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« Personne n'est assez fou pour préférer la guerre à la paix : dans la paix, les fils ensevelissent leur père ; dans la guerre, les pères ensevelissent leurs fils. » Hérodote



jeudi 8 janvier 2015

Dignité et détermination pour répondre aux carnages à Genève. L'ANT-TRN SUISSE était présent et vous donne RDV

Par David Ramseyer - Des centaines de personnes ont manifesté silencieusement ce midi à Genève. De nombreux anonymes se sont mêlés aux journalistes, organisateurs du rassemblement, pour dénoncer la tuerie à «Charlie Hebdo» et défendre la liberté d'expression. 

L'ANT-TRN SUISSE était présent!

"Nous sommes là pour défendre non seulement la liberté de la presse mais aussi celle de penser et de s’exprimer sur tout !"

Le prochain rendez-vous pour les Genevois est fixé à samedi. Une marche aux flambeaux partira de la poste du Mont-Blanc à 17 h, direction le Consulat de France. Venez nombreux!




Il y a de la gravité et beaucoup de tristesse. Mais aussi une volonté ferme de ne pas plier devant la terreur meurtrière, de défendre une liberté qu'un fanatisme abject a tenté lâchement d'assassiner mercredi, 10 rue Nicolas-Appert à Paris. Un besoin farouche, enfin, de se montrer solidaire avec le personnel de Charlie Hebdo et les policiers, exécutés pour avoir fait leur travail. «Je n'ai pas vraiment réfléchi... Je me suis juste dit... que c'était bien de venir.» Gilles redevient silencieux. Comme lui, quelques 500 personnes ont répondu à l'appel de l'Association genevoise des journalistes (AGJ) et de la société des rédacteurs de la «Tribune».

Ne jamais se taire
A la mi-journée ce jeudi sur la Place Neuve, le noir domine sur les nombreuse pancartes qu'arborent les manifestants, dont une large part est constituée d'anonymes venus rejoindre les journalistes. Partout «Je suis Charlie»: sur des bonnets, des vestes, sur les murs, à la main. Un rassemblement silencieux pour, paradoxalement, affirmer qu'il ne faut - qu'il ne faudra - jamais se taire face à l'intolérance. «La seule réponse à ce terrorisme, c'est de poursuivre notre travail, de ne ne pas s'autocensurer et d'avoir du courage», souligne Olivier Francey, président de l'AGJ. «Nous ne sommes pas à Paris, il y a une distance, mais c'est quand même dur de travailler aujourd'hui (ndlr: jeudi). Je suis triste et choquée», avoue tout en réglant sa caméra Nina Larsen, journaliste de l'Agence France Presse à Genève.

Pas d'amalgame
Au milieu des manifestants, une jeune femme porte une pancarte pour dire «non» aux amalgames, pour rappeler que les tueurs de la liberté n'ont pas tous une longue barbe et une kalachnikov. A quelques mètres d'elle, une dame venue se mêler à la foule opine du chef: «L'émotion est un danger! La liberté de penser et de s'exprimer doit être un rempart contre absolument tous les obscurantismes», martèle Hélène Pour. «Ce qui s'est passé est extrêmement grave. J'ai peur, je ne sais pas où va notre société», avoue Gérard Norilla, admirateur de Cabu, l'un des dessinateurs de Charlie Hebdo assassinés mercredi.

Alors que la manifestation s'achève, un homme allume une bougie au pied de la statue du Général Dufour et pose sur le sol un crayon. Un crayon entier, taillé, prêt à l'emploi.
Nous sommes Charlie.

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