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mardi 10 juin 2014

ANT-TRN Informe :"LES OUBLIES DE RAWA-RUSKA​"

Remise du drapeau Rawa-Ruska par madame le maire de CAMORS à madame la Présidente en présence de Jacques CHAIGNEAU 
 
l' ANT-TRN de Bretagne en compagnie de Mme Viviane KERVINIO présidente de la section Bretagne "Ceux de Rawa-Ruska

précise que ce sont entre 23 000 et 25 000 français qui ont été envoyés dans ces camps de la mort lente .

Raisons qui motivèrent la décision detransférer des prisonniers de guerre français à Rawa-Ruska

Il convient de se remémorer la déclaration faite par le Généralde Gaulle, le 28 juin 1940, annonçant la formation d'une forcefrançaise terrestre, aérienne et navale, concourant d'abord àtoute résistance française où que ce soit, dans l'Empire Français.Tous les militaires français de terre, de mer et de l'air étaientinvités à s'y joindre, tous les jeunes gens et tous les hommes enâge de porter les armes étaient invités à s'y enrôler.

Cet appel soulignait encore que "tous les officiers, soldats,marins, aviateurs, français où qu'ils se trouvent, ont le devoir derésister à l'ennemi".

Répondant à l'Appel du Général de Gaulle, Chef de la FranceLibre, parvenu jusque dans les stalags et kommandos, informés enfind'une lutte entreprise par des mouvements de Résistance, de nombreuxprisonniers de guerre français s'évadèrent. Ils n'hésitèrent pasà prendre des risques sur le territoire même de l'ennemi.

En mars 1942, un avis était apposé dans les stalags, d'aprèslequel, et suivant un ordre de l'O.K.W. de Berlin, en date du 21 mars1942, des mesures étaient prises contre les prisonniers français etbelges évadés récidivistes et coupables de sabotages ou de refusde travail réitérés.
"Ces prisonniers seront transférés dans le GouvernementGénéral, à Rawa-Ruska, au nord-ouest de Lemberg.

Malgré cette menace, des prisonniers de guerre françaisn'hésitèrent pas : ils récidivèrent dans l'évasion, le refus detravail, s'exposant délibérément à la déportation à Rawa-Ruska.
Les tièdes s'abstinrent. Les seuls désirant reprendre le combats'acharnèrent. Sur plus de 1 500 000 prisonniers de guerre françaisqui furent internés en Allemagne, 24 à 25 000 furent dirigés surRawa-Ruska et ses sous-camps.

Rawa-Ruska, camp 325, retenu par l'ennemi pour son extrêmeéloignement de la France, l'était aussi par le fait qu'il étaitsitué sur un territoire soustrait aux garanties de la Convention
Le camp de Rawa-Ruska était situé dans une vaste zoned'extermination, à 19 kilomètres de Belzec, à proximité deLublin-Majdanek, Tréblinka, Sobibor, Chelmno, etc. (en Pologne) etles camps d'extermination implantés sur le territoire russe.

Les S.S. et leurs acolytes S.S. ukrainiens pouvaient se livrer àtoutes les exactions, et ne manquaient pas d'en abuser (cf. comptesrendus des différents procès des criminels de guerre).
Le Général Rudenko a déclaré au procès de Nuremberg, que lestroupes russes furent horrifiées lorsqu'elles délivrèrent cettecontrée en remarquant avec quelle cruauté, quel sadisme, les S.S.avaient agi contre des êtres humains.

Le Colonel Pokrovski (Procureur Général soviétique au Tribunalde Nuremberg) a prouvé :
- "qu'à Rawa-Ruska, les hitlériens avaient organisé uncamp où furent détenus et où périrent un grand nombre deprisonniers soviétiques et français, qui moururent de maladiescontagieuses" ;
"nous avons le témoignage des bestialités innombrables etdes outrages de toute nature que devaient subir les prisonniers deguerre à Rawa-Ruska" ;

D'autre part, il y aurait lieu également de se référer à desextraits parus dans les "Cahiers de Traits" (Edition desTrois Collines à Paris-Genève), numéro double 6/7 de juin-juillet1945 et relatifs aux résultats d'enquêtes effectuées par une"Commission extraordinaire d'Etat pour l'investigation et larecherche des crimes commis par les envahisseurs germano-fascistes etleurs complices dans la région de Lwow (Lemberg) en Ukrainesoviétique".

Il s'agit d'un document traduit du "Soviet War News Weekley"du 4 janvier 1945, dans lequel figurent de nombreux témoignages quen'a pu recueillir le Service international des recherches d'Arolsenn'ayant pu enquêter sur le territoire soviétique.
C'est la raison principale pour laquelle la visite du camp deR
awa-Ruska ayant été refusée à la Commission d'Arolsen,Rawa-Ruska n'a pas figuré sur la liste A 160 des Camps dedéportation.

Il faut encore souligner que Rawa-Ruska, situé dans une région àclimat continental, très froid et très long (5 mois de gel de - 20°à -30°), et très chaud l'été, est environné de marécages et detourbières infestés de moustiques. Typhus, typhoïde, diphtérie,dysenterie bascillaire, diarrhée cholériforme, y régnaient defaçon endémique.

(Source le site de l'association www.rawa-ruska.net)

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