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jeudi 14 octobre 2010

Afghanistan : Le nid de frelons de Tagab

Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a indiqué que la responsabilité de la sécurité dans le district de Surobi pourrait être transférée aux forces afghanes au printemps prochain.
Cependant, il reste encore un point noir dans cette zone. Les militaires français du Battle Group Bison, principalement armé par le 126e Régiment d’Infanterie de Brive, lont appelé le «nid de frelons». Il s’agit là d’un repaire pour quelques dizaines d’insurgés déterminés et de combattants étrangers, qui, situé aux bord d’un oued, leur offre, grâce à sa végétation dense en été, un refuge où ils peuvent aisément se dissimuler.
Ce « nid de frelons », encore appelé la « jungle » ou la « green zone », s’étend sur une bande de 2 à 3 kilomètres de large sur 10 de long. Situé au fond de la vallée de Tagab, il verrouille l’axe stratégique Vermont, qui traverse cette dernière du nord au sud. En faire partir les insurgés permettrait ainsi aux forces françaises de la brigade La Fayette d’opérer la jonction de leurs zones d’opérations respectives, c’est-à-dire entre le district de Surobi et la vallée de Kapisa.
Depuis que les militaires français sont déployés dans la vallée de Tagab, ils y ont construit plusieurs postes avancés, réduisant ainsi l’influence de l’insurrection. Et ce verrou est sans doute le dernier point noir à éliminer.
Seulement, la tâche est compliquée. Au début du mois de septembre 2010, une opération de reconnaissance aux abords de ce « nid de frelons » n’a pas atteint le but escompté. Les militaires du BG Bison ont été stoppés à la lisière de la zone et ont dû reculer après plusieurs heures de combats. « La green zone est impénétrable, on peut être pris à partie à 5 ou 10 mètres de distance à peu près partout » a précisé le colonel Jérôme Goisque, le chef de corps du 126e RI de Brive et du BG Bison, dont les propos ont été rapportés par l’AFP.
Et ce qui rend les choses encore plus compliquées est la tactique des insurgés taliban, qui consiste à se servir des civils comme boucliers humains

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