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vendredi 11 juin 2010

Afghanistan : La France pourrait entamer son retrait dans 18 ou 24 mois

« La France ne peut pas renoncer à lutter contre le terrorisme et les terroristes. Ce n’est pas possible. Nous devons aider les Afghans jusqu’à ce qu’ils soient en mesure d’assumer seuls leur sécurité et leur développement » a déclaré le président Sarkozy, ce 10 juin, à bord du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle.
« Nous devons poursuivre le combat contre les taliban et al-Qaïda. Et si la France n’a connu au cours de ces dernières années aucune attaque terroriste, nous le devons à l’efficacité de nos forces de sécurité et de défense. Mais nous le devons aussi à notre détermination et notre pugnacité » a-t-il ajouté.
Reste à savoir quand le gouvernement afghan sera apte à prendre en charge sa propre sécurité et imposer son autorité sur l’ensemble de son territoire. Cela passe par la formation de ses forces armées et de police – et la partie est loin d’être gagnée – mais aussi par une solution politique consistant à réintégrer les taliban et autres insurgés qui renonceraient à déposer les armes. C’est en tout cas ce qui a été avalisé lors de la dernière Jirga, c’est à dire l’assemblée réunissant les 1.600 chefs tribaux du pays.
Pour le ministre de la Défense, Hervé Morin, l’on peut espérer un début de retrait militaire au mieux dans 18 mois. « Cette année-là est une année charnière » a-t-il déclaré ce 10 juin sur France2, en évoquant l’application de la nouvelle stratégie de l’Otan contre l’insurrection. « En début d’année prochaine, nous serons à un moment clé » a-t-il poursuivi. Ainsi, l’on saura si il sera possible de transférer la responsabilité de la sécurité de certains secteurs aux autorités afghanes.
« Le président Obama a indiqué qu’il estimait que l’effort effectué momentanément par les Américains devait nous permettre de progresser rapidement et, à partir de cet instant, de pouvoir commencer à transférer » a expliqué Hervé Morin. « Donc on peut espérer qu’à l’horizon d’un an et demi, deux ans, nous soyons en mesure, nous aussi, de pouvoir commencer à effecteur un certain nombre de transferts de responsabilités » a-t-il ajouté.

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