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lundi 15 février 2010

Programme nucléaire en Birmanie?

« Nous savons qu’il y a aussi des inquiétudes grandissantes quant à la coopération militaire entre la Corée du Nord et la Birmanie, que nous prenons très au sérieux » avait déclaré Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, en juillet 2009, lors du Forum régional de l’ASEAN (Association des pays de l’Asie du Sud-Est).

En fait, cette préoccupation évoquée par la diplomatie américaine concerne d’éventuels liens entre les deux pays dans le domaine du nucléaire à vocation militaire. Seulement, cette collaboration reste difficile à prouver. Tout au plus a-t-on des faisceaux d’indices qui trahirait l’existence d’une telle collaboration.

Ainsi, l’affaire du cargo nord-coréen « Kang Nam I » en fait partie. Ce navire, dont la nature de la cargaison reste officiellement inconnue, avait été contraint de rebrousser chemin sous la contrainte d’un bâtiment de l’US Navy alors qu’il naviguait vers la Birmanie. Selon un expert des services de renseignement sud-coréens, qui s’était appuyé, à l’époque, sur des photographies prises par satellites, le Kang Nam I aurait en fait transporté du matériel nucléaire, ainsi que des missiles Scud.

Autre élément, l’information dévoilée par Radio Free Asia, un medium basé à Washington, selon laquelle de hauts responsables militaires birmans se seraient rendus en Corée du Nord dans la plus grande discrétion en 2007. Cette visite aurait eu pour objet la signature d’un pacte pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays afin de moderniser l’armée birmane et de construire des installations souterraines.

Si le contenu de cette accord n’a pas été confirmé, il n’en reste pas moins que près de 800 tunnels ont été construits en Birmanie, avec l’aide nord-coréenne, entre 2003 et 2006. Ces constructions, réalisées dans le cadre de l’opération « Carapaces de Tortue », ont été photographiées et filmées, puis diffusées en juin 2009. Un journaliste qui a pu voir ces clichés, Bertil Lintner, a confirmé leur authenticité. Seulement voilà, on ignore à quoi peuvent bien servir ces tunnels, si ce n’est à abriter, peut-être, un programme d’armement nucléaire secret.

En plus de ces éléments, la Birmanie, signataire du Traité de non-prolifération (TNP) en 1992, a commandé auprès de la Russie un réacteur nucléaire de 10 mégawatts pour faire de la recherche. De plus, les affirmations de dissidents birmans nourrissent la suspicion. Selon eux, un chantier militaire appelé « Ayelar », situé à une quinzaine de kilomètres de la ville de Pyin Oo Lwin, abriterait les activités nucléaires birmanes

Enfin, un rapport publié le 28 janvier dernier par l’Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un think tank américain, résume tous ces soupçons et va encore plus loin en mettant en avant la nature d’équipements dits de « technologie duale », c’est à dire à la fois militaire et civile, acquis par la Birmanie. « Certains matériels pouvant être utilisés dans un programme nucléaire ou balistique ont été transférés vers des infrastructures industrielles isolées dont la finalité demeure inconnue » ont écrit les experts David Albright et Paul Brannan dans leur rapport. Selon eux, l’Allemagne, la Suisse et le Japon auraient ainsi vendu des systèmes électroniques de haute technologies sans connaître l’usage ultérieur qui en serait fait. Par ailleurs, l’ISIS évoque l’activité en Birmanie de la Namchongang Trading (NCG), une société nord-coréenne inscrite sur la liste noire du Conseil de sécurité de l’ONU. Or, il se trouve qu’elle est soupçonnée de jouer un rôle dans la prolifération, notamment en Syrie.

Cela étant, et avec tous ces indices, la junte birmane est-elle sur le point d’acquérir une arme nucléaire? Rien n’est moins sûr et les auteurs du rapport de l’ISIS ne sont pas affirmatifs sur ce dossier qu’ils jugent toutefois assez préoccupant pour mettre en garde les sociétés occidentales susceptibles d’être contactés par des responsables birmans ou des entreprises écrans nord-coréennes. « Les faits évoqués incitent les gouvernements et les entreprises à agir avec la plus extrême prudence dans leurs échanges avec la Birmanie » et de traiter d’éventuelles demandes « de la même manière que celles venants de l’Iran, du Pakistan ou de la Syrie », trois pays régulièrement cités pour leurs activités proliférantes.

Qu’il y ait une volonté de la part de la junte birmane de se procurer une arme nucléaire en collaboration avec la Corée du Nord est tout à fait plausible. Mais, pour le moment, Pyongyang ne dispose pas de la technologie permettant de fabriquer des têtes nucléaires pour armer des missiles. Faire des essais souterrains, comme cela a été le cas en mai 2009, est une chose. Concevoir l’arme en elle-même en est une autre.

Les propos tenus par Chan Tun, un ancien ambassadeur birman en Corée du Nord devenu un militant pour la démocratie, décrivent sans doute le mieux ce programme supposé de la junte. « Pour être clair : la Birmanie veut se procurer la technologie pour développer une bombe nucléaire » a-t-il déclaré, en 2009, au magazine thaïlandais Irrawaddy. « Cependant, je dois dire que c’est puéril de la part des généraux de rêver d’acquérir la technologie nucléaire, alors qu’ils n’arrivent même pas à procurer de l’électricité en permanence à la Birmanie » a-t-il nuancé.

La première médaille d’or françaises des Jeux Olympiques de Vancouver


Le caporal Vincent Jay a remporté, ce 14 janvier, la première médaille d’or françaises des Jeux Olympiques de Vancouver, lors de l’épreuve de sprint du biathlon. Après les 10 km du parcours, il s’est imposé à la surprise générale devant le norvégien Emil Hegle Svendsen, le favrori, et le croate Jakov Fak.

Jusqu’à présent, ce jeune militaire de 24 ans ne s’était imposé qu’une seule fois, en 2009, lors d’une étape de la coupe du monde de cette discipline qui mêle le ski de fond et le tir.

La délégation française de ski présente à Vancouver compte dans ses rangs environ 24% de soldats, soit le quart de ses effectifs et près de 70% des membres de l’Equipe de France militaire de Ski (EFMS), rattachée à l’Ecole militaire de haute montagne (EMHM) de l’armée de Terre.

C’est d’ailleurs le sergent-chef Vincent Defrasne, champion olympique en titre de l’épreuve de 12,5 km poursuite de biathlon, qui a été le porte-drapeau de l’ensemble de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Vancouver.

Le retour envisagé du service militaire en Afghanistan



L’annonce faite par le président Chirac de l’abandon de la conscription en France, en 1996, avait suscité l’opposition de certaines personnalités politiques, qui s’inquiétaient de l’avenir du lien armée-nation et de perdre ce qui passait jusqu’alors pour un « creuset ». En effet, étant donné que tous les jeunes d’une classe d’âge, le service militaire permettait de brasser des individus de toutes origines et de toutes classes sociales. Et puis le passage sous les drapeaux avait une valeur symbolique toute républicaine.

Seulement, avec le temps, les vertus de la conscription perdirent de leur vigueur dans le sens où elle avait perdu son aspect égalitaire : on ne parlait plus de service militaire mais de service national, c’est à dire qu’il était devenu possible d’échapper à la vie de caserne en choisissant, par exemple, de donner 10 mois au profit de la coopération. Et puis, le contexte international ayant évolué, la conscription ne correspondait plus aux besoins de l’armée française : le temps de la professionnalisation était donc venu. Ce que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient compris depuis longtemps.

En Afghanistan, la situation est toute autre. Les avantages d’un service militaire apparaît évidents : la population du pays étant composée par plusieurs éthnies différentes (pachtounes, tadjiks, ouzbeks, etc…), la conscription pourrait aider à cimenter la nation afghane, trop souvent déchirée pour des motifs religieux et éthniques.

Ce constat, le président Hamid Karzaï l’a fait lors de la 46e Conférence sur la sécurité de Munich, le 7 février dernier. « C’est philosophiquement, une de nos pistes de réflexion pour l’avenir, en concertations avec le peuple afghan » a-t-il indiqué au sujet d’un éventuel retour d’un service militaire.

« Pour le moment, nous avons un système reposant sur le volontariat, une armée professionnelle, mais l’Afghanistan, comme d’autres pays, a une forte tradition de conscription », a-t-il ajouté. Le fait est, le service militaire était obligatoire pour les hommes âgés de 18 à 45 ans jusqu’en 1992.

Pour Hamid Karzaï, la conscription permettrait aux « jeunes Afghans des provinces » de « rallier des centres d’entraînement et apprendre quelque chose avant de rentrer chez eux ». Seulement, il n’est pas certain que cette solution soit immédiatement applicable. D’une part, l’armée afghane manque de structures et de moyens pour équiper ses éventuels conscrits. Et d’autre part, au vu des conditions actuelles où il apparaît plus « profitable » pour certains de rejoindre les rangs taliban pour une poignée dollars par jour, les taux d’insoumissions et de désertions risqueraient d’être très élevés.

Cela étant, l’objectif pour les forces gouvernementales afghanes (armée et police) reste d’atteindre le seuil des 300.000 hommes d’ici à 2012. L’enjeu est, qu’en 2015, l’Afghanistan soit en mesure de prendre en main sa propre sécurité, ce qui permettrait un retrait militaires des forces de l’Otan.