Dès lors, le RMT prend part à la conquête victorieuse du Fezzan, en 1943, puis, intégré au sein de la 2e Division Blindée ( 2eme DB) du général Leclerc, il débarque le 1er août 1944 en Normandie. Et c’est ce régiment qui entre, en premier, dans Paris, le 25 du même mois, avec sa 9e compagnie, commandée par le capitaine Dronne. La jeep de ce dernier portait l’inscription « Mort aux cons », que le général Leclerc lui avait pourtant ordonné d’effacer, mais devant laquelle legénéral de Gaulle dira : « vaste programme! ».
Plus tard, le RMT contribue à la libération de l’Alsace et, avec la reprise de Strasbourg en novembre 1944, honore le serment qui avait été prononcé près de quatre années plus tôt dans le désert libyen. Une de ses sections atteindra le Berghof, c’est à dire le "nid d’aigle" d’Hitler, à Berchtesgaden, dans les Alpes bavaroises. Pour ses actions accomplies, le Régiment de Marche du Tchad est fait Compagnon de la Libération le 12 juin 1945, tout comme le régiment de chasseNormandie-Niémen et le groupe de chasse Alsace, les deux dernières unités de l’armée de l’Air stationnées à Colmar…
Aussi, les cérémonies qui ont officialisé l’arrivée du RMT à Colmar ont été marquées par des hommages historiques. En effet, une statue qui représente des combattants africains a été installée à l’entrée du nouveau quartier du régiment. L’oeuvre, réalisée par le scupteur américain Stan Watts, a été offerte par l’adjudant-chef Nevot, le dernier survivant du serment de Koufra. Son ancien régiment lui a rendu hommage en baptisant de son nom une salle du quartier.
Enfin, l’ancienne base « Commandant Pépin » de l’armée de l’Air porte désormais le nom du général Louis Dio. Cet officier avait été le premier chef de corps du régiment, sous sa dénomination actuelle, prise en 1943.
Clin d’oeil de l’histoire : le général Louis Dio et le commandant René Pépin ont appartenu à la promotion « sous-lieutenant Pol Lapeyre » de 1926.