Le 22 octobre 2009, six agents d'une société chargée de la sécurité d'un chantier de la société canadienne SNC Lavalin avaient été tués dans une embuscade près de Tizi Ouzou, en Kabylie (110 km à l'Est d'Alger).
Puis, le 3 avril 2010, sept agents de sécurité employés par une société de gardiennage et un militaire trouvaient la mort dans l'explosion de deux bombes dans la région de Béjaïa (ex Bougie) située à 250 km à l'est d'Alger, également en Kabylie.
Après une relative accalmie, un regain de violences marquait le mois de juin quand le 11, deux gendarmes et un civil algériens ainsi qu'un ressortissant chinoistrouvaient la mort dans un attentat au véhicule piégé contre un barrage routier, toujours en Kabylie.
Trois islamistes armés avaient été tués après l'explosion et deux autres au cours d'une opération distincte des forces de sécurité.
Le grand sud, une zone grise
La plus grande partie des attentats se produisent en Kabylie mais d'autres régions sont également exposées.
Ainsi, cinq personnes étaient tuées et une blessée le 25 juin 2010 par des inconnus qui ont ouvert le feu sur les invités à une fête de mariage au douar Ghrab, près de Tebessa à 650 km à l'est d'Alger.
La région du grand sud, où s'est produit ce nouvel attentat, est souvent dénoncée comme étant une zone "grise", où trafiquants en tous genres et islamistes armés sont particulièrement actifs.
Grâce à des liens d'affaires et familiaux tissés auprès des tribus nomades et des contrebandiers du désert, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ne comprend pas plus de 300 hommes, trouve un financement avec les rançons pour l'échange d'otages occidentaux et son implication dans tous les trafics, selon des sources concordantes en Mauritanie, en Europe et aux Etats-Unis.
Pour faire face à cette menace, un comité d'état-major opérationnel conjoint entre l'Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger a été installé le 21 avril 2010 à Tamanrasset.
Une semaine auparavant, les chefs d'état-major de sept pays du Sahel (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie, Libye, Tchad, Burkina Faso), réunis à Alger, avaient discuté des "moyens susceptibles de promouvoir la coopération et la coordination sécuritaire pour asseoir, ensemble, un mécanisme adéquat à même de prendre en charge le phénomène du terrorisme et ses connexes", avait indiqué le porte-parole de la Réunion.
L'armée algérienne est fermement déterminée à éradiquer le phénomène terroriste, a affirmé mardi à Cherchell (ouest d'Alger) son chef d'état-major, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.