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lundi 17 mai 2010

Des Chevaliers émiratis à Salon-de-Provence



Du 10 au 19 mai 2010, les six pilotes de la patrouille acrobatique Al Fursan des Émirats arabes unis (EAU), accompagnés de leur commandant d’unité et du colonel Dominique Perrier, ancien leader de la Patrouille de France (PAF), se sont rendus en visite officielle sur la base aérienne de Salon-de-Provence. «Le terme Al Fursan se traduit en arabe par «Les chevaliers». Il y a un peu le même esprit de famille qu’avec les Athos de la PAF», précise le colonel Perrier.
La patrouille émirienne est en cours de création. Elle envisage de voler sur l’appareil l’Aermacchi MB339 à l’instar de la patrouille italienne, les Frecce Tricolori (flèches tricolores). Leur formation comportera six avions. L’ancien leader de la PAF, qui vit depuis quelques années aux EAU, est le conseiller technique et humain auprès de la patrouille Al Fursan. «Le défi est énorme car ils partent de zéro», annonce l’ancien leader de la PAF. La plus-value de cette rencontre, pour Al Fursan, est de se rendre compte de la vie d’une patrouille rodée depuis des décennies.
Après les vols en tant que passagers au sein de la PAF, les pilotes émiriens ont pu mettre une «image sur le son». Depuis quelques mois, leur conseiller technique les avait déjà initiés à la musique, correspondant aux ordres donnés par le leader à ses équipiers, et à la communication au sein d’une patrouille. « Nous l’avons tout d’abord testé à la tête d’une formation de quatre avions que j’ai dirigée. J’ai également entraîné le leader à commander trois avions sur des manœuvres basiques», ajoute t-il. La nouvelle patrouille procède petit à petit, et n’essaie pas de brûler les étapes car la sécurité des vols en dépend.
Créer une patrouille exige un travail de longue haleine, et l’expérience d’autres patrouilles est d’un secours inestimable. «Les pilotes émiriens sont épatés et chaque jour, ils apprennent des choses qui les rendent plus motivées, explique le colonel Perrier. Maintenant, ils peuvent toucher du doigt tout ce dont je leur ai parlé. C’est assez frustrant d’expliquer des choses qui ne sont pas visibles. Grâce à cette rencontre avec la Patrouille de France, ils vivent toutes ces expériences et mesurent davantage le chemin à parcourir.»
Reportage : Adj Jean-Laurent Nijean

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