Même à Sétif, cette très belle et paisible ville de l’Est du pays n’a pas échappé aux dépassements contre le Coran. Dix-sept exemplaires du Saint Coran ont été retrouvés, il y a vingt jours, déchirés et mélangés à des amas d’ordures à la mosquée El Houda de la ville d’El Eulma. L’acte est d’autant plus préoccupant qu’il ne s’agit pas d’une première.
En effet, le même fait a été signalé, il y a quelque temps, du côté de la même ville, où on avait retrouvé dans trois endroits différents des exemplaires du Saint Coran frappés par des clous,  d’autre part, plusieurs autres exemplaires étaient souillés par des sécrétions humaines dans les sanitaires d’une mosquée à la cité 583 logts de Ain Oulmane. Les personnes coupables de ces graves dépassements seraient des réseaux spécialisés dans la sorcellerie, mais également des jeunes drogués qui, inconscients par le fait de la drogue, brûlent et déchirent le Coran. Aujourd’hui, et uniquement durant cette année, plus de 100 exemplaires du livre saint ont été souillés à travers plusieurs endroits dans la wilaya de Sétif. Face à cette atteinte du Coran, les services de sécurité ont ouvert une enquête pour identifier les auteurs de ces actes qui ont soulevé un sentiment d’indignation chez les citoyens et les fidèles.
A 65 ans, il brûle le Coran
Le 17 août 2010, la petite localité d’El Bouni, abritant quelque 12 000 habitants, sise dans la wilaya de Annaba a été bouleversée par un drame commis par un père de famille sur tous les membres de sa famille. Le dénommé B. Med S., âgé de 65 ans, cadre dans une banque publique à Annaba, avait été présenté, deux jours après le drame devant le magistrat instructeur près le tribunal d’El Hadjar, pour attentat à la pudeur, sacrilège sur le Livre sacré (Coran), et coups et blessures sur son fils et sa mère. Les faits remontent au 17 août, quand l’épouse, mise en cause, s’est présentée à la Sûreté de daïra d’El Bouni, accompagnée de ses deux filles et son fils, pour porter plainte contre son époux ; qui avait cette nuit-là, et après avoir été débauché de son travail, fait une virée dans un bar pour prendre quelques bières. Ayant abusé de la consommation d’alcool, il commit l’irréparable.
Arrivé chez lui, le père surprendra son fils de 15 ans en pleine prière. Il accomplissait la prière d’El Icha ; c’est alors qu’il lui balance un coup de pied en plein ventre, et s’en prend à la «sedjada», (tapis de prière) qu’il brûlera, en commettant le sacrilège de brûler le Livre sacré (Coran). Ce père, fou furieux, poursuivra son comportement diabolique en portant atteinte à la pudeur de ses deux filles, âgées respectivement de 13 et 16 ans. Ne sachant plus à quel saint se vouer, notamment, après les révélations de ses deux filles victimes, la mère se présente chez un gynécologue qui atteste les viols. Ce qui lui permettra de déposer plainte auprès de la Sûreté de daïra d’El Bouni. Cette dernière dépêche ses éléments sur les lieux du drame, qui procèderont à l’arrestation du père indigne