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jeudi 28 juin 2012

La base aérienne de Metz-Frescaty est officiellement fermée

Après celle de Cambrai, c’est au tour de la base aérienne 128 « lieutenant-colonel Jean Dagnaux » de Metz-Fescaty de fermer ses portes cette année, mettant ainsi un terme à une histoire centenaire entre la Lorraine et l’aviation militaire.
En effet, le 21 juin dernier, et après un ultime concert donné la veille par la Musique de l’Air au public messin, le commandant des forces aériennes (CFA), le général Guillaume Gelée, représentant le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), a présidé la cérémonie marquant la dissolution de la base, dont le démantèlement a commencé par étapes depuis 2 ans.
L’histoire de la BA 128 est riche. N’étant pas française à ses débuts, étant donné qu’une partie de la Lorraine est allemande à sa création, les premiers dirigeables Zeppelin y font leur apparition dès 1909.
Et lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, le terrain de Frescaty accueille bon nombre d’escadrilles allemandes avec leurs « as », tel que Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, ce qui lui vaut d’être régulièrement pris pour cible par l’aviation française, qui y installera, à la fin des hostilités, le 11ème Régiment d’Aviation de Bombardement (RAB), qui comptera dans ses rangs un certain Jean Mermoz.
C’est en 1934 que le terrain de Frescaty devient officiellement une base aérienne. Au cours de la campagne de France de mai-juin 1940, elle reçoit des unités de reconnaissance (Groupe aérien d’observation – GAO – 506, GR I/22 et GRII/22).
Après l’armistice signé par le maréchal Pétain, la base passe sous le contrôle de la Luftwaffe, qui y installe une école de chasseurs ainsi que plusieurs unités de chasse. Ce qui lui vaudra à d’être régulièrement bombardée par les Alliés, notamment à partir de l’été 1944.
Reprise par les forces américaines qui y déploient le 365th Fighter Group doté de P-47 Thunderbolt, la base est une nouvelle fois prise pour cible par l’aviation allemande, notamment par la Jagdgeschwader 53, qui perd une vingtaine d’appareils au cours de l’attaque.
Le 29 mai 1945, l’armée de l’Air récupère définitivement le terrain de Frescaty. Au cours des années 1950, la base accueille notamment les escadrons 1/9 Limousin et 2/9 Auvergne, qui évoluent tous les deux sur F-84F Thunderstreak. Puis, en 1965, l’escadron 2/7 Nice (qui deviendra 2/8) s’y installe à son tour avec ses Mystère IVA avant de s’envoler vers Cazaux.
Par la suite, la BA 128 aura une vocation tournée vers les missions de renseignement, avec l’escadron 1/54 Dunkerque ainsi que de formation et servira de support à différents états-majors, dont, récemment, le Commandement des forces aériennes.
La disparition programmée de la base, dont la fermeture administrative aura lieu en août prochain, a conduit plusieurs unités à trouver un autre point de chute. Sur les 1.250 personnels qu’elle emploie, seulement environ 100 resteront dans les structures interarmées à Metz.
Ainsi, les Transall Gabriel de l’Escadron 1/54 Dunkerque ont pris la direction d’Evreux tandis que les TBM 700 de l’Escadron de transport mixte 1/40 Moselle sont désormais basés à Dijon, où le Commandement des forces aériennes ne tardera pas à les rejoindre. Quant au Centre d’instruction des équipages d’hélicoptère, il a été transféré à Orange.

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