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BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



mardi 16 février 2010

Une gendarme championne du monde

La championne du monde et médaillée olympique de taekwondo Gwladys EPANGUE a intégré, le 1er février, les rangs de la gendarmerie. Portrait de cette sportive de haut niveau !

C’est à l’âge de 11 ans que Gwladys a découvert le taekwondo ; aujourd’hui, à 27 ans, la jeune femme possède un palmarès exceptionnel.

Depuis dix ans, elle enchaîne les titres : championne de France de 2001 à 2007 ; championne d’Europe en moins de 55 kg en 2002, en moins de 59 kg en 2004 et en moins de 67 kg en 2005 ; vice-championne d’Europe en moins de 55 kg en 2000 et en moins de 67 kg en 2006 et 2008 et vice-championne du monde en 2005 et 2007 en moins de 67 kg. En 2008, elle décroche le bronze aux Jeux Olympiques de PÉKIN.

Enfin, l’an dernier, à COPENHAGUE, elle devient la première Française sacrée championne du monde en moins de 67 kg.

La combattante de SAINT-MAUR (Val-de-Marne), n’a eu de cesse de passer de catégorie en catégorie tout au long de sa carrière sportive (cinq en dix ans). Elle a décidé de combattre désormais chez les lourds, la catégorie reine, en vue des J.O. de 2012.

Voilà donc la gendarme adjointe volontaire en moins de 72 kg, avec en perspective des rencontres avec des filles particulièrement véloces. Elle est affectée, depuis le 1er février, à la Force de gendarmerie mobile et d'intervention d'Ile-de-France

Modernisation des avions radar français

Le 3 février 2010, la compagnie Boeing a annoncé, dans un communiqué de presse, la signature d’un contrat de 324 millions de dollars entre le centre des systèmes électroniques de la base américaine d’Hanscom (Massachusetts) et l’armée de l’air française. Ce contrat porte sur la modernisation de la flotte des avions radar français E-3F du 36ème escadron de détection et de contrôle aéroporté d’Avord et de leur simulateur de missions.

Cette rénovation des quatre avions radar, qui arrivent à mi-vie, repose sur le programmeblock 40/45 de l’armée de l’air américaine. Ce dernier améliore considérablement le potentiel des opérations en réseaux. Il augmente les capacités, la fiabilité et l’efficacité d’exécution des missions, tout en réduisant les coûts de gestion du cycle de vie.

Le contrat inclut également l’intégration de quatre nouvelles consoles. Elles réduiront la charge de travail des opérateurs de mission qui consacreront davantage de temps à la gestion du champ de bataille.

Le chantier débutera en 2012, la flotte devant être entièrement modernisée au troisième trimestre 2015.

Ces évolutions permettront à l’armée de l’air de répondre aux enjeux stratégiques actuels et futurs, tout en garantissant l’interopérabilité des E-3F et leur intégration dans les opérations, qu’elles soient nationales, internationales et interministérielles.

Carnaval de Granville : le Pluvier lève le masque

Le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier sera en escale à Granville du vendredi 12 au mardi 16 février 2010 pendant la période de carnaval.

Accosté dans le bassin à flot, le capitaine de corvette Patrick de Bouteiller ,commandant du navire et son équipage accueilleront public le vendredi 12 février de 14h à 17h, le samedi, dimanche et lundi de 09h30 à 12h00 puis de 14h à 17h.

Le Pluvier a été commandé par la Marine nationale en 1996 et a été admis au service actif le 18 décembre 1997. Il est le troisième bâtiment d’une même série (Flamant et Cormoran). Dans un premier temps basé à Brest, il est affecté à Cherbourg depuis 2001.

Ses missions sont essentiellement des missions de service public en Manche et mer du Nord au profit du Préfet maritime. Elles comprennent notamment des missions de :
- surveillance des pêches (contrôle à bord des navires de pêche étrangers et nationaux),
- recherche et sauvetage,
- lutte contre la pollution.
Le bâtiment joue également un rôle dans la défense maritime du territoire. Son équipage est composé de 21 personnes.
Sa ville marraine est le Guilvinec.

10 pièges des tunnels Afghans

Gestion d’actions offensives en milieu clos.

De nombreux moyens ont été utilisés en Afghanistan pour traiter les personnels retranchés dans des tunnels : bombardement de zone, différents gaz, démolition « tactique stéréo », bombes guidées avec des personnels alliés au sol…

Empiriquement, la meilleure façon de garantir l’interdiction d’utilisation des tunnels est de les explorer, traiter les personnels présents et enfin d’ébouler les tunnels de l’intérieur. L’idée est simple, mais sa réalisation comporte dix écueils mortels.

1. Le paradoxe géologique : plus la roche est friable (schiste) plus il est facile de venir à bout en utilisant les munitions adaptées… Mais plus, les installations réapparaitront rapidement. Plus dure est la roche, plus difficile est la pénétration de celle-ci avec des explosifs conventionnels… Plus complexe et long sera le réseau souterrain à traiter.

2. La proximité des combattants : il faut des personnels avec un profil psychologique particulier pour combattre dans ces conditions. En effet, il ne faut pas être claustrophobe, et avoir une endurance physique permettant de livrer si nécessaire plusieurs assauts au corps à corps.

3. Les mines et autres pièges : champs de mines et autres accés factices piègées sont générallement trouvés dans un rayon de 250 mètres autour d’une entrée ou d’une sortie d’un réseau souterrain. N’oublions pas les traditionnels pièges de couloirs.

4. Le temps consommé : ces réseaux sont de véritables points de fixation permettant d’organiser des contres attaques efficaces pour un ennemi créatif. A tel point, que durant les années d’occupation soviétiques, ces derniers délaissait le traitement de ces zones si elle ne faisaient pas partie d’un plan d’envergure.

5. La faune locale : scorpions, serpents parfois peuvent également être de la partie. Certes, ils ne sont pas tous mortels mais peuvent occasionner des retards lors du déploiement des équipes.

6. L’expérience adverse : la plupart des tunnels sont interconnectés. Ces accès camouflés ne sont utilisés qu’en cas d’urgence – souvent un à deux mètres à excaver. De plus, leur localisation n’est connue que de quelques responsables.

7. Le problème du milieu clos : l’utilisation d’explosifs ou de gaz en milieu clos pose les problèmes de traitement du monoxyde de carbone et parfois même de l’absence d’oxygène, avec des conséquences facilement envisageables.

8. Equipes de taille réduite : les espaces confinés requiert des équipes petites, mais souvent les engagements tournent à du « trois à cinq contre un », diminuant les chances de survies des personnels.

9. Navigation difficile : le traitement de ces zones requiert des équipes spécialement formées et bien entraînnées. La cartographie soigneuse des réseaux de tunnels existants a sauver de nombreuses vies.

10. Difficulté de communication : avec les équipes de soutien à l’extérieure. L’utilisation de radio même à fréquences adaptée est aléatoire, la communication filaire reste à privilégier… avec les problèmes inhérents à ce moyen de transmission.

Tenue de combat nouvelle génération


À partir de la fin du 1er semestre 2010, les troupes engagées en opérations extérieures et les régiments « Félin » vont recevoir une tenue de combat nouvelle génération. Sa particularité : elle est directement inspirée de retours d’expérience (RETEX) du terrain, en particulier des soldats en mission en Afghanistan.

La tenue nouvelle génération
La tenue nouvelle génération (Crédits : SCA/ADC Guédon)

La tenue de combat nouvelle génération sera mise en production au 1er semestre 2010, pour atteindre une cible de 365 000 pantalons et de 265 000 vestes ! Élaborées avec du tissu aux spécifications techniques pointues ces tenues seront, à terme, réalisées avec du tissu de type « ripstop » (anti-déchirure). Un marché de plus de 3 millions de mètres de ce tissu vient d’être lancé !

Les premières distributions de cette tenue interviendront le dernier trimestre 2010 ou au plus tard début 2011, en fonction des stocks de tenues dite « T3 », pour les troupes engagées en opération extérieure et les régiments FÉLIN. L’État-major de l’armée de Terre (EMAT) établira ensuite un plan de distribution en fonction des livraisons.

Une tenue éprouvée sur le terrain

D’après les premiers retours d’expérience des OMLT début 2008, le major général de l’armée de Terre fait accélérer la réalisation de tenues pour les troupes engagées en Afghanistan. Après quelques modifications du modèle proposé par l’industriel, les tenues (dites « treillis T3 ») sont distribuées aux OMLT et aux « combattants débarqués» des GTIA sur le théâtre afghan en septembre. Au fur et à mesure, des réceptions de marchés, les théâtres afghan et libanais sont équipés progressivement.

Le service central d’études et de réalisations du commissariat de l’armée de Terre (SCERCAT) de Rambouillet a rédigé un questionnaire de satisfaction à l’attention des « utilisateurs » de cette tenue en Afghanistan. Une commission examine en février 2009 les conclusions de l’enquête de satisfaction (plusieurs centaines de réponses), les RETEX et des échantillons de tenues. Composée de soldats de retour d’Afghanistan – 8e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres, 35e régiment d’infanterie (35e RI) de Belfort et régiment de marche du Tchad (RMT) de Noyon – de représentants d’écoles et de la chaîne technique, cette commission a formulé des propositions au SCERCAT.

Plusieurs prototypes réalisés par le SCERCAT ont été examinés et essayés notamment par le 8e RPIMa, pour aboutir au modèle nouvelle génération, approuvée par l’EMAT. En juin, la réalisation de tenues bariolées 3 couleurs été et hiver et de tenues sable est lancée. La procédure de passation de marché public est enclenchée. Après tests et examens minutieux, la meilleure offre est choisie (la qualité prime sur le prix).

Plus de confort, donc plus d’efficacité

Les modifications apportées pour aboutir à la tenue de nouvelle génération permettent un plus grand confort, une meilleure adaptation de la tenue par rapport aux équipements et une plus grande facilité d’utilisation. Au final, c’est l’efficacité qui prime, pour être toujours plus adapté au terrain.

Exemples de modifications :

  • pour une meilleure adaptation au gilet balistique : remplacement des boutons canadiens par de l’auto-agrippant sur le devant de la veste, suppression des poches « cargo » de poitrine, déplacement des poches « cargo » et de l’ouverture des poches de poitrine zippées…
  • pantalon : soufflet avec fermeture à glissière au bas, adaptation des renforts de genoux et de coudes pour des protections souples ou rigides
  • mise en place d’auto-agrippant sur les poches pour différents badges et insignes

8 mesures à prendre contre les IED

Quels moyens pour améliorer la prévention ?

Il doit exister des mesures visant à prévenir les risques en pertes humaines en supprimant ou en réduisant la probabilité d’occurrence des explosions liées aux engins explosifs improvisés.

8. Bien gérer ses déchets : imaginez une simple cannette de soda avec une DF et du fil de pêche et vous tenez un grand classique… Le traitement adéquat par le feu et le broyage est générallement bien appliqué. Néanmoins, dans nos secteurs d’opérations urbanisés, la gestion des ordures devient un problème stratégique aux ramifications multiples.

7. Veiller à emener un stock de munitions transportable: en cas de déplacement urgent nécessaire, seule la capacité d’emport normale pourra être utilisée, le reste devra être abandoné… Et sera récupéré et retourné contre vous.

6. Respecter les procédures de contrôle : toute consommation excessives au regard des règles d’engagement doivent faire l’objet d’une étude appronfondie. Il s’agit générallement d’un phénomène d’échelle, dont la responsabilité se situe au niveau du commandement.

5. Eviter le stockage des munitions jugées impropres : les personnels engagés par exemple, en cas d’embuscade, veulent être légitiment sûr que leur munitions soient en parfait état de fonctionnement. Néanmoins on a vu parfois des stockages important de munitions à cause de poussière de pierre incrustée, un corps un peu oxydé, ou une tête légerement aplatie.

4. Sécuriser les livraisons : un grand classique, une élingue qui casse, les munitions tombent éparpillées en plein désert… Lorsque l’équipe de récupération arrive, elle ne trouve que des caisses vides, voire… rien.

3. Prévenir la prolifération d’engins non explosés : un vrai dilemme pour les équipes d’appuie feu. Lorsque vous savez que des gars à vous sont bloqués, la tentation est grande de « lâcher tout ce que l’on a » sous la main. Néanmoins, cela pose un vrai problème. En effet, la probablité de produire des engins non explosés augmente avec le volume de tirs…

2. Mettre en place un programme civils : encourager concrétement les populations à « coopéerer »; une prime argent, nourriture… est générallement offerte pour toute information permettant de mener à un lieu de fabrication des EEI ou à leurs matières premières.

1. Rechercher et detruire les lieux de production : c’est le moyen d’action le plus direct de lutte. Il peut requérir des équipes spécialisement formées et affectées exclusivement à cette tâche. En effet, certains de ces lieux peuvent être dissimulés dans des souterrains ce qui posent le problème de l’intervention en milieu souterrain.

Deux méthodes sont utilisées en synergie. D’une part, un travail de renseignement classique à partir : des documents trouvés sur un précédent site et des interrogatoires des personnels participant à ces opérations. D’autre part, un travail de profilage géographique classique pour anticiper et localiser d’autres points de production.

Il n’y a pas de solution simple à ce problème, peut-être existe-t-il d’autre moyens de prévention pour compléter cette liste ?

Rafale contre F-22 : le bilan du match



Le magazine Air et Cosmos publie les résultats de la rencontre entre le Rafale français et le F-22 dans le ciel des Emirats arabes unis en décembre 2009, tels qu'ils lui ont été confirmés par l'Armée de l'air. Six engagements ont eu lieu au cours de l'exercice dont nous rendions compte sur ce blog. Sur ces six rencontres, "le F-22 a effectué un tir canon, les cinq autres se terminant à égalité" - un cas de figure bpaitsé "neutralisation mutuelle". Lègèrement dominé par l'avion américain, un pur chasseur très furtif et manoeuvrable, le Rafale s'est donc avéré être un adversaire coriace. Ces informations confirment ce que nous écrivions à la mi-décembre.

Il faut noter que les Américains avaient souhaité limiter ses rencontres à des engagements à vue et à courte distance, c'est-à-dire des combats rapprochés à un contre un. Du "dogfight" dans le style de la bataille d'Angleterre revue et corrigée avec la technologie du XXI ème siècle.

Cela correspond assez peu à la manière dont les chasseurs agissent de nos jours, puisque l'interception à longue distance (Beyond visual range) est privilégiée.

D'autres confrontations auraient eu lieu, à longue distance cette fois-ci, mais de manière non officielle, avance Air et Cosmos. Grâce à son système de détection passif AN/ALR-94 le F-22 Raptor "aurait détecté les chasseurs français à longue distance" ce qui lui permettait le tir (fictif) de missile air-air"à distance de sécurité" affirme l'hebdomadaire Air et Cosmos.

Afghanistan : Des marsouins du 21e RIMa engagés dans l’opération Mushtarak



il s’agit de la plus importante opération militaire depuis la prise du pouvoir par le président Karzaï à Kaboul. Signe de la nouvelle stratégie afghane dévoilée en décembre et qui met l’accent sur « l’afghanisation » du conflit, c’est ce dernier qui a donné le coup d’envoi de cette offensive, baptisée Mushtarak (Ensemble en dari), alors qu’il se plaignait jusqu’alors d’être trop souvent tenu à l’écart des grandes décisions prises par l’Otan.

Ainsi, dans la nuit du 12 au 13 février, près de 15.000 soldats des forces afghanes et internationales ont pris position dans le secteur de Marjah, situé dans la province de Helmand, au sud de l’Afghanistan. Cette localité est à la fois un bastion taleb et important centre de production d’opium, dont le trafic permet de financer l’insurrection.

Contrairement aux opérations précédentes qui avaient été planifiées dans la région l’an passé (Griffe de Panthère et Poignard), cette offensive avait été annoncée préalablement, afin de permettre aux habitants de fuir les zones de combat en se réfugiant à Lashkar Gah, le chef-lieu de la province, afin d’éviter les dommages collatéraux, et de susciter des défections dans les rangs taliban. Par ailleurs, le but affiché est de rétablir l’autorité du gouvernement afghan sur ce secteur.

Des unités britanniques, danoises et aghanes se sont concentrées sur le district de Nad Ali, pendant qu’une force conjoint afghano-américaine se focalise plus sur Marjah. Pour l’instant, selon l’état-major de l’Otan, qui a fait état d’une « résistance minime », « l’objectif principal a été atteint ». Ce qui signifie que les grands centres de population et les bâtiments importants – voire stratégique – comme les postes de police, sont sous contrôle.

Cela étant, et de sources militaires, le nombre de combattants taliban présents dans les environs de Marjah est estimé entre 400 et 1.000. Ces derniers ont annoncé qu’ils résisteraient à cette offensive en utilisant leurs armes favorites, à savoir les bombes artisanales (IED) et en menant des actions « coup de poing » (Hit and Run, frapper et s’enfuir).

Mais il est probable qu’ils fassent la même chose que pour les opérations précédentes : combattre le moins possible et se réfugier dans des secteurs montagneux, à partir desquels ils pourront continuer leur guérilla. A moins qu’ils ne profitent de la particularité du terrain, propice aux combats de tranchées, en raison de ses nombreux dénivelés et canaux, construits par l’aide américaine au développement pour l’irrigation.

D’après un bilan fourni par l’état-major afghan, au moins 20 taliban auraient été tués et 11 autres auraient été faits prsionniers. Du côté des forces alliées, cinq soldats ont perdu la vie, dont 3 américains et 1 britannique.

Enfin, plusieurs dizaines de militaires français (environ 70) prennent part à cette offensive, et plus précisément dans le district de Nad Ali. Selon l’Etat-major des armées, ils « agissent de concert avec une équipe britannique ».Ils appartiennent au 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus et sont chargés de former les militaires afghans du Kandak 31 dans le cadre du dispositif OMLT (Operational Mentoring Liaison Team).