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vendredi 19 septembre 2014

Les ventes d'armes, une très juteuse affaire pour la France

 Alors que le sort des Mistral russes n'est pas scellé, Jean-Yves Le Drian annonce 6,9 milliards d'euros de commandes de matériels militaires en 2013.
Un bâtiment Mistral construit, initialement, pour être livré à la Russie.
Un bâtiment Mistral construit, initialement, pour être livré à la Russie.© Jean-Sébastien Evrard / AFP
          
Jusqu'alors réservée aux parlementaires, la primeur du chiffre des prises de commande de l'industrie d'armement s'est trouvée cette fois offerte aux participants de l'université d'été de la défense, qui se clôture mardi à Bordeaux. Le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian n'a pas boudé son plaisir en annonçant que ces commandes se sont élevées à 6,9 milliards d'euros en 2013, une "bonne" année, surtout si on la compare à 2012 (4,8 milliards).
2011 avait été à peu de choses près comparable (6,5 milliards, dont 1,2 milliard pour les Mistral destinés à la Russie) à 2013, mais le record de 2009 (8,2 milliards), atteint grâce à la commande de sous-marins Scorpène par le Brésil, ne pourra être battu qu'avec l'un de ces nouveaux gros contrats qui font la fortune de l'industrie française. Des ventes d'armes au Liban (3 milliards), à l'Arabie saoudite (4 milliards), à l'Inde (9 milliards) et à d'autres pays encore (Émirats arabes unis, Qatar, entre autres) font l'objet d'annonces aussi régulières que prématurées, mais ne sont pas concrétisées à ce jour.

Non délocalisables

Ces chiffres ont été diffusés dans le cadre de la publication d'une "étude d'impact social, économique et technologique" réalisée par le ministère de la défense et le Cidef(Conseil des industries de défense) avec la société de conseil Mc Kinsey & Company. Cette étude relève le poids important des exportations pour l'industrie française de l'armement : 40 000 personnes, soit le quart de ses effectifs, travaillent pour les clients étrangers.
Parmi ces emplois à haute valeur ajoutée et non délocalisables, 14 000 sont directs et 13 500 indirects, entraînant dans leur sillage entre 11 000 et 13 000 emplois induits. Tous se situent principalement dans sept bassins d'emploi : Ile-de-France, Paca, Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, centre et Rhône-Alpes. Sans les exportations de l'industrie de défense, le déficit de la balance commerciale des années 2012 et 2013 aurait été supérieur de 5 à 8 %. Le taux de couverture des armements à l'exportation (rapport entre les biens importés et exportés) est de 316 %, deuxième derrière l'électricité et le gaz (379 %), mais devant les déchets industriels et ménagers (270 %).

Innovations technologiques

L'étude apporte également des informations sur les retombées technologiques des productions militaires. La maîtrise des technologies du carbone des missiles stratégiques a permis à Safran de développer des freins en carbone pour les avions de ligne (composite SEPCARB).
Les communications sécurisées de Thales bénéficient directement au programme SESAR de contrôle de la navigation aérienne. On ne sera guère étonné d'apprendre que les commandes de vols des avions civils Falcon, de Dassault, ont bénéficié des budgets de développement du Rafale. Et les compétences de DCNS en ingénierie navale se sont révélées précieuses pour l'étude des technologies des hydroliennes qui produiront de l'électricité en 2017 dans le raz Blanchard.

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