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jeudi 7 mars 2013

Le Livre blanc de la défense est entré dans sa dernière ligne droite.

Rencontre Hollande-Le Drian la semaine dernière, réunions de travail jeudi et vendredi à l'hôtel de Brienne : le Livre blanc de la défense est entré dans sa dernière ligne droite. L'Elysée veut déboucher rapidement pour que la loi de programmation militaire soit votée avant l'été. A cela près qu'il reste le plus dur : trancher entre les deux hypothèses à l'étude actuellement pour le budget des armées et qui risquent de rendre caduque une partie des ambitions stratégiques à peine arrêtées.


A l'inverse de la démarche globale adoptée en 2007, la commission du Livre blanc présidée par Jean-Marie Guéhenno s'est concentrée sur l'analyse géostratégique du monde pour en déduire les conflits qui peuvent impliquer la France. Il en est ressorti trois modèles génériques pour l'armée : le premier limitait son intervention à la protection du territoire, le deuxième donnait la priorité aux interventions extérieures de haute intensité, le dernier, enfin, sacrifiait la possibilité d'intervenir en premier à l'étranger pour se concentrer sur les opérations de stabilisation.

Contraintes budgétaires

Tout cela finalement a été remplacé par un modèle d'armée dit « Y », poussé par l'état-major. A défaut de faire des choix véritables rendus obligatoires du fait des contraintes budgétaires, ce modèle se contente de réductions homothétiques (18.500 hommes en moins, 225 avions de combat et non plus 300, deux frégates et deux brigades de l'armée de terre, dont une blindée, supprimées…). Bref, l'armée actuelle mais rétrécie.

Le problème, c'est que ce format Y, qui figure dans la version du Livre blanc remise début février à l'Elysée, est quasi mort- né. La commission a bien esquissé trois pistes pour le financer sur la durée : une enveloppe globale en euros, un pourcentage du PIB et un pourcentage constant du budget de l'Etat. Pour finir par préconiser la troisième, qui correspond peu ou prou à la promesse de François Hollande que la Défense contribuera ni plus ni moins que les autres ministères à l'effort de réduction des déficits publics.

Le problème, encore une fois, c'est que cette piste reste théorique. Le futur format de l'armée dépendra des travaux interministériels en cours pour arrêter le budget à venir de la défense. Deux scénarios sont sur la table, selon nos informations. Le premier préconise l'application du « zéro valeur » (gel en valeur absolue) sur les lois de programmation militaires 2014-2019 et 2020-2025. Le second est un peu plus généreux puisque, après trois ans au moins de « zéro valeur », il prend en compte l'inflation (« zéro volume »).

Dans les deux cas, le format Y n'est pas financé. Conclusion : quel que soit l'arbitrage de l'Elysée, militaires et industriels de la défense auront droit à une potion amère ou très amère.

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