duales) mais aussi de maintenir certains savoir-faire stratégiques (A400M par exemple) et de soutenir l’activité chez les industriels français du secteur. Pour ce dernier point, les chantiers navals de STX France, actuellement en difficulté, accueilleraient certainement avec soulagement la commande du 4e Bâtiment de projection et de commandement (BPC) de la classe Mistral, promis à la Marine nationale par le Livre blanc sur la Défense. Enfin, l’étalement dans le temps des grands programmes d’armement, comme cela a été pratiqué par le passé, finit toujours par coûter très cher.

Selon le Figaro, les arbitrages seront rendus en avril prochain. Tout comme seront aussi annoncées les décisions de la RGPP numéro 2, qui devrait concerner plus particulièrement les fonctions support de l’Etat

mardi 2 mars 2010

Air Raid International 2010 BA 133 Nancy-Ochey 23 - 24 - 25 avril 2010

Notre association (l'ANSORAA) est co-organisatrice de l’exercice national Air Raid avec l’Armée de l’Air et l’ANORAA, pour un bon déroulement des épreuves de nombreux contrôleurs sont nécessaires (80 à 100).

Nous sollicitons toutes les bonnes volontés à s’unir pour servir dans le cadre de cette organisation où nous devons manifester notre présence.

Que vous soyez réservistes sous ESR, honoraires ou citoyens envoyez votre candidature au siège national et au C.I.I.R.A.A. de votre base aérienne de rattachement, en indiquant vos domaines de compétence spécifiques.

Pour les réservistes sous ESR vous devrez être en possession de votre VSA en cours de validité à la date du raid, d’un CBSP mentionnant l’activité « encadrement Air Raid », d’un ordre de mission et d’une note de service signée du commandant de la base vous indiquant nommément.

Pour les réservistes n’ayant pas d’ESR (honoraires ou citoyens) vous devrez être en possession d’un certificat médical de moins de 3 mois à la date du raid, d’un CBSP mentionnant l’activité « encadrement Air Raid », d’une attestation d’assurance et d’une note de service signée du commandant de la base vous indiquant nommément.

Tous les personnels d’encadrement sont nourris et logés gratuitement durant tout l’exercice.

Tous les personnels d’encadrement devront se présenter sur la BA 133 Nancy-Ochey le vendredi 23 avril 2010 entre 08h00 et 10h00.

Claude ANUZET Claude SOYER

Président national Délégué Air raid

Afghanistan : La contre-offensive des taliban par le terrorisme

Le drapeau afghan flotte sur Marjah depuis le 25 février. Près de deux semaines après le début de l’opération Mushtarak, la résistance aussi sporadique que farouche des taliban a fini par céder devant les 15.000 soldats des forces afghanes et de l’Otan. Pour autant, si l’objectif de reprendre les districts de Marjah et de Nad Ali a été atteint, le plus difficile reste à faire.

En effet, il s’agit mener à bien des projets de développement économique et de convaincre ainsi la population civile locale qu’elle a plus à gagner en soutenant le gouvernement afghan que l’administration parallèle établie par les taliban dans cette région du Helmand, au sud de l’Afghanistan. Comme ils l’avaient fait lors d’opérations précédentes, les insurgés n’ont pas résisté « jusqu’à la mort » comme ils l’avaient affirmé avant le début de l’opération Mushtarak.

En infériorité numérique, ils ont préféré se fondre parmi les habitants ou fuir la zone de combat. Nul doute que les mois qui viennent risquent d’être marqués par des attentats commis avec des engins explosifs improvisés ou encore des embuscades.

Toujours est-il que la présence massive des forces alliés dans ce qui était un de leurs bastions constitue pour les taliban, du moins pour le moment, une défaite. D’autant plus que Marjah et de Nad Ali revêtaient une importance toute particulière pour eux étant donné ces districts sont un haut-lieu de la production d’opium en Afghanistan, laquelle leur assure une partie de l’agent dont ils ont besoin pour mener leurs opérations insurrectionnelles.

Par ailleurs, la choura de Quetta, dirigée par le mollah Omar, a subi de graves revers au cours de ces derniers jours. Jusqu’à présent accusé de faire le jeu des taliban afghan, qu’il avait aidé à s’emparer du pouvoir à Kaboul dans les années 1990, le Pakistan a en effet donné des signes d’un éventuel changement de stratégie en permettant l’arrestation de plusieurs dirigeants insurgés.

Ainsi, Abdul Ghani Baradar, le chef militaire du mouvement taleb et ancien vice-ministre de la Défense du mollah Omar de 1996 à 2001, a été pris à Karachi, « par hasard » selon le New York Times. Cette capture est loin d’être anodine car c’est à ce responsable qu’est attibué la tactique des insurgés, basée sur l’emploi généralisé des engins explosifs improvisés à l’origine des principales pertes enregistrées par l’Otan en Afghanistan. C’est également lui qui assurait la coordination des opérations talibanes dans les provinces de Kandahar, Nimroz, Zaboul, Helmand et Ourouzgan.

Relation de cause à effet ou pas, toujours est-il que l’arrestation de Baradar a été suivie par celle du mollah Kébir, un haut responsable militaire pour l’est afghan. Son interpellation a eu lieu à Nawshera, dans le nord-ouest du Pakistan. Ayant toujours eu de bonnes relations avec l’Inter Intelligence Service (ISI), les services de renseignement pakistanais, sa capture est sans doute un signe supplémentaire du revirement opéré par Islamabad à l’égard de la Choura de Quetta.

A ces arrestions s’joutent celles d’Abdul Salam et de Mir Mohammed, deux chefs taliban suspectés d’être des « gouverneurs fantômes » pour les provinces de Kunduz et de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan

Autre coup dur ayant frappé l’insurrection afghane : la mort, le 17 février, du frère de Siraj Haqqani, un commandant du réseau du même nom qui a su garder une certaine indépendance à l’égard du mouvement du mollah Omar, lors d’un raid mené par un drone américain dans la région de Dande Darpa Khel, près de la frontière afghane.

Pour tenter de reprendre la main, les taliban ont recours au terrorisme pour frapper les endroits à la fois symboliques et stratégiques, comme peut l’être la capitale afghane.Ainsi, une série d’attaques suicides ont été perpétrées, ce 26 février, à proximité du complexe hôtelier Park Residence et de la « zone verte », c’est à dire le quartier diplomatique et résidentiel au centre de Kaboul.

Selon le chef de la police de Kaboul, le général Abdul Rahman Rehman, un premier kamikaze a fait exploser une voiture piégée devant une résidence – l’Aria – pendant que deux autres prenaient position dans un bâtiment de Park Residence, lequel a été pris d’assaut par la police afghane. Les terroristes ont mis à feu les explosifs qu’ils portaient dès qu’ils se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas échapper aux policier. Le bilan de ces attentats est de 16 tués, dont un citoyen français de passage dans la capitale afghane.

Ces attaques ont été revendiquées par un porte-parole taleb, Zabihullah Mujahid, lors d’un appel téléphonique. Le 18 janvier dernier, une opération similaire avait visé un centre commercial, situé également dans le centre de Kaboul. Elles surviennent quelques jours après l’attentat suicide au cours duquel Zaman Ghamsharik, un influent chef tribal de la province de Nangarhar et ancien commandant local contre les Soviétiques dans les années 1980, a été tué avec 14 autres personnes, lors d’une choura, le 22 février dernier.