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« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



mercredi 10 mars 2010

Le général Paloméros en visite en Suisse


Le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air, à droite sur la photo en compagnie du commandant de corps Markus Gygax, commandant les forces aériennes suisses

Répondant à une invitation, le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air, s’est rendu en Suisse, les 3 et 4 mars derniers. Le commandant de corps Markus Gygax, commandant les forces aériennes suisses, a accueilli et accompagné la délégation française au cours des deux journées passées sur les bases de Payerne et Emmen.
Les aviateurs suisses, avec lesquels l’armée de l’air entretient des relations étroites et régulières, ont montré le visage d’une composante aérienne moderne et professionnelle. Son fonctionnement original, s’appuyant sur une faible part de personnel d’active épaulé de miliciens et de réservistes, apparaît parfaitement adapté au concept de «neutralité armée» affiché par la Confédération helvétique.
Les Suisses ont fait preuve d’une hospitalité exemplaire et ont eu à cœur de démontrer leur savoir faire dans des domaines aussi variés que les drones et la formation des pilotes de chasse. Ces présentations ont mis en exergue la grande capacité d’innovation de cette armée et la pertinence du concept de milice qui contribue à réunir des compétences duales à des fins opérationnelles, grâce à l’expertise du personnel travaillant à la fois dans le milieu civil et militaire.

L’Otan adopte de nouvelles règles pour les opérations nocturnes en Afghanistan



Toujours avec le souci de « gagner les coeurs et les esprits » des civils afghans, le général américain Stanley McChrystal, le commandant de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’Otan a édicté de nouvelles règles à l’intention de ses troupes pour les opérations nocturnes.
Ainsi, partant du constat que les « raids » effectués pendant la nuit et visant des maisons de civils sont mal vécus par la population, le général McChrystal a décidé qu’ils devraient dorénavant être menés seulement en cas d’absolue nécessité et en présence de soldats afghans.
En fait, l’ISAF prend davantage en compte les particularités culturelles agfhanes. Par le passé, de telles opérations ont conduit à des heurts entre les forces de l’Otan et les membres masculins des familles locales tout simplement parce que ces derniers ne voulaient pas que des hommes étrangers puissent voir leurs femmes.
« Les réaction instinctives (ndlr: des hommes afghans) de vouloir défendre la maison et la famille sont parfois interprétées (par les soldats de l’ISAF) comme des actes de rébellion, avec des résultats tragiques » note le général McChrystal dans sa directive. « Presque tous les Afghans auxquels je parle mentionnent comme l’affaire la plus irritante » ces raids noctures, poursuit-il.
Par ailleurs, les fouilles de femmes devront être menées par des personnels féminins, les biens saisis seront répertoriés et les dégâts occasionnés seront remboursés.
Etant donné que l’accent est mis sur la protection de la population civile – cette directive vient après celle visant à mieux encadrer le recours aux frappes aériennes afin d’éviter les bavures – le général McChrystal estime que « ce serait une ironie tragique si les opérations menées pour » débarrasser « les villages des insurgés sont déformés pour convraincre les Afghans que nous sommes des intrus insensibles ».