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mercredi 11 juillet 2012

Défense nationale : Moins de 2 volontaires par poste d'engagé dans l'armée de Terre

Le taux de sélection des engagés volontaires de l'armée de terre (EVAT) se situe actuellement à 1,8 dossiers de candidature ouverts par poste offert. C'est un chiffre relativement bas, mais qui recouvre de grandes différences selon les armes et les spécialités.
Les unités considérées comme les plus "guerrières" (paras, commandos, chasseurs alpins, troupes de marine...) attirent toujours beaucoup plus  que des armes plus techniques (génie, transmissions, train, artillerie, voire cavalerie ou même infanterie métro) ou que certains métiers (cuisiniers, mécaniciens, informaticiens). Pour certains recrutements, on en est donc à un candidat par poste - ce qui limite fortement les possibilités de sélection... L'attrait pour le métier de "combattant", le cœur du métier militaire, est une particularité française : ainsi, les Britanniques peinent à recruter pour ces fonctions, alors qu'ils ont plus de candidats pour des postes a priori moins exposés. La Marine nationale souffre du même problème : les postes embarqués trouvent moins preneurs que ceux à terre. L'armée de terre a peut-être des soucis, mais, comme on dit dans les bonnes familles, ce sont des soucis de riches.
D'autant que pour les officiers (1 place pour 6 candidats) et les sous-officiers (1 pour 4), le taux de sélection reste très élevé. Globalement, celui-ci est de 2 postulants pour un poste. Il est en baisse, et ce pour plusieurs raisons, comme l'explique le général Benoit Royal, en charge du recrutement : "D'abord, un problème démographique, avec l'arrivée des classes creuses, nées en 1991/92, les moins nombreuses. Ensuite, il faut reconnaitrre un effet Afghanistan, moins chez les jeunes d'ailleurs, que chez ceux que nous appelons les prescripteurs (parents, amis, etc) qui peuvent dissuader le jeune de s'engager en lui expliquant qu'il risque de partir faire la guerre.
Enfin, la désertification militaire : l'armée de terre a quitté de nombreux départements, par exemple dans le Nord ou en Normandie. Elle a perdu de sa visibilité et les jeunes ne pensent plus spontanément à nous. Et cela pose des problèmes de mobilité, car les jeunes du Nord n'ont pas forcément envie d'être dans le Sud-Ouest à une journée de train ou de voiture de chez eux".
Une fois recrutés, encore faut-il garder les engagés. Le taux d'attrition, c'est-à-dire le pourcentage de départ au cours de la première année reste élevé (24%) mais il est en baisse, grâce à la réorganisation de la formation initiale des EVAT (création des CFIM). Ce taux d'un sur quatre est comparable à celui du privé.
En moyenne, les EVAT servent actuellement 6,8 ans, une durée qui augmente progressivement, mais qui reste inférieure à l'objectif que s'est fixé l'armée de terre, 8 ans. Pour inciter les jeunes à renouveler leur premier contrat, l'armée de terre leur assure désormais une affectation des fonctions de soutien lors du deuxième contrat. Une manière de reconnaitre qu'ils ont alors besoin de souffler un peu, souvent pour des raisons familiales. Actuellement l'âge moyen des engagés au moment du recrutement est de 20 ans et 7 mois. L'armée de terre recrute environ 12000 Evat chaque année.
Source : Dominique Merchet - Secret Défense

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