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mercredi 27 février 2013

Un drame complexe et poignant à Morhange

20 août 1914, au village de Rode près de Morhange, la grange de M. Guelle, cultivateur où un sergent y entra qui soutenait un blessé.
« Etends-toi là, disait le sergent, tu seras à l’abri. – Ne m’abandonne pas suppliait le blessé. – Sois tranquille ! Je viendrai te chercher cette nuit. » S’arrachant à l’étreinte, le sergent partit pour rejoindre ses hommes. Pendant la nuit, M. Guèle donna du lait au blessé qu’un éclat d’obus faisait souffrir et que la fièvre brûlait. Il lui répétait : « Votre sergent va venir vous rechercher ».
Vers 9 heures du matin, ce furent les Allemands qui arrivèrent. M. Guelle entendit des cris dans sa grange. Le blessé gémissait : « Ne me tuez pas ! » Puis, le silence. La grange brûlait. Quand l’incendie s’éteignit, le corps du malheureux était réduit en cendres. Le président du souvenir français de Morhange, M. Sauveur, a réuni ce qu’il en a pu retrouver : « Des cendres, quelques côtes et quelques boutons qui remplissaient à peine une soupière. »
Cette pauvre urne funéraire repose sous une croix avec le nom du martyr : 
« POINSOT Paul, d’Eurville (Haute Marne), soldat au 160e régiment d’infanterie. »

En 1919, M. Sauveur vit entrer chez lui un officier français : « je suis le capitaine Marcel Fouard, de Fays (Aube). En 1914, j’étais sergent. Je n’ai pas pu comme je lui avais promis, aller chercher mon pauvre Poinsot. Les Allemands l’ont achevé n’est-ce pas ? C’est lui-même qui prit les reliques pour les remettre à sa mère.

D’autres drames se produisirent non loin de ce village où la furie teutonne se répandit en terre Lorraine annexée.

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