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vendredi 22 mars 2013

Coup de gueule des sénateurs contre des coupes trop sévères dans le budget de la défense


Tous les groupes politiques du Sénat, à l'exception des écologistes, menacent de ne pas
voter la prochaine loi de programmation militaire si les annuités budgétaires passaient
sous la barre des 1,5 % de PIB lors des cinq prochaines années (2014-2018).

C'est un coup de tonnerre au Sénat. Les
présidents de tous les groupes politiques de la
chambre haute qui se sont réunis mercredi à
l'initiative Jean-Louis Carrère (PS), président de
la commission des Affaires étrangères, de la
défense et des forces armées, ont exprimé, à l'exception du groupe Ecologiste, "leur très vive
préoccupation devant les perspectives de réduction de l'effort de défense de la France c'est-à-dire
de sa capacité d'influence dans le monde". Des inquiétudes illustrées par un schéma sur les
trajectoires de dépenses de défense remis aux journalistes (voir ci-dessous), dont une fleurte avec
les 1 % du PIB, une trajectoire baptisée Z dans les milieux de la défense.
Cette initiative des sénateurs intervient au moment où la France revisite sa doctrine de défense
sur fonds de fortes contraintes budgétaires et dans le cadre de la rédaction d'un nouveau Livre
blanc sur la défense, qui doit être publié avant la fin du mois, voire "peut-être même dès la
semaine prochaine", selon Jean-Louis Carrère. Un conseil de défense doit se tenir avant le 20
mars, selon nos informations. A la suite du Livre blanc, une loi de programmation militaire (LPM),
rédigée par le ministère de la Défense, doit mettre en musique les orientations de ce document.
Un seuil symbolique à 30 milliards d'euros
Les sénateurs considèrent que "le passage d'un effort de défense de 1,56 % en 2011 à 1,1 % en
2025 (hors pensions et gendarmerie, ndlr), tel qu'il est envisagé, ne permettrait plus" à la France
"de maintenir" son "rôle au niveau qui est le sien aujourd'hui". Et ils demandent à François
Hollande de maintenir un effort minimal d'au moins 1,5 % du PIB. Soit un budget d'un peu plus de
30 milliards d'euros par an, a calculé l'ancien ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement
(Rassemblement Démocratique et Social européen), qui s'est associé à cette initiative. "L'outil de
défense se pense à long terme et ne peut être à la merci de coupes conjoncturelles, a-t-il
expliqué. C'est la France qui est en jeu". Selon lui, la France doit garder son autonomie dans ce 15
domaine. De son côté, Daniel Reiner (PS), souhaite que la France reste "une nation-cadre" dans
le domaine de la défense en général, et au sein des opérations extérieures menées en coalition.
Les sénateurs prêts à ne pas voter la LPM
Si cette loi de programmation militaire (LPM) prévoyait pour l'armée un budget inférieur à 1,5% du
PIB, "il n'est pas sûr que nous la voterions", a ajouté Jean-Louis Carrère, interrogé par La Tribune.
Car pour cet ancien enseignant, qui cite Danton, "la patrie est en danger" car sa défense l'est. "Je
suis en effet convaincu que notre sécurité serait compromise si les mesures de réduction de
l'effort de défense qui sont envisagées étaient adoptées", a-t-il expliqué. Car selon lui, les
sénateurs, à travers un rapport "Forces armées : peut-on encore réduire un format juste insuffisant
?", constataient en juillet dernier que le format des armées était "encore cohérent mais qu'il était
d'une grande fragilité". Pour Jacques Gautier (UMP), il en va de "l'avenir des armées" et de "la
survie de notre outil de défense". La défense ne doit pas être "une variable d'ajustement". a-t-il
martelé.
Une coupe de 1 milliard d'euros dès 2014 ?
Pour le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, réduire de 1,56 % du
PIB à 1,5 % le budget la défense, qui a déjà fait de gros efforts d'optimisation, permettrait
d'économiser 1,2 milliard d'euros. Soit 4 % de baisse. Mais Jean-Paul Carrère souhaite une fois
que les difficultés financières passées que les dépenses de défense s'élèvent à 2 % du PIB. Pour
autant, selon ses informations, le budget de la défense pourrait contribuer à hauteur de 1 milliard
d'euros aux nouvelles économies de cinq milliards d'euros demandées pour 2014 par le Premier
ministre, Jean-Marc Ayrault.

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