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jeudi 21 octobre 2010

Réforme des retraites : Casseurs, pillards, scènes de guérilla urbaine en marge des manifestations à Lyon

Scènes de guérilla urbaine le mardi 19 octobre 2010 à Lyon où de très jeunes casseurs ont défié les forces de l'ordre et répandu la violence et la désolation en centre ville.
Prostrée sur une chaise, une commerçante est secouée par des tremblements. Sa boutique de bijoux fantaisie vient d'être dévastée. Comme cinq autres de la rue Victor-Hugo, en fin de matinée.
« Ils ont d'abord essayé chez moi, avec quelque chose qui ressemblait à un bélier. Ma vitrine a résisté, alors ils sont allés à côté. Ils ont cassé, pillé. Et je l'entendais qui hurlait de terreur », témoigne sa voisine.
Les débordements ont viré hier à la guérilla urbaine. Dès 10 heures, le ton a été donné cours Gambetta. Deux où 300 jeunes incontrôlables ont devancé le cortège officiel de la manifestation, laissant sur leur passage des voitures cassées, retournées. Au même moment, un autre groupe sévissait ailleurs brûlant des voitures et détruisant du mobilier urbain. Et ce n'est qu'un début.
Place Bellecour, où tout le monde fusionne, on monte encore d'un cran dans la violence. Peu avant midi, un des deux kiosques de la place qui avait sagement fermé ses portes, comme tous les commerces, est littéralement dévasté par des dizaines d'individus. « J'étais encore à l'intérieur. J'ai pris des coups dans ma vie, mais jamais je n'ai autant flippé », témoigne un employé.
Autre scène complètement ahurissante juste après, lorsqu'un groupe tente de retourner un camion stationné près de la rue Victor-Hugo. Ses employés, qui travaillent en face, viennent courageusement s'interposer. Ils essuient alors des jets de pierre à bout portant. Certains, qui ont dû en percevoir le sifflement dans leurs oreilles, doivent se considérer comme des miraculés aujourd'hui.
Dès 11 h 15, la place Bellecour est noyée dans la fumée des gaz lacrymogènes. Il en sera ainsi jusqu'à la nuit tombée. Les affrontements ont été quasi-permanents.
Lorsque les casseurs disparaissent rue Gasparin, ils réapparaissent rue de la Barre. Font face aux forces de l'ordre, n'hésitent pas à charger quand l'un des leurs a été interpellé. Ils jettent des pierres qu'ils vont chercher sur place, dans les trous causés, ironie du sort, par la disparition récente des marronniers de la place.
La plupart sont jeunes. Certains n'ont pas 13 ans. Ils racontent leurs exploits d'une voix surexcitée, les filment avec leurs téléphones portables. Et ils sont des centaines, mobiles et impossibles à maîtriser.« C'est pas seulement les casseurs, c'est la banlieue qui s'est soulevée », commente un riverain.
Plus une poubelle ne tient debout. Les abribus, cabines téléphoniques et autres mobiliers urbains fracassés se comptent par dizaines. Tout comme les véhicules dégradés.
Quand la place Bellecour et ses rues adjacentes sont enfin dégagées, on dirait qu'une tempête a eu lieu. L'asphalte est recouvert de cailloux, de débris de verre et des résidus des tirs de grenades lacrymogènes. Mais que s'est-il passé hier à Lyon ?

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