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mercredi 5 mai 2010

La dernière "marinette" s'en est allée...le 27.04.2010


On apprend la disparition de la dernière "marinette", ces neuf infirmières du Régiment blindé des fusiliers marins (RBFM) de la 2ème DB du général Leclerc. Monique Crémieux, née Bardet, s'est éteinte dans la nuit de dimanche à lundi, à Dakar où elle a vécu une grande partie de sa vie. (Sur la photo : la deuxième à partir de la droite)

Moins connues que les "rochambelles", les marinettes avaient exactement les mêmes responsabilités qu'elles: apporter les premiers secours aux soldats blessés au front et les évacuer vers l'arrière. Les marinettes, qui appartenaient au Services féminins de la flotte (SFF), participèrent à toute la campagne de la Libération de la France, de la Normandie à l'Allemagne, en passant par Paris. D'autres s'engagèrent ensuite dans la guerre d'Indochine. Elles ont été commandées par Jacqueline Carsignol, puis Cécile de Jerphanion. (voir notre post précédent)

Les marinettes portaient l'uniforme: tenue militaire américaine, bachi sans pompom ni jugulaire et calot d'aspirant pour leur officier.

Son neveu, le lieutenant-colonel (ER) Michel Germain, que je remercie vivement, nous envoie ces précisions:
"Monique Cremieux, née Bardet,à peine âgée de 18 ans, a rejoint la 2° DB à TEMARA,au Maroc, à la fin 1943, en compagnie de sa soeur aînée Jacqueline après avoir fausé la compagnie de ses parents domiciliés à l'époque à Dakar... Le Maroc, l'Angleterre, le débarquement en aôut 1944,la campagne de France, les libérations de Paris et de Strasbourg, le passage du Rhin et , pour finir, l'arrivée sur Berchtesgaden, Monique participe à tous les "bons coups" en compagnie de ses amies marinettes, l'escouade de charme du RBFM. Cette épopée glorieuse ne lui suffit pas et, Monique s'embarque avec le Corps Expéditionnaire pour l'Indochine.Elle y séjourne jusqu'en 1948.
Ces années de campagne à son actif lui valent une croix de guerre 39-45 avec trois citations et une croix de guerre TOE avec une citation. Ses états de service élogieux ont fait d'elle un chevalier de la Légion d'Honneur et une titulaire de la médaille militaire.
Sa deuxième vie redémarre à Dakar, fin 1948, à l'âge de 25 ans!
Monique se consacre à son métier d'attachée de presse au sein de l'agence France- Presse jusqu'en 1954, année de son mariage avec Pierre Cremieux, industriel et fondateur puis PDG de la SOCOCIM de Rufisque. De son mariage naîtront deux fils, François et Yves. Le troisième tiers-temps est consacré à sa vie de famille et à la promotion de la femme sénégalaise. Monique oeuvre à leur émancipation par le travail en créant des ateliers de travail du textile et de la reliure en liaison avec madame Senghor puis madame Diouf, les épouses des deux présidents.
Monique sera inhumée jeudi en terre sénégalaise après un office relgieux à Gorée aux côtés de son mari."

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