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lundi 9 juin 2014

ANT-TRN Informe : Cérémonie ANT-TRN Dordogne

Le samedi 1er mars, une plaque commémorative a été dévoilée sur un mur de l’ancien restaurant d’Alice Barrat-Brandissou à Saint-André-de-Double. Cette plaque rappelle le rôle qu’a joué Alice Barrat auprès des groupes de Résistants qui se cachaient dans la Double en 1943-1944.
Un grand nombre de personnes a assisté à cette cérémonie. Parmi elles, des Résistants qui ont bien connu Alice, Théo Laborie et Georges Lestang. Etaient également présents pour honorer la mémoire d’Alice Barrat Roland Laurière, conseiller Général ; madame Fallacher, maire de Saint-André ; Jean-Paul Bedoin, président départemental de l’ANACR ; Francis Pralong et Pierre Féréol, président et président adjoint de l’ANACR Vallée de l’Isle et de la Double ; Francis Fonmartin, président départemental de l’Association Nationale des Titulaires du Titre de Reconnaissance de la Nation.
 
Dans un discours émouvant, Francis Pralong a évoqué le rôle joué par Alice Barrat auprès des Résistants de la Double :
 
Les jeunes qui arrivaient à Saint-André-de- Double, dans une région qui leur était souvent inconnue, s’adressaient tout naturellement au café du village pour tenter de trouver le maquis dont ils avaient entendu parler mais dont ils ignoraient l’emplacement.
 
Alice Barrat-Brandissou qui savait où étaient localisés les camps - son café servait de boîte aux lettres pour la Résistance et de lieu de contact pour les chefs des différents camps- avait consigne de ne rien dire. Discrètement, elle faisait prévenir les responsables des maquis- Achille, puis Kléber, Marcel Arnault, Roland, François- qui venaient rencontrer les postulants à la vie dans les bois. Si ces derniers semblaient sincères, ils étaient alors conduits au camp.
 
En attendant, Alice nourrissait et réconfortait ces jeunes, souvent sans argent et bien évidemment un peu perdus. Une fois incorporés, les maquisards, loin de leur famille qu’ils n’avaient jamais quittée auparavant, venaient chercher auprès d’Alice un peu de réconfort moral, autour d’un verre qui leur était servi même s’ils n’avaient pas d’argent.
 
Alice Barrat était consciente des risques auxquels elle s’exposait en aidant les opposants, mais elle voulait servir son pays, à sa façon.
 
Décédée en 1989, Alice a reçu, à titre posthume, la médaille de la fidélité à la Résistance, en reconnaissance de son action exemplaire au cours de ces années d’occupation.
 
Ensuite le petit-fils d’Alice, Franck Beneix a dévoilé la plaque.
 
Enfin, madame Fallacher, qui a connu madame Barrat plus tard, a révélé des anecdotes sur Alice et son restaurant. Elle n’a pas manqué de souligner ses recettes qui attiraient bien des clients.
 
La cérémonie s’est terminée par un vin d’honneur convivial dans la salle des fêtes de Saint-André au cours duquel les participants n’ont pas manqué d’échanger de nombreux souvenirs.

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