c

BIENVENU SUR LE BLOG DE L'ASSOCIATION DES TITULAIRES DU TITRE DE LA RECONNAISSANCE DE LA NATION ET DU CIVISME ET DÉVOUEMENT SECTION SUISSE.
« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



mardi 26 février 2013

la disparition de Roland de la Poype à l'âge de 92 ans.

C'est avec une profonde émotion que Kader Arif, ministre délégué auprès du
ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, a appris la
disparition de Roland de la Poype à l'âge de 92 ans.

La France porte aujourd'hui le deuil de ce compagnon de la Libération qui
n'eut de cesse de mettre son courage, sa ténacité et son adresse au service
de la liberté et de la démocratie.

Fils d'un colonel de réserve qui est tué à l'ennemi en mai 1940, Roland de
la Poype s'engage le 5 décembre 1939, pour la durée de la guerre, au
bataillon de l'air 131 du Mans. Affecté comme élève pilote à l'école
élémentaire de pilotage d'Angers, il est promu caporal et breveté pilote en
février 1940.

Répondant à l'appel du 18 juin du général de Gaulle, il rallie l'Angleterre
le 24 juin en embarquant clandestinement sur l'Ettrick, un bateau polonais.
Arrivé à Plymouth, il rejoint les Forces aériennes françaises libres.

De Dakar à la campagne du Gabon, où il sert en qualité de mitrailleur du
groupe réservé de bombardement n° 1, puis au sein du Squadron 602 au sud de
Londres où il escorte les bombardiers dans leurs missions, il connait ses
premières victoire aériennes en 1942 avant de rejoindre le groupe de chasse
n°3 « Normandie » qui doit se constituer au Moyen-Orient avant de partir
pour la Russie.

Sous-lieutenant, pilote chef de patrouille, à bord de son Yak de fabrication
soviétique, puis commandant en second de la 1èreescadrille du groupe de
chasse n°3 « Normandie » dès octobre 1943, Roland de la Poype se distinguera
pendant les opérations d'Orel, de Briansk, d'Ielna, de Smolensk, de Vitebsk,
d'Orcha, de Borissov, de Minsk et bien sûr du Niemen, contribuant ainsi à
rendre à la France sa dignité avant même qu'elle ne recouvre la liberté.

La guerre terminée, fait « héros de l'Union soviétique » et portant ses
galons de capitaine, Roland de la Poype arrive au Bourget le 20 juin 1945.
Comme tous les autres pilotes survivants du régiment, en raison de sa
conduite au combat et totalisant 1 200 heures de vol, il est autorisé par
Staline à ramener son Yak sur le territoire français.

Il quitte l'armée en 1947.

S'en suit une carrière civile extraordinaire dans laquelle le commandant de
réserve Roland de la Poype brille par son ingéniosité, sa modernité, son
goût de l'innovation, du partage et son indéfectible détermination à servir
ses concitoyens.

Membre du conseil de l'Ordre de la Libération depuis 2002, Roland de la
Poype était grand croix de la Légion d'honneur et titulaire, entre autres,
de la Croix de guerre 1939-1945 avec 12 citations.

Kader Arif rend hommage à son engagement d'exception qui fit l'honneur de la
France et continuera d'habiter les mémoires.

A la famille et aux proches de Roland de la Poype, le ministre délégué
auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, adresse
ses plus sincères condoléances

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire