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mercredi 20 mars 2013

Décès du lieutenant Ewald Heinrich von Kleist, dernier protagoniste de l’attentat manqué contre Hitler


Le 20 juillet 1944, le lieutenant-colonel von 
Stauffenberg déposait des explosifs cachés 
dans une serviette à deux mètres d’Adolf Hitler, 
lors d’une réunion d’état-major organisée dans 
la “Tanière du loup”, à Rastenburg, en PrusseOrientale. A midi, la bombe explosa : quatre 
officiers furent tués mais le chef du régime nazi 
en ressortit indemne, grâce au pied en béton de 
la table où étaient disposées les cartes.
Cet attentat aurait dû marquer la fin du régime 
nazi, ses organisateurs, parmi lesquels l’on trouvait des officiers ainsi que des militants politiques 
conservateurs et sociaux-démocrates, ayant alors prévu de lancer un coup d’Etat en détournant le 
plan Walkyrie, destiné initialement à réprimer d’éventuels troubles internes en Allemagne.
Parmi eux figurait le lieutenant Ewald Heinrich von Kleist, dont le décès, à l’âge de 90 ans vient 
d’être annoncé par le quotidien allemand Die Welt et qui était ainsi le dernier protagoniste vivant 
de ce complot contre Hitler.
D’après une relation qui a été faite de ce projet d’attentat, cet officier, issu d’une ancienne lignée 
prussienne ayant donné de grands serviteurs de l’Etat au cours des siècles, avait été initialement 
désigné pour porter la serviette piégée auprès d’Hitler. Mais le lieutenant-colonel von Stauffenberg 
décida finalement de s’en charger lui-même.
Aussi, le rôle du jeune officier fut alors limité à l’arrestation des dirigeants nazis une fois la mort 
d’Hitler confirmée. Comme elle ne le fut pas, lui et les autres conjurés furent l’objet d’une 
répression féroce. le lieutenant-colonel von Stauffenberg, le colonel Albrecht Ritter Mertz von 
Quirheim, le lieutenant en chef Werner von Haeften et le général Friedric Olbricht furent arrêtés et 
exécutés.
Le lieutenant von Kleist fut d’abord emprisonné à Berlin, puis envoyé au camp de concentration de 
Ravensbrück, avant d’être renvoyé au combat, les charges retenues contre lui ayant été 
abandonnées, faute de preuves, en décembre 1944. Il fut par la suite fait prisonnier par l’armée 
américaine en Italie.
Son père, opposant au régime d’Hitler depuis 1933, fut condamné à mort, comme d’autres 
membres de cette résistance intérieure au nazisme, dont certains furent pendus avec des cordes 
de piano.
Plus tard, Ewald Heinrich von Kleist raconta qu’il avait déjà été approché par le lieutenant von 
Stauffenberg en janvier 1944 pour commettre un attentat suicide contre Hitler. Ayant soumis ce 
projet à son père, ce dernier l’encouragea à le faire. Mais finalement, cette tentative d’assassinat 
n’eut pas lieu.
Après la guerre, Ewald Heinrich von Kleist devint éditeur et créa, en 1962, la “Wehrkundetagung” 
qui deviendra plus tard la Conférence de Munich sur la politique de sécurité.

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