Avec son mandat élargi en 2006 avec la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, la FINUL a pour mission de veiller à l’arrêt des combats entre lesIsraéliens et le Hezbollah, la milice chiite libanaise et d’assister l’armée libanaise déployée dans la zone de conflit.

Cependant, plusieurs incidents se sont produits au cours du mandat du général Graziano et les derniers en date laissent à penser que la situation qui prévaut au sud Liban reste tendue.

En effet, Beyrouth accuse régulièrement les avions des forces aériennes israéliennes de violer son espace aérien, ce qui constitue par ailleurs une violation de la résolution 1701. Le 11 janvier 2010, l’armée libanaise a même tiré sur quatre avions israéliens alors qu’ils survolaient la région de Marjayoun.

De son côté, le Hezbollah n’est pas en reste non plus, et c’est ce qui explique en grande partie les missions de reconnaissance israéliennes au-dessus du Liban-Sud. En effet, une patrouille espagnole a trouvé, le 26 décembre 2009, une cache contenant entre 250 et 300 kg d’explosifs, probablement d’origine iranienne ou syrienne, ce qui ne laisserait aucun doute sur l’identité de leur propriétaire. D’ailleurs, Israël reproche à la FINUL de ne pas surveiller plus étroitement les activités de la milice libanaise, qui serait en train de se constituer un arsenal de guerre important.

La contingent français est le second de la FINUL, avec 1.500 hommes et 13 chars Leclerc, déployés dans le cadre de l’opération DAMAN. L’Italie et l’Espagne comptent respectivement 2.500 et 1.070 militaires. Au total, la force des Nations Unies compte 12.000 soldats, venus de 29 pays différents