c

BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



dimanche 20 juin 2010

Le second porte-avions français sera-t-il américain ?

TrumanC'est un officier de l'US Navy qui le dit : "C'est un grand pas vers la capacité à mettre en oeuvre une flottille française à bord d'un porte-avions américain" (1). L'homme qui parle ainsi, sur le site de la Marine américaine, est le commandant Tim Hill, qui sert à bord du porte-avions USS Harry S. Truman. Il a été l'officier de liaison avec les marins français lors des récents exercices d'interopérabilité en Méditerranée. (Photo US Navy)
Depuis 2007, des Rafale viennent régulièrement se poser à bord des "carriers" américains. Mais, pour la première fois, le 4 juin, des mécaniciens français ont changé le moteur d'un Rafale à bord. Il s'agit là d'une étape importante dans la capacité à mettre en oeuvre des avions français à partir d'un bateau américain.
"Nous souhaitons aller toujours plus loin dans la coopération et la coordination avec les Américains" explique-t-on à l'état-major de la Marine. "Chaque fois qu'un de nos avions se pose sur un porte-avions américain, nous avons l'angoisse de la panne et qu'il ne puisse redécoller. Maintenant nous savons que nous saurions le reparer : changer un moteur est ce qu'il y a de plus compliqué à faire".
Lors des exercices communs, les avions français évitent de "prendre les brins" et se contentent souvent de touch and go pour ne pas être immobilisés à bord, au risque de la panne.
Nous nous interrogions sur ce blog dès 2007  : "A quand l'embarquement d'une flotille française à bord d'un Carrier américain" ?  La déclaration américaine semble constituer à cet égard un pas dans cette direction, même si la Marine le nie farouchement: "C'est hors de question. Ni envisagé, ni enviseable". Selon la Marine, la principale difficulté technique viendrait de la mise en oeuvre des armements. Pour l'état-major, la coopération actuelle se limite au seul domaine aéronautique. Lors des indisponibilités du Charles-de-Gaulle, les pilotes français peuvent ainsi continuer à se poser, pour l'entrainement, sur des bateaux américains.
De là à installer un "french squadron" sur un "Carrier" pour des opérations de guerre, et quelles que soient les difficultés techniques, il y a un pas que la Marine ne franchira pas. Faute, sans doute, de feu vert politique - tant la question relève évidemment de ce niveau.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire