Le pion de base du Mamba est la section, chaque escadron (120 personnels environ) en comprenant deux. Une section possède quatre lanceurs de missile montés sur camion. Chaque lanceur possède huit missiles, tirés verticalement. Avec les deux modules de rechargement, une section aligne donc 48 missiles. L'ensemble est commandé par un module d'engagement qui peut gérer jusqu'à six lanceurs. Un module radar ainsi que des camions techniques et des groupes électrogènes complètent le système.
La conduite de tir est instrumentalisée pour une portée de 60 kilomètres, ce qui correspond à la portée du radar, même si celui-ci peut voir jusqu'à 120 kilomètres lorsque ses faisceaux sont concentrés dans la direction d'une cible signalée par un autre radar ou un Awacs (une "piste externe"). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le système bénéficie de la Liaison 16, qui lui permet de travailler de manière coopérative. Des essais d'interception à 80 kilomètres ont eu lieu. Toutefois, l'arrivée d'un nouveau radar tel que le GS 1000 de Thalès permettrait d'améliorer la détection notamment pour les cibles balistiques.
Lors de son déploiement, préalablement étudié par un module de reconnaissance, les lanceurs MLT (Module de lancement terrestre ) sont situés jusqu'à dix kilomètres du module d'engagement. Il s'agit d'assurer la défense terminale d'un point stratégique et non la défense de zone.